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Full text of "Le peintre-graveur illustré : (xix et xx siècles)"

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'■'     THF- 
TRUSTEES OF 
THE  PUBLICJJBR/VRY 


n»9 


N    CITY  OF  BOSTON 
XT     1852-1878     .** 


PURCHASFD 
FROM  THÉ  INCOME  . 
OF  THF  FUND  GIVEN  TO 
THF  PUBLIC  LIBRARY  OF 
TSF  CFTY  OF  BOSTON  BY 
IOSIAH  HFNRÏ  BEN  TON 
1843-1917 


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M  tf-1  s 


FRANCISCO     GOYA 


Digitized  by  the  Internet  Archive 

in  2010  with  funding  from 

University  of  Ottawa 


http://www.archive.org/details/lepeintregraveur1415delt 


HOMMAGE 

A 

D.     IGNACIO     ZULOAGA 

ET  A 

D.     JOSÉ     LAZARO 

L.  D. 


FRANCISCO     GOYA 


par 
LUI-MÊME 


LOYS    DELTEIL 


LE   PEINTRE   GRAVEUR   ILLUSTRÉ 

(XIXS   ET   XXe    SIÈCLES) 


TOME    QUATORZIÈME 


FRANCISCO     GOYA* 


PREMIERE    PARTIE 


Cheç   l'Auteur,  2,   rue  des  Beaux- Arts 
1923 


l.-V.v-1-t-    Vc| 

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Tows  droits  de  traduction  et  de  reproduction  réservés 


AVIS  AU  LECTEUR 


Il  existe  déjà  plusieurs  catalogues  raisonnes  de  l'œuvre  gravé  etlithographié 
de  Goya,  publiés  tant  en  France  qu'à  l'étranger.  L'un  des  meilleurs,  celui  de 
Paul  Lefort,  remonte  à  l'année  1877,  le  plus  récent,  par  Aureliano  de  Beruete  y 
Moret,  a  paru  en  1918,  à  Madrid,  dans  la  langue  de  Goya.  Entre  temps,  un  autre 
ouvrage  sur  Goya,  graveur  et  lithographe,  par  Julius  Hofmann,  a  été  publié  en 
allemand,  à  Vienne,  en  1907.  Ce  dernier  catalogue  est  le  plus  complet  touchant 
la  nomenclature  et  la  description  des  états  que  l'on  retrouve  trop  insuffisamment 
spécifiés  dans  les  travaux  de  Paul  Lafond  (1902)  et  de  A.  de  Beruete  déjà 
mentionné. 

Toutefois,  en  dépit  des  très  nombreux  renseignements  apportés  dans  ces 
ouvrages  spéciaux,  par  chacun  des  biographes  de  Goya,  ouvrages  auxquels 
nous  avons  d'ailleurs  fait  de  multiples  et  utiles  emprunts,  aucun  d'eux  ne  s'est 
attaché  à  donner  la  reproduction  totale  des  pièces  dues  à  la  pointe  et  au  crayon 
du  prestigieux  et  exceptionnel  maître  espagnol.  Cette  omission,  importante  à 
nos  yeux,  a  été  la  principale  raison  qui  nous  a  fait  juger  indispensable  d'établir 
à  notre  tour  un  catalogue  offrant  cette  fois  la  reproduction  de  toutes  les  estampes 
de  Goya  connues  à  ce  jour. 

Nous  avons  rencontré,  comme  par  le  passé,  une  grande  obligeance  de  la 
part  des  amateurs  possédant  des  pièces  de  Goya  ou  des  documents  relatifs  à  sa 
vie  et  à  son  œuvre.  Les  compatriotes  du  maître  ont  rivalisé  de  zèle  à  cet  égard. 
L'excellent  peintre,  D.  Ignacio  Zuloaga,  nous  a  communiqué  des  renseignements 
fort  importants,  de  même  que  D.  José  Lazaro,  de  Madrid;  nous  devons  égale- 
ment de  la  reconnaissance  à  M.  Sanchez  Gerona,  directeur  de  la  Chalcographie 
de  Madrid,  et  à  M.  Sanchez  Rivero,  du  Cabinet  des  Estampes  de  Madrid,  qui  ont 
facilité,  avec  la  plus  extrême  courtoisie,  nos  recherches  à  la  Bibliothèque  publique 
de  Madrid. 

En  France  et  à  l'étranger,  nous  avons  aussi  à  remercier  MM.  F.  Courboin, 
P. -A.  Lemoisne  et  J.  Laran,  du  Cabinet  des  Estampes,  puis  MM.  Georges  Aubry, 
C.-G.  Boerner,  Eug.  Bouvy,  Paul  Cosson,  H.-E.  Delacroix,  Campbell  Dodgson, 
Fitz-Roy  Carrington,  Fix-Masseau,  Pedro  Gil  Moreno  de  Mora  (possesseur  d'une 
merveilleuse  série  des  Désastres  de  la  Guerre),  Curt  Glaser,  A.  Gobin,  Edmond 
Gosselin  (qui  nous  a  très  obligeamment  prêté  un  cuivre  de  Goya),  Marcel  Guérin, 
Albert  Henraux,  André  Joubin,  Maurice  Le  Garrec,  de  Madrazo,  S.  Meller, 
Et.  Moreau-Nélaton,  Maurice  Pereire,  G.  Rapilly,  M"  la  CSS8  M.  de  Sédières, 
MM.  Henri  Thomas,  F.  Weitenkampf. 


FRANCISCO  GOYA 


Francisco  José  Goya  y  Lucientès,  naquit  à  Fuendetodos  (province  de  Sara- 
gosse)  le  30  mars  1746  et  fut  baptisé,  dès  le  lendemain,  à  Notre-Dame-de- 
l'Assomption.  Nous  donnons  ci-dessous  le  fac-similé  de  l'acte  de  baptême  dont 
une  photographie  nous  a  été  communiquée  par  D.  Ignacio  Zuloaga. 


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La  mais'on  ou  Goya  vit  le  jour  était  des  plus  modestes;  elle  existe  encore, 
mais  à  l'abri  de  toute  destruction  ou  de  toute  malencontreuse  transformation. 
D.  Ignacio  Zuloaga,  qui  professe  à  l'égard  de  Goya  une  profonde  vénération, 
a  en  effet  acquis  cette  maisonnette  il  y  a  quelques  années,  et  l'a  conservée 
dans  son  état  primitif,  hormis  les  travaux  de  consolidation  reconnus  indispen- 


MAISON  NATALE  DE  GOYA 


LA  CHAMBRE  NATALE  DE  GOYA 


sables.  Des  descendants  du  maître  habitent  d'ailleurs  cette  restreinte  mais 
glorieuse  demeure,  qui  reste  ainsi  l'apanage  de  sa  famille  sous  la  garde  d'une 
égide  intelligente.  De  cette  demeure  et  de  la  chambre  ou  naquit  Goya  nous 
en  publions  ci-contre  les  images. 

Francisco  Goya  avait  un  frère,  Thomas,  de  quelques  années  plus  âgé  que 
lui  et  qui  l'initia  aux  premiers  secrets  de  la  peinture  ;  ces  conseils  ne  suffisant 
pas,  Goya  fut  alors  envoyé  à  Saragosse,  à  peine  âgé  de  12  ans,  chez  le  peintre 
Joseph  Luzan  Martinez  (né  en  1710,  mort  en  1785),  fondateur  d'une  Académie 
publique  des  Beaux-Arts  et  où  il  resta  cinq  ou  six  ans. 

De  Saragosse,  Goya  gagna  Madrid,  appelé  par  François  Bayeu  y  Subias  (né 
en  1734,  mort  en  1795)  son  camarade  d'atelier,  dont  il  devait  par  la  suite 
épouser  la  sœur  Josefa(i775).  Après  un  court  séjour  dans  la  capitale  de  l'Espagne, 
Goya  passa  en  Italie,  à  l'issue  d'une  querelle,  où  il  aurait  été  dit-on,  en  compa- 
gnie de  quelques  autres,  percé  une  nuit,  dans  le  faubourg  de  Lavapiès,  d'un 
coup  de  navaja,  mais  surtout  afin  d'échapper  à  une  arrestation  demandée  par 
l'Inquisition.  Goya  ne  dut-il  pas  derechef  quitter  précipitamment  l'Italie  à 
l'occasion  d'autres  intrigues  plus  ou  moins  tapageuses  et  regagner  sa  patrie? 
Légende  ou  vérité,  Goya  passait  —  tout  en  menant  une  vie  assez  irrégulière,  ne 
craignant  pas  de  se  mêler  même  au  bas  peuple  —  pour  un  grand  batailleur 
doublé  d'un  Don  Juan.  Qu'y  a-t-il  d'absolument  véridique  parmi  les  téméraires 
et  scabreuses  aventures  qu'on  lui  prête?  Il  fallait,  en  tous  cas,  évoquer  en  passant 
ce  côté  si  particulier  de  l'existence  de  Goya,  puisque  ses  biographes  se  sont 
plus  ou  moins  complus  à  rappeler  bon  nombre  d'anecdotes  dignes  [d'un  roman 
de  cape  et  d'épée.  Nous  ne  reviendrons  pas,  pour  notre  part,  sur  les  faits  et 
gestes  rapportés  par  nos  devanciers,  n'ayant  d'autre  ambition  que  de  consigner 
ici  les  notes  indispensables  devant  précéder  le  catalogue  raisonné  de  son  superbe 
œuvre  de  graveur. 

Goya  revint  à  Madrid  en  1775  et  s'y  maria.  Bien  qu'âgé  seulement  de  29  ans, 
sa  réputation  de  peintre  s'était  déjà  établie.  A  cette  date,  Goya  avait-il  gravé? 
Faut-il  croire  que  la  Fuite  en  Egypte,  regardée  comme  sa  première  planche,  ait 
été  exécutée  vers  1770,  en  raison  de  sa  naïveté,  c'est-à-dire  avant  son  séjour  en 
Italie  et  avant  d'avoir  vu  et  admiré,  au  point  de  s'en  imprégner  par  la  suite,  les 
eaux-fortes  si  lumineuses  de  Gio  Battista  Tiepolo  ?  Nous  le  pensons.  Les 
planches  qui  suivirent,  comme  Ylsidro  Labrador  et  le  Saint  François  de  Paule 
surtout,  se  ressentent  de  cette  influence,  nulle  dans  la  Fuite  en  Egypte,  mais 
visible  encore  dans  une  Scène  populaire  et  même  le  célèbre  Garrote,  ainsi 
que  dans  les  seize  belles  eaux-fortes  que  Goya  exécuta  au  cours  de  l'année  1778, 
d'après  les  peintures  de  Velazquez,  avec  une  si  vive  compréhension  de  la 
lumière  et  une  si  spirituelle  facture. 

La  renommée  de  Goya  continuait  à  grandir  comme  peintre.  Le  7  mai  1780, 
l'Académie  de  San  Fernando  encore  existante  et  qui  conserve  les  cuivres  des 


Désastres  de  la  Guerre  et  des  Disparates  (ou  Proverbes)  du  maître,  le  recevait 
au  nombre  de  ses  membres,  tandis  qu'en  1785  il  était  désigné  pour  la  place  de 
Teniente-Director,  à  l'Académie  Royale,  et  enfin  nommé  peintre  du  Roi 
(Charles  III),  à  la  date  du  29  juin  1786.  Goya  avait  alors  40  ans. 

L'avènement  de  Charles  IV  (1789)  marqua  l'ère  la  plus  heureuse  de  la  vie  si 
remplie  de  Goya.  Il  trouva  en  effet,  auprès  de  ce  monarque  débonnaire  et  faible 
à  l'excès,  ainsi  que  de  la  part  de  la  reine  Marie-Louise,  dont  les  mœurs  n'étaient 
pas  irréprochables,  si  l'on  prête  créance  aux  bruits  du  temps,  une  protection 
indispensable  contre  l'Inquisition,  si  souvent  visée,  par  ricochet  du  moins,  dans 
ses  planches.  Dès  le  30  avril,  Goya  était  nommé  peintre  de  la  Chambre,  la  plus 
haute  dignité  accessible  à  un  artiste  bien  en  cour. 

C'est  vers  ce  moment,  que  Goya  grava  les  premières  planches  de  l'une  de 
ses  séries  les  plus  répandues  et  les  plus  curieuses  :  les  Caprices,  série  de 
80  planches  où  à  côté  de  scènes  purement  fantaisistes,  fantastiques  et  énigma- 
tiques  même  parfois,  il  attaque  et  bafoue  tour  à  tour,  avec  une  verve  exception- 
nelle, les  vices  et  les  abus,  les  palinodies  et  les  superstitions,  les  politiciens  et  jus- 
qu'aux moines.  Ces  planches  exécutées  à  l'eau-forte  d'une  pointe  incisive,  mor- 
dante et  claire,  inscrivant  avec  une  netteté  qui  lui  est  toute  particulière,  les  formés 
et  les  plans  dont  le  clair  obscur  est  délimité  par  des  rehauts  d'aqua-tinte  savam- 
ment équilibrés,  furent  publiées  une  première  fois,  au  nombre  de  72,  pendant  les 
années  1796  et  1797.  La  première  édition  complète  parut  enfin  en  1799  et  non  en 
1803,  comme  on  le  crut  fort  longtemps.  Un  numéro  du  Diario  de  Madrid,  dont 
nous  donnons  plus  loin  le  fac-similé,  fixe  définitivement  la  date  de  l'édition 
originale  des  Caprices.  Ces  Caprices  dans  lesquels  les  puissants  du  jour 
jusqu'à  y  compris  les  protecteurs  de  l'artiste  et  les  moines  étaient  quelque  peu 
malmenés,  n'avaient  pas  été  sans  susciter  des  protestations  occultes  dans 
certains  milieux.  Goya  prévint  les  ennuis  possibles  en  offrant  la  propriété  de 
ses  cuivres  au  Roi  qui  possédait  déjà  ceux  des  Velazquez.  Une  pension  de 
12.000  réaux  fut  alors  octroyée  au  fils  de  Goya  en  retour  de  ce  don. 

A  dater  de  1810  environ,  Goya  grava  presque  autant  qu'il  dessinait  ou 
peignait.  C'est  à  partir  de  ce  moment  en  effet,  qu'en  dehors  des  quelques  pièces 
isolées  de  son  œuvre,  parmi  lesquelles  figurent  les  célèbres  Prisonniers,  que 
Goya  commence,  arrête,  puis  poursuit  et  termine  ses  séries  des  Désastres  de  la 
Guerre,  des  Disparates  (ou  Proverbes)  et  de  la  Tauromachie. 

Les  Désastres  de  la  Guerre  ont  eu  pour  origine  l'invasion  qui  plaça 
Joseph  Napoléon  sur  le  trône  d'Espagne  (1808-1814).  Goya  reconnut  tout  d'abord 
«  l'intrus  »  comme  son  souverain.  Il  en  reçut  même  la  croix  de  la  Légion 
d'honneur.  On  le  lui  a  reproché.  Le  regretta-t-il  ?  Il  est  permis  de  le  croire. 
Les  Désastres  de  la  Guerre  sont  comme  l'aveu  d'un  demi-repentir;  ils  ne  sont 
toutefois  pas  absolument  la  condamnation  des  violences  françaises  en  Espagne; 
ils  sont  surtout  une  vibrante  et  admirable  campagne,  par  le  dessin,  contre  la 


guerre  et  les  horreurs  qui  en  découlent.  Dans  une  partie  des  planches  qui 
forment  cette  remarquable  série,  l'on  peut  supposer  que  Goya  rétracte  ses  propres 
faiblesses  ;  il  se  dresse  en  vengeur  et  accuse  nos  soldats  de  cruautés  parfois 
inconcevables  qu'il  prête  d'autre  part  à  ses  propres  concitoyens,  avec  non 
moins  de  conviction.  La  guerre  d'Espagne  fut  d'ailleurs  terrible  :  dégénérée  en 
guerre  de  guérillas,  elle  obligea  l'envahisseur  à  des  représailles  en  réponse  à 
des  représailles.  Goya,  témoin  de  ces  cruautés  —  yo  lo  vi,  j'ai  vu  cela,  affirme- 
t-il  —  les  stigmatise  alors  d'une  façon  saisissante,  d'où  qu'elles  viennent;  mais 
son  véritable  but  fut  avant  tout,  dans  ses  Désastres,  de  faire  abhorrer  plus  la 
guerre  que  l'ennemi,  en  dévoilant  à  nos  yeux  ce  qu'elle  est  capable  de  déchaîner 
chez  les  deux  adversaires.  Penseur  et  philosophe,  il  plaida  dans  les  Désastres  de 
la  Guerre  une  grande  cause  humaine.  Toutefois,  rien  ne  pourra  de  longtemps 
encore,  hélas  !  prévaloir  contre  l'ambition  démesurée  ou  seulement  égoïste  et 
intéressée  des  peuples,  pas  plus  la  pointe  révélatrice  d'un  graveur  de  génie 
comme  la  sienne,  que  l'éloquence  d'un  grand  tribun. 

Au  point  de  vue  de  l'art,  les  Désastres  de  la  Guerre  comptent  parmi  les 
estampes  les  plus  puissantes  et  les  plus  évocatrices  qui  soient,  et  quelques-unes 
peuvent  être  citées  sans  réserve  parmi  les  chefs-d'œuvre  de  la  gravure.  Goya 
s'y  montre  un  tempérament  exceptionnel,  un  artiste  supérieur  dans  les 
planches  2,  3,  15,  16,  23,  26,37,  39.  4'>  44>  79>  80  et  82,  que  nous  regardons 
comme  les  plus  extraordinaires  de  la  suite.  Il  en  est  d'autres  dans  cette  série 
d'un  intérêt  au  moins  égal.  C'est  spécialement  dans  les  épreuves  d'essais  ou 
d'états  qu'on  peut  en  sentir  toute  la  terrifiante  beauté;  ces  épreuves,  d'une 
grande  luminosité,  sont  assez  différentes  des  tirages  exécutés  à  partir  de  l'année 
1863,  où  règne  quelque  pesanteur  en  dépit  des  soins  apportés  cependant  à  l'im- 
pression. 

Il  est  difficile  de  porter  un  jugement  sur  toutes  les  estampes  composant  la 
suite  des  Disparates  (les  Sottises  ou  les  Extravagances)  et  connue  jusqu'à  nos 
jours  sous  le  titre  impropre  des  Proverbes.  Peu  d'épreuves  d'essai  ont  en  effet 
échappé  à  la  destruction,  c'est  regrettable;  celles  qu'il  nous  a  été  donné  de  voir 
sont  tellement  différentes  des  épreuves  tirées  en  série  !  Les  eaux-fortes  pures 
sont,  en  tous  cas,  très  supérieures  aux  épreuves  aqua-tintées,  du  moins  à  la 
plupart  de  celles  que  l'on  rencontre. 

A  l'origine,  les  tons  d'aqua-tinte  avaient  dû  être  répartis  sur  la  planche  par 
Goya,  avec  une  science  plus  exacte  des  valeurs  que  nous  le  constatons  en 
général  sur  de  nombreuses  épreuves,  tirées  d'ailleurs  postérieurement  à  la  mort 
du  maître  ;  mais  les  cuivres  étaient  déjà  oxydés  lors  d'un  premier  tirage  régulier 
qui  fut  exécuté  sans  grand  soin,  en  1850.  Acquis  ensuite  par  l'Académie  de  San 
Fernando,  les  plaques  furent  alors  nettoyées,  mais  également  remordues  pour 
la  plupart,  et  ce,  avec  une  lourdeur  qui  leur  donne  une  opacité  désagréable,  en 
tous  cas  assez  souvent  inexpliquable.   Entre  les   pièces  des  Disparates,  nous 


signalerons  tout  particulièrement  celle  connue  sous  le  titre  :  Modo  de  volar 
et  dont  Paul  Lefort  a  fait  l'éloge  à  juste  titre. 

Comme  pour  les  Caprices  nous  consignons,  au  cours  du  catalogue  qui  suit, 
les  particularités  relatives  aux  états  et  aux  tirages  des  Disparates. 

Goya  était,  on  le  sait,  un  fanatique  des  Courses  de  Taureaux,  le  plaisir 
national  par  excellence  des  Espagnols.  L'on  affirme  même  que  Goya,  bien 
qu'assistant  comme  simple  spectacteur,  descendit  plus  d'une  fois  dans  l'arène  et 
qu'il  se  signala  par  son  habileté  à  combattre  le  taureau.  Cette  passion,  ne  nous 
en  plaignons  pas,  nous  a  valu  la  célèbre  série  de  la  Tauromachie,  dont  les 
cuivres  après  avoir  circulé  dans  diverses  mains  en  France,  de  Loizelet  à  Ricardo 
de  Los  Rios,  sont  enfin  rentrés  dans  la  patrie  de  Goya,  et  devenus  la  propriété 
du  Cercle  des  Beaux-Arts  de  Madrid. 

Contrairement  aux  Caprices,  dont  on  ne  connaît  jusqu'à  ce  jour  aucune 
épreuve  d'eau-forte  pure,  il  en  existe  quelques-unes  des  planches  de  la  Tauro- 
machie; on  les  trouve  soit  à  Paris,  à  la  Bibliothèque  de  l'Université  (fondation 
Jacques  Doucet),  soit  en  Espagne,  à  la  Bibliothèque  Nationale,  voire  au  Cabinet 
des  Estampes  de  Budapest. 

Le  nombre  de  ces  épreuves  est  toutefois  des  plus  restreints,  et  l'on  ne 
connaît  même  pas  de  détenteurs  d'eaux-fortes  pures,  de  certaines  des  planches 
de  la  Tauromachie. 

Ferdinand  VII,  à  son  retour  en  Espagne,  abolit  la  constitution  des  Cortès 
(1814);  mais,  combattu  par  les  libéraux,  il  dut  plus  d'une  fois  faire  appel  à  la  France 
pour  se  maintenir  au  pouvoir.  Goya,  qui  au  cours  de  son  existence  mouve- 
mentée avait  ouvertement  soutenu  les  Cortès,  représentant  à  ses  yeux  les  idées 
libérales  émanées  de  la  Révolution  de  89,  fut  tenu  en  suspicion  par  le  nouveau 
Régime.  Sa  gloire  et  sa  popularité  le  mirent  heureusement  à  l'abri  des  persécu- 
tions, sinon  de  maintes  tracasseries.  Le  roi  ne  lui  avait-il  pas  dit  qu'il  avait  mérité 
l'exil,  plus  que  l'exil,  le  garrot!  Goya  alors  âgé,  et  depuis  fort  longtemps  atteint 
d'une  gurditéPqui  l'obligeait  de  se  tenir  de  plus  en  plus  à  l'écart  de  la  cour  et  du 
monde,  sans  cesser  pour  cela  de  produire  —  en  1819,  il  s'était  intéressé  à  la  litho- 
graphie —  demanda  un  congé  pour  venir  en  France  où  l'attirait  son  sentiment 
d'indépendance  et  sa  liberté  d'esprit.  Après  un  court  séjour  à  Paris,  Goya  se  fixa 
à  Bordeaux.  Choisit-il  de  préférence  cette  ville  à  toute  autre,  parce  qu'il  ne  se 
trouvait  pas  trop  éloigné  de  son  pays?  Il  n'y  grava  pas,  sa  vue  était  d'ailleurs  très 
fatiguée;  mais  il  y  exécuta  diverses  lithographies  dont  quelques-unes  comptent 
parmi  les  plus  belles  qui  existent,  comme  la  suite  des  quatre  grandes  pièces 
connues  sous  la  dénomination  :  les  Taureaux  de  Bordeaux  (1825).  Goya  avait  alors 
plus  de  80  ans!  «  Sa  nouveauté  —  a  écrit  M.  E.  Bouvy,  à  leur  propos  — peu  faite 
«  pour  plaire  au  vulgaire,  étonna  et  émerveilla  les  maîtres  de  l'époque.  Elle  fait 
«  aujourd'hui  l'admiration  des  connaisseurs.  C'est  tout  à  la  fois  du  romantisme, 
«  du  naturalisme  et  de  l'impressionisme  :  c'est  Delacroix,  Courbet  et  Manet.  » 


En  1827,  Goya  se  rendit  à  Madrid  dans  le  but  de  demander  une  prolonga- 
tion de  congé.  Le  roi  Ferdinand  la  lui  accorda,  à  une  condition  toutefois, 
flatteuse  pour  Goya,  celle  de  laisser  peindre  son  portrait  par  Vicente  Lopez  (né 
en  1772,  mort  en  1850).  Ce  beau  portrait  est  conservé  au  Musée  du  Prado. 

De  retour  à  Bordeaux,  Goya  faiblit  de  jour  en  jour  et,  le  15  avril  1828,  il 
mourait  dans  les  bras  de  son  fils  Javier  qui  avait  été  mandé  en  toute  hâte  de 
Madrid.  Ses  funérailles  eurent  lieu  à  l'église  Notre-Dame  et  l'inhumation  au 
cimetière  de  la  Chartreuse,  dans  le  caveau  de  la  famille  Goicoechea.  Mais  Goya 
ne  repose  plus  à  Bordeaux.  Ses  restes  ont  été  transportés  à  Madrid  en  1899, 
dans  l'église  San  Isidro. 

L'œuvre  gravé  et  lithographie  de  Goya  est  très  important.  Il  ne  renferme 
pas  moins  —  comme  le  montre  le  catalogue  qui  suit  —  de  288  pièces  qui  placent 
leur  auteur  parmi  les  maîtres  les  plus  extraordinaires  et  les  plus  attirants  de 
l'estampe,  tant  par  la  science,  la  fantaisie,  l'imagination,  la  profondeur  de 
pensée,  la  puissance  d'exécution,  la  verve  enfin  qui  traversent  son  œuvre  gravé 
et  le  rendent  si  varié  et  si  captivant.  Goya  d'ailleurs,  tout  en  appartenant  en  partie 
au  xvine  siècle,  a  devancé  son  époque  ;  il  est  et  doit  être  regardé,  dans  l'histoire 
de  l'art,  comme  l'un  des  plus  grands  précurseurs  des  temps  modernes,  aussi  bien 
par  la  hardiesse  de  ses  pensées  et  les  buts  qu'il  a  atteints,  que  par  la  richesse  de 
♦  sa  pointe  et  de  son  pinceau,  à  l'aide  desquels  il  sait  exprimer  la  vie  jusque 
dans  le  domaine  purement  imaginatif.  Son  esprit  est  avant  tout  attiré  par  les 
fortes  émotions  et  son  arme  principale  est  la  satire.  Goya  sait  toutefois  être  gra- 
cieux et  même  galant  à  l'occasion  :  il  le  prouve  dans  quelques-unes  des  planches 
des  Caprices,  comme  dans  Bellos  consejos  et  Bien  tirada  esta.  Mais  il  se 
complaît  mieux  dans  les  scènes  ou  son  imagination  et  sa  verve  critique  peuvent 
se  donner  libre  cours;  il  s'élève  alors  jusqu'aux  plus  hautes  sphères  de  la  pensée, 
sans  cesser  d'être  véridique. 


ADDITIONS   et  MODIFICATIONS 

AU 

CATALOGUE 


M.  S.  Gerona  nous  ayant  communiqué  au  cours  de  l'impression  de  cet  ouvrage,  mais  trop  tard 
pour  pouvoir  les  énumérer  à  leurs  places  respectives,  des  renseignements  relatifs  à  un  exemplaire  excep- 
tionnel des  Caprices  provenant  de  Menandez  Pidal  et  entré  depuis  peu  dans  sa  collection,  nous  nous 
empressons  de  les  consigner  ici  : 

N°s   39  de  notre  catalogue.   PI.     2    des  Caprices.    Epreuve  du  1"  état  décrit. 
40  »  »  »       3     »  »  Epreuve  du  /"  état  décrit. 

43  u,  »  ^      6     »  »  Les  états  de  cette  planche  sont  les  suivants  : 

Ier   État.    Avant  la  lettre  et  avant  le  numéro. 
ie      —       Celui   décrit   1". 
3e      —       Celui   décrit  Ie. 

N01   44  de  notre  catalogue.   PI.     7  des  Caprices.  Epreuve  du  1"  état  décrit. 
415  »  »  »      8     »  »  Epreuve  du  Ier  état  décrit. 

47  »  »  »    10     j  »  Epreuve  du  1"  état  décrit  (avec  la  légende  manu- 

scrite). 

50  »  />  »     i3     »  »  Epreuve  du  j"  état  décrit. 

51  ,>  »  »     14     »  »  Epreuve  du  1"  état  décrit    (avec    retouches     à    la 

plume). 

52  »  »  *i5»  »  Epreuve  dn  1"  état  décrit. 

54  »  »  »     17     »  »  Epreuve  du  /er  état  décrit     (avec     retouches      au 

crayon). 
58  »  »  à     21     »  »  Les  états  de  cette  planche  sont  les  suivants   : 

iei  État.  Avant  la   lettre  et  avant  le   numéro. 

2e  —  Celui   décrit   Ier. 

3e  —  Celui   décrit  2e. 

4e  —  Celui   décrit  3e. 

N°s   64  de  notre  catalogue.   PI.   27  des  Caprices.  Epreuve  du  1"  état  décrit. 

69  i  »  »     32     »  »  Epreuve  du  1"  état  décrit  (avec  un  n°  6  à  l'encre). 

71  »  »  »     34     »  »  Epreuve  du  I"  état  décrit  (avec  la  légende  manu- 

scrite :  Las  rindio  el  sueîio). 
76  »  »  >     39     »  »  Les  états  de  cette  planche  sont  les  suivants  : 

1"   État.    Avant  la    lettre    et  avant  le  numéro  (avec  la  légende   manuscrite 

Hasta  el  treinta  abuelo). 
2e      —       Celui   décrit    Ier. 
3e       —       Celui    décrit   2e. 


N°    77   de  notre  catalogue.  PI.  40  des  Caprices.  Les  états  de  cette  planche  sont  les  suivants  : 
iel    Etat.    Avant  la   lettre   et  avant  le   numéro. 
2e      —      Celui  décrit    1e1. 
3e      —      Celui   décrit  Ie. 
4e      —       Celui   décrit  3e. 

N°s   7S  de  notre  catalogue.   PI.  41   des   Caprices.  Epreuve  du  /er  état  décrit. 

85  »  »  »    48     »  »  Epreuve  du  /"r  état  décrit       (avec      retouches      au 

crayon). 

90  »  »  »     53     »  »  Epreuve  du  1"  état  décrit. 

91  ,»  »  »     54     »  »  Epreuve  du  1"  état  décrit  (avec  la  légende   manu- 

scrite). 
94  »  »  »    5y     »  »  Les  états  de  cette  planche  sont  les  suivants  : 

1"   Etat.    Avant   la  lettre   et   avant  le   numéro. 
2e       —       Celui   décrit    Ier. 
3°      —      Celui   décrit  îe. 

Nos    96  de  notre  catalogue.   PI.  59  des  Caprices.  Epreuve  du  r"  état  décrit. 

103  »                 »            »     66  »             »  Epreuve  du  1"  état  décrit. 

106  »  »            „    69  ^             »  Epreuve  du  1"  état  décrit. 

107  »  à            »    70  i,             »  Les  états  de  cette  planche,  sont  les  suivants 

1e1    Etat.    Avant  la  lettre  et  avant  le  numéro. 
2e       — ■       Celui    décrit    Ier. 
3e      —      Celui   décrit  2e. 


1.  —  LA  FUITE  EN  EGYPTE 

(H.  i«5  millim.  L.  088) 


(Vers  1770). 


Bibliothèque  Nationale,  Madrid,  Cabinet  des  Estampes,  Paris  (épreuve   mise  au   carreau),  Muséum 
of  Fine  Arts,  Boston,  Kupferstiche  Kabinet,  Berlin  (épr.  de  F.  Boix),  MM.  S.  Gerona,  Mce  Pereire. 


Cette  petite  eau-forte,  regardée  comme  le  premier  essai  de  gravure  de  Goya  et  qui  de  l'avis  de 
Carderera  devait  faire  partie  d'une  série  de  planches  par  divers  artistes  espagnols  (Maella,  Bayeu, 
Camaron,  etc.),  est  très  rare  ;  elle  a  été  reproduite  dans  Goya's  Seltene  Radierungen  und  Lithographien, 
de  V.  von  Loga  (Berlin,  1907),  puis  dans  le  Goya  grabador,  de  A.  de  Beruete y  Moret  (Madrid,  1918). 


Cuivre  détruit. 


2.  —  SAINT  FRANÇOIS  DE  PAULE 

(H.   132   millim.   L.  095) 


Avant  divers  travaux;  de  plus,  l'abréviation  :  CARI  (pour  Caritas)  est  inversée.  L'Etat 
reproduit.  Fort  rare.  Bibliothèque  Nationale,  Madrid,  Cabinet  des  Estampes,  Paris,  British 
Muséum. 

Avec  de  nombreuses  tailles  horizontales,  légèrement  obliques,  sur  le  manteau  du  saint,  à 
gauche,  depuis  la  barbe  du  personnage  jusqu'à  sa  main  et  sous  le  petit  doigt;  également  avec 
une  vingtaine  de  légers  traits  au  sommet  du  capuchon,  dans  les  clairs  de  la  barbe,  à  droite,  etc. 
L'abréviation  CARI  est  rétablie  dans  sou  sens  rationnel.  Les  épreuves  anciennes  sont  sur  papier 
fort,  les  modernes  sur  papier  satiné  très  blanc.  Cabinet  des  Estampes,  Paris,  Bibliothèque  de 
l'Université,  Paris,  Muséum  of  Fine  Arts,  Boston,  Cabinet  des  Estampes,  Budapest,  Kupferstiche 
Kabinet,  Dresde,  Kunsthalle  de  Brème,  MM.  S.  Gerona,  M"  Pereire. 


VENTES  :  Emile  Galichon  (1875),  sous  le  titre  :  Tête  de  vieillard,  les  mains  jointes,  20  fr.  ;  Ph.  Burty, 
(Londres,  1876),  2"  état,  1  sh.;  A.  Barrion  (1904),  2"  état,  sous  le  titre  :  Vieux  Moine  à  barbe 
blanche,  non  décrite,  82  fr. 


Cette  pièce  est  signalée  par  G.   Bourcard,  dans  sa  Cote  des    Estampes  (Paris,   Rahir,   19 12),  où  il  la 
donne  comme  non  décrite,  en  s'appu)'ant  sur  l'indication  inscrite  au  catalogue  de  la  vente  Alfred  Barrion. 


Le  cuivre  existe  (Chalcographie  de  Madrid). 


3.  —  ISIDRO  LABRADOR 

PATRON    DE    MADRID 
(H.   231    millim.   L.   16S) 


Bibliothèque  Nationale,  Madrid  (épreuve  de  Valentin  Carderera). 


La  seule  épreuve  connue  jusqu'à  ce  jour  de  cette  eau-forte,  signée  dans  le  bas,  à  gauche,  a  été 
reproduite  dans  Goya's  Seltene  Radierungen...,  de  V.  von  Loga,  dans  le  Goya  grabador,  de  A.  de  Berueie, 
puis  dans  L'Art  et  le  Becm  (Goya,  par  Lothaire  Brieger). 


Cuivre  Jet  mit. 


PLANCHES  d'après  VELAZQUEZ 

< 1778) 

(Nos  4  à  19) 


4.  —  RÉUNION  DE  BUVEURS  (LOS  BORRACHOS) 

(L.  390  millim.  H.   290) 


fffritunijdL&'i^i^'  WoefitOLj  cjnjjjtimâ  ddtumano  iiatunL-eiielÇLialUfyaà!  Je'CslCaJrils.gut  rçpwcnu  <~w, 


'  ftnm'dv  ivirmatidc  a/çuncs 


1778. 


Etat.  Le  cuivre  n'est  pas  biseauté.  Sans  autre  différence.  Cabinet  des  Estampes.  Paris,  Bibliothèque 
de  l'Université,  Paris,  Kunstha'.le  de  Brème,  Cabinet  des  Estampes,  Budapest,  Albertina, 
Vienne,   National   Muséum,   Stockholm,    Muséum    of   Fine  Arts,    Boston,    M.    Gerstenberg. 

—       Le  cuivre  est  biseauté. 


VENTES  :  P.  Lefort  (1869),  1"  état,  20  et  2=  fr.  ;  Ph.  Burty  (1876),  1"  état,  10  sh.;  A.-F.  Didot  (1877), 
16  fr.  ;  E.  Lessorre  (1889),  20  fr.  ;  N.-A.  Hazard  (1919),  Ier  état,  épr.  de  Lessorre,  225  fr.  ; 
Anonyme  (G.  Eissler,  Leipzig,   1921),   1"  état,  environ  523   fr. 


Le  tableau  de  Velazquez,   d'après  lequel  Goya  a  exécuté  son  eau-forte,  est  conservé  au   Musée  du 
Prado  (n°  1170  du  cat.). 


Le  cuivre  existe  (Chalcographie  de  Madrid). 


5.  —  LES  MÉNINES 

(H.  360  millim.  L.  307) 


•r  Etat.  Avant  l'aqua-tinte.  Fort  rare.  L'Etat  reproduit.  Bibliothèque  Nationale,  Madrid  (ép.  de  V.  Car- 
derera),  Muséum  of  Fine  Arts,  Boston,  Kupferstiche  Kabinet,  Berlin  (épr.  de  Cean  Bermudez, 
tirée  recto  et  verso,  l'une  en  sanguine),  M.  Eduardo  Carderera. 


ie  État.  Avec  l'addition  de  tons  d'aqua-tinte.  Lefort  rapporte  à  propos  de  cette  addition  :  «  On  a 
prétendu  que  Goya  brisa  cette  planche,  mécontent  sans  doute  de  sa  lutte  avec  le  chef-d'œuvre 
qu'il  voulait  reproduire  ;  mais  D.  V.  Carderera  déclare  que  ce  fut  en  dépit  d'avoir  laissé^ 
mordre  trop  longtemps  eu  voulant  renforcer  l'eau-forte  de  tons  d'aqua-tinte;  il  a  vu,  du  reste, 
l'unique  épreuve  tirée  après  cet  accident  ;  elle  appartient  au  général  anglais  Meade  qui  a  résidé 
longtemps  à  Madrid.  » 


Le  tableau  de  Velazquez,   d'après  lequel  Goya  a  exécuté   son   eau-forte,   est  conservé  au    Musée  du 
Prado,  à  Madrid  (n°  1174  du  cat.). 


Cette  importante  pièce  a  été  reproduite  dans  Goya's  Seltene  Radierungen  und  Lithographien,  de  V.  von 
Loga,  1907,  dans  le  Goya  grabador,  de  A.  de  Beruete  y  Moret,  191S,  puis  dans  V Art  et  le  Beau  (Goya, 
par  Lothaire  Brieger). 


Le  cuivre  existe? 


6.  —  PHILIPPE  III 

(H.   3=;S  millim.  L.  3  10) 


tJi/JPE  llI.<-KSii-'-DF.  ESR2KZ. 


7r,.Y,m./^2>3w<K> 


1778.  —  s"  Etat. 


1"  Etat.     Avant  la  lettre.  Le  cuivre  n'est  pas  biseauté.  De  toute  rareté. 

2"  Avec  la  lettre,  mais  avant  les  biseaux  du  cuivre.  L'État  reproduit. 

Le  cuivre  est  biseauté;  quelques  travaux  qui  atteignaient  les  bords   du  cuivre  ont  disparu  dans 
le  tracé  des  biseaux. 

VENTES   :   P.   Lefort  (1869),   20   et  24  fr.  ;    Ph.   Burty  (Londres,    1S76),    16    sh.;  Weber  (1913),    2'   état, 
46  marks;  Anonyme  (Leipzig,  G.  Eissler),  2.200  marks  (env.  140  fr.). 


Le    tableau    de  Velazquez,  d'après  lequel    Goya  a   exécuté   son   eau-forte,   est   conservé  au   Musée  du 
Prado  (n"  117O  du  cat.). 


Le  cuivre  existe  (Chalcographie  de  Madrid). 


7.  —  MARGUERITE  D'AUTRICHE 

(H.  370  millim.   L.  312) 


1778.  —  2"  Etat. 

1"  Etat.     Avant  la  lettre.  Le  cuivre  n'est  pas  biseauté.  De  toute  rareté. 
2"       —       Avec  ta  lettre,  mais  avant  les  biseaux.  L'Etat  reproduit. 

y      —       Le  cuivre  est  biseauté;  quelques  travaux  qui  atteignaient  les  bords  du  cuivre  ont  disparu  dans 
le  tracé  des  biseaux. 


VENTES  :  P.  Lefort  (1869),  24  fr.  ;  Ph.  Burty  (1876),  17  sh.  ;  Anonyme  (G.  Eissler,  Leipzig,  192  1),  2' état, 
environ  170  fr. 

Le  cuivre  existe  (Chalcographie  de  Madrid). 


8.  —  PHILIPPE  IV 

(H.  374  millim.  L.  316) 


1778.  —  2"  Etat. 

1"  Etat.  Avant  la  lettre.  Le  cuivre  n'est  pas  biseauté.  De  toute  rareté.  Bibliothèque  Nationale,  Madrid 
(épr.   de  V.  Cardereraj. 

2'-  —  Avec  la  lettre,  mais  le  cuivre  n'a  pas  encore  de  biseaux.  L'État  reproduit.  Bibliothèque  de 
l'Université,  Paris,  Bibliothèque  publique,  New-York,  Muséum  of  Fine  Arts,  Boston,  Kunsthalle 
de  Brème  (épreuve  de  Burty),  Kunsthalle  de  Hambourg,  Cabinet  des  Estampes,  Budapest, 
MM.  S.  Gerona,  G.  Usslaub. 


3e 


Le  cuivre  est  biseauté;  quelques  travaux  qui  atteignaient  les  bords  du  cuivre  ont  disparu  dans 
le  tracé  des  biseaux. 


VENTES  :  P.  Lefort  (1S69),  24  fr.  ;  Kalle  (1875),  28  marks;  Ph.  Burty  (Londres,  1876),  2°  état,  15  sh., 
Halm  (1910),  113  fr.  ;  Lemarié  (1912),  75  fr.  ;  A.  Beurdeley  (1920),  épr.  de  Burty,  2e  état, 
300  fr.;  Anonyme  (G.  Eissler,  Leipzig,  1921),  2"  état,  1.600  marks  (env.  85  fr.). 


Le  tableau   de  Velazquez,  d'après  lequel  Goya  a  exécuté  son  eau-forte,  est  conservé  au  Musée  du 
Prado  (n°  1178  du  cat.). 

Un  dessin  préparatoire  pour  cette  planche  est  conservé  à  la  Kunsthalle  de  Hambourg. 


Le  cuivre  existe  (Chalcographie  de  Madrid). 


ISABELLE  DE  BOURBON 

(H.  376  millim.  L.  317) 


<-T>.  1S.  1 BEL  <DE  <B0RBOM<K£YNïi  DE  ESIÎ 1 A17 ,  <TffCGERj>  <>DE-~FËLJPE  QJJSiUzTO.  ** 

&uitum  dtSl&iœiVdtizquczjldaminti  di.11.1mr.1L iiiJSi'. fP.iu.ri.'  ./.•^/l.iJn.L.Jitii/jJ.i y.jr.il:Uuf.-r 3  tf/vudra* fya,j2?inOK^lnû  J?~j 


1778.  —  s"  Etat. 

1"  Etat.     Avant  la  lettre.  De  toute  rareté.  Le  cuivre  n'est  pas  biseauté.  Bibliothèque  Nationale,    Madrid 

(épreuve  de  V.  Carderera). 
2e      —       Avec  la  lettre,  mais  avant  les  biseaux.  L'État  reproduit. 
30      —       Le  cuivre  est  biseauté  ;  quelques  travaux  qui  atteignaient  les  bords  du  cuivre  ont  disparu  dans  le 

tracé  des  biseaux. 


VENTES   :    Ph.  Burty    (1876),  2e    état,    15    sh.  ;    P.    Rumpf  (1908),    71    marks;  Weber  (1913),   28  état, 
100  marks  ;  Anonyme  (G.  Eissler,  Leipzig  1921),  2'  état,  environ  150  fr. 

Le  cuivre  existe  (Chalcographie  de  Madrid). 


10.  —  D.  BALTASAR  CARLOS 

(H.  cuivre  550  tnillim.   L.   222) 


DKl    R[\  D.  FELIPE  1V> 

;i>r:-1  :/r,iv.i.'..<l;.-hi  fJIntjr.    177? 


177S.  —  2'  Etat. 

1"  Etat.     Avant  la  lettre.  Le  cuivre  n'est  pas  biseauté.  De  toute  rareté. 
2«      —       Avec  la  lettre.   Le  cuivre  n'est  pas  encore  biseauté.  L'Etat  reproduit. 

5»      —       Le  cuivre  est  biseauté;  quelques  travaux  qui  atteignaient  les  bords  du  cuivre   ont  disparu  dans 
le  tracé  des  biseaux. 

VENTES  :   His  de  la  Salle  (1856),  1"  état,  45  fr.  ;  E.  Lessorre  (1889),  29  fr.  ;  Anonyme  (13  février  1930), 
2"  état,  130  fr. 

Le  tableau   de  Velazquez  est  conservé  au  Musée  du  Prado,  a  Madrid  (n°  1  [80  du  catalogue). 


Le  cuivre  existe  (Chalcographie  de  Madrid). 


11.  —  D.  GASPAR  DE  GUZMAN,  COMTE  D'OLIVARES 

(H.  372   millim.   L.  315) 


'^DrÇaspar  de-  Çumai ,  Coude,  de  QUvaits ,  ^u£iiode<Sanluav\$L3 


1778.  —  2e  Etat. 

i«r  Etat.     Avant  la  lettre.  Le  cuivre  n'est  pas  biseauté.  De  toute  rareté. 
2«      —       Avec  la  lettre.   Le  cuivre  n'est  pas  encore  biseauté.  L'Etat  reproduit. 

y      _       Le   cuivre  est  biseauté;  quelques  travaux  qui  atteignaient  les  bords  du    cuivre   ont;  disparu  dans 
le  tracé  des  biseaux. 


VENTES  :   P.    Lefort    (1869),   20   fr.  ;   Ph.    Burty    (Londres,   1876),    15   sh.  ;   E.    Lessorre  (18S9),   25   fr.  ; 
Anonyme,  20  avril  1905,  30  fr.  ;  Perry  Rumpf  (1908),  47  marks. 


Le  tableau  de  Velazquez,  d'après  lequel  Goya  a  exécuté  son  eau-forte,  est  conservé  au  Musée  du  Pradc 
(n°  1 181  du  cat.). 

Le  cuivre  existe  (Chalcographie  de  Madrid). 


12.    —    UN    INFANT    D'ESPAGNE 

(DON    FERNANDO,    FRÈRE   DE   PHILIPPE    IV) 
(H.   260  millim.   L.   128) 


1778.  —  1"  Etat. 


1"  Etat.  Avant  la  lettre  et  avant  le  ton  d'aquatinte.  La  planche  n'est  pas  biseautée.  De  toute  rareté. 
Bibliothèque  Nationale,  Madrid  (épr.  de  Carderera),  Cabinet  des  Estampes,  Paris  (épr.  de 
Lessorre).  État  reproduit. 

2°  —  Encore  avant  la  lettre,  niais  avec  le  ton  d'aquatinte.  Fort  rare.  État  reproduit.  Bibliothèque 
Nationale,  Madrid  (épr.  de  Carderera),  British  Muséum. 


5«  État  Avec  la  lettre.  On  lit  :  UN  INFANTE  DE  ESP  AN  A.  Pintura  de  Vela^que^  del  tamano 
natur1  en  el  Rl  Palacio  de  Madrid  Dibux"  y  grabadop''  Franc™  Goya  Pintor.  Le  cuivre  n'est 
pas  encore  biseauté.  Kunsthalle  de  Hambourg. 

4»      —       Le  cuivre  est  biseauté. 


VENTES  :  E.  Lessorre  (1889),   i"r  état,   66  fr.  ;   Anonyme  (G.  Eissler,  Leipzig,    1921),   2"   état,   environ 
450  fr.;  3e  état,  environ  140  fr. 


Le  tableau    de   Velazquez,   d'après   lequel   Goya   a   exécuté  son  eau-forte,   est  conservé   au  Musée  di 
Prado  (n°  1 1 86  du  cat.). 


Un  dessin  préparatoire  de  Goya  pour  cette  planche  est  conservé  à  la  Kunsthalle  de   Hambourg. 


Le  cuivre  existe  (Chalcographie  du  Louvre). 


13.  -  PERN1A,  DIT  BARBEROUSSE 

(H.  260  millim.   L,    140) 


—  1"  Et.it. 


1"  Etat.      Celui  reproduit.   Avant  l'aquatinte  et  avant  toute  lettre.  De  toute  rareté.  Bibliothèque  Nationale, 
Madrid,  Cabinet  des  Estampes,  Paris  (épreuve  de  Lessorre). 

2»      —       Avec  le  ton  d'aquatinte,  encore  avant  toute  lettre.   Fort  rare.   Bibliothèque   Nationale,   Madrid, 
British  Muséum,  Kupferstiche  Kabinet,  Berlin. 

3«  Avec  la  lettre  :  BARBARROXA.  Pintura  de  Vela-Xque{  de!  tamafw  natur' en   cl  R'   Palacio 

de  Madrid.  Dib"  y  grab"  pr.  F.  Goya  Pintnr.  Avant  les  biseaux. 


Le  cuivre  est  biseaute. 


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Çcia,  ii-  Jihu.vâ. 


VENTES  :  E.  Lessorre  (1889),  1"  état,  71  fr.  ;  Roger  Marx  (1914),  3e  état,  100  fr.  ;  Anonyme  (G.  Eissler, 
Leipzig,  1921),  3e  état,  environ  140  fr. 


Le  tableau  de  Velazquez,  d'après  lequel  Goya  a  exécuté  son  eau-forte,  est  conservé  au  Musée  du 
Prado  (n°  1199  du  cat.).  D'autre  part,  un  dessi/i  préparatoire  de  Goya  pour  cette  planche  est  conservé  à 
Ut   Kunsthalle  de  Hambourg;  nous  en  donnons  ci-dessus  un  fac-similé  réduit. 


Le  cuivre  existe  (Chalcographie  de  Madrid), 


14.  —  LE  BOUFFON  DON  JUAN  DE  AUSTRIA 

(H.  255   millim.  L.   144) 


Eau-forte  de  toute  rareté,  dénommée  aussi  un  Vieux  Gentilhomme. 

Bibliothèque  Nationale,  Madrid,   2   épreuves  (une  tirée  en   rouge),    British   Muséum  (épr.  tirée  en 
rouge). 

VENTE  :  E.  Lessorre  (1889),  125  fr. 


Le  tableau  de  Velazquez,  d'après  lequel  Goya   a   exécuté  son   eau-forte,  est  conservé  au  Musée  du 
Prado  (n°  1200  du  cat.). 


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Un  dessin  préparatoire  de  Goya  pour  cette  planche  est  conservé  à  la  Kimsthalle  de  Hambourg;  nous 
en  donnons  ci-dessus  le  fac-similé  réduit. 


Cuivre  détruit? 


15.  —  OCHOA,  PORTIER  DU  PALAIS 

(UN    VIEIL    ALCADE) 
(H.   250   millim.    L.    1 12) 


1"  Etat. 
1"  État.      A  l'eau-forte  pure.  De  toute  rareté.   État  reproduit.    Bibliothèque  Nationale,  Madrid  (épr.  de  V. 

Carderera1),  Cabinet  des  Estampes,  Paris  (épr.  de  Lessorre). 
2e      —        Avec   un  ton   d'aqua-tinte.    État  reproduit.   De   toute  rareté.   Kupferstiche   Kabinet,    Berlin  (épr. 

tirée  en   rouge). 

VENTE   :    E.  Lessorre  (1S89),    1"  état,  Si   fr. 


2'  Etat. 

A.  de  Beruete,  dans  son  Goya  grabador  (1918),  relève  la  confusion  qui  a  été  faite  par  Paul  Lefort, 
entre  une  œuvre  attribuée  à  Carreiïo  de  Miranda  (le  bouffon  Francisco  Bazan)  et  une  peinture  de 
Velazquez  —  celle  reproduite  par  Goya  —  aujourd'hui  perdue,  mais  dont  on  retrouve  la  trace  dans  un  inven- 
taire dressé  en  1701  et  publié  dans  les  «  Analas  de  la  vida  y  de  las  obras  de  Diego  de  Silva  Velazquez  », 
Madrid,   1885  (p.  328). 


Cuivre  détruit. 


16.  —  ESOPE 

(H.  cuivre,   302  millim.   L.  020) 


KSOPO  EL  TAB  /LADOR 


f&&^  Ri  ac,  /A. 


\aa-     &taû&aa>  ■ 


'  ii&,'l*j'B. 


1778. 


Etat. 


1"  Etat.     Avant  toute  lettre,  même  avant  les  noms  des  artistes.  De  toute  rareté. 

2e  —  Avec  les  noms  des  artistes  à  la  pointe.  On  lit  à  G.  :  Diego  Vela\que\,  et  à  D.  :  F.  G.,  puis 
avec  la  lettre  :  ESOPO  EL  FABULADOR  —  Pintura...  etc.  Très  rare.  L'État  reproduit. 
Bibliothèque  Nationale,  Madrid  (épreuve  de  V.  Carderera),  Kupferstiche  Kabinet,  Berlin, 
MM.  Berolzheimer,   J.  Lazare,  Madrid. 


La  lettre  de  l'état  précédent  est  enlevée  et  remplacée  par  la  suivante  :  Sacada y  gravada  del 
Ouadro  original  de  D.  Diego  Vela\que\  que  existe  en  el  R.  Palacio  de  Madrid,  por 
D.  Franc'0  Goya  Pintor,  aiio  de  1778  Représenta  à  Esopo  el  Fabitlador  de  la  estatara 
natural.  Le  cuivre  n'est  pas  encore  biseauté.  Rare.  Cabinet  des  Estampes,  Paris,  Bibliothèque 
de  l'Université,  Paris,  Nationalmuseum,  Stockholm,  Muséum  of  Fine  Arts,  Boston  (épr.  de 
Burty),  Albertina,  Vienne,  Kunsthalle  de  Hambourg,  M.  Maurice  Pereire. 

Le  cuivre  est  biseauté.  Sans  autre  différence. 


VENTES  :  His  de  la  Salle  (1856),  i,r  état,  au  verso  d'une  épreuve  de  B.  Carlos,  45  fr.  ;  P.  Lefort  (1869), 

%  3e  état,  9  fr.  ;   E.   Lessorre  (1889),  2"  état,  31  fr.  ;  3e  état,   28  fr.  ;   Alf.  Lebrun  (1899),  avec  le 

n"   17  de  notre  cat.,   22  fr.  ;  A.   Barrion  (1904),  20  et  3°  états,  68  fr.  ;   Ch.  Bermond  (1912), 

épr.  d'Alf.  Lebrun,  avec  le  n°  17  de  notre  cat.,  305  fr.  ;  Anonyme  (G.  Eissler,  Leipzig,  1921), 

3"  état,  1300  marks  (environ  80  fr.). 


Le  tableau   de   Velazquez,   d'après  lequel   Goya  a  exécuté  son  eau-forte,  est  conservé   au   Musée  du 
Prado  (n°  1206  du  cat.). 


Le  cuivre  existe  (Chalcographie  de  Madrid). 


17.  —  MENIPPE 

(H.   cuivre,    ^03    millim.   L.   220) 


mm 


■«feî^ 


mlmpofjlo.soio. 


1778. 


Etat.     Avant  la  lettre,  même  avant  les  noms  des  artistes.  Le  cuivre  n'est  pas  biseauté.  De  toute  rareté. 
Muséum  of  Fine  Ails,  Boston  (épr.   de   Peoli). 


Avec  les  noms  ou  les  initiales  des  artistes  très  légèrement  tracés  à  la  pointe  et  avec  la  lettre. 
Très  rare.  L'État  reproduit.  Bibliothèque  Nationale,  Madrid,  Kupferstiche  Kabinet,  Berlin, 
M.  José  Lazaro. 


3S  Etat.  L'inscription  précédente  est  enlevée  et  remplacée  parla  suivante  :  Sacaday  gravada  del  Quadro 
original  de  D.  Diego  Vela^que^  que  existe  en  el  Rl  Palacio  de  Madrid,  por  D.  Fraii™  Goya 
Pintor  ano  de  1778.  Représenta  à  Menipo  Filosofo  de  la  estatura  natural.  Encore  avant  les 
biseaux.  Cabinet  des  Estampes,  Paris,  Muséum  of  Fine  Arts,  Boston  (épr.  de  Burty),  L'Albertina, 
Vienne,  Kunsthalles  de  Brème  et  de  Hambourg,  MM.  O.  Gerstenberg,  M"  Pereire. 

4'       —       Le  cuivre  est  biseauté. 


VENTES  :  P.  Lefort  (1869),  1"  état,  10  i"r.  :  E.  Lessorre  (1.SS9),  31  IV.  ;  A.  Barrion  (1904),  3"  état,  30  fr.  ; 
Alf.  Beurdeley  (1920),  épr.  de  A.  Barrion,  230  fr. ;  Anonyme  (Biaise),  5  déc,  1921,  3e  état, 
82  fr. 


Le  tableau  de  Velazquez,   d'après  lequel  Goya  a   exécuté  son   eau-forte,  est   conservé  au    Musée  du 
Prado  (u"   1207  du  cat.). 


Le  cuivre  existe  (Chalcographie  de  Madrid). 


18.  —  LE  NAIN  SEBASTIAN  DE  MORRA 

(H.  2io  millim.   L.   150) 


PINTVRA  DE  D> DIEGO  VEI.AZQÏTE7. 

Q^fc  Ksjrtf^rt-X'.j£  w  TMANO  T/  (Ma  f-n  c/  Pamzio  R .  Cw  fJiud.  ûzà&ta'a 
6     ,BÎD.F*a,,.C'G&/n tinta,  cJ/Zf        '-  .    '"  '  ; 


1778.   —  s'  Etat. 


:»  Etat.     Avant   toute   lettre.   Le    cuivre    n'est    pas   biseauté.   De   toute   rareté.    Bibliothèque   Nationale, 
Madrid  (épr.  de  Carderera). 


Avec    la    première    inscription.   Très    rare.    L'Etat    reproduit.    Bibliothèque  Nationale,    Madrid, 
Kupferstiche  Kabinet,  Berlin,  MM.  Berolzheimer,  O.  Gerstenberg,  J.  Lazaro,  Madrid. 


3"  État.  L'inscription  précédente  est  enlevée  et  remplacée  par  la  suivante  :  Saccada  y  gravada  del 
Quadro  original  de  D.  Diego  Vela^que^  en  que  représenta  al  vivo  un  Enano  del  S.  Phelipe  IV. 
por  D.  Francisco  Goya  Pintor.  Existe  en  el  R.1  Palacio  de  Madrid  Ano  de  1778.  Encore 
avant  les  biseaux.  Bibliothèque  de  l'Université,  Paris,  Kunsthalle  de  Brème  (épreuve  de 
Burty),  Cabinet  des  Estampes,  Budapest,  Muséum  of  Fine  Arts,  Boston  (épr.  de  Burty), 
l'Albertina,  Vienne,  M.  O.  Gerstenberg. 

4*  —  Le  cuivre  est  biseauté;  des  travaux  qui  atteignaient  les  bords  du  cuivre  de  gauche  et  de  droite 
ont  disparu  dans  le  tracé  des  biseaux. 


VENTES  :   Roger   Marx  (1920),  avec  le  n°   19  de   notre  cat.,    120   fr.  ;    Alf.  Beurdeley   (1920),  3'   état, 
"220  fr.  ;  Anonyme  (G.  Essler,  1921),  2e  état,  10.000  marks  (environ  600  fr.). 


Le  tableau   de  Velazquez,   d'après    lequel  Goya  a  exécuté  son   eau-forte,   est  conservé  au   Musée  du 
Prado  (n°  1202  du  cat.). 


Le  cuivre  existe  (Chalcographie  de  Madrid). 


19.  —  LE  NAIN  EL  PRIMO 

(H.  215   millim.   L.    154) 


dàaii&t.  r  entmdn,  dd  Omiv  eiieiiut.  Jt  3>-  2%>  ^dzquez-  m  pie  mf/av/iùi,  aJ  vm  vn 
Stam  ,£■/'}  V/HfyvIKjKrS*.  •Unmcisa  ôhp  lititvr.   £xisk ma '^gUiào  ek  Madrid. — ' 


1778.  —  5e  Etat. 

1"  Etat.     Avant   toute    lettre.    Le   cuivre   n'est   pas   biseauté.    De   toute    rareté.   Bibliothèque    Nationale, 
Madrid. 

2c       Encore  avant  la  lettre,  mais  avec  les  noms  des  artistes.  De  toute  rareté. 

y       _       Avec  la  lettre.  Le   cuivre  n'est  pas  biseauté.  L'État  reproduit. 

,«       _        Le  cuivre  est  biseauté.  Quelques  travaux  ont  disparu  dans  le  tracé  des  biseaux. 


VENTES    :    His  de   la  Salle  (1856),    1"  état,  53    IV.;  Lessorre  (1S89),  3°  état,  36  fr.  ;   A.   Beurdeley  (1920), 
3e  état,  280  fr. 

Le  tableau  de  Velazquez,   d'après  lequel  Goya  a    exécuté   son   eau-forte,   est   conservé  au   Musée  du 
Prado  (11e   1201  du  cat.). 


Le  cuivre  existe  (Chalcographie  de  Madrid). 


20.  —  UNE  SCENE  POPULAIRE  ou  L'AVEUGLE  A  LA  GUITARE 

(L.   570  millim.   H.  395) 


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JGr  :fe^ 


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Eau-forte.  Très  rare. 

Bibliothèque  Nationale,  Madrid  (épr.  de  Carderera),  Cabinet  des  Estampes,  Paris,  Bibliothèque 
de  l'Université,  Paris  (épr.  de  Lessorre  et  Barrion),  British  Muséum.  MM.  Séb.  Monserrat,  Mce  Pereire 
(épr.  de  Cristoffel  Ferriz),  D.  Fernando  Rosillo. 


VENTES  :  E.  Lessorre  (1889),  iSofr.;  A.  Barrion  (épr.  de  Lessorre),  1"  vente,  1904,  donnée  comme 
pièce  attribuée,  36  fr.  ;  2e  vente  (1913),  la  même  épreuve,  2.305  fr.  ;  Alf.  Beurdeley  (1920), 
épr.  de  Davillier?  3.200  fr. 

Cette  pièce  cataloguée  sous  divers  titres  :  Une  Scène  populaire  (Lefort),  l'Aveugle  à  la  guitare  (de 
Beruete),  un  Aveugle  chantant  (Lafond),  YAveugle  chantant  sur  une  place  publique  (Hofmann),  est  la 
traduction,  en  sens  inverse,  d'un  carton  de  tapisserie  conservé  au  Musée  du  Prado. 


Cuivre  détruit. 


21.  —  LE  GARROTÉ 

(H.  cuivre,  327  millim.  L.   211) 


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Ier  Etat.  Le  cuivre  n'est  pas  biseauté.  Très  rare.  L'État  reproduit.  Bibliothèque  Nationale,  Madrid, 
Cabinet  des  Estampes,  Paris,  Cabinet  des  Estampes,  Budapest,  Kupferstiche  Kabinet,  Dresde' 
Bibliothèque  de  l'Université,  Paris.   MM.    H.  E.  Delacroix,   O.  Gerstenberg,  Henri  Thomas! 

Le  cuivre  est  biseauté.  Avec  des  usures  et  des  retouches  dans  la  chevelure  du  patient. 


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VENTES  :  P.  Lefort  (1869),  32  fr.;  E.  Galichon  (1875),  40  fr.  ;  E.  Lessorre  (1889),  108  fr.  ;  Morrisson 
(1906),  200  fr.  ;  Anonyme,  30  mars  1916,  1"  état,  1.220  fr.  ;  Anonyme  (G.  Eissler),  Leipzig, 
nov.  1 92 1 ,   Ier  état,  36.000  marks  (environ   1.900  fr.)  ;  Marcel  Guérin  (1921),  icr  état,  500  fr. 


Le  British  Muséum  possède  le  dessin  préparatoire  du  Garroté,  dont  nous  donnons  ci-dessus  un 
fac-similé  réduit. 

En  dehors  du  fac-similé  par  l'héliogravure  d'Amand  Durand,  fac-similé  assez  trompeur  lorsque  les 
épreuves  sont  tirées  sur  papier  ancien,  mais  reconnaissable  au  cachet  rouge  apposé  au  verso  des  épreuves, 
il  existe  delà  célèbre  planche  du  Garroté  une  autre  reproduction  signalée  dès  1862,  par  Ph.  Burty,  dans 
la  Gazette  des  Beaux-Arts. 


Le  cuivre  existe  (Chalcographie  de  Madrid). 


22.  —  LE  GRAND  ROCHER 

(L.  =63   mil'lim.   H.   14S) 


Eau-forte  et  aqua-tinte. 


De  toute  rareté,  bibliothèque  Nationale,  Madrid. 


Cette   pièce   est    reproduite  dans  Goya's   Seltene  Radierungen 
grabador,  de  A .  de  Beruete. 


de   V.  von  Logû,   puis  dans  le   Goya 


Le  cuivre  du  Grand  Rocher,  considéré  à  juste  titre  parles  biographes  de  Goya  comme  détruit,  existe 
mais  séparé  en  deux  tronçons.  Nous  tenons  ce  précieux  renseignement  de  M.  Sanchcz  Gerona  qui  a 
retrouvé  en  effet  les  traces  de  la  planche,  ainsi  mutilée,  à  l'envers  des  cuivres  des  planches  i3  et  i5  des 
Désastres  de  la  Guerre.  Il  possède  un  exemplaire  de  ces  deux  parties  séparées,  ainsi  que  M .  H.-E.  Delacroix. 


23.  —  LA  CHUTE  D'EAU 

(L.  263   millim.  H,   145) 


Eau-forte  et  aqua-tinte. 

De  toute  rareté.  Bibliothèque  Nationale,  Madrid. 


Cette  planche,  qui  forme  en  quelque  sorte  pendant  avec  l'estampe  précédente,  est  reproduite  dans 
Goya's  Seltene  Radierungen...  de   V.  von  Loga,  puis  dans  le  Goya  grabador,  de  A.  de  Beriiete. 


Au  revers  du  cuivre  de  la  Chute  d'eau,  coupé  en  deux  tronçons  comme  la  planche  précédente,  Goya 
a  gravé  deux  des  scènes  des  Désastres  de  la  Guerre  (planches  14  et  3o  de  la  série). 


24.  —  DIOS  SE  LO  PAGUE  A  USTED  (DIEU  VOUS  LE  RENDE) 

(L.   185  millim.  H.   138) 


ier  Etat.     Avant  la  lettre.  Il  n'est  pas  connu  d'épreuves  anciennes.   Kunsthalle  de  Brème  (épr.  de  Lefort), 
Muséum  of  Fine  Arts,  Boston. 


1     =8  Avec  la  lettre.  On  lit  en  marge:  AVEUGLE  ENLEVÉ  SUR  LES  CORNES  D'UN TAUREAU, 

puis  plus  B.  à  G.  :  Galette  des  Beaux-Arts,  et  à  D.  :   Imp.  Delâtre  Paris.   Etat  publié  dans 
la  Gazette  des  Beaux-Arts  (p.  388,   1867). 


Les  mots  :  Galette  des  Beaux-Arts  et  Imp.  Delâtre  Paris  sont  effacés.  Sans  autre  différence. 
Tirage  de  Gosselin  père. 


VENTES  :  Emile   Galichon   (1875),   20  fr.  ;   Alf.   Lebrun  (1899),    14  fr.  ;  Alf.   Beurdeley   (19=0),   épr.   de 
Lebrun,  170  fr.  ;  Anonyme  (G.  Eissler,  nov.  191 1),  ier  état,  environ  1.400  fr. 


Le  dessin  préparatoire  pour  cette  pièce  est  conservé  au  Musée  du  Prado;  nous  en  donnons  ci-dessus 
la  reproduction. 


Cette  eau-forte,  plus  généralement  connue  sous  la  dénomination  l'Aveugle  enlevé  sur  les  cornes  d'un 
taureau,  mais  que  nous  avons  désignée  avec  la  légende,  inscrite  par  Goya  lui-même,  sur  le  dessin  prépa- 
ratoire, et  non  sur  une  épreuve  comme  l'indique  Lefort  par  inadvertance,  a  été  reproduite  dans  :  Goya's 
Seltene  Radierungen...,  de  V.  von  Loga,  puis  dans  le  Goya  grabador,  de  A.  de  Beruete. 


Le  cuivre  exis 


25.  —  LE  VIEUX  SE  BALANÇANT 

(H.   iSb  millim.  L.   120) 


Ier  Etat.  Avant  quelques  travaux  sur  diverses  parties  de  la  planche.  Kupferstiche  Kabinet,  Berlin  (épr.  de 
F.  Boix).  Seul  exemplaire  connu  et  reproduit  dans  le  Goya's  Seltene  Radierungen...,  de  V.  von 
Loga,  1907. 


—  Avec  l'addition  de  nouveaux  travaux  et  quelques  effaçages  dans  le  bas  de  la  planche.  Tirage 
effectué  en  1 S 5 9 .  L'État  reproduit.  Bibliothèque  Nationale,  Madrid,  Cabinet  des  Estampes, 
Paris,  Kunsthalle  de  Brème  (épreuve  de  Burty),  Cabinet  des  Estampes,  Budapest,  L'Albertina, 
Vienne,  M.  S.  Gerona. 


Il  existe  deux  copies  du  Vieux  se  balançant;  l'une  est  gravée  par  B.  Maura  et  porte  en  marge  :  COPIA 
DE  GOYA  POR  B.  MAURA.  1875.  — FAC  SIMILE  DE  UN  AGUA  FUERTE  DE  GOYA  —  35;  l'autre, 
anonyme,  est  de  M.  Sanchez  Gerona  (vers  1905). 


VENTES  :  P.  Lefort  (1869),  7  fr.  ;  Ph.  Burty  (Londres,  1S76),  avec  le  11°  suivant,  1  £;  Roger  Marx  (1914), 
avec  les  nos  26,  27,  28  et  29  de  notre  cat.,  700  fr.  ;  Anonyme  (G.  Eissler,  Leipzig,  8-10 
nov.   1921),  9.000  marks  (env.  480  fr.). 


Le  cuivre  existe  ? 


26.  —  LA  VIEILLE  SE  BALANÇANT 

(H.  cuivre,  1S6  millim.   L.   120) 


Bibliothèque  Nationale,  Madrid,  Cabinet  des  Estampes,  Paris,  Kupferstiche  Kabinet,  Berlin,  Cabinet 
des  Estampes,  Budapest,  l'Albertina,  Vienne,  M.   S.  Gerona. 


Il  existe  une  copie  de  cette   pièce   par    M.  S.  Gerona  (vers   1905)   et  un    fac-similé  dans  l'ouvrage 
Hassliche  Kunst?,  de  E.-W.  Bredt  (Munich,  1 9 13). 


VENTES  :   P.  Lefort  (1869),  ro  fr.  ;  Ph.  Burty  (1876),  avec  le  n°  précédent,  1   £;  Anonyme  (G.   Eissler, 
Leipzig,  1921),  8.000  marks  (environ  440  fr.). 


Le  cuivre  existe? 


27.  —  UN  VIEUX  TORERO 

(H.   cuivre,   189  millim.  L.   120) 


Cabinet  des  Estampes,  Paris,  British  Muséum  (épr.  de  Burty)  Kupferstiche  Kabinet,  Berlin,  Cabinet 
des  Estampes,  Budapest,  l'Albertina,  Vienne,  MM.  S.  Gerona,  O.  Gerstenberg. 


VENTES  :  P.  Lefort  (1869),  11  fr.;  Ph.  Burty  (1876),  15  sh.  ;  R.  Marx  (1914),  avec  les  n°s  25, 
de  notre  cat.,  700  fr.  ;  Anonyme  (G.  Eissler,  1921),  env.  350  fr. 


28  et  29 


On  ne  connaît  pas  de  cette  pièce,  cataloguée  par  A.  de  Beruete  sous  le  titre  :  le  Drapé  dans  son 
manteau  (El  Embozodo),  d'épreuves  contemporaines  du  maître;  les  exemplaires  qu'on  en  rencontre  ont 
été  tirés  vers  1859,  Par  'es  s°ins  de  Lumley,  propriétaire  du  cuivre  à  cette  époque,  ainsi  que  des  autres 
cuivres  des  pièces  cataloguées  sous  les  nos  25,  26,  2S,  29,  32  et  yy  de  notre  catalogue. 


Le  cuivre 


sie? 


28.  -    LA  MAJA  TOURNÉE  A  DROITE 

(H.  cuivre,  iSS  millim.   L.    123) 


Bibliothèque  Nationale,  Madrid,  Cabinet  des  Estampes,  Paris,  British  Muséum  (épr.  de  Burty), 
Kupferstiche  Kabinet,  Berlin,  Cabinet  des  Estampes,  Budapest,  l'Albertina,  Vienne,  MM.  S.  Gerona, 
Mce  pereire. 


VENTES  :  P.  Let'ort  (1S69),  5  fr.  ;  Ph.  Burty  (Londres,  1876),  10  sh.  ;  Roger  Marx  (1914),  avec  les  nos  25, 
20.  27  et  29  de  notre  cat.,  700  fr  ;  Anonyme  (G.  Eissler,  Leipzig,  nov.  1921),  12.500  marks 
(environ  700  fr.). 


Le  cuivre  de  cette  pièce  appartenait  à  un  amateur  anglais,  Lumley,  qui  en  fit  tirer  quelques  épreuves 
en  [859. 


Le  cuivre  existe  ? 


29.    -  LA  MAJA  TOURNÉE  A  GAUCHE 

(H.  cuivre,   18S  millim.  L.   123) 


Bibliothèque   Nationale,   Madrid,    British    Muséum   (épr.    de    Burty), 
Cabinet  des  Estampes,  Budapest,  MM.  S.  Gerona,  Mce  Pereire. 


Cupfcr.'tichc   Kabinct,   Berlin 


VENTES  :  P.  Lefort  (1869),  [8  fr.  ;  Ph.  Burty  (1S76),  10  sh.;  R.  Marx  (1914),  avec  les  n-  23,  26,  27  et  28 
de  notre  cat.,  700  fr.  ;  A.  Beurdeley  (1920),  320  fr.  ;  Anonyme  (G.  Eiss'er,  Leipzig,  1921), 
environ  1.300  fr. 


Le  cuivre  de  cette  pièce  appartenait  il  un  amateur  anglais,  Lumley,  qui  en  lit  tirer  quelques  épreuves 
:n   1859. 

Le  cuivre  existe? 


30.  —  AVEUGLE  ASSIS,  CHANTANT 

(H.   165   millim.  L.   105) 


Ier  Etat.     Avant  divers  travaux,  notamment  sui  les  jambes  de  l'aveugle.  L'Etat  reproduit.   De  toute  rareté. 
Kupferstiche  Kabinet,  Berlin  (épreuve  de  F.  Boix),  M.  José  Lazaro,  Madrid. 

2e      —       Avec  l'addition  de  travaux  sur  diverses  parties  de  la  planche,  spécialement  sur  les  jambes  du 
personnage. 

3e       —       Avec  un  astérisque  dans  la  marge  du  bas.  Tirage  du  Peintre-Graveur  Illustré. 


VENTES  :  P.  Lefort  (1869),  7  et  13  fr.  ;  E.  Galichon  (1875),  105  fr.;  Ph.  Burty  (1876),  15  sh.  ;  A.  Lebrun 
(1899),  16  fr.  ;  C.  Bermond  (1912),  épr.  de  Lebrun,  210  fr. 


Le  cuivre  de  l'Aveugle  assis,  chantant,  appartient  à  M.  Edmond  Gosselin,  qui  a  bien  voulu  le  mettre 
gracieusement  à  notre  disposition,  pour  nous  permettre  d'orner  le  présent  ouvrage  d'une  pièce  originale 
de  Goya;  nous  l'en  remercions  ici  bien  vivement. 


31.  —  LE  PRISONNIER  PLOYE  SUR  SA  CHAINE 

(H.  09S  raillim.  L.  073) 


/"  Etat. 


1"  Etat.  Avant  quelques  travaux  dans  le  fond,  avant  quelques  tailles  sur  le' vêtement  contre  le  coude 
gauche  du  prisonnier  et  avant  une  douzaine  de  tailles  horizontales  sur  le  pan  de  son  habit, 
qui  se  détache  alors  en  blanc  sur  le  fond.  Bibliothèque  Nationale,  Madrid,  avec  la  légende 
manuscrite  :  Tan  barbara  la  seguridad  como  el  delito.  Seule  connue.  L'Etat  reproduit. 

2"  —  Avant  la  lettre,  mais  avec  les  travaux  désignés  ci-dessus.  Tirage  postérieur.  Cabinet  des 
Estampes,  Paris. 

5e  —  Avec  la  lettre  :  Galette  des  Beaux-Arts.  —  Imp.  Deldtre.  Paris.  Etat  publié  dans  la  Gazette  des 
Beaux-Arts  (année  1867,  p.  196). 


VENTES  :   P.  Lefort  (1869),  7  fr.  et  9  fr.  ;  Em.  Galichon  (1875),  30  fr.  ;   Anonyme  (G.   Eissler,   Leipzig, 
1921),  environ  55  fr. 


Le  cuivre  existe. 


32.  —  LE  PRISONNIER  TORTURÉ,  DE  FACE 

(H.   105  millim.  L.  076) 


"■"'  :-.=— [ME 


Bibliothèque  Nationale,  Madrid,  épreuve  de  Céan  Bermudez  et  V.  Carderera.  avec  la  légende 
manuscrite  suivante  :  La  seguridad  de  un  reo  no  exige  tormentn  (On  peut  s'assurer  d'un  prisonnier 
sans  qu'il  soit  besoin  de  lui  imposer  des  tortures).  Cabinet  des  Estampes,  Paris,  Bibliothèque  de  l'Uni- 
versité, Paris,  Cabinet  des  Estampes,  Budapest,  l'Albertina,  Vienne,  MM.  S.   Gerona,   O.   Gerstenbero-. 


VENTES  :   P.  Lefort  (1869),    12  fr.  ;   Ph.   Burty   (1S76).   1    £   1   sh.;   R.  Marx  (1914),  avec 
4  =  0  fr.  (G.  Eissler  Leipzig,  1921),  environ  380  IV. 


le   n°    suivant. 


cuivre  existe  ? 


33.  —  LE  PRISONNIER  TORTURÉ,  DE  PROFIL 

(H.   109  millim.   L.  074) 


Etat.  Avant  les  travaux  dans  la  partie  ombrée  du  vêtement,  sur  les  pieds  du  prisonnier  et  sur  le 
terrain.  Bibliothèque  Nationale,  Madrid  (épreuve  de  Céan  Bermudez  et  Carderera),  avec  la 
légende  manuscrite  suivante:  Si  es  deliquente  que  muera  presto?  (Que  ne  l'exécute-t-on 
tout  de  suite  s'il  est  coupable ?) 

—  Avec  les  additions  signalées  ci-dessus.  L'État  reproduit.  Cabinet  des  Estampes,  Paris,  Biblio- 
thèque de  l'Université,  Paris,  British  Muséum,  Kupferstiche  Kabinet,  Berlin.  Cabinet  des 
Estampes,  Budapest,  l'Albertina,  Vienne,  MM.  S.  Gerona,  O.  Gerstenberg. 


VENTES  :  P.  Lefort  (1869),  6  fr.  ;  Ph.  Burty  (1876),   1   £  7  sh.  ;  Roger  Marx  (1914),  avec  le  n"  précédent, 
420  fr.  ;  Anonyme  (G.  Eissler,  Leipzig,   1921),  9.500  marks  (env.  500  fr.). 


Le  cuivre  existe? 


34.  —  LA  PRISONNIERE 

(H.   185  millim.  L.   125) 


Aqua-tinte. 


Bibliothèque  Nationale,  Madrid.  Seul  exemplaire  connu. 


Cette  pièce  citée  par  J.  Hofmann,  mais  restée  inconnue  à  P.  Lefort,  et  regardée  à  tort,  selon  A.  de 
Beruete,  comme  planche  inédite  des  Caprices,  a  été  reproduite  dans  Goya's  Seltene  Radierungen...  de  V.  von 
Loga,  puis  dans  le  Goya  grabador,  de  A.  de  Beruete. 


Cuivre  détruit. 


■và*3=-  ■ 


Le  Musée  du  Prado  possède  le  dessin  préparatoire  à   l'encre  de  Chine  pour  cette  planche;   nous   en 
donnons  ci-dessus  un  fac-similé  réduit. 


35.  —  LE  COLOSSE 

(H.   287  millim.   L.  208) 


Bibliothèque  Nationale,  Madrid  (épr.  de  Carderera),  Cabinet  des  Estampes,  Paris(épr.  de  P.  Lefort), 
Kupferstiche  Kabinet,  Berlin  (épr.  de  C.  Ferriz). 


Cette  rarissime  estampe  est  reproduite  dans  Goya's  Seltene  Radierungen. 
le  Goya  grabador,  de  A.  de  Beruete. 


de  V.  von  Loga,  puis  dai 


Au  verso  de  l'exemplaire  conservé  au  Cabinet  des  Estampes,  de  Paris,  on  lit  l'inscription  manu- 
scrite suivante  :  Por  Goya,  despues  de  tiradas  3  preubas  se  rompib  la  lamina.  (De  Goya,  le  cuivre  s'est 
brisé  après  le  tirage  de  la  3e  épreuve).  Ce  sont  celles  que  nous  signalons  ci-avant. 


L'exemplaire  du  COLOSSE,  de  la  Bibliothèque  Nationale,  provient  de  la  vente  Paul  Lefort  (  1 86<j)  où 
il  fut  adjugé  38  francs;  celui  du  Cabinet  des  Estampes  de  Berlin,  qui  appartenait  au  peintre  Cristobal 
Ferriz,  a  été  payé  2.000  marks  en  1906. 


D.  V.  Cardeiera  dans  la  Galette  des  Beaux-Arts  (n°  de  sept.  1863)  qualifie  le  Colosse  ou  Prométhée 
«  de  véritable  tour  de  force,  autant  par  la  fécondité  de  l'imagination  que  par  l'audace  du  procédé  :  Goya 
commença  par  noircir  son  cuivre  avec  l'acide  nitrique;  puis,  une  fois  attaqué,  il  fit,  plan  par  plan,  sortir 
le  dessin  qu'il  méditait  en  retirant  les  lumières,  puis  les  demi-teintes.  » 


Le  Colosse  de  Goya  a  servi  de  motif  à  une  affiche,  apposée  sur  les  murs  de  Nuremberg,  vers  1910, 
pour  servir  de  réclame  à  un  produit  Simson. 


A.  de  Beruete  ne  croit  pas  qu'il  faille  voir  dans  cette  imposante  et  singulière   figure  du  Colosse  ni 
l'Humanité,  encore  moins  Napoléon  que  Prométhée. 


Cuivre  détruit- 


36.  —  ECUSSON  DE  L'ORDRE  MILITAIRE  DE  CALATRAVA 
(OU  DALCANTARA) 

(L.  060  millim.   H.  045) 


ff^*/.**//» 


IPV 


Bibliothèque  Nationale,  Madrid.  Seul  exemplaire  connu. 


37.  —  LE  CLYSTÈRE 

(L.   192   millim.  H.   152) 


(Vers  1795). 


Aqua-tinte.  t- 

British  Muséum.  Seule  épreuve  connue  jusqu'à  ce  jour. 


M.  Campbell  Dodgson,  conservateur  du  Print  Room  (British  Muséum),  nous  écrivait,  à  la  date  du 
9  août  1920,  à  propos  de  cette  pièce  :  ...  je  vous  signalerai  ...  une  pièce  unique  qui  manque  dans  tous  les 
catalogues  et  que  j'ai  trouvée  ici,  il  y  a  plusieurs  années,  oubliée  dans  une  collection  de  «  pièces  libres  * 

dont  je  l'ai  retirée  pour  l'ajouter  à  l'oeuvre  de  Goya Je  l'ai  publiée  dans  :  Archiv  fur  Kunstgeschicht  (E. 

A.  Seeman,  Leipzig,  19 13),  avec  un  commentaire. 


LES  CAPRICES 

SUITE    DE    QUATRE-VINGTS    PIÈCES 
l,N'«  38  à  117) 


Il  existe,  à  notre  connaissance,  neuf  tirages  au  moins  de  la  célèbre  série  des  Caprices  de  Goya;  l'on 
sait  que  72  des  planches  de  cette  suite  de  80  pièces,  gravées  entre  les  années  1793  et  1798,  virent  le  jour' 
en  1796  et  1797  au  prix  de  288  reaulx;  c'est  assurément  à  cette  première  tentative  de  tirage  restreint 
qu'appartiennent  les  fort  rares  épreuves  contenant,  pour  un  petit  nombre  de  pièces  seulement  d'ailleurs, 
des  fautes  dans  les  légendes  ou  inscriptions,  alors  que  quelques  autres  planches  se  font  reconnaître  par 
des  accents,  des  points  d'interrogation  ou  d'exclamation  oubliés  et  rétablis  dans  la  suite;  fautes  ou  omis- 
sions qui  n'ont  été  signalées  jusqu'à  ce  jour  par  aucun  des  historiographes  de  Goya(i),  de  Lefortà  A.  de 
Beruete,  et  que  nous  avons  constatées  sur  un  exemplaire  exceptionnel  appartenant  a  M.  Marcel  Guérin. 
Puis,  la  série  complétée  fut  publiée  ouvertement,  une  première  fois  en  1799,  et  non  en  1803  comme 
l'ont  établi  Lefort  et  Hofmann,  ainsi  qu'il  en  appert  d'une  annonce  parue  dans  le  Diario  (Journal), 
de  Madrid,  11"  du  mercredi  6  février  1799,  annonce  dont  nous  donnons  ci-après,  à  la  fois,  le  fac-similé  et 
une  traduction  aussi  exacte  que  possible(2).  A.  de  Beruete  pense  que  si  la  rédaction  de  cette  annonce  n'est 
pas  due  à  Goya  lui-même,  il  en  fut  tout  au  moins  l'inspirateur,  et  qu'on  peut  l'attribuer  en  tous  cas  avec 
quelque  vraisemblance  à  son  ami  Céan  Bermudez  : 

Collection  d'estampes  à  sujets  de  caprices,  inventés  et  graves  à  l'eau-forte,  par  Don  Francisco 
Goya.  L'auteur,  persuadé  que  la  critique  des  erreurs  et  vices  humains  (quoique  cela  semble  relever  de 
l'éloquence  et  de  la  poésie)  peut  être  aussi  l'objet  de  la  peinture,  a  choisi  comme  sujets  propres  pour  son 
œuvre,  entre  les  multiples  extravagances  et  erreurs  qui  sont  communes  dans  toute  société  civile,  et  entre 
les  préoccupations  et  embûches  vulgaires,  autorisées  par  l'habitude,  l'ignorance  ou  l'intérêt,  ceux  qu'il  a 
cru  aptes  à  fournir  matière  au  ridicule,  et  exercer  en  même  temps  la  fantaisie  de  l'artifice. 

Comme  la  majeure  partie  des  objets  qui  sont  représentés  dans  cette  œuvre  sont  du  domaine  de 
l'idéal,  il  ne  serait  pas  téméraire  de  croire  que  ses  défauts  trouveront,  peut-être,  maintes  excuses  parmi 
les  intelligents  :  considérant  que  l'auteur  n'a  pas  suivi  l'exemple  de  quiconque,  ni  pu  copier  non  plus  la 
nature.  Et  si  imiter  celle-ci  est  si  difficile,  combien  admirable  quand  on  y  parvient  ;  celui  qui  se  sera 
séparé  entièrement  d'elle,  aura  certes  mérité  quelque  estime,  d'avoir  tenté  d'exposer  à  la  vue,  des  formes  et 
attitudes  qui  ont  seulement  existé  jusqu'à  présent  dans  l'imagination  humaine,  obscurcie  et  confuse  par 
le  manque  de  culture  ou  altérée  par  le  déchaînement  des  passions. 

Ce  serait  supposer  trop  d'ignorance  dans  les  beaux-arts  d'avertir  le  public  que,  dans  aucune  des 
compositions  qui  forment  cette  collection,  l'auteur  ne  s'est  proposé  que  de  ridiculiser  les  défauts  particu- 
liers aux  uns  et  aux  autres;  que  ce  serait  en  vérité,  trop  restreindre  les  limites  du  talent  et  diminuer  les 
moyens  dont  se  servent  les  arts  d'imitation  pour  produire  des  œuvres  parfaites. 

La  peinture  (comme  la  poésie)  choisit  dans  l'universel  ce  qu'elle  juge  plus  propre  à  ses  fins  ;  réunit 
en  un  seul  personnage  fantastique,  circonstances  et  caractères  que  la  nature  présente  répartit  en  plu- 
sieurs, et  de  cette  combinaison,  ingénieusement  disposée,  il  résulte  une  heureuse  imitation,  par  laquelle 
elle  acquiert  par  un  bon  artifice  le  titre  d'inventeur  et  non  de  copiste  servile. 

Se  vend  en  la  rue  des  Désenchantements,  au  magasin  de  parfums  et  liqueurs,  payant  pour  cette 
collection  de  80  estampes  320  reaulx. 

(1)  Sauf  cependant  pour  les  planches  3  et  4  dont  les  différences  sont  mentionnées  dans  le  Kunst  und  Kunst- 
handwerk  ^1907),  sous  la  signature  de  Friedrich  Dôrnhdffer. 

(2)  Nous  devons  à  l'obligeance  de  M.  José  Lazaro,  de  Madrid,  de  pouvoir  donner  le  fac-similé  de  ce  numéro 
du  Diario  de  Madrid. 

I 

! 


Nom.  37 


149 


DIARIO   DE   MADRID 

DEL  MIERCOLES  6  DE  FEBRERO  DE  179?. 
Santa   Porotca  Virgin.  —  Q.    H.  en  la   Iglesia  de  Sun   Felipe  Nerî. 


•  •'                         ■■ 

Observacio.   meteorolog.  de  ayer. 

Afecciones  astronomicas  de   boy. 

Ej>3cas. 

7  de  la  m. 

1 3  del  d. 

S  delà  t. 

Termom. 

Baromitro. 

2SP--P1. 

2  S  p.  8M. 
35p.  Ï%L 

Atmasfera.  ,1  El  jodelaLuna.  Saie 

3   s.  0. 

It  s-  o- 

3  s.  0. 

0.  y   Nub.  1  de  lam.  y seponeâ  las 
O.  y  Nub.  1  $  y  un  m.    delà  tarde 
0.  y  Nub.  | 

r. ,                                 1                                          ,                   ■ ,' 

m^oleccîoq  de  estampas  de  asuntos  taprichosos  ,  inrenradas  y  graba- 
das  al  agua  fuerte ,  por  Don  Francisco  Goya.  Pcrsuadido  el  autor  de 
que  la  censura  de  los  errores  y  vicios  huuiaaos  (auuque  parece  pecu- 
Iiar  de  la  eloqiïcncia  y  la  pocsia)  puede  cambisu  ser  objeto  de  la  pi:i- 
tura:  ha  escogido  coino  asuntos  proporcionados  para  su  obra ,  entre  la 
multitud  de  exiravagancias  y  dcsaciertos  que  son  coin  unes  en  toda  so- 
ciedad  civil  ,  y  entre  las  preocupaciones  y  eanbustes  vulgares  ,  autori- 
zados  por  la  cosiumbrc  ,  la  îgiiorancia  6  cl  ii.tcrcs ,  aqucllos  que  ha 
creido  nias  aptos  a  sabministrar  matena  para  el  rtdicuio ,  y  exercUar 
al  rnisino   tieuipo   la   fantasia  de!   artifice. 

Coino  la  mayor  parte  de  los  objjtos  que  en  esta  obra  se  represen- 
can  sou  idéales,  00  sera  temcridad  créer  que  sus  dd'e.tos  hallaràn,  tal 
vez  ,  uiucha  disculpa  entre  los  inteligeuies:  considerando  que  el  autor, 
ni  ha  seguido  los  exe.nplos  de  otro  ,  ni  ha  podido  copi.ir  tau  poco  de 
la  naturaleta.  Y  si  cl  laiiurla  es  tan  dificil ,  co  no  admirable  quandp 
se  logra  ;  no  dexard  de  merecer  alguna  estimacion  cl  que  apiinaudose 
oitcraincnte  de  ella  ,  ha  tenido  que  exponer  â  los  ojos  formas  y  acti- 
tudes  que  solo  han  existido  hasta  anora  en  la  ineiite  huaiaua ,  obscure- 
ocU  y  confina  por  la  faita  de  ilustraaou  o  acalorada  cou  el  desenfre- 
00  de  las   pasiones. 

Séria  suponcr  demasiada  igaorancia  en  las  bellas  artes  el-sxdvertir 
al  pûblico ,  que  en  naiguna  de  las  composicioucs  que  tbruian  esta 
cukvcion  se  lia  propuesto  el  autor,  para  ridiculizar  los  defectos  partt- 
CuLires  â  uno  û  otro  ludiyiduo:  que  séria  eu  verdad,  estrecliar  dena- 
stado  los  limucs  al  talewto  y  equivocar  les  mcdios  de.  que  se.  Y*hu\  las 
orcc  de    uniucion   para  producir   obras-  perfora*. 

'S0  . 

La  pintura  (  como  la  poesia)   escoge  en  lo  universal  lo  que  juzga 

fcias  â  proposito    para  sus  fines:    reuae  en  un  solo   perso. îage   fantastico, 

circuasv.iucias  y   caractères  que  la  naturaleza  présenta  repanidos  en  mu- 

chos,   y  de  esta  convinacion,    ingeaiosamente  disput.su,    résulta  aquella 

feliî   iinitacion ,   por  la,  quai   adquiere.  un  b.uea  artifice  el  titulo  de  in- 

ventor  y   no.  de    copiante  serviL 

Se  vende  en  la  calle  del  Dcsengano  n.    r    tienda  de  perfumes  y  li- 

cores ,   pagando  por   cada    coleccion.de  â  80   estampas    320  rs.  vu. 


La  seconde  édition  (première  de  Lefort  et  d'Hofmann)  parut  peu  après,  en  1803  ;  elle  vaut,  comme 
intérêt,  l'édition  annoncée  en  1799  dans  le  Diario,  et  avec  laquelle  on  la  confond  :  les  deux  éditions 
sont  similaires  quant  à  la  beauté  des  épreuves  et  le  soin  apporté  au  tirage  d'un  ton  légèrement 
rougeâtre  et  chaud,  exécuté  sous  les  yeux  du  maitre,  sur  beau  papier  à  vergeures  e(  pontuseaux,  sans 
filigrane.  Les  planches  sont  alors  dans  toute  leur  beauté  et  dans  tout  leur  éclat. 

Craignant  les  rigueurs  possibles  de  l'autorité,  en  raison  des  allusions  plus  ou  moins  transparentes 
de  ses  œuvres,  qui  visaient,  comme  dans  les  Caprices  notamment,  à  la  fois  le  pouvoir,  la  noblesse  et  le 
clergé,  Goya  se  payant  d'audace,  offrit  la  propriété  des  80  cuivres  au  roi  Charles  IV,  par  l'entremise  du 
ministre  Miguel  Cajetano  Solar,  et  avec  l'appui  de  D.  Manuel  Godoy  qui,  bien  que  souvent  pris  à  partie 
dans  ces  Caprices,  vint  cependant  en  aide  à  l'artiste  dans  cette  circonstance  délicate.  Nous  donnons, 
ci-après,  la  traduction  d'une  lettre  (en  langue  espagnole)  adressée  à  cet  effet  par  Goya,  à  la  date  du 
7  juillet  1803,  et  transcrite  par  A.  de  Beruete,  dans  son  Goya  grabador  : 

Excmo  Sr  L'œuvre  de  mes  caprices  se  compose  de  80  dessins  graves  à  l'eau-forte  de  ma  main. 

Il  ne  s'est  vendu  au  public  que  deux  jours  à  une  once  d'or  chaque  livre;  Il  fut  expédié  27  livres. 
Lss  planches  peuvent  tirer  5  à  6.000  livres. 

Ce  sont  les  étrangers  qui  les  désirent  le  plus,  et  de  crainte  qu'ils  ne  retombent  entre  leurs  mains 
après  ma  mort  je  désire  en  faire  cadeau  au  Roi  mon  Seigneur  pour  sa  chalcographie. 

Je  ne  demande  à  S.  M.  qu'une  récompense  à  mon  fils  Francisco  Javier  de  Goya  pour  qu'il  puisse 
voyager;  car  il  en  a  le  goût  et  les  dispositions  pour  en  profiter.  Si  V.  E.  trouve  bon  de  présenter  cela  à 
S.  M.  je  lui  serai  extrêmement  reconnaissant. 

Dieu  garde  à  V.  E.  beaucoup  d'années.  Madrid  y  de  juillet  1803. 

Excmo  Sr. 

Je  baise  les  mains  de  V.  E.  votre  serviteur  dévoué. 

Francisco  de  Gova. 

Une  pension  de  douze  mille  réaux  accordée  au  fils  du  maître  fut  le  prix  de  cette  cession,  qui 
comportait,  outre  les  80  cuivres,  240  exemplaires  précédemment  tirés. 

Une  troisième  édition  (2e  de  Lefort  et  d'Hofmann)  des  Caprices  fut  faite,  peu  de  temps  après,  en 
1S06-1807,  sous  la  direction  du  graveur  au  burin,  Rafaël  Estève  (1),  pour  le  compte  alors  de  la  Chalcographie 
Royale;  les  épreuves  de  cette  nouvelle  édition,  encore  très  belles,  bien  que  moins  brillantes,  sont  tirées 
à  l'encre  noire,  sur  papier  vergé  assez  semblable  à  celui  des  éditions  précédentes.  Les  cuivres  ne  sont  pas 
encore  biseautés. 

Il  nous  a  été  montré  des  épreuves  tirées  sur  papier  épais  à  gros  grain  comme  appartenant  à  une 
édition  de  1820  environ  ;  des  renseignements  contradictoires  nous  ont  fait  examiner  avec  un  soin  particu- 
lier ces  épreuves,  qui  appartiennent  bien  à  un  tirage  antérieur  à  celui  de  1856,  ces  épreuves  étant  tirées 
sur  les  cuivres  non  encore  biseautés,  alors  que  ceux-ci  le  sont  à  dater  de  l'édition  de  1856. 

En  1856,  il  fut  procédé  à  un  cinquième  tirage  des  Caprices,  sur  vélin;  les  cuivres,  alors  biseautés, 
sont  un  peu  fatigués  et  petit  à  petit,  dans  les  éditions  qui  suivent,  une  partie  des  valeurs  déterminées  par 
l'aqua-tinte  disparaît.  Une  sixième  édition  fut  ensuite  publiée  avec  ce  titre  : 

CAPRICHOS  DE  GOYA 


COLECCION   DE    OCHENTA   ESTAMPAS 

GRABADAS    AL    AGUA    FUERTE    CON    AGUADAS    DE    RESINA 

POR   EL   MISMO 


MADRID 


CALCOGRAFIA   NACIONAL 

ESTABLECIDA    EN    LA    CASA    DE    LA    REAL    ACADEMIA    DE    SAN    FERNANDO 

Calle  de  Alcali,  num   11,  entre  suelo,  derecha. 


1868 

Signalons  ensuite  la  septième  édition  —  vers  i875-?88o  —  et  la  huitièr.e  (année  1892).  Enfin  un 
neuvième  tirage  a  été  assez  récemment  effectué  (1919),  par  les  soins  de  M.  Sanchez  Gerona,  Directeur 
de  la  Chalcographie  de  Madrid,  sur  papier  imitant  le  vergé  ancien,  et  offrant  en  filigrane  la  tête  de  Goia 
coiffé  d'une  casquette. 

(1)  Goya  a  peint  un  porirjit  de  ce  graveur,  conservé  au  Musée  de  Vulence. 


Nous  avons  pris  soin  d'indiquer,  à  plusieurs  planches  des  Caprices,  les  notes  de  Lefort  faisant 
allusion  à  certains  personnages  historiques;  nous  devons  ajouter  que  A.  de  Beruete  ne  croit  à  aucune 
allusion  personnelle  dans  ces  planches,  mais  au  contraire  à  une  satire  sur  les  diverses  classes  de  la  société, 
et  que  ces  œuvres  seront  d'autant  plus  d'une  éternelle  actualité  que  leur  conception  est  d'ordre  général  et 
humain,  et  non  pas  de  tendances  individualistes. 

Enfin,  nous  avons  cru  nécessaire  de  donner  une  place  dans  notre  catalogue,  en  dehors  des  planches 
de  Goya,  à  la  reproduction  d'une  petite  partie  des  dessins  conçus  en  vue  des  Caprices  et  qui  sont  conservés 
au  Musée  du  Prado. 


A.  de  Beruete  fait  mention  dans  son  Goya  grabador,  page  35,  d'une  falsification  de  la  I"  édition  des 
72  planches  des  Caprices,  précédée  de  ce  titre  :  «  Caprichos  Inventados  y  Grabados  al  agua  fuerte  por 
Francisco  Gova  y  Lucientes  72  agua  fuertes.  Publicala  la  Real  Academia  de  Noble  Artes  de  San  Fernando. 
Madrid  1799.  » 


Des  exemplaires  de  1"'  et  1"  tirages  des  Caprices  sont  conservés  au  Cabinet  des  Estampes,  de  Paris, 
à  la  Bibliothèque  de  l'Université  (Paris),  à  la  Bibliothèque  Nationale  de  Madrid,  à  la  Kunsthalle  de 
Brème,  à  la  Bibliothèque  publique  de  New-York,  à  l'Albertina,  ex-Bibliothèque  Impériale  de  Vienne  (exem- 
plaire renfermant  quelques  états),  etc.,  puis  dans  les  collections  de  MM.  Henri  Beraldi,  G.  Charbonneaux, 
S.  Gerona  (exemplaire  accompagné  de  notes  et  précédé  d'une  notice),  Marcel  Guérin  (exemplaire  excep- 
tionnel avant  les  corrections  dans  les  légendes,  provenant  de  la  Css''  del  Campo  de  Alage),  Maurice 
Pereire  (exemplaire  dans  un  cartonnage  de  l'époque,  avec  les  planches  coloriées  ou  plutôt  enluminées,  et 
auquel  est  joint  une  notice  manuscrite  de  légendes  explicatives  avec  variantes),  Oskar  Reinhart;  du  y 
tirage,  chez  M.  Fix-Masseau. 


Des  exemplaires  du  tirage  de  1856  nous  ont  été  signalés  à  la  Kunsthalle  de  Hambourg,  à  la  Biblio- 
thèque publique  de  New-York. 

On  trouve  des  exemplaires  de  l'édition  de  1 86S   au  Victoria  and  Albert  Muséum,  Londres,  au  Musée 
des  Beaux-Arts,  Copenhague. 


VENTES  :  His  de  la  Salle  (1856),  1"  tirage,  141  fr.  ;  Alph.  Hirsch  (Londres,  1875),  i"  tirage,  £  13-15  sh.; 
E.  Lessorre  (1889),  1"  tirage,  400  fr.  ;  H.  Destailleur  (1895),  Ier  tirage,  2  dessins  ajoutés,  440  fr.  ; 
Mohrmann  (1907),  2e  tirage,  1.137  fr.  ;  Anonyme,  21  février  1911,  i"  tirage,  1.305  fr.  ;  Roger 
Marx  (1914),  4e  tirage  (1S68),  230  fr.  ;  L.  L.,  1 9 1 9  (Leroy-Latteux),  1"  tirage,  2.305  fr.  ;  H.  G. 
(oc t.  19 19),  avec  un  dessin  attribué  ajouté,  2. 150  fr.  ;  Alf.  Beurdeley  (1920),  1"'  tirage,  6.100  fr.; 
Anonyme   (G.   Eissler,   Leipzig,  1921),   1"  tirage,  environ  7.800  fr. 


38.  —  GOYA,  PAR  LUI-MÊME 

(H.   137  millim.  L.   1 13) 


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'V?    VA? 


v^v,? 


Planche  1    des  Caprices. 


i,r  Etat.     Avant  la  lettre  et  avant  :  P.  1.  De  toute  rareté.  Bibliothèque  Nationale,  Madrid.   État  reproduit 
en  frontispice. 


2°  Avec  la  lettre.  On  lit  dans  la  marge  du  bas  :  Franco  Goya  y  Lucientes  Pintor,  et  en  H.  à  D.  : 

P.  1,  mais   avant  la  virgule  après    le  mot  :    Lucientes,   et  avant  l'allongement  de  la  lettre  r 
finale.  Fort  rare.  Collection  de  M.  Marcel  Guérin. 


3°  Etat.      Avec  une  virgule  à  la  suite  du  mot  :  Lucientes,  et  la  lettre  r  finale  de  l'inscription  est  allongée. 
Le  cuivre  n'est  pas  biseauté.  L'État  reproduit. 

4°  Avec  un  fort  biseau.  (Tirages  postérieurs,  à  dater  de  1856).  Le  cuivre  présente  de  fortes  usures 

dans  les  dernières  éditions.  Avec  des  retouches  très  postérieures  sur  les  bords  de  la  coiffure. 


VENTE  :  Anonyme,  20  février  1906,  3e  état,  70  fr.;   Anonyme,  28  octobre  1022  (3e  tirage),    155  fr. 


Il  est  fait  mention,  dans  le  Lefort  comme  dans  le  Beruete,  d'un  état  de  Goya  par  lui-même,  avec  : 
P.  1,  effacé.  Cet  état  n'existe  pas,  a  proprement  parler.  Les  épreuves  les  plus  récentes  de  cette  planche, 
tirées  par  la  Chalcographie  de  Madrid,  portent  en  effet  toujours  l'indication  en  H.  à  D.  :  P.  j.  Nous 
supposons  donc  qu'il  s'agit,  quand  les  exemplaires  ne  portent  pas  de  n°,  d'épreuves  pour  lesquelles  le 
n°  n'a  pas  été  encré,  afin  de  permettre  de  les  vendre  indépendamment  de  la  série,  comme  portrait  de 
Goya. 


Le  portrait  de  Goya  par  lui-même  a  été  copié  par  M.  Segui.  On  lit  sous  le  T.  C.  à  G.  :  GOYA 
INVEN.,  à  D.  :  M.  SEGUI  G',  puis  en  marge  :  FRANCISCO  GOYA  Y  LUCIENTES.  Pintor  de 
Camara. 

Cette  copie  fait  partie  du  recueil  suivant  publié  d'abord  à  Barcelone  en  1887,  puis  à  Paris  en  1888, 
par  Boussod  et  Valadon  :  LES  EAUX-FORTES  DE  FRANCISCO  GOYA.  LES  CAPRICHOS  GRA- 
VURES FAC-SIMILE  DE  M.  SEGUI  Y  RIERA  —  NOTICE  BIOGRAPHIQUE  ET  ÉTUDE 
CRITIQUE  A  CCOMPAGNÊES  DE  PIÈCES  JUSTIFICA  TIVES  PAR  ANTOINE  DE  NAIT. 

Les  copies  de  Segui  portent  les  légendes  en  majuscules  blanches. 


Le  cuivre  existe  (Chalcographie  de   Madrid). 


39.  —  EL  SI  PRONUNCIAN  Y  LA  MANO  ALARGAN  AL 

PRIMERO  QUE  LLEGA 

(ELLES  PRONONCENT  LE  OUI  ET  TENDENT  LA  MAIN  AU 

PREMIER  QUI  SE  PRÉSENTE) 

(H.    1S1   millim.  L.   123) 


C ' --7 //?sy ?■/■?-£?•£> gîte  Z&^tZ, . 


z"  Etat. 


Planche  2  des  Caprices. 


1"  Etat.     Avant  la  lettre  et  avant  le  n°.  De  toute  rareté. 

2"       —       Avec  la  lettre  et  le  n°  2,  mais  avant  que  le  cuivre  n'ait  été  biseauté.  L'Etat  reproduit. 
3e      —       Le    cuivre    est    biseauté,    le    ton    d'aqua-tinte   sur    la    robe   de   la  jeune   femme    est    affaibli. 
(Tirages  postérieurs,  à  dater  de  1856). 


«  Exemple  de  la  facilité  avec  laquelle  certaines  femmes  se  laissent  épouser  dans  l'espérance  de  trou- 
«  ver  une  plus  grande  liberté  dans  l'état  de  mariage.  »  (Manuscrit  de  Goya.) 


Le  cuivre  existe  (Chalcographie  de  Madrid). 


40.  —  QUE  VIENE  EL  COCO  (VOILA  LE  CROQUEMITA1NE) 


(H.   193   millim.   L.    137) 


^^  &ia,    oi^u  '  &t  &'0* r**«^*&*- 


Planche  3  des  Caprices. 


i«  Etat.     Avant  la  lettre  et  avant  :  P.  3.  De  tonte  rareté.  L'Etat  reproduit.  Bibliothèque  Nationale   Madrid 
Cabinet  des  Estampes,  Pans,  British  Muséum  (épr.  de  Burtv). 

Avec  la  _  lettre.  On  lit  :  Que  bien,  cl  coco,  et  :  P.  3.  Fort  rare.    L'AlberUna,  Vienne,   M.   Marcel 
fjuenn. 

Avec  la  correction  dans  la  légende.  On  lit  :  mené  au  lieu  de  Mené.  Sans  autre  différence. 


VENTE  :  Ph.  Burty  (Londres,  1876),  1"  état,  iS  sh. 


Cette  pièce,  dont   le  dessin  préparatoire   à  la  sanguine,  reproduit  ci-dessus,   est  conservé   nu   Musée 
du  Prado,  a  été  copiée  en   1S19  par  Eugène  Delacroix  (voir  le  t.  III  du  Peintre-Graveur  Illustré). 


«  Funeite  abus  de  la  première  éducation  d'avoir   fait  qu'un  enfant    ait  plus    peur  de    Croquemitaine 
que  de  son   propre  père  et  de  l'amener  à   craindre  ce  qui  n'existe  pas.  ->  (Manuscrit  de  Goya.) 


Le  cuivre  existe  (Chalcographie  de  Madrid.) 


41.  —  EL  DE  LA  ROLLONA  (LE  VIEIL  ENFANT  GATE) 

(H.    183   millim.  L.   129) 


/•'■  Etat. 


Jfaf  $J!/Jr  Jœ*^ 


Planche  4  des  Caprices. 


Ier  Etat.     Avant  la  lettre  et  avant  le  11°.  De  toute  rareté.  Cabinet  des  Estampes,  Paris,  avec  une  légende 
manuscrite  différente.  L'État  reproduit. 

2e  Avec  la  lettre  :  El  de  la  royona  (sic)  et  le  n"4.  Fort  rare.  L'Albertina,  Vienne,  M.  Marcel  Guéiin. 

3e  L2  mot  :  royona  est  corrigé  et  se  lit  :  rollona.  Le  cuivre  n'est  pas  biseauté. 

4e  Avec  les  biseaux  du  cuivre.  (Tirages  postérieurs,  à  dater  d3  1856.) 


«  Au  demeurant,   cette  planche  laisse  assez  clairement  transparaître   que  Goya   y  avait  en  vue  la 
«  royauté  qui,  sous  Charles  IV,  ne  savait  guère  se  passer  de  lisières.  *  (P.  Lefort,  Goya.) 


Le  dessin  préparatoire  à  la  sanguine  pour  cette  planche  est  conservé  au  Musée  du  Prado. 


Le  cuivre  existe  (Chalcographie  de  Madrid). 


42.  —  TAL  PARA  QUAL  (QUI  SE  RESSEMBLE  SASSEMBLE) 

(H.   175  millim.  L.   114) 


Planche  5   des  Caprices. 


1"  Etat.     Avant  la  lettre  et  avant  le  n°.  De  toute  rareté. 

a"      —       Avec  la  lettre  et  le  n°  5,  mais  avant  que  le  cuivre  n'ait  été  biseauté. 

3"      —       Le  cuivre  est  biseauté  sur  les  bords  latéraux.  (Tirages  postérieurs,  à  dater  de  1856.) 


«  La  reine  Marie-Louise  et  le  prince  de  la  Paix,  alors  simple  garde  royal,  se  rencontrant  à  un 
«  rendez-vous  habituel,  au  temps  où  les  lavandières  de  Manzanarès,  qui  les  voyaient,  se  moquaient  d'eux  », 
telle  est  l'explication  du  second  manuscrit  attribué  à  Goya.  (P.  Lefort.) 


Celte  pièce,  dont  le  dessin  préparatoire  à  l'encre  de  Chine,  que  nous  reproduisons,  est  conservé  au 
Musée  du  Prado,  a  été  reproduite  dans  :  Les  Grands  Peintres-Graveurs  depuis  Rembrandt  jusqu'à  Whistler, 
Studio  (hiver  1913-1914). 


«  On  a  bien  souvent  mis  en  discussion  si  les  hommes  valaient  moins  que  les  femmes,  et  réciproque- 
«  ment.  Les  vices  des  uns  et  des  autres  proviennent  de  la  mauvaise  éducation  :  là  où  les  hommes  sont 
«   pervers,  les  lemmes  seront  perverses.  »  (Manuscrit  de  Goya.) 


Le  cuivre  existe  (Chalcographie  de  Madrid). 


43.  —  NADIE  SE  CONOCE  (PERSONNE  NE  SE  CONNAIT) 


(H.  190  millim.  L.    121) 


<&?    c/e     Cé?M.6>C£ 


Planche  6  des  Caprices. 


l"  Etat.      Celui   reproduit.    Le  cuivre  n'est  pas  biseauté. 

2e      —       Les  clairs  de  la  robe  de  la  femme  masquée  sont  légèrement  teintés  d'aqua-tinte  et  le  cuivre  est 
biseauté.  (Tirages  postérieurs,  à  dater  de  1856.) 


Le  dessin  préparatoire   à  la  sanguine  pour  cette  planche  est  conservé  au  Musée  du  Prado. 


Le  cuivre  existe  (Chalcographie  de  Madrid), 


44.  —  NI  ASI  LA  DISTINGUE 
(MÊME  EN  LA  REGARDANT  AINSI  IL  NE  LA  DISTINGUE  PAS) 

(H.    178  milliin.   L.   114) 


V 


'■&LC4V9 


Planche   7  des  Caprices. 


ier  Etat.     Avant  la  lettre  et  avant  le  n°.   De  toute  rareté.  L'Etat  reproduit.   Cabinet  des  Estampes,   Paris, 
épreuve  avec  une  légende  manuscrite  différente. 

2*  Avec  la  lettre  :  Ni  asila  distingue,  et  avec  le  11°  7,  mais  avant  les  biseaux. 

y      —       Le  cuivre  est  biseauté.  (Tirages  postérieurs,  à  dater  de  iS^ô.) 


Le  Musée  du  Prado  possède  deux  dessins  préparatoires  pour  cette  planche;  la  composition,  dans 
l'une  d'elles,  comporte  dans  le  fond  plusieurs  personnages  ne  figurant  plus  dans  l'œuvre  gravée  (reproduit 
dans  le  Goya,  de  V.  von  Loga). 


Le  cuivre  existe  (Chalcographie  de  Madrid), 


45.  —  QUE  SE  LA  LLEVARON  !  (ET  ILS  L'ENLEVERENT) 

(H.   1S6  millira.  L.   1I7) 


K^J 


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Planche  S  des  Caprices. 


1"  Etat.     Avant  la  lettre  et   avant   le   n°.   De   toute   rareté.   L'État  reproduit.  Cabinet  des   Estampes,  Paris. 

2e       —       Avec  la  lettre  :  Que  se  la  llevaron,  et  le  n°  8,  mais  avant  le  point  d'exclamation  à  la  suite  de  la 
légende.  Fort  rare.  Collection  de  M.  Marcel  Guérin. 

3e       —       Avec  un  point  d'exclamation,  à  la  suite  du  mot  :  llevaron!  mais  avant  les  biseaux. 

4"      —       Le  cuivre  est  biseauté.  (Tirages  postérieurs,  à  dater  de  1856.) 


Il  existe   un   dessin  préparatoire  à  la   sanguine  pour  cette  planche  conservé  au  Musée  du  Prado;  nous 
en  donnons  ci-dessus  un  fac-similé  légèrement  réduit. 


■s  La  femme  qui  ne  sait  pas  se  garder  soi-même  est  au  premier  qui  l'attaque,  et  c'est  seulement  alors 
«   qu'il  n'est  plus  temps  de  l'empêcher  que  l'on  s'étonne  qu'ils  l'aient  enlevée.  „  (Manuscrit  de  Goya.) 


Le  cuivre  existe  (Chalcographie  de  Madrid). 


46.  —  TANTALO  (TANTALE) 

(H.   1S4  millim.   L.   127) 


%/■■'/?  fo'/b; 


Planche  9  des  Caprices. 


1"  Etat.     Avant    que    le   cuivre    n'ait    été    biseauté.    Les   tons  d'aqua-tinte   sont    très   apparents.   L'Etat 
reproduit. 

2e      —       Le  cuivre  estbiseauté,  lestons  d'aqua-tinte  sonttrès  affaiblis.  (Tirages  postérieurs,  à  daterde  1856.) 


S'il  était  plus  galant  et  un  peu  moins  ennuyeux...   elle  se  ranimerait,  y,  (Manuscrit  de  Goya.) 


Il  existe  un  dessin  préparatoire  à  la  sanguine  pour  cette  planche  conservé  au  Musée  du  Prado. 


Le  cuivre  existe  (Chalcographie  de  Madrid). 


47.  —  EL  AMOR  Y  LA  MUERTE  (L'AMOUR  ET  LA  MORT) 

(H.  189  millim.  L.   134) 


^  /'/ /7  7/?ssr  t/  /&    //u/f/fr 


Planche  10  des  Caprices. 


Ier  Etat.     Avant  la  lettre  et  avant  le  n°.  De  toute   rareté.   Cabinet  des  Estampes,   Paris  (avec  la  légende 
manuscrite). 

2t      Avec  la  lettre  et  avec  le  n°  10,  mais  avec  un  manque  dans  l'aqua-tinte  à  l'angle  inférieur  gauche. 

Fort  rare. 

;•      —       Le  manque  d'aqua-tinte  qui  formait  une  partie  plus  claire  dans  l'angle  inférieur  gauche   a  été 
raccordé  ;  mais  avant  les  biseaux.  L'Etat  reproduit. 

4»  Le  cuivre  est  biseauté.  (Tirages  postérieurs,  à  dater  de  1856.) 


Il  existe  une  copie  lithographique  anonyme  de  cette  pièce,  publiée  en  cahier,  par  Ch.  Motte,  avec 
9  autres  pi.,  sous  le  titre  :  Caricatures  espagnoles,  par  (sic)  Goya,  à  Paris. 


Le   Musée  du  Prado   conserve  deux   dessins   préparatoires  à   la   sanguine    pour  cette   planche;  nous 
donnons  de  l'un  d'eux  un  fac-similé  réduit. 


«  Voici  un  amant  à  la  manière  de  ceux  de  Calderon  qui,  pour  n'avoir  pas  su  se  moquer  d'un  rival, 
«  meurt  dans  les  bras  de  son  amante  et  la  perd  par  trop  de  témérité.  C'est  qu'aussi  il  n'est  pas  bon  de 
«  tirer  l'épée  trop  souvent...  »  (Manuscrit  de  Goya.) 


Le  cuivre  existe  (Chalcographie  de  Madrid). 


48.  —  MUCHACHOS  AL  AVIO  (GARÇONS,  A  L'OUVRAGE) 

(H.    183   millim.  L.   118) 


•Q[ttdm/nrA  M  c?w- 


Planche  1  1  des   Caprices 


1"  Etat.      Avant  la   lettre   et  avant   le   11".  De  toute    rareté.  L'Eut  reproduit.    Cabinet  des    Estampes,  Paris 
(épr.  avec  la  légende  manuscrite). 

2"  Avec  la  lettre  :  Muchachos  al  avio,  et  le  n"    1  1,  mais  avec  un   point  sur  17  du  mot  avio,  au  lieu 

d'un  accent.  Fort  rare.  Collection  de  M.  Marcel  Guérin. 

3e       —        Avec  un  accent  aigu  (')  sur  17  du  mot  avio,  mais  avant  les  biseaux. 

4e      —       Le  cuivre  est  biseauté.  (Tirages  postérieurs,  à  dater  de   1856.) 


Le  point  d'exclamation  cité  par  P.  Lefort,  à  la  suite  du  mot  avio,  n'existe  pas. 


Il  existe  un  dessin  préparatoire  à  la  plume  pour  cette  planche  conservé  au  Musée  du  Prado. 


Le  cuivre  existe  (Chalcographie  de  Madrid), 


49.  —  A  CAZA  DE  DIENTES  (A  LA  CHASSE  AUX  DENTS) 

(H.    i S i    millim.   L.    i  ig) 


t   œ&zéb^de   s//<"/y//jj 


Planche  12   des  Caprices. 


Ier  Etat.     Avant  la  lettre  et  avant  le  n".  De  toute  rareté.  Cabinet  des  Estampes,  Paris  (épr.  avec  la  légende 
manuscrite  suivante  :  A  c\r^a  de  Muelaes). 

2'      —       Avec  la  lettre  et  avec  le  n"  12,  mais  avant  les  biseaux. 

3*       —       Le  cuivre  est  biseauté.  (Tirages  postérieurs,  à  dater  de  1856  ) 


«   ...  Les   dents  de  pendu  sont  très-efficaces   pour  jeter  des  sorts;   sans   cet   ingrédient  on  ne  ferait 
«  rien  qui  vaille.   N'est-ce  pas  pitié  que  le  vulgaire  croit  à  de  telles  sottises?  »  (Manuscrit  de  Goya.) 


Il  existe  un  dessin  préparatoire  à  la  sanguine  pour  cette  planche  conservé  au  Musée  du  Prado. 


Le  cuivre  existe  (Chalcographie  de  Madrid). 


50.  —  ESTAN  CALIENTES  (C'EST  CHAUD) 

(H.    186  raillira.  L.   120) 


CJÉzn    aï/a'/'ï&j 


Planche  1}  des  Caprices. 


Ier  Etat.  Avant  la  lettre,  avant  le  n°,  et  avant  que  des  parties  claires  n'aient  été  obtenues  par  le  grattoir 
sur  les  figures  des  deux  moines  placés  derrière  la  table,  ainsi  que  sur  la  robe  du  moine  assis 
au  premier  plan.  De  toute  rareté.  Cabinet  des  Estampes,  Paris  (épreuve  avec  la  légende 
manuscrite),  Muséum  of  Fine  Arts,  Boston. 

2"      —       Avec  les  retouches,  avec  la  lettre  et  le  n°  i3,  mais  avant  les  biseaux. 

3"      —       Le  cuivre  est  biseauté.  (Tirages  postérieurs,  à  dater  de  1856.) 


VENTE  :  Ph.  Burty  (Londres,  1876),  iw  état,  15  sh. 


Il  existe  trois  dessins  préparatoires  (à  la  plume,  à  l'encre  de  Chine  et  à  la  sépia)  pour  cette  planche; 
ils  sont  conservés  au  Musée  du  Prado. 


Le  cuivre  existe  (Chalcographie  de  Madrid). 


51.  —  QUE  SACRIFICIO!  (QUEL  SACRIFICE!) 

(H.   174  millim.  L.    121) 


^//a/fae*    /s  ara***-*  <&*?*'  **  ^^^ 


Planche  14  des  Caprices. 


i"  Etat.     Avant  la  lettre  et  avant  le  n°.   De  toute  rareté.  L'État  reproduit.   Cabinet  des  Estampes,   Paris, 
avec  une  légende  manuscrite  différente. 

2"      —       Avec  la  lettre  :  Que  sacrificiol  et  le  n°  14,  mais  avant  les  biseaux. 

y-      —       Le  cuivre  est  biseauté.  (Tirages  postérieurs,  à  dater  de  1856.) 


Il  existe  une  copie  lithographique  anonyme  de  cette  pièce  (voir  la  note  du  n"  10  des  Caprices) 


Le  dessin  préparatoire  à  la  plume  pour  cette  planche  est  conservé  au  Musée  du  Prado. 


Le  cuivre  existe  (Chalcographie  de  Madrid). 


52.  —  BELLOS  CONSEJOS  (JOLIS  CONSEILS) 

(H.   1S0  millim.   L.    124) 


Planche  15  des  Caprices. 


i*1'  Etat.     Avant  la  lettre  et  avant  le  n°.  De  toute  rareté.  Cabinet  des  Estampes,  Paris. 
2'      —       Avant  la  lettre  :  Bcllos  consejos,  et  le  11"  i5,  mais  avant  les  biseaux. 
y       —        Le  cuivre  est  biseauté.  (Tirages  postérieurs,  à  dater  de  1856.) 


«  Peut-être  faut-il  voir  la,  comme  l'a  indiqué  M.  Piot,  une  allusion  à  la  célèbre  Josefa  Tudo,  qui 
«  lut,  dit-on,  mariée  secrètement  au  prince  de  la  Paix,  et  dont  les  mœurs  paraissent  avoir  beaucoup  piété 
«  à  dire  aux  mauvaises  langues  contemporaines.  *  (P.  Lefort.) 


Il  existe  de  cette  pièce,  reproduite   dans  la  Misère  sociale  de  la  Femme  (JDevamie^,  1910),  une  copie 
lithographique  anonyme  (voir  la  note  du  n"  10  des  Caprices). 


Le  cuivre  existe  (Chalcographie  de  Madrid). 


53.  —  DIOS  LA  PERDONE  :  Y  ERA  SU  MADRE 
DIEU  LUI  PARDONNE  :  C'ÉTAIT  SA  PROPRE  MÈRE). 

(H.    176  millim.   L.    125) 


#• 


PS   V  &«■ 


SU  c#ùxd&£. 


Planche  16  des  Caprices. 


Ier  Etat.     Avant  la  lettre  et  avant  le  11".  De  toute  rareté.  Cabinet  des  Estampes,  Paris.  L'État  reproduit. 

2e       —        Avec  la  lettre  et  avec  le  n"  16,  mais  avant  le  second  point  à  la  suite  du  mot  '.perdone.  Fort  rare. 
Collection  de  M.  Marcel  Guérin. 

y      —       Avec  un  double  point  après  le  mot  :  perdone,  mais  avant  les  biseaux. 

4e       —        Le  cuivre  est  biseauté.  (Tirages  postérieurs,  à  dater  de  1856.) 


«  La  senorita  a  quitté  toute  jeune  son  pays  natal  :  elle  fut  mise  en  apprentissage  à  Cadix,  puis  elle 
«  vint  à  Madrid.  Elle  gagna  à  la  loterie  ;  descendue  un  jour  au  Prado,  elle  entend  qu'une  vieille  maugréante 
«  et  décrépite  lui  demande  l'aumône.  Elle  la  repousse;  la  mendiante  insiste;  l'élégante  se  retourne  et 
«  reconnaît...  qui  l'eût  dit!...   que  cette  pauvre  vieille  était  sa  mère...  },  (Manuscrit  de  Goya.) 


11  existe  un  dessin  préparatoire,  plume  et  encre  de  Chine,  pour  cette  pièce;  il  est  conservé  au  Musée 
du  Prado.  Nous  en  donnons  ci-dessus  un  fac-similé  légèrement  réduit. 


Le  cuivre  existe  (Chalcographie  de  Madrid). 


54.  —  BIENVTIRADA  ESTA  (IL  EST  BIEN  TIRE) 

(H.   186  millim.   L.    128) 


Planche    17  des  Caprices. 


1"  Etat.     Avant  la  lettre  et  avant  le  n°.  De  toute  rareté.  Cabinet  des  Estampes,  Paris  (épr.  avec  la  légende 

manuscrite). 
2e      _  A.vec  la  lettre  -.Bien  tirada  esta,  et  avec  le  n°  17,  mais  avant  l'accent  grave  sur  Va  du  mot  :  esta. 

Fort  rare.  Collection  de  M.  Marcel  Guérin. 
3e      —       Avec  un  accent  grave  (\)  sur  l'a  du  mot  :  esta,  mais  avant  les  biseaux. 
4e      —       Le  cuivre  est  biseauté.  (Tirages  postérieurs,  à  dater  de  1856.) 


Il  existe  un  dessin  préparatoire  pour  cette  planche  conservé  au  Musée  du  Prado. 


Le  cuivre  existe  (Chalcographie  de  Madrid). 


55.  —  Y  SE  LE  QUEMA  LA  CASA 
(ET  VOILA  QUE  SA  MAISON  BRULE) 

(H.   178  millim.   L.    120) 


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Planche   iS  des  Caprices. 


1"  Etat.      Avant  la  lettre   et  avant  le  n".   De  toute  rareté.    L'État  reproduit.    Cabinet  des    Estampes,  Paris, 

(épreuve  avec  la  légende  manuscrite). 
2"      —       Avec  la  lettre  :  Ysele  quema  la  Casa,  et  le  n"  j8,  niais  avant  les  biseaux  du  cuivre. 
3°  Le  cuivre  est  biseauté.  (Tirages  postérieurs,  à  dater  de   1856.)  L'aqua-tinte  sur  le  plancher  a   en 

partie  disparu. 

«  Allusion  transparente  à  la  situation  critique  de  Charles  IV,  dont  la  politique  de  tergiversation,  ou 
«  plutôt  celle  de  son  tout-puissant  ministre,  le  prince  de  la  Paix,  n'échappe  point  au  malin  artiste.  » 
(P.  Lefort.) 

11  existe  une  copie  lithographique  anonyme  de  cette  pièce  (voir  le  n"  10  des  Caprices). 


Un  dessin  préparatoire  à  la  plume  pour  cette  planche  est  conservé  au   Musée  du  Prado. 


Le  cuivre  existe  (Chalcographie  de  Madrid). 


56.  —  TODOS  CAERAN  (TOUS  TOMBERONT) 

(H.  1S8  millim.  L.    131) 


Planche  19  des  Caprices. 


Ier  Etat.     Avant  l'accent  sur  le  second  iî  du  mot  :   Caeran,  Fort  rare.   Collection  de  M.    Marcel   Guérin. 

28      —       Avec  l'accent  sur  le  second  a  du  mot  :  Caeràn,  mais  avant  les  biseaux. 

3e       —        Le  cuivre  est  biseauté.  (Tirages  postérieurs,  à  dater  de  1836.)  Le  ton  d'aqua-tinte  sur  la  robe  de 
la  jeune  femme  à  droite  a  disparu. 


Cette  planche  a  été  reproduite  dans  le  Francisco  Goya,  de  Kurt  Bertels. 


Un  dessin  préparatoire  il  la  sanguine  pour  cette  planche  est  conservé  au  Musée  du  Prado. 


f.e  cuivre  existe  (Chalcographie  de  Madrid) 


57.  -  YA  VAN  DESPLUMADOS  (LES  VOILA  DEPLUMES) 

(L.    ii)7  millim.  H.   132) 


I"  Etat. 


Planche  20  des  Caprices. 


Ier  Etat.     Avant  la  "lettre  et  avant  le  n°.  De  toute  rareté.  L'État  reproduit.  Collection  de  M.  J.  Hupka. 

2e  Avec  la  lettre  :  }'"ir  van  desplumados  et  le  n°  20,  mais  avant  les  biseaux  du  cuivre. 

3e  Le  cuivre  est  biseauté.  Avec  des  rayures  sur  le  bord  latéral  gauche  du  cuivre  et  dans  le  haut. 

(Tirages  postérieurs,  à  dater  de   1S56). 


Le  Musée   du  Prado  possède  deux  dessins    préparatoires   de  Goya,  —  l'un  en   sens  inverse,  —  pour 
cette  planche. 


Le  cuivre  existe  (Chalcographie  de  Madrid). 


58.  —  QUAL  LA  DESCANON  AN  !  (COMME  ILS  LA  DÉCHIQUÈTENT  !) 

(H.  183   millim.  L.   127) 


/''/////    os  s/,'.u7f ///>;/// ;/ 


Planche  21  des  Caprices. 


i"r  Etat.     Avant  le  tilde  ou  accent  (  ~  )  sur  le  premier  n  du  mot  :  descanonan.  L'Etat  reproduit.  Fort  rare. 
Collection  de  M.  Marcel  Guérin. 

2e      —       Avec  le  tilde,  mais  avant  les  biseaux. 

3e      —       Le  cuivre  est  biseauté.  (Tirages  postérieurs,  à  dater  de  1856.) 


Le  Musée  du  Prado  conserve  un  dessin  préparatoire  avec  variantes  pour  cette  planche. 


«  Et  les  poulettes  aussi  rencontrent  des  milans  qui  les  déplument,  et  c'est  pour  cela  que  l'on  a  cou- 
«  tume  de   dire  :  A  trompeur,  trompeur  et  demi.  »  (Manuscrit  de  Goya.) 


Le  cuivre  existe  (Chalcographie  de  Madrid). 


59.  —  POBRECITAS  !  (PAUVRES  PETITES!) 

(H.   1S3  fliillim.  L.   120) 


Planche  22  des  Caprices. 


Ier  Etat.     Avant  la  lettre  et  avant  le  n°.  De  toute  rareté. 

2e      —       Avec  la  lettre  et  avec  le  n°  n,  mais  avant  les  biseaux. 

3°       —        Le   cuivre  est  biseauté.  (Tirages  postérieurs,  à  dater  de  1856.) 


«  Qu'on  les  envoie  plutôt  coudre  celles-là  dont  la  vie  est  si  décousue.  Qu'on  les  enferme...  elles  ont 
bien  assez  circulé  comme  cela...  seulettes  ».  (Manuscrit  de  Goya.) 


Il  existe  un  dessin  préparatoire  à  la   sanguine  pour  cette  planche  conservé  au  Musée  du  Prado. 


Le  cuivre  existe  (Chalcographie  de  Madrid). 


60.  —  AQUELLOS  POLBOS(i)   (CETTE  POUSSIERE. 

(H.   186   millim.  L.    131) 


~~*fs//<'{'///z/  *y>û$a.  1 . 


Planche  25  des  Caprices. 


Ier  Etat.     Avant  que  le  cuivre  n'ait  été  biseauté. 

2e      —       Le  cuivre  est  biseauté.  (Tirages  postérieurs,  à  dater  de  1856.) 


«  Fragment  du  proverbe  espagnol  :  De  aquellos  polvos  vienen  estos  lodos.  «  Cette  poussière  pro- 
«  duit  cette  boue.  »  Goya  a  reproduit  dans  cette  planche  un  Autillo...  et  le  sens  énergique  de  son 
«  épigraphe  semble  indiquer  assez  clairement  qu'il  a  voulu  se  railler,  et  des  mœurs  des  créatures  du  oenre 
«  de  celle  qui  entend  lire  sa  sentence,  et  des  juges  qui  les  condamnaient  à  ces  ignominieux  supplices,  et 
«  de  la  populace  ignoble  dont  ces  solennités  faisaient  les  délices.  »  (P.   Lefort,  Goya.) 


Le  Musée  du   Prado  conserve  un  dessin  préparatoire  à  la  sépia  pour  cette  planche. 


Le  cuivre  existe  (Chalcographie  de  Madrid). 
(1)  Lefort  et  Hofruann  ont  transcrit  :  polvos  au  lieu  de  polbos. 


61.  —  NOHUBO  REMEDIO  (IL  N'Y  EUT  PAS  DE  REMÈDE) 

(L.    193   millim.   H.   136) 


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Planche  24  des  Caprices. 


Ier  Etat.     Avant  les  biseaux  du  cuivre. 

2*      —       La  cuivre  est  biseauté.  (Tirages  postérieurs,  à  dater  de  1856. 


VENTE  :  Anonyme,  21  mars  1908,  avec  le  n°  43   de  notre  cat.,  35  fr. 


Il  existe  de  cette  planche,  reproduite  dans  le  Goya,  de  P.  Lafond,  une  copie  lithographique  anonyme 
(voir  la  note  du  n°  10  des  Caprices). 


Le  cuivre  existe  (Chalcographie  de  Madrid). 


62.  —  SI  QUEBRÔ  EL  CANTARO  (S'IL  A  CASSÉ  LA  CRUCHE) 

(L.   iSo  millim.   H.   133) 


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1"  Etat. 


Planche  25  des  Caprices 


Ier  Etat.  Avant  la  lettre,  avant  le  n°  et  avant  les  tailles  à  la  pointe  sèche  sur  la  croupe  et  les  fesses  de 
l'enfant.  De  toute  rareté.  Bibliothèque  Nationale,  Madrid,  Cabinet  des  Estampes,  Paris,  avec 
légende  manuscrite  différente.  L'Etat  reproduit. 

2»  _  Avec  la  lettre  :  Si  quebro  el  Cantaro,  le  n°  2 5  et  les  tailles  à  la  pointe  sèche  sur  les  nudités  de 
l'enfant,  mais  avant  les  biseaux. 

y      —       Le  cuivre  est  biseauté.  (Tirages  postérieurs,  à  dater  de  1856.) 


Il  existe  un  dessin  préparatoire  à  la  sanguine  pour  cette  planche;  il  est  conservé  au  Musée  du  Prado. 


Le  cuivre  existe  (Chalcographie  de  Madrid). 


63.  —  YA  TIENEN  ASIENTO  (ELLES  ONT  ENFIN  UNE  PLACE) 

(H.    193   millim.   L.    141) 


Planche   06   des  Caprices. 


Ier  Etat.      Avant  les  biseaux  du  cuivre.  Les  tons  d'aqua-tinte  sont  très  visibles.  L'État  reprodui,. 

2e  Le   cuivre  est  biseauté.   L'aqua-tinte   a    à  peu   près    disparu   sur  les  jambes    des   deux  jeunes 

femmes.  (Tirages  postérieurs,  à  dater  de  1856.) 


«  Si  l'on  veut  que  ces  créatures  à  tète  légère  trouvent  où   se  caser,  il  n'j  a  rien  de  mieux  à  faire  que 
de  leur  mettre   leur  siège  sur  la  tète.  »  (Manuscrit  de  Goya.) 


Le   Musée  du  Prado  conserve  un  dessin  préparatoire  à  la  sanguine  pour  cette  planche. 


Le  cuivre  existe  (Chalcographie  de  Madrid). 


64.   -   QUIEN   MAS  RENDIDO?    (QUI    EST    PLUS    VOTRE   ESCLAVE?) 

(H.    ryS  millim.   L.    123) 


0?/s.<*.-n    /;?/vj  /r/?///(/û. 


Planche   27  des  Caprices. 


icr  Etat.     Avant  la  lettre  et  avant  le  n°.  Cabinet  des  Estampes,  Paris  (épreuve  avec  la  légende  manuscrite). 
De  toute  rareté. 

2«       —        Avec  la  lettre  et  le  n"  27,  mais  avant  le  point  d'interrogation  à  la  suite  de  la  légende.  Fort  rare. 
L'État  reproduit.  Collection  de  M.  Marcel  Guérin. 

3«      —       Avec  un  point  d'interrogation  à  la  suite  du  mot  :  rendido,  mais  avant  les  biseaux  du  cuivre. 

4e      —       Le  cuivre  est  biseauté,  les  tons  d'aqua-tinte  sont  affaibli?.  (Tirages  postérieurs,  à  dater  de  i8=j6.) 


Le   Musée  du  Prado  possède  un  dessin  préparatoire  à  la  plume  pour  cette  planche  ;  nous  en  donnons 
ci-dessus  un  fac-similé  réduit. 


"  Pas  plus  l'un  que  l'autre...  Lui  est  un  charlatan  d'amour  qui  dit  à  toutes  les  femmes  la  même 
«  chose,  et  quant  à  Elle...,  elle  ne  songe  qu'aux  cinq  rendez-vous  qu'elle  a  donnés  entre  huit  et  neuf 
«  heures...  et  il  en  est  déjà  sept  et  demie.  »  (Manuscrit  de   Goya.) 


Le  cuivre  existe  (Chalcographie  de  Madrid). 


65.  —  CHITON  (CHUT) 

(H.   190  millim.  L.   139) 


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Planche  28  des  Caprices. 

1"  Etat.     Avant  la  lettre  et  avant  le  n°.  De  toute  rareté.  Collection  de  M.  le  Dr  J.  Hupka. 

2*      —       Avec  la  lettre  et  le  n°  28,  mais  avant  les  biseaux. 

3*      —       Le  cuivre  est  biseauté.  (Tirages  postérieurs,  à  dater  de  1856.) 


Le  point  d'exclamation  cité  par  J.  Hofmann  à  la  suite  du  mot  Chitou  n'existe  pas. 


Il  existe  un  dessin  préparatoire  à  la  sanguine  pour  cette  pièce  ;  il   est  conservé  au  Musée  du  Prado. 


Le  cuivre  existe  (Chalcographie  de  Madrid). 


66.  -  ESTO  SI  QUE  ES  LEER  (C'EST  CELA  QUI  S'APPELLE  LIRE) 


(H.    182  millim.   L.  127) 


Planche  2g   des  Caprices. 

1"'  Etat.     Le  cuivre  n'est  pas  biseauté. 

2"      —       Le  cuivre  est  biseauté.  (Tirages  postérieurs,  à  dater  de  [856.) 


«  Dans  celle  n°  29,  il  est  possible  que  Goya  ait  voulu  tourner  en  ridicule  le  marquis  de  Revillagigedo, 
"  ou  plutôt  le  duc  del  Parque,  qui  passait  à  Madrid  pour  donner  à  la  culture  de  son  esprit  tout  le  temps 
«  qu'il  plaisait  à  son  valet  de  chambre  de  mettre  à  sa  coiffure.  De  cette  méthode  d'instruction  il  résulta  pour 
«  le  duc  un  grand  fonds  de  connaissances  que  le  gouvernement  espagnol  a  cherché  plus  d'une  fois  de 
«   mettre  à  profit,  en  le  chargeant  de  quelques  missions  diplomatiques.  <>  (P.  Lefort,  Goya.) 


Cette  planche  a  été  reproduite  dans  le  Francisco  Goya,  de  Kurt  Bertels,  1907. 


Le  cuivre  existe  (Chalcographie  de  Madrid). 


67.  —  PORQ.UE  ESCONDERLOS?  (POURQUOI  LES  CACHER?) 

(H.   1S6  millim.   L.    126) 


Planche  30  des  Caprices. 


Ier  Etat.     Avant  le  point  d'interrogation  (?)  à  la  suite  de  la  légende.  Fort  rare.  L'État  reproduit. 

2e       _       Avec  un  point  d'interrogation  à  la  suite  du  mot  :  esconderlos,  mais  avant  les  biseaux. 

3»      —       Le  cuivre  est  biseauté.   (Tirages  postérieurs,  à   dater  de   1856.)  Les  tons  d'aqua-tinte  sont  fort 
atténués. 


«  Il  s'agirait  ici  d'un  ecclésiastique  que  son  avarice  bien  connue  avait  fait  la  risée  de  Madrid,  et 
«  dont  les  neveux,  les  parents,  et  autres  sacristains,  ajoute  le  second  manuscrit  attribué  à  Goya,  déterraient 
«  sans  doute  à  son  insu  les  sacs  qu'il  enfouissait.   »  (Lefort.) 


Il  existe  un  dessin  préparatoire  avec  variante,  à  la  sanguine,  pour  cette  planche;  il  est  conservé  au 
Musée  du  Prado.  Nous  en  donnons  ci-dessus  une  reproduction  réduite. 


«  La  réponse  est  facile  :  parce  qu'il  ne  veut  pas  les  dépenser,  et  il  ne  les  dépense  pas,  parce  que, 
«  tout  âgé  qu'il  soit  de  quatre-vingts  ans  révolus,  et  quoiqu'il  ait  à  peine  un  mois  à  vivre,  il  croit  cepen- 
«  dant  qu'il  vivra  longtemps  encore  et  craint  que  l'argent  ne  lui  fasse  faute.  Combien  sont  erronés  les 
«  calculs  de  l'avarice.  »  (Manuscrit  de  Goya.) 


Le  cuivre  existe  (Chalcographie  de  Madrid). 


68.  —  RUEGA  POR  ELLA  (ELLE  PRIE  POUR  ELLE) 

(H.   185   millim.   L.    134) 


Planche  31  des  Caprices. 


Ier  Etat.  Avant  la  lettre,  avant  le  n'  et  avant  que  le  visage  de  la  cainériste,  retravaillé  à  la  pointe,  n'ait  été 
modifié;  de  plus,  la  jeune  femme  assise  a  son  bras  droit  et  une  partie  de  sa  robe  fortement 
aqua-tintés;  avant  divers  travaux  à  la  pointe  sur  cette  même  robe.  De  toute  rareté.  L'Etat 
reproduit.  British  Muséum  (épr.  de  Ph.  Burty). 

2e  —  Avec  les  modifications  signalées  ci-dessus,  avec  la  lettre  :  Ruega  por  ella,  avec  le  n"  31,  mais 
avant  les  biseaux. 

3"      —       Le  cuivre  est  biseauté.  (Tirages  postérieurs,  à  dater  de  1856.) 


VENTE:  Ph.  Burty  (Londres,  1876),  ior  état,  15  sh. 


Le  Musée  du  Prado  conserve  un  dessin  préparatoire  à  la  sanguine  pour  cette  planche. 


Le  cuivre  existe  (Chalcographie  de  Madrid). 


69.  —  POR  QUE  FUE  SENSIBLE  (POUR  AVOIR  ÉTÉ  SENSIBLE) 

(H.    178  millim.  L.    120) 


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S*  Cffcep*-    n  .  3e 


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1"  Etat. 


Planche  32  des  Caprices. 


I"  Etat.     Avant  la  lettre  et  avant  le  n°.  De  toute  rareté.    Cabinet  des  Estampes,  Paris,  avec  une  légende 
manuscrite  différente;  British  Muséum  (épreuve  de  Ph.  Burty).  L'État  reproduit. 

2*      — ■       Avec  la  lettre  :  Par  que  fue  sensible,  et  avec  le  n°  3i,  mais  avant  les  biseaux. 

3'      —       Le  cuivre  est  biseauté.  (Tirages  postérieurs,  à  dater  de  1856.)  Les  tons  d'aqua-tinte  sont  atténués. 


VENTES  :  Ph.  Burty  (Londres,  1876),   1e1'  état,  1  è  5  sh.  ;  Anonyme,  21  mars  1908,  2e  état,  avec  le  n°  71 
de  notre  cat.,  26  fr. 


Cette  pièce,  que  A.  de  Beruete  considère  comme  une  des  plus  belles  de  la  série  des  Caprices,  a  été 
reproduite  dans  les  Grands  Peintres-Graveurs  depuis  Rembrandt  jusqu'à  Whistler,  n°  spécial  du  Studio 
(hiver  1913-1914);  il  en  existe  une  copie  lithographique. 


Il  existe  un  dessin  préparatoire,  avec  variante  pour  cette  pièce,  conservé  au   Musée  du  Prado;   nous 
en  donnons  ci-dessus  un  fac-similé  réduit. 


«  Et  comment  cela?  C'est  que   ce   monde-là  a  ses  hauts  et  ses  bas,   et  la  vie  qu'elle   menait  ne  la 
pouvait  conduire  autre  part.  «(Manuscrit  de  Goya.) 


Le  cuivre  existe  (Chalcographie  de  Madrid). 


70.  —  AL  CONDE  PALATINO  (AU  COMTE  PALATIN) 

(H.    185    millim.    L.    122) 


z..y{/  Lû/ide  ùM^^M^, 


Planche  33  des  Caprices. 


1e1'  Etat.     Avant  la  lettre  et  avant  le  n°.  De  toute  rareté.  Cabinet  des  Estampes,  Paris. 

2°      —       Avec  la  lettre  et  avec  le  n°  33,  mais  avant  les  biseaux. 

3*      —       Le  cuivre  est  biseauté.  (Tirages  postérieurs,  à  dater  de  1856.) 


«  Selon  toutes  les  apparences,  ce  serait  le  ministre  Urquijo  qu'il  faudrait  voir  dans  ce  charlatan. 
«  Urquijo,  qui  partagea  le  pouvoir  avec  le  marquis  Caballero  après  la  chute  de  Jovellanos  (1798),  fut, 
«  comme  son  collègue,  profondément  antipathique  aux  hommes  à  idées  libérales.  »  (P.   Lefort,  Goya.) 


Le  cuivre  existe  (Chalcographie  de  Madrid). 


71.  —  LAS  RINDE  EL  SUENO  (ELLES  SONT   RENDUES  AU   SOMMEIL) 

(H.  190  millim.   L.   137) 


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aJïc/ie  %*•»'&**     •''•»  ■   (fig 


Planche  34  des  Caprices. 


ier  Etat.     Avant  la  lettre  et  avant  le  n".  De  toute  rareté.   L'État  reproduit.   Cabinet  des   Estampes,   Paris, 
(épreuve  avec  légende  manuscrite  différente.) 

2e      —       Avec  la  lettre  :  Las  rinde  el  siieîio,  et  le  u"  34,  mais  avant  les  biseaux. 

3e      —       Le  cuivre  est  biseauté  et  le  T.  C.  complété  au  B.  à  G.  (Tirages  postérieurs,  a  dater  de  1 S56. )> 


«  Qu'on  ne   les   réveille   pas!   Le   sommeil   est  peut-être  l'unique  bonheur  des    misérables 

(Manuscrit  de   Goya.) 

Il  existe  un  dessin  préparatoire  pour  celte  pièce  conservé  au  Musée  du  Prado. 


Le  cuivre  existe  (Chalcographie  de  Madrid). 


72.  —  LE  DESCANONA  (ELLE  L'ÉCORCHE) 
(H.  195   millim.   L.   136) 


fh'jfï?  s/c/'f 


Planche  35  des  Caprices. 


icr  Etat.     Avant  la  lettre  et  avant  le  n".  De  toute  rareté.  Collection  du  D'  J.  Hupka,  Vienne. 

2°      —       Avec  la  lettre  et  avec  le  n°  35,  mais  avant  les  biseaux. 

3»      —       Le  cuivre  est  biseauté.  (Tirages  postérieurs,  à  dater  de  1856.) 


«  Elles    le    rasent...    elles   l'écorchent.    C'est    sa    faute    puisqu'il    s'est   confié   aux    mains   de    pareil 
«  barbiers.  »  (Manuscrit  de  Goya.) 


Le  cuivre  existe  (Chalcographie  de  Madrid). 


73.  —  MALA  NOCHE  (MAUVAISE  NUIT) 

(H.    190  m-illim.   L.   133) 


'(/////    /tûr/ic  ' 


Planche  }6  des  Caprices. 


1"  Etat.     AVant  la  lettre  et  avant  le  11°.  De  toute  rareté. 

2"      —       Avec  la  lettre  et  le  n°  36,  mais  avant  les  biseaux. 

3"      —        Le  cuivre  est  biseauté.  (Tirages  postérieurs,  à  dater  de  1856.) 


<<  Dans  le  n°  36,  Goya  semble  vouloir  rappeler  certaines  soirées  de  la  reine  par  des  nuits  souvent 
«  très-orageuses.  "C'était  un  bruit  assez  accrédité  dans  le  temps,  qu'il  est  arrivé  plus  d'une  fois  à  cette 
«  princesse  de  rentrer  chez  elle  dans  un  désordre  de  vêtements  qui  prêtait  à  tous  les  genres  de  conjec- 
«  tures.  »  (P.  Lefort.) 


11  existe  un  dessin  préparatoire,  avec  variante,  pour  cette  planche;  il  est  conservé  au  Musée  du  Prado; 
nous  en  donnons  ci-dessus  un  fac-similé  légèrement  réduit. 


«  A  ces  inconvénients-là  s'exposent  les  demoiselles  légères   qui   ne  veulent   pas  rester  au  logis. 
(Manuscrit  de  Goya.) 


Cette  planche  a  été  reproduite  dans  :  Etchings,  par  Frédéric  Wedmore,  Londres,  191 1. 


Le  cuivre  existe  (Chalcographie  de  Madrid). 


74.—  SI  SABRA  MAS  EL  DISCIPULO? 
(L'ÉLÈVE  EN  SAURAIT-IL  PLUS  QUE  LE  MAITRE?) 

(H.   187   millim.   L.    123) 


1"  Etat. 
Planche  37  des  Caprices. 


Ie''  Etat.     Avant  l'accent  grave  sur  le  second  a  du  mot  :  sabra  et  avant  le  point  d'interrogation  (?)  à  la  fin 
de  la  légende.  L'État  reproduit.  Fort  rare.  Collection  de  M.  Marcel  Guérin. 

2e      —       Avec  un  accent  grave  sur  le  second  a  du  mot  :  sabra  et  avec  le  point  d'interrogation  après  le 

mot  discipulo,  mais  avant  les  biseaux. 
y      —       Le  cuivre  est  biseauté.  Les  salissures  du  fond  sont  plus  apparentes.  (Tirages  postérieurs,  à  dater 

de  1856.) 

Le  Musée  du  Prado  conserve  un  dessin  préparatoire  à  la  sanguine  pour  cette  planche. 


Il  existe  de  cette  pièce  une  copie  au  burin,  anonyme,  citée  par  Lefort  et  portant  comme  titre,  en  haut 
de  la  pièce  :  El  burro  maestro. 

Le  cuivre  existe  (Chalcographie  de  Madrid). 


75.  —  BRABISIMO!   (BRAVISSIMO  !) 

(H.   185   millim.   L.    131) 


//,/ 


Planche  38  des  Caprices. 


Ier  Etat.     Avant  le  point  d'exclamation  :   (.')  après  le  mot  :  Brabisimo.  Très  rare.  L'État  reproduit. 

2"      —       Avec  le  point  d'exclamation  :  (.'),  à  la  suite  du  mot  :  Brabisimo!,  mais  avant  les  biseaux  du  cuivre. 

3'      —       Le  cuivre  est  biseauté.  (Tirages  postérieurs,  à  dater  de  1856.) 


"  L'une,  ici,  c'est  le  roi  Charles  IV,  et  le  virtuose,  son  ministre  le  prince  de  la  Paix.  Goya  se  sert 
«  fort  spirituellement  d'un  bruit,  probablement  ridicule,  qui  courait  alors  à  Madrid,  pour  masquer  en 
".  partie  la  hardiesse  de  son  allusion  ;  on  prétendait  que  le  prince  de  la  Paix,  aux  premiers  temps  de  sa 
«  laveur,  régalait  fort  souvent  leurs  Majestés,  le  soir,  dans  l'intimité,  de  concerts  dont  il  faisait  tous  les 
«  frais...  D.  Manuel  Godoy  se  défend  sérieusement  (dans  ses  Mémoires)  d'avoir  employé  ces  séductions 
«  musicales...  »  (P.  Le  fort,  Goya). 


Le  cuivre  existe  (Chalcographie  de  Madrid). 


76.  —  ASTA  SU  ABUELO  (JUSQU'A  SON  AÏEUL) 

(H.  202   millim.   L.   139) 


-f.//sz   ,.//<   .   t/k^o?. 


Planche  39  des  Caprices. 


1"  État.     Avant  que  le  cuivre  n'ait  été  biseauté. 

2»      —        Le  cuivre  est  biseauté.  (Tirages  postérieurs,  à  dater  de  1856.) 


«  ...  Goya  s'est  amusé  de  la  longue  et  ridicule  généalogie  qui  fut.faite  au  prince  de  la  Paix;  on  le 
«  faisait  descendre  des  anciens  rois  goths  d'Espagne,  et  tenir...  à  la  famille  régnante. 

«  Cela  est  évident,  dit  le  roi  à  ce  sujet,  Godoy  nous  tient  de  fort  près.  —  Il  y  a  longtemps  que  je  le 
«  savais,  dit  la  reine  qui  était  présente.  »  (P.  Lefort,  Goya.) 


Il  existe  deux  dessins  préparatoires  pour  cette  planche  conservés  au  Musée  du  Prado;  ni   l'un    ni 
l'autre  sont  identiques  à  l'estampe. 

Le  cuivre  existe  (Chalcographie  de  Madrid). 


77.  —  DE  QUE  MAL  MORIRA?  (DE  QUEL  MAL  MOURRA-T-IL1 

(H."i86  millim.   L.   13  =  ) 


Planche  40  des  Caprices. 


Ier  Etat.     Avant  le  point  d'interrogation  à  la  suite  de  la  légende.  Fort  rare.  L'État  reproduit.  Collection  de 
M.  Marcel  Guérin. 

2»      Avec  un  point  d'interrogation  (?)  à  la  suite  du  mot  :  morira,   mais  avant  les  biseaux. 

3»      —       Le  cuivre  est  biseauté,  les  salissures  du  fond,  à  G.,  sont  plus  apparentes.  (Tirages  postérieurs,  à 
dater  de  1856.) 

Selon  les  uns,  il  s'agirait  du  médecin  Galinsoya,  attaché  au  prince  delà  Paix,  selon  d'autres  de  Godoy, 
gouvernant  l'Espagne. 

Il  existe  de  cette  pièce,  dont  un  dessin  préparatoire  à  la  sépia  figure  au  Musée  du  Prado,  une  copie 
lithographique  (voir  le  n°  10  des  Caprices),  puis  une  autre,  celle-ci  exécutée  au  burin,  avec  le  titre  :  El 
asno  -médico. 


Le  cuivre  existe  (Chalcographie  de  Madrid). 


78.  —  NI  MAS  NI  MENOS  (NI  PLUS  NI  MOINS) 

(H.  1S0   millim.   L.    130) 


~4J: 


Planche  41  des  Caprices. 


Ier  Etat.     Avant  la  lettre  et  avant  le  n°.  De  toute  rareté. 

2e      —       Avec  la  lettre  et  le  n°    41,  mais  avant  les  biseaux. 

3»      — .       Le  cuivre   est  biseauté   et   les   deux   angles   de   droite   sont  plus   fortement   arrondis.   (Tirage 
postérieurs,  à  dater  de   1856.) 


«  Le  peintre,  c'est  D.  Antonio  Carnicero,  et  le  portrait,  celui  du  prince  de  la  Paix.  Le  second 
«  manuscrit  attribué  à  Goya  commente  ainsi  cette  pièce  :  Un  animal  qui  se  fait  peindre  n'en  reste  pas 
«  moins  un  animal,  quand  même,  dans  son  image,  il  porterait  perruque  et  rabat,  et  l'eût-on  doté  de  toute 
«  la  gravité  imaginable.  *  (P.  Lefort,  Goya.) 


Le   Musée  du  Prado   conserve  un   dessin  préparatoire  à  la  sanguine  pour  cette  pièce  ;  la  composition 
est  en  sens  inverse  de  l'estampe.  Nous  en  donnons  ci-dessus  le  fac-similé  légèrement  réduit. 


«  Il  fait  bien  de  se  faire  peindre.  Après  cela  du   moins  quiconque  ne  l'aura  ni  vu  ni  connu  pourra 
«  savoir  ce  qu'il  est.  »  ("Manuscrit  de  Goya.) 


Le  cuivre  existe  (Chalcographie  de  Madrid). 


79.  —  TU  QUE  NO  PUEDES  (TOI  QUI  N'EN  PEUX  MAIS) 

(H.   190  millira.  L.   121) 


^J 


1"  Etat. 


Planche  42  des  Caprices. 


Ier  Etat.     Avant  la  lettre  et  avant  le  n°.  De  toute  rareté.  Cabinet  des  Estampes,   Paris  (épr.  avec  légende 
manuscrite  différente).  L'État  reproduit. 

20      —       Avec  la  lettre  :  Tu  que  no puedes,  et  le  n°  42,  mais  avant  les  biseaux. 

3e      —       Le  cuivre  est  biseauté.  (Tirages  postérieurs,  à  dater  de  1856.) 


VENTE  :  Anonyme  (7  nov.  1911),  avec  les  nos  51,  89  et  109  de  notre  cat.,  60  fr. 


«  Il   nous   semble    que   Goya,   à    l'aide    d'un  jeu    de    mots,    fait    allusion    au    ministre     Caballero 
qui  supplanta,  en  1798,  l'ami  de  Goya,  Jovellanos...  »  (P.  Lefort,  Goya.) 


Il  existe  un   dessin  préparatoire  à  la  sépia   pour  cette   planche;  il   est  conservé  au  Musée   du    Prado. 


Le  cuivre  existe  (Chalcographie  de  Madrid). 


80.  —  EL  SUENO  DE  LA  RAZON  PRODUCE  MONSTRUOS 
(LE  SOMMEIL   DE    LA  RAISON    ENFANTE   PARFOIS    DES  MONSTRES) 

(H.    183   millim.  L.   123) 


1"  Etat. 


Planche  43  des  Caprices. 


Ier  Etat.     Avant  les  biseaux  du  cuivre.  L'inscription  est  bien  lisible.  L'État  reproduit. 

2'       —       Le  cuivre  est  biseauté.  L'inscription  est  moins  lisible.  (Tirages  postérieurs,  h  dater  de  1856.) 


Il  existe  une  copie  lithographique  anon)rme  de  cette  pièce  (voir  la  noce  du  n"  10  des  Caprices). 


Le  dessin  préparatoire  pour  cette  pièce,  daté  de  1797,  se  trouve  au  Musée  du  Prado;  nous  en  donnons 
-dessus  un  fac-similé  réduit. 


€  La  fantaisie,  sans  la  raison,  produit  des  monstruosités;  unies,  elles  enfantent  les  vrais  artistes  et 
créent  des  merveilles.  »  (Manuscrit  de  Goya.) 


Le  cuivre  existe  (Chalcographie  de  Madrid). 


81.  —  HILAN  DELGADO  (ELLES  FILENT  FIN) 

(H.   191   millim.   L.    i^o) 


Planche  44  des  Caprices. 


Ier  Etat.     Avant  la  lettre  et  avant  le  n°.  De  toute  rareté. 

2e      —       Avec  la  lettre  et  avec  le  n°  44,  mais  avant  les  biseaux. 

3"      —       Le  cuivre  est  biseauté.  (Tirages  postérieurs,  à  dater  de  1856.) 


Le  Musée  du  Prado  conserve  un  dessin  préparatoire  à  la  sanguine  pour  cette  pièce. 


«  Oh!    oui,    elles   filent  bien,   et    la    trame   qu'elles   ourdissent  le    diable   lui-même   ne   la   saurait 
«  défaire.  »  (Manuscrit  de  Goya.) 


Le  cuivre  existe  (Chalcographie  de  Madrid) 


82.  —  MUCHO  HAY  QUE  CHUPAR  (IL  Y  A  GRAS) 

(H.   185  millim.  L.   127) 


Planche  45  des  Caprices. 


Etat.     Le  cuivre  n'est  pas  biseauté. 
—       Le  cuivre  est  biseauté.  (Tirages  postérieurs,  à  dater  de  1856.) 


«  Celles  qui  atteignent  quatre-vingts  ans  ont  droit  à  de  tous  petits  enfants,  celles  qui  ne  dépassent 
pas  dix-huit  ans  ont  droit  à  de  plus  grands.  La  destinée  de  l'homme  serait-elle  donc  qu'il  naisse  et  vive 
pour  leur  servir  de  pâture?  »  (Manuscrit  de  Goya.) 


Le  Musée  du  Prado  conserve  un  dessin  préparatoire   à  la  sanguine  pour  cette  pièce. 


Le  cuivre  existe  (Chalcographie  de  Madrid). 


83.  —  CORRECCION  (PENITENCE) 

(H.  193   millim.  L.    131) 


Planche  46  des  Caprices. 


Ier  Etat.     Avant  que  le  cuivre  n'ait  été  biseauté. 

2e      —       Le  cuivre  est  biseauté.  (Tirages  postérieurs,  à  dater  de  1856.) 


VENTE  :  Anonyme  (18  novembre  1915),  avec  les  nos  53  et  96  de  notre  cat.,  70  fr. 


Cette  planche,  dont  un  dessin   préparatoire  à   la  sanguine    est  conservé  au   Musée   du  Prado,  a   étt 
reproduite  dans  le  Francisco  Goya,  de  K.  Bertels. 


Le  cuivre  existe  (Chalcographie  de  Madrid). 


84.  —  OBSEQUIO   A  EL  MAESTRO  (OFFRANDE  AU  MAITRE) 

(H.   187   millim.  L.   130) 


4Z 


yja/ts/v  /5&h/  ?/2œd/Û"0. 


Planche  47  des  Caprices. 


Ier  Etat.     Avant  la  lettre  et  avant  le  n°.  De  toute  rareté. 

2e      —       Avec  la  lettre  et  avec  le  n°  47,  mais  avant  les  biseaux. 

3"  Le  cuivre  est  biseauté.  (Tirages  postérieurs,  à  dater  de  1856.) 


VENTE  :  Anonyme  (21   mars  1908),  avec  le  n°  86  de  notre  cat.,  20  fr. 


Le  Musée  du  Prado  conserve  un  dessin  préparatoire  à  la  sanguine  pour  celte  planche. 


«  Rien  de   mieux;   elles   seraient  élèves  bien   ingrates  si  elles   ne  venaient  rendre   hommage  à   un 
professeur  à  qui  elles  doivent  tout   ce  qu'elles  ont  appris  en  science   diabolique.  »  (Manuscrit  de  Goya.) 


Le  cuivre  existe  (Chalcographie  de  Madrid). 


85.  —  SOPLONES  (LES  SOUFFLEURS) 

(H.   190  millim.  L.   130) 


Planche  48  des  Caprices. 


Ier  Etat.     Avant  la  lettre  et  avant  le  n°.  De  toute  rareté. 


2*      —       Avec  la  lettre  :  Soplones,  et  le  n°  48,  mais  avant  les  biseaux. 
y      —       Le  cuivre  est  biseauté.  (Tirages  postérieurs,  à  dater  de  1S56. 


«  Le  mot  Soplones  a  aussi  en  espagnol  le  sens  de  mouchards,  de  délateurs.  Or,  il  est  facile  de  voir 
«  par  le  commentaire  (i)  que  Goya  donne  de  sa  planche  que  le  jeu  de  mots  est  intentionnel.  Comme  le  fait 
«  fort  justement  remarquer  l'anonyme  contemporain  de  l'artiste,  une  grande  partie  des  planches  de 
«  sorcellerie  renferment,  comme  celle-ci,  qui  paraît  être  une  satire  contre  la  confession  auriculaire,  des 
«  allusions  plus  ou  moins  voilées,  soit  contre  l'Eglise,  ses  cérémonies  ou  ses  dogmes,  soit  contre  les  ordres 
«  monastiques  que  Goya  prend  fréquemment  à  partie.  Et  puisque  nous  abordons  ici  cette  question,  d'un 
«  si  grand  intérêt  pour  l'étude  de  son  oeuvre,  des  opinions  religieuses  de  Goya,  qu'il  nous  soit  permis  de 
«  faire  observer  que  tout  ce  qui,  dans  cette  œuvre,  a  trait  non-seulement  aux  idées  religieuses,  mais 
«  encore  à  la  politique,  s'inspire  profondément  des  doctrines  philosophiques  des  auteurs  de  VEncyclo- 
«  pcdie.  A  la  fin  du  xvm"  siècle,  un  petit  noyau  d'hommes  appartenant  aux  classes  élevées  ou  lettrées  se 
«  montrèrent,  en  Espagne,  les  fervents  adeptes  de  cette  école;  aussi,  dans  ces  esprits  ainsi  préparés,  la 
«  Révolution  française  et  les  grands  principes  qui  en  surgirent  ne  trouvèrent-ils  que  des  admirateurs 
«  sincères  et  convaincus.  Plus  qu'aucun  autre,  Goya  se  fit  l'écho  passionné  de  ces  principes.  Ce  rôle  de 
«  l'artiste,  propageant  les  idées  de  89  en  pleine  Espagne  monarchique,  et  se  faisant  l'apôtre  de  la  déesse 
«  Raison  en  face  de  l'Inquisition,  non  plus,  il  est  vrai,  redoutable  comme  autrefois,  mais  debout  encore, 
«  toujours  influente,  toujours  puissante  dans  les  conseils  de  la  couronne,  ce  rôle  nous  semble  unique  et 
«  sans  précédent  dans  l'histoire  de  l'art;  que  si  l'on  veut  bien  considérer  encore  que  la  meilleure  partie 
«  des  semences  jetées  par  Goya  avec  tant  de  verve  et  tant  d'esprit  ne  devait  pas  tarder  à  germer  et  à 
«  s'affirmer  dans  l'œuvre  des  Cortès  de  1812,  l'on  ne  laissera  pas  d'admettre  avec  nous  que  ce  même  rôle 
«   prend  des  proportions  presque  grandioses...  »  (P.  Lefort,  Goya,  p.  56.) 


Le  Musée  du  Prado  conserve  un  dessin  préparatoire  à  la  sanguine  pour  cette  planche. 


(1)  «  Les  sorciers  souffleurs  sont  les  plus  ennuyeux  de  tous  et  les  moins  intelligents  dans  l'art  de  la  sorcellerie. 
S'ils  savaient  quelque  chose,  ils  ne  seraient  pas  souffleurs.  » 

Le  cuivre  existe  (Chalcographie  de  Madrid). 


86.  —  DUENDECITOS  (REVENANTS) 

(H.   iSS  millim.  L.   132) 


Planche  49  des  Caprices. 


1e1'  Etat.     Avant  que  le  cuivre  n'ait  été  biseauté.  L'État  reproduit. 

2e      —       Le  cuivre  est  biseauté,  lestons  d'aqua-tinte  sont  affaiblis.  (Tirages  postérieurs,  à  dater  de  1856.) 


VENTE  :  Anonyme  (21  mars  1908),  avec  le  n°  84  de  notre  cat.,  20  fr. 


«  Ceux-ci  sont  d'autre  sorte  :   gais,  amusants,  serviables,   peut-être  un  tant   soit  peu  gloutons,  et 
«   enclins  à  faire  des  niches,  au  demeurant  de  bons  petits  hommes  de  b'en.  >  (Manuscrit  de  Goya.) 


Cette  planche  a  été  reproduite  dans  le  Francisco  Goya,  de  Kurt  Bertels. 


Le  cuivre  existe  (Chalcographie  de  Madrid). 


87.  —  LOS  CHINCHILLAS  (LES  CHINCHILLAS) 

(H.   lys   millim.   L.    124) 


Planche  =;o  des   Caprices. 


er  Etat.     Avant  que  le  cuivre  n'ait  été  biseauté. 

Le  cuivre  est  biseauté.  (Tirages  postérieurs,  à  dater  de   18^6.) 


"  Celui  qui   n'entend  rien,  ne    sait   rien,  ne  voit  rien,  appartient   à  la  nombreuse  famille  des   Chin- 
chillas qui  n'a  jamais  été  bonne  à  rien.  »  (Manuscrit  de   Goya.) 


Cette  planche  a  été  reproduite  dans  le  Francisco  Goya,  de  Kurt  Bertels,  ainsi  qu'un  dessin,  première 
pensée  de  cette  composition,  conservé  au  Musée  du  Prado. 


Le   Musée   du  Prado  conserve  une  première  pensée  et  un  dessin   préparatoire  à  la   sépia   pour  cette 

planche. 


Le  cuivre  existe  (Chalcographie  de  Madrid). 


88.  —  SE  REPULEN  (ILS  FONT  LEUR  TOILETTE) 

(H.   182   millim.  L.   127) 


Planche  51  des  Caprices. 


Ier  Etat.     Avant  la  lettre  et  avant  le  11°.  De  toute  rareté. 

2e       —        Avec  la  lettre  et  le  n°  5  1 ,   mais  avant  les  biseaux  du  cuivre.  L'État  reproduit. 

3°      —       Le  cuivre  est  biseauté.  Les  tons  d'aquatinte  sont  affaiblis.  (Tirages  postérieurs,  à  dîter  de  1856.) 


«  C'est  une  chose  si  dangereuse  d'avoir  les  ongles  longs,  que  cela  est  défendu  même  dans  la  sorcel- 
lerie. »  (Manuscrit  de  Goya.) 


Le  cuivre  existe  (Chalcographie   de   Madrid). 


89.  —  LO  QUEPUEDE  UN  SASTRE!  (CE  QUE  PEUT  UN  TAILLEUR) 

(H.   196  millim.  L.  124) 


Planche  52  des  Caprices. 


i"r  Etat.     Avant  le  point  d'exclamation  (.')  à  la  suite  de  la  légende.  Fort  rare.  L'Etat  reproduit.  Collection 
de  M.  Marcel  Guérin. 

2e      —       Avec  un  point  d'exclamation  à  la  suite  du  mot  :  Sastre,  mais  avant  les  biseaux. 

3*       —       Le  cuivre  est  biseauté.  (Tirages  postérieurs,  à  dater  de  1856.) 


Il  existe  une  copie  lithographique  anonyme  de  cette  pièce  (voir  la  note  du  n°  10  des  Caprices). 


Un  dessin  préparatoire    à  la  sépia,    pour  cette  planche,  est  conservé  au  Musée  du  Prado.  Nous  en 
donnons  ci-dessus  un  fac-similé  légèrement  réduit. 


«  Combien  souvent  une  bestiole,  une  petite  chose  ridicule,  ne  se  transforme-t-elle  pas  en  un  fantôme 
«  immense  qui  n'est  pourtant  rien  sous  des  apparences  énormes.  »  (Manuscrit  de  Goya.) 


Le  cuivre  existe  (Chalcographie  de  Madrid). 


90.  -  QUE  PICO  DE  ORO  !  (QUEL  BEC  D'OR!) 

(H.   193   millim.   L.   137) 


Planche  33  des  Caprices. 


Ier  Etat.     Avant  la  lettre  et  avant  le  n°.  De  toute  rareté. 

2«      —       Avec  la  lettre  et  le  n°  53,  mais  avant  les  biseaux. 

3e       —       Le  cuivre  est  biseauté.  (Tirages  postérieurs,  à  dater  de  1856.) 


VENTE  :  Anonyme  (21  mars  1908),  avec  le  n°  94  de  notre  cat.,  32  fr. 


Cette  pièce,  dont  un  dessin  préparatoire  à  la   sanguine  est   conservé  au  Musée  du  Prado,  est  repro- 
duite dans  :  A  short  History  of  Engraving  &  Etching,  par  A.  M.  Hind,  1908. 


Le  cuivre  existe  (Chalcographie  de  Madrid). 


91.  —  EL  VERGONZOSO  (LE  RUFFIAN) 

(H.  185   millim.  L.   120) 


Planche  54  des  Caprices. 


1"'  Etat.     Avant  la  lettre  et  avant  le  n*.  De  toute  rareté.  Muséum  of  Fine  Arts,  Boston. 

2e      —       Avec  la  lettre  et  le  n°  54,  mais  avant  les  biseaux. 

3e      —       Le  cuivre  est  biseauté.  (Tirages  postérieurs,  à  dater  de  1856.) 


VENTES  :  Ph.  Burty  (1876),  j"  état,  15  sh.  ;  Anonyme,  16  déc.  1908,  2e  état,  avec  les  n0SÔ3  et  1 10  de  notre 
cat.,  35  fr. 

«  Il  existe  des  hommes  dont  le  visage  est  ce  qu'il  y  a  de  plus  indécent  dans  leur  personne,  et  il 
«  serait  bon  que  ceux-là  cachassent  leur  ridicule  et  disgracieuse  figure  au  fond  de  leurs  chausses.  »  (Manu- 
scrit de  Goya). 


Le  cuivre  existe  (Chalcographie  de  Madrid). 


92.  —  HASTA  LA  MUERTE  (JUSQU'A  LA  MORT) 

(H.   191   millim.  L.   133) 


Planche  55  des  Caprices. 


1e1'  Etat.     Avant  que  le  cuivre  n'ait  été  biseauté. 

2e      —       Le  cuivre  est  biseauté.  (Tirages  postérieurs,  à  dater  de  1856.) 


"  Elle  fait  bien  de  se  faire  belle  :  c'est  aujourd'hui  son  jour  de  naissance,  elle  accomplit  ses 
«  soixante-quinze  ans,  et  beaucoup  de  ses  petites  amies  la  viendront  visiter.  »  (Manuscrit  de  Goya.)  «  L'éter- 
«  nelle  coquetterie  de  la  dernière  comtesse  de  Benavente,  mère  de  la  duchesse  d'Osuna,  fait  le  sujet  de  la 
«  planche  55.  »  (P.  Le  for  t.) 

Il  existe  une  copie  lithographique  anonyme  de  cette  pièce  (voir  la  note  du  n°  10  des  Caprices). 


Le  Musée  du  Prado  conserve  un  dessin  préparatoire  à  la  sanguine  pour  cette  planche. 


Le  cuivre  existe  (Chalcographie  de  Madrid). 


93.  —  SUBIR  Y  BAJAR  (MONTER  ET  DESCENDRE) 

(H.   189  millim.  L.  129) 


Planche  56  des  Caprices. 


1e1'  Etat.     Avant  la  lettre  et  avant  le  n".  De  toute  rareté. 

2"      —       Avec  la  lettre  :  Subir  y  bajar  et  le  n°  56,  niais  avant  les  biseaux. 

3"      —        Le  cuivre  est  biseauté.  (Tirages  postérieurs,  à  dater  de  1856.) 


Selon  les  uns,  il  s'agit  ici  du  ministre  Urquijo,  et  selon  d'autres  du  prince  de  la  Paix  et  de  Jovellanos 


Le  Musée  du  Prado  conserve  un  dessin  préparatoire  à  la  sanguine  pour  cette   planche. 


Le  cuivre  existe  (Chalcographie  de  Madrid). 


94.  —  LA  FILIACION  (LA  FILIATION) 

(H.    190   millim.   L.    1 18) 


1"  Etat. 
Planche  57  des  Caprices. 


1"  Etat.     Avant  les  biseaux,  les  tons  d'aqua-tinte  très  visibles.  L'État  reproduit. 

Le  cuivre  est  biseauté.  Les  tons  d'aqua-tinte  très  visibles  sur  notre  reproduction  ont  a  peu  près 
disparu,  notamment  sur  les  visages  et  les  habits  des  personnages,  ainsi  que  sur  le  livre. 
(Tirages  postérieurs,  à  dater  de  1856.) 


VENTE  :  Anonyme,  21  mars  1908,  avec   le  n°  90  de  notre  cat.,    52  fr. 


Un  dessin  préparatoire  a  la  sépia  pour  cette  planche  est  conservé  au  Musée  du  Prado. 


Le  cuivre  existe  (Chalcographie  de  Madrid). 


95.  —  TRAGALA,  PERRO  (AVALE  CELA,  CHIEN 

(H.   191   raillim.  L.   125) 


-_  Orr&œ'w  />fs>i?. 


Planche  =;8  des  Caprices, 


1"  Etat.     Avant  la  lettre  et  avant  le  n°.  De  toute  rareté.  Bibliothèque  Nationale,  Madrid  (épr.  de  Carderera). 

2'      —       Avec  la  lettre  :    Tragala  pero  (sic)  et  avec  le  n°  58.  L'État  reproduit.  Fort  rare.   Collection  de 
M.  Marcel  Guérin. 

3"      —       Le  mot  :  pero  est  corrigé  et  se  lit  :  perro;  mais  avant  les  biseaux.  Le  point  d'exclamation  men- 
tionné par  Lefort  et  Hofmann  n'existe  pas. 

4'      —       Le  cuivre  est  biseauté.  (Tirages  postérieurs,  à  dater  de  1856.) 


«  Celui  qui  est  appelé  à  vivre  entre  les  hommes  sera  seringue  immanquablement.  S'il  veut  l'éviter, 
:  il  n'a  qu'à  s'en  'aller  habiter  au  fond  des  forêts,  et,  quand  il  en  sera  là,  il  s'apercevra  encore  que  ce  genre 
:  de  vie  a  aussi  son  côté  seringuant  ».  (Manuscrit  de  Goya.) 


Le  Musée  du  Prado  conserve  un   dessin  préparatoire  à  la  sépia  pour  cette  planche. 


Le  cuivre  existe  (Chalcographie  de  Madrid). 


96.  -  Y  AUN  NO  SE  VAN!  (ET  ENCORE  ILS  NE  S'EN  VONT  PAS  !) 

(H.    196  millim.   L.    135) 


Planche  59  des  Caprices. 


Ier  Etat.     Avant  le  point  d'exclamation  (.')  à  la  suite   de  la   légende.   Fort  rare.  Collection  de  M.  Marcel 
Guérin. 

2"      —       Avec  un  point  d'exclamation,   h  la  suite  de  la  légende,  mais  avant  les  biseaux. 

y       —        Le  cuivre  est  biseauté.   (Tirages  postérieurs,  a  dater  de   iSsO.) 


«  Celui  qui  ne  se  défie  pas  de  l'instabilité  de  la  fortune  peut  dormir  tranquillement,  quoique  entouré 
«  de  périls  ;  mais  aussi  il  n'apprend  pas  a  s'en  préserver,  et  il  n'est  alors  aucune  disgrâce  qui  ne  le  sur- 
«  prenne  ».  (Manuscrit  de  Goya.) 

Le  Musée  du  Prado  conserve  un  dessin  préparatoire  à  la  sanguine  pour  cette  planche. 


Le  cuivre'  existe  (Chalcographie  de  Madrid). 


97.  —  ENSAYOS  (ESSAIS) 

(H.   185  millira.  L.   125) 


(*  /?„«?; //ÛJ. 


Planche  60  des  Caprices. 


i"r  Etat.     Avant  la  lettre  et  avant  le  n°.  De  toute  rareté. 

2«       _        Avec  la  lettre  et  avec  le  n°  60,  mais  avant  les  biseaux.  L'État  reproduit. 

3e      —       Le    cuivre    est   biseauté,     les    tons    d'aqua-tinte    sont   affaiblis.    (Tirages    postérieurs,    à    dater 
de  1856.)  


«   Peu  à  peu  il   progressera;   il  fait  déjà  quelques   petits  bonds;    avec  le  temps,   il  en   saura  bientôt 
autant  que  sa  maîtresse.  »  (Manuscrit  de  Goya.) 


Le  Musée  du  Prado  conserve  un  dessin  préparatoire  à  la  plume  pour  cette  planche. 


Le  cuivre  existe  (Chalcographie  de  Madrid). 


98.  —  VOLAVERUNT  (ELLES  S'ENVOLERENT) 

(H.  1S7   millim.   L.    130) 


/  û/rf  /  '/'/  y/  //^. 


1"  Etat. 
Planche  61  des  Caprices. 


Etat.     Avant  les  biseaux  et  avant  un  trait  échappé,  vers  l'angle  du  bas  à  droite.  Rare.   L'État  reproduit. 
—       Avec   un    trait    échappé     oblique  vers     l'angle    du    B.  à   D.  ;   le   cuivre   est   biseauté.  (Tirages 
postérieurs,  à  dater  de  1856.) 


«  Le  groupe  de  sorcières  qui  sert  de  base  à  notre  élégante  U)  est  bien  plutôt  là  pour  l'ornement  que 
par  véritable  nécessité.  Il  y  a  des  têtes  si  pleines  de  gaz  inflammable,  qu'elles  n'ont  besoin  pour  s'envoler 
ni  de  ballons  ni  de  sorcières.  »  (Manuscrit  de  Goya.) 


Un  dessin  à  la  sanguine,  première  pensée  pour  cette  planche,  est  conservé  au  Musée  du  Prado. 


(1)  La  duchesse  d'Albe,  suppose  P.  Lefort. 


Le  cuivre  existe  (Chalcographie  de  Madrid). 


99.   -  QUIEN  LO  CREYERA!  (QUI  L'AURAIT  CRU!) 

(H.   186  millim.   L.    133) 


Planche  61   des  Caprices. 


1"  Etat.     Avant  la  lettre  et  avant  le  n°.  De  toute  rareté. 

a"      —       Avec  la  lettre  et  le  n°  6ï,  mais  avant  le   point  d'exclamaticn  (.')  à  la  suite   de  la  légende.  Fort 
rare.  Collection  de  M.  Marcel  Guérin. 

3°       —        Avec    un    point    d'exclamation    (.'),   à   la   suite   du   mot  :  crèvera,  mais   avant    les  biseaux.  L'Etat 
reproduit. 

4e       —       Le  cuivre  est  biseauté.  (Tirages  postérieurs,  à  dater  de  1856.) 


«  Voilà  une  lutte  féroce  à  propos  de  qui  des  deux  était  la  plus  grande  sorcière.  Qui  eût  dit  que  la 
«  Petinosa  et  la  Crespa  se  seraient  battues  ainsi?''  L'amitié  est  fille  de  la  vertu  :  les  méchants  peuvent  bien 
«  être  rapprochés  un  moment  par  la  complicité,  jamais  ils  ne  seront  amis.  ;>  (Manuscrit  de  Goya.) 


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Le  Musée  du  Prado  conserve  un  dessin  à  la  plume,  première  pensée  de   cette  composition.  Nous  en 
donnons  ci-dessus  un  fac-similé  réduit. 


«  Sont-ce  deux  grandes  dames  en  rivalité  d'amour?  Sont-ce  deux  puissances  politiques,  hier  encore 
«  unies  et  aujourd'hui  en  latte  ouverte?  Celte  planche  reste  pour  nous  une  énigme  quanta  sa  portée 
«  véritable.  »  (P.  Lefort,  Goya.) 


Le  cuivre  existe  (Chalcographie  de  Madrid). 


100.  —  MIREN  QUE  GRABES  !    (VOYEZ   COMME   ILS   SONT   GRAVES! 

(H.   185   millim.  L.   122) 


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1"  Etat. 


Planche  63  des  Caprices 


iûr  Etat.     Avant  un  point  d'exclamation  à  la  suite  de  la  légende.  Fort  rare.  L'État  reproduit. 
2e      —       Avec  un  point  d'exclamation  (.')  à  la  suite  du  mot  :  grades.  Avant  les  biseaux. 
3e      —       Le  cuivre  est  biseauté.  (Tirages  postérieurs,  à  dater  de  1856.) 


«  Cette  estampe  représente  deux   sorciers  de  haut  parage  sortis   à  cheval  pour  faire  un  peu  d'exer 
cice.  »  (Manuscrit  de  Goya.) 


Le  cuivre  existe  (Chalcographie  de  Madrid). 


101.  —  BUEN  VIAGE  (BON  VOYAGE) 

(H.    iSS  ir.illim.   L.    127) 


;  Ç3w/i  ■:/  ^<z&c)  ■ 


Planche  64  des  Caprices. 


Ier  Etat.     Avant  la  lettre  et  avant  le  n°.  De  toute  rareté. 

1'  Avec  la  lettre  et  avec  le  n°  64,  mais  avant  les  biseaux. 

3e  Le  cuivre  est  biseauté.  (Tirages  postérieurs,  h  dater  de  1856.) 


«  Où  va  donc,  à  travers  les  ténèbres,  cette  infernale  cohorte  qui  fait  retentir  les  airs  de  ses  cris? 
Encore  si  c'était  de  jour?...  alors  ce  serait  autre  chose;  à  force  de  coups  de  fusil  l'on  pourrait  faire 
tomber  a  terre  toute  cette  cohue...  ;  mais  il  fait  nuit,  et  personne  ne  les  voit.  »  (Manuscrit  de  Goya.) 


Le  cuivre  existe  (Chalcographie  de  Madrid). 


102.  —  DONDE  VA  MAMA?  (OU  VA  MAMAN?) 

(H.   183   millim.   L.   119) 


Planche  65  des  Caprices. 


Ier  État.  Avant  la  lettre  et  avant  le  n".  De  toute  rareté.  Bibliothèque  Nationale,  Madrid. 

2"      —       Avec  la  lettre  et  le  n°  65,    mais  avant  le   point   d'interrogation  (?),    à  la  suite  de  la  légende  et 
avant  l'accent  sur  le  second  a  du  mot  :  iimma.  Fort  rare.  L'État  reproduit. 

3e      —       Avec  le  point  d'interrogation  et  avec  un  accent  sur  le  second  a  du  mot  :   marna,  mais  avant  les 
biseaux. 

4e      —       Le  cuivre  est  biseauté;  avec  des  traces  de   brunissoir  sous  la  légende.  (Tirages   postérieurs,    à 
dater  de  1856.) 


Le  Musée  du  Prado  conserve  un  dessin  préparatoire  à  la  plume  pour  cette  planche. 


Le  cuivre  existe  (Chalcographie  de  Madrid). 


103.  —  ALLA  VA  ESO  (CECI  VA  PAR  LA) 

(H.   187  millim.  L.   124) 


Ôff. 


<  mé% 


Planche  66  des  Caprices. 


icr  État.     Avant  la   lettre   et    avant    le  n°.    De  toute  rareté.  Bibliothèque  Nationale,  Madrid  (épreuve  de 
V.  Carderera). 


2"      —       Avec  la  lettre  et  avec  le  n°  66,  mais  avant  les  biseaux. 


3e      —       Le  cuivre  est  biseauté.  (Tirages  postérieurs,  à  dater  de  1856.) 


Cette  planche,   dont   un    dessin   préparatoire  k   la  plume   est  conservé  au  Musée  de  Prado,   a  été 
reproduite  dans  le  Francisco  Goya,  de  Kurt  Bertels  (1907). 


Nous  donnons  ci-dessus  le  fac-similé  réduit  du  dessin  mentionné  ci-avant. 


«  Ici,  c'est  une  sorcière  chevauchant  en  compagnie  du  diable  boiteux.   Ce  pauvre   diable,  dont  tout 
«  le  monde  se  moque,  ne  laisse  pas  cependant  d'être  parfois  utile.  2.  (Manuscrit  de  Goya.) 


Le  cuivre  existe  (Chalcographie  de  Madrid). 


104.  —  AGUARDA  QUE  TE  UNTEN 
(ATTENDS  DONC  QUE  TU  SOIS  OINT) 

(H.   189  millim.   L.   131) 


(       (/??<<% Zi&Z    f///t 


1"  Etat. 
Planche  67  des  Caprices. 


1"  Etat.     Avant  que  le  T.  C,  n'ait  été  complété  vers  l'angle  du  bas  à  gauche  et  à  l'angle  supérieur  droit. 
Le  cuivre  n'est  pas  biseauté.  L'État  reproduit. 

2e  Le  T.  C.  est  complété  dans  l'angle   du   B.   à  G.,   et  à   l'angle   supérieur  droit.   Le   cuivre  est 

biseauté.  (Tirages  postérieurs,  à  dater  de  1856.) 


"  On  l'envoie  accomplir  une  mission  importante  et  il  veut  partir  à  moitié  oint.  La  sorcellerie  compte 
«  aussi  ses  étourdis,  ses  brouillons,  ses  têtes  sans  cervelle  et  sans  le  moindre  grain  de  bon  sens  :  cela  se 
«  trouve   partout.  „  (Manuscrit  de  Goya.) 

VENTE  :  Anonyme  (5  mars  1 9 1 4) ,  avec  les  nos  113  et  114  de  notre  cat.,  78  fr. 


Le  Musée  du  Prado  conserve  un  dessin  préparatoire  à  la  sanguine  pour  cette  planche. 


Le  cuivre  existe  (Chalcographie  de  Madrid). 


105.  —  LINDA  MAESTRA!  (JOLIE  MAITRESSE!) 

(H.   182  millim.   L.    122) 


y  s       l/u 


l/oltzJt- 


Planche  68  des  Caprices. 


i"r  Etat.     Avant  la  lettre   et  avant  le  n°.   De   toute    rareté.  L'État  reproduit.   Cabinet  des   Estampes,   Paris 
(épr.  avec  légende  manuscrite  différente). 

a»      —       Avec  la  lettre  :  Linda  maestra,  et  le  n°  68,  mais  avant  le  point  d'exclamation  (/)  à  la  suite  de  la 
légende.  Fort  rare.  Collection  de  M.  Marcel  Guérin. 

3e      —       Avec  un  point  d'exclamation  (.')   à  la  suite  du  mot  :  maestra,  mais  avant  les  biseaux. 

4e      —       Le  cuivre  est  biseauté.  (Tirages  postérieurs,  à  dater  de  1856.) 


Le  Musée  du  Prado  possède  un  dessin  préparatoire  pour  cette  planche,  avec  diverses  figures  suppri- 
mées dans  la  gravure;  nous  en  donnons  ci-dessus  un  fac-similé  légèrement  réduit. 


«  Le  balai  est  un  instrument  éminemment  nécessaire  aux  sorcières  ;  car,  indépendamment  d'être  toutes 
«  grandes  balayeuses,  ainsi  qu'il  appert  de  maintes  histoires,  elles  le  peuvent  transformer  en  mule  de 
«  promenade  et  s'en  aller,  sur  cette  monture,  si  vite  que  le  diable  ne  les  peut  dépasser.  >  (  Manuscrit  de 
Goya.) 


Le  cuivre  existe  (Chalcographie  de  Madrid). 


106.  —  SOPLA  (SOUFFLE) 

(H.   176  millim.   L.   117) 


1"  Etat. 


Planche  69  des  Caprices. 


1"  Etat.      Avant  la   lettre   et  avant  le   n°.  De  toute  rareté.   L'État  reproduit.    Cabinet  des  Estampes,    Paris 

(épreuve  avec  la  légende  manuscrite). 
2e      —       Avec  la  lettre  :  Sopla,  et  le  n°  69,   mais  avant  les  biseaux.  Le  point  d'exclamation,  signalé  par 

Lefort  et  parj.  Hofmann,  n'existe  pas. 
3e      —       Le  cuivre  est  biseauté.  (Tirages  postérieurs,  à  dater  de  1856.) 


«  La  pèche  aux  petits  enfants  aura  sans  doute  été  fructueuse  la  nuit  précédente  :   le  banquet  qui  se 
«  prépare  sera  somptueux.  Bon  appétit  !  ->  (Manuscrit  de  Goya.) 


Le  Musée  du  Prado  conserve  un  dessin  préparatoire  à  la  plume  pour  cette  planche. 


Le  cuivre  existe  (Chalcographie  de  Madrid). 


107.  —  DEVOTA  PROFESION  (PROFESSION  DE  FOI) 

(H.   1S6   millim.   L.    126) 


'/)&2/zrûz  ^w/à/tûn- 


Planche  70  des  Caprices. 


icr  Etat.     Avant  que  le  cuivre  n'ait  été  biseauté. 

-"  Le  cuivre  est  biseauté.  (Tirages  postérieurs,  à  dater  de  iS=,6.) 


Le  Musée  du  Prado  conserve  un   dessin  préparatoire   à   la   plume,   avec    variante   et   en   sens  inverse, 
pour  cette  planche. 


Le  cuivre  existe  (Chalcographie  de  Madrid). 


108.  —  SI  AMANECE;  NOS  VAMOS 
(SI  LE  JOUR  ARRIVE,  ALLONS-NOUS-EN) 

(H.    1 7 s   millim.   L.    1:8) 


Planche  71  des  Caprices. 


i,r  Etat.     Avec  un  grand  trait  échappé  traversant  le  ballot  de  bas  en  haut.  Fort  rare. 

2e       —       Le  trait  échappé  traversant  le  ballot  est  effacé,  mais  avant  les  biseaux.  L'État  reproduit. 

3e      —       Le  cuivre  est  biseauté.  (Tirages  postérieurs,  à  dater  de  1856.) 


VENTE  :  Anonyme,  29  mai  1913,  avec  le  n°  82  de  notre  catalogue,  45  fr. 


«   Et  si   vous  n'étiez   pas  venus   du  tout,   ce   n'eût   pas    été   autrement  regrettable...   2.   (Manuscrit  de 
Goya.) 


Le  cuivre  existe  (Chalcographie  de  Madrid). 


109.  —  NO  TE  ESCAPARAS  (TU  NE  T'ECHAPPERAS  PAS) 

(H.   196  millira.  L.    137) 


Vû  &  6/ëayt/zrûL/. 


Planche  72  des  Caprices. 


icr  Etat.     Avant  les  biseaux  du  cuivre. 

2°      —       Le  cuivre  est  biseauté.  (Tirages  postérieurs,  à  dater  de   1856.) 


Jamais  ne  s'échappe  qui  a  le  désir  de  se  laisser  prendre.  »  (Manuscrit  de  Goya.) 


Cette  planche  —  dont  une  première  pensée  à  la  sanguine  est  conservée  au  Musée  du  Prado  —  a  été 
reproduite  dans  le  Francisco  Goya,  de  K.  Bertels. 


Le  cuivre  existe  (Chalcographie  de  Madrid). 


110.  —  MEJOR  ES  HOLGAR 

(NE  VAUT-IL  PAS  MIEUX  NE  RIEN  FAIRE) 

(H.  192  millim.  L.   131) 


7Î  *'/>/'    ///  //û//////\ 


Planche  73  des  Caprices. 


iBr  Etat.     Avant  que  le  cuivre  n'ait  été  biseauté.  L'État  reproduit. 

2"      —       Le  cuivre  est  biseauté;  les  tons  d'aqua-tinte  sont  affaiblis.  (Tirages  postérieurs,  à  dater  de  1856.) 


VENTE  :  Anonyme  (16  décembre  1908),  avec  les  nos  63  et  91  de  notre  cat.,  35  fr. 


Goya.) 


Celui  qui  travaille  le  plus  jouit  le  moins.  Il  a  raison,  mieux  vaut  ne  rien  faire.  »  (Manuscrit  de 


Le  cuivre  existe  (Chalcographie  de  Madrid). 


111.  —  NO  GRITES,  TONTA  (NE  CRIE  PAS,  SOTTE) 

(H.   189  millim.   L.   no) 


C    la  f//vffi>:  //>. 


2e  Etat. 
Planche  74  des  Caprices. 


i°r  Etat.     Avant  la  lettre  et  avant  le  u".  De  toute  rareté. 

-°      —        Avec  la  lettre  et  le  n"  74,   mais  avant  les  biseaux.  L'État  reproduit. 

V  Le  cuivre  est  biseauté,  les  tons  d'aqua-tinte  sont  affaiblis.  (Tirages  postérieurs,  à  dater  de  1S56.) 


«  Pauvre  Paquilla  qui,  en  allant  à  la  recherche  du  laquais,  rencontre  le  revenant.  Mais  elle  n'a  rien  à 
«  craindre;  il  est  facile  de  voir  que  Martinesco  est  de  joyeuse  humeur  et  qu'il  ne  lui  fera  pas  de  mal.  » 
(Manuscrit  de   Goya.) 

VENTE  :  Anonyme  (21  mars  1908),  avec  le  n"  98  de  notre  cat.,  37  fr. 


Le  Musée  du  Prado  conserve  un  dessin  à  la  sanguine,  première  pensée  pour  cette  planche. 


Le  cuivre  existe  (Chalcographie  de  Madrid). 


112.  —  NO  HAY  QUIEN  NOS  DESATE? 
(N'Y  A-T-IL  PERSONNE  QUI  NOUS  DÉLIE?) 

(H.   195   millim.  L.   141) 


Planche  75  des  Caprices. 


Ier  Etat.     Avec   un  point  d'exclamation  (.')   à  la  suite  de  la  légende.  Fort  rare.  Collection  de  M.  Marcel 
Guérin. 

2e      —       Le  point  d'exclamation  (.')  après  le  mot  :  àesate  est  converti  en  point  d'interrogation  (.?),  mais 
avant  les  biseaux. 

3e      —       Le  cuivre  est  biseauté;  les  tons  d'aqua-tinte  sont  affaiblis.  (Tirages  postérieurs,  à  dater  de  1856.) 


«  Un   homme  et  une  femme    attachés   par  une  corde,  s'efforcent  de  la  délier  et  criant  qu'on   les 
détache  bien  vite...  ou  je  me  trompe  fort,  ou  ce  sont  là  deux  mariés  malgré  eux.  »  (Manuscrit  de  Goya.) 


Le  Musée  du  Prado  conserve  un  dessin  à  la  sanguine,  première  pensée  de  cette  planche. 


Le  cuivre  existe  (Chalcographie  de  Madrid). 


113.  —  ESTA    VMP  (*)    PUES,   COMO   DIGO...    eh!  CUIDADO!   SI    NO 
(VOUS  Y  ÊTES?  DONC,  JE  DISAIS...  EH!  ATTENTION!  SINON!...) 

(H.   193   millim.  L.    13;) 


/.'//,/   /////   ''  ////,',,,    (t'v//ft   ///?/(>..    s'/// ///f/ïs/rf?.,"'  //'>'. 


Planche  76  des  Caprices. 

Ier  Etat.     Avant  les  biseaux. 

2'       —        Le  cuivre  est  biseauté.  (Tirages  postérieurs,  à  dater  de  1856.) 


VENTE  :  Anonyme,  5  mars  1 9 1 4 ,  avec  les  nos  104  et  114  de  notre  cat.,  78  fr 


Le  Musée  du  Prado  conserve  un  dessin  préparatoire  à  la  sanguine  pour  cette  planche,  avec  de 
légères  variantes. 

«  On  ne  sait  quel  est  le  militaire  que  l'on  a  voulu  désigner  dans  le  n°  76,  si  ce  n'est  Don  Tomas 
"  Morla,  lieutenant  général  d'artillerie,  et  actuellement  gouverneur  des  Andalousies.  La  loquacité  insi- 
«  gnifiante,  exprimée  par  les  cinq  ou  six  mots  qui  sont  au  bas  de  cette  planche,  et  l'air  de  parfaite  gobe- 
«  moucherie  des  personnes  qui  l'environnent,  conviennent  parfaitement  au  caractère  et  à  l'histoire  de  cette 
«   créature  du  prince  de  la  Paix.  „  (P.  Lefort,  Goya,  p.  40.) 


(1)  Pour  Vucstra 


Le  cuivre  existe  (Chalcographie  de  Madrid). 


114.  —  UNOS  A  OTROS  (LES  UNS  AUX  AUTRES) 

(H.   193  rnillim.  L.   133) 


Planche  77  des  Caprices. 


1"  Etat.     Avec  les  biseaux  du  cuivre. 

2«      —       Le  cuivre  est  biseauté;  le  biseau  inférieur  forme  une  raie  horizontale  sous  la  légende.  (Tirages 
postérieurs,  à  dater  de  1856.) 

«  Ainsi  va  le  inonde  :  l'on  se  moque,  l'on  se  joue  les  uns  des  autres  ;  celui  qui  hier  était  le  taureau 
«  fait  aujourd'hui  le  caballero  in  pla\a,  le  picador.  La  fortune  préside  à  la  fête  et  distribue  les  rôles  au 
€  gré  de  ses  caprices.  »  (Manuscrit  de  Goya.) 


Le  Musée  du  Prado  conserve  un  dessin  préparatoire  à  la  sanguine  pour  cette  planche. 


Le  cuivre  existe  (Chalcographie  de  Madrid). 


115.  —  DESPACHA,  QUE  DISPIERTAN 

(DÉPÊCHE,   ILS  SE  RÉVEILLENT) 

(H.    k)o  millira.  L.    137) 


Planche  78  des  Caprices 


Ier  Etat.     Avant  les  biseaux  du  cuivre. 

2e      —       Le  cuivre  est  biseauté.  (Tirages  postérieurs,  à  dater  de  1856. 


Le  Musée  du  Prado  conserve  un  dessin  préparatoire  à  la  sanguine  pour  cette  planche. 


N.-B.  —  Le  point  d'exclamation  indiqué  par  J.  Hofraann,  après  le  mot  :  dispiertan,  n'existe  pas. 


Le  cuivre  existe  (Chalcographie  de  Madrid). 


116.  —  NADIE  NOS  HA  VISTO  (PERSONNE  NE  NOUS  A  VUS) 

(H.   189   millim.  L.    157) 


Planche  79  des  Caprices. 


1"'  Etat.     Avant  la  lettre  et  avant  le  n°.  De  toute  rareté. 
2e      —       Avec  la  lettre  et  avec  le  n°  79,  mais  avant  les  biseaux. 
"  Le  cuivre  est  biseauté.  (Tirages  postérieurs,  à  dater  de  1856.) 


VENTE  :  Anonyme,  26  octobre  1900,  2°  état,  10  fr. 


«  Et  qu'importe,  après  tout,  que  les  martinicos  soient  descendus  à  la  cave  et  boivent  un  coup,  s'ils 
ont  bien  travaillé  toute  la  nuit  et  si  la  batterie  de  cuisine  reluit  comme  de  l'or!  »  (Manuscrit  de  Goya.) 


Le  cuivre  existe  (Chalcographie  de  Madrid). 


117.  —  YA  ES  HORA  (MAINTENANT  C'EST  L'HEURE) 

(H.   197  millim.  L.   137) 


âk  ' 


Planche  80  des  Caprices. 


I"1'  Etat.     Avant  que  le  cuivre  n'ait  été  biseauté.  L'État  reproduit. 

2e      —       Le  cuivre   est  biseauté.   Le  biseau  du  bas  est  surmonté  de  petites   rayures  obliques.  (Tirages 
postérieurs,  à  dater  de  1856.) 


«  Aussitôt  que  le  jour  paraît,  chacun  s*enfuit  de  son  côté,  sorcières,  revenants,  visions,  fantômes. 
«  C'est  chose  singulière  que  cette  engeance  ne  veuille  se  laisser  voir  que  la  nuit  et  dans  les  ténèbres. 
«  Personne  ne  peut  savoir  où  ils  s'enferment  et  se  cachent  durant  le  jour.  Quiconque  serait  assez 
<r.  heureux  pour  découvrir  un  terrier  de  revenants,  pour  s'en  emparer  et  le  montrer  dans  une  cage,  à 
«  dix  heures  du  matin,  à  la  Puerta  del  Sol,  pourrait  après  cela,  se  passer  fort  bien  d'hériter  un  majorât.  » 
(Manuscrit  de  Goya.) 


Le  cuivre  existe  (Chalcographie  de  Madrid). 


118.  —  SUENO  DE  LA  MENTIRA  Y  INCONSTANCIA 
(RÊVE  DU  MENSONGE  ET  DE  L'INCONSTANCE) 

(H.   218  millim.   L.   158) 


Planche  inédite  des  Caprices. 


Bibliothèque  Nationale,  Madrid,  épreuve  de  Valentin  Carderera,  tirée  au  verso  de  la  pièce  suivante. 


«  Ces  deux  pièces  —  celle-ci  et  la  suivante  —  ont  été  composées  par  Goya  pour  la  duchesse  d'Albe. 
«  Elles  ont  sûrement  trait  à  certains  incidents  de  leur  liaison,  auxquels  Goya  ne  jugea  pas  à  pi  opes 
«  d'initier  ses  contemporains.  »  (P.  Lefort.) 


Le  dessin  original  de  cette  composition  est  conservé  au  Musée  du  Prado,   et  porte  la  légende  sous 
laquelle  cette  pièce  est  connue. 


119.  —  (LES  LAMENTATIONS) 

(H.  220  raillim.  L.    150) 


Plinche  inédite  des  Caprices. 


Bibliothèque  Nationale,  Madrii  (épr.  de  V.  Carderera).  Seule  épreuve  connue. 


Cette  pièce  relative,  croit-on,  à  la  duchesse  d'Albe,  est  reproduite  dans  Goya's  Seltenc  Radierungen. 
de  V.  von  Loga,  puis  dans  le  Goya  grabador,  de  A.  de  Beruete. 


A.  de  Beruete,  après  avoir  donné  une  description  de  cette  pièce,  dont  la  scène,  dit-il,  est  difficile  à 
expliquer,  ajoute  :  «  Cette  eau-forte  est  une  œuvre  mal  composée  et  sans  intérêt  artistique.  » 


FIN    DE    LA    PREMIERE    PARTIE 


FRANCISCO     GOYA 


LOYS    DELTEIL 


LE   PEINTRE   GRAVEUR   ILLUSTRÉ 

(XIXe   ET    XXe    SIÈCLES) 


TOME     QUINZIÈME 


FRANCISCO     GOYA 


SECONDE     PARTIE 


PARIS 

Che%  l'Auteur,   2,    rue  des  Beaux-Arts 
1922 


LES   DÉSASTRES    DE    LA   GUERRE 


SUITE  DE  QUATRE-VINGTS  PIÈCES 


\JM*yU^* 


(N0!  120  à   199) 


Ainsi  que  l'a  précédemment  fait  remarquer  Paul  Lefort  et,  après  lui,  les  divers  biographes  de  Goya, 
il  n'existe  pas  de  tirage  contemporain  de  l'artiste,  de  îa  suite  des  Désastres  de  la  Guerre  avec  les  légendes, 
celles-ci  ayant  seulement  été  gravées,  à  l'époque  de  la  publication  effective  des  So  planches  par  l'Académie 
de  San  Fernando,  c'est-à-dire  en  1863.  Les  épreuves  tirées  par  l'artiste  ou  sous  ses  yeux,  ne  comportant 
pas  de  lettre,  se  rencontrent  très  rarement,  le  plus  souvent  par  unités.  L'on  ne  peut  citer  en  effet  que 
trois  séries  complètes  en  épreuves  d'états  ;  celle,  universellement  connue  du  peintre  Valentin  Carderera, 
aujourd'hui  propriété  d'un  de  ses  descendants,  M.  Eduardo  Carderera,  avec  toutes  les  légendes  transcrites 
manuscritement  en  marge  par  Goya  lui-même  (1),  puis  celle  tout  à  fait  exceptionnelle  appartenant  au 
peintre  espagnol,  M.  Pedro  Gil  Moreno  de  M'ora,  hôte  de  la  France  depuis  de  nombreuses  années,  enfin  la 
troisième  qui  se  trouve  entre  les  mains  des  héritiers  de  l'Infant  Don  Sébastien.  Hormis  ces  trois  séries 
nous  citerons,  comme  possédant  de  30  à  45  épreuves  d'état,  des  Désastres  de  la  Guerre,  le  Cabinet  des 
Estampes  de  Paris,  la  Bibliothèque  de  l'Université,  de  Paris,  la  Bibliothèque  Nationale,  de  Madrid,  et  le 
Kupferstiche  Kabinet,  de  Berlin. 

Il  existe  trois  tirages  distincts  des  Désastres  de  la  Guerre;  le  premier,  de  1S65  (2),  est  précédé  du 
titre  et  de  la  notice  dont  nous  donnons  ci-après  le  fac-similé  ;  il  a  été  limité  à  500  exemplaires,  dont 
un  nombre  très  restreint,  avant  que  les  légendes  n'aient  été  gravées  (3). 

«  L'exécution  matérielle  —  a  écrit  P.  Lefort  —  en  est  soignée,  surtout  dans  les  premiers  exemplaires, 
que  l'on  reconnaîtra  au  ton  roussàtre  de  l'encrage.  i>  Ce  premier  tirage  des  80  pièces  a  été  imprimé  sur 
papier  vélin  sans  vergeures,  au  filigrane  J.  G.  O.  (José  Garcia  Osenalde). 

La  seconde  édition  parue  en  1892,  comporte  le  titre  et  la  notice  de  la  première  édition,  la  date  seule 
change,  comme  d'ailleurs  dans  le  troisième  tirage  effectué  en  1903.  Ces  deux  derniers  tirages,  dont 
l'encrage  est  généralement  un  peu  lourd,  sont  exécutés  sur  papier  à  vergeures,  mais  sans  filigranes. 

Comme  le  laisse  comprendre  le  sous-titre  de  Cean  Bermudez,  —  fait  remarquer  très  justement 
Paul  Lefort,  —  «  ...  les  quatre-vingt  cinq  pièces  réunies  (par  Cean  Bermudez)  n'appartiennent  pas  toutes 
aux  Malheurs  de  la  Guerre.  A  partir,  en  effet,  de  la  planche  65  :  «  Que  alboroto  es  este  »,  Goya 
commence  ce  que  l'on  pourrait  appeler  une  nouvelle  série  des  Caprices.  Comme  sa  devancière,  cette 
dernière  contient,  pêle-mêle,  tantôt  des  satires  politiques  ou  religieuses,  tantôt  des  scènes  fantastiques, 
et  tantôt  enfin  ces  rêves  étranges  à  l'aide  desquels  l'audacieux  artiste  traduit  des  aspirations  politiques 
et  philosophiques  d'une  portée  si  singulière  pour  l'époque  et  le  milieu  qui  les  virent  paraître.  » 

A  la  suite  des  80  planches  publiées,  nous  donnons  la  reproduction  des  deux  pièces  restées  inédites 
des  Désastres  de  la  Guerre,  et  dont  les  cuivres  retrouvés  par  Paul  Lefort  ont  été  offerts  par  celui-ci  à  la 
Chalcographie  de  Madrid. 


(1)  Cean  Beriaudez  avait  imaginé  pour  cette  série,  à  laquelle  étaient  adjoints  dans  la  pensée  de  l'ami  de  Goya, 
les  Trois  Prisonniers,  le  titre  suivant  que  nous  transcrivons  d'après  P.  Lefort  : 

«   Fatales    consacuencias    de   la  sangrienta  guerra  en    Espafia   con  Buonaparte  y  otros  caprichos  enfanticos  en 
85  estampas  inventadas,  dibijadas  y  grabadas  por  el  pintor  original  D.  Francisco  de  Goya  y  Lucientès.  En  Madrid.» 

(2)  En  8  livraisons  de  10  planches  chacune,  sous  couverture  verte. 

(3)  L'on  rencontre  de  cette  édition,  quelques  exemplaires  renfermant  un  petit  nombre  d'épreuves  ou  la  lettre  n'a 
pas  été  encrée  ou  bien  grattée.  (Cabinet  des  Estampes,  Paris.) 


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fèoleccion  de  ochenla  laminas  inventadas  y  £pbada-s  al.  atfua  fu.erte 


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MADRID 
tS6y 


El  nombre  de  Goya  es  bien  conocido  de  lodos  los  amantes  de  las  Arles,  y  ha 
volado  por  Espaûa  y  fuera  de  clla  acompanado  de  una  fama  mcrecida  :  à  pesar 
de  la  poca  juslicia  con  que  generalmente  son  juzgados  los  bonibres  de  mérilo 
verdadero  por  sus  contemporàneos,  la  generacion  que  concluye,  que  le  conocio 
y  Iralo  en  su  vigor,  la  que  hoy  média  su  camino,  que  le  alcanzo  en  sus  ùltimos 
niios,  y  la  que  comienza  su  carrera  arlislica  y  lia  visto  sus  obras  y  oido  hablar 
de  él  a  sus  padres  y  à  sus  maestros,  todas  unanimes  le  conceden  un  honroso 
lugar  en  la  série  larga  y  brillante  de  los  artistas  espaûoles.  Y  no  debe  Goya  su 
nombre  y  su  fuma  â  la  circunslancia  de  baber  escaseado  tanto  los  artistas  nota- 
bles en  Espana  durante  el  ùltimo  tercio  del  siglo  pasado  y  el  primero  del  pré- 
sente, no:  Goya  hubiera  conquislauo  siempre  y  en  cualcsquiera  circunstancias 
el  renombre  que  no  podia  menos  de  adquirirle  su  originalidud  verdadera ,  bija 
dj  la  singular  inJependencia  de  su  carâcLer:  maestro  de  si  mismo,  puededecirse 
q  îe  por  si  solo  consliluyô  Escuela ,  adoptando  un  modo  de  \er  en  artes  que 
nadie  tuvo  antes  que  él ,  que  acaso  nadie  seguirâ  despues.  No  se  propone  la 
Academia  bacer  una  critica  del  génio  y  de  las  obras  de  este  bombre  singular, 
que  lia  sido  ya  jnzgado  con  algun  acierto  por  propios  y  eslraùos;  y  al  publicar 
una  coleccion  ,  hasta  ahora  inédita,  de  sus  eslimadas  aguas-fuerlcs  ,  cumple 
solo  un  honroso  deber ,  contribuyendo  ù  dar  à  conocer  cada  vcz  mas  las  obras 
caracteristicas  de  tan  distinguido  maestro,  y  tan  digno  individuo  de  este  cuorpo 
artistieo.  La  culoccion  que  él  désigné  con  el  nombre  de  Esirmjos  ù  Desaslres 
île  la  Guerva ,  es  sin  disputa  una  de  las  mas  notables  que  en  este  género  pro- 
dujo  Goya:  en  clla  se  descubre  lodo  ei  brio  de  su  fogosa  imaginucion,  exaltada 
v  sobreeseiloda  por  un  vivo  sentimiento  de  patriolismo  ,  en  aquellos  terribles 
momentos  en  que  una  injiista  invasion  eslranjera  prcteiidia  humillar  cl  orgullo 


y  altivez  caracterlsticos  del  nombre  castellano:  ;,qué  mucho,  pues,  que  un  es- 
panol ,  un  aragonés  y  un  bombre  del  carâcter  duro  é  independiente  de  Goya  se 
dejase  arraslrar  muebas  veces  hasta  la  exagération  y  la  caricatura?  En  cambio 
respira  esta  obra  novedad  en  los  asuntos,  originalidad  en  los  lipos,  fuego  en  la 
composicion  ,  valentia  y  seguridad  en  la  mancha,  décision  y  hasta  linura  en  el 
dibujo.  Para  que  nada  faite  a  esta  singular  coleccion ,  las  leyendas  puestas  à 
cada  lamina  son  olro  rasgo  mas  del  génio  de  su  autor:  côneisas,  incisivas  y 
picantes  anaden  carâcter  ,  si  anadirselo  es  posible  a  lo  que  ya  consigné  el  làpiz 
del  arlista  :  una  brève  frase,  y  à  veces  una  palabra  sola,  revelan  con  su  misma 
rapidez  la  idea  fugaz  que  su  mente  concibiera  en  un  momento  y  su  mano  repré- 
senta™ en  poco  mas  de  olro.  La  Academia  ,  que  ha  adquirido  las  planchas  de 
esta  coleccion  ,  conocida  de  muy  pocos  y  de  la  que  solo  se  habian  sacado  un 
numéro  reducido  de  pruebas,  la  publica  con  la  confianza  de  que  ha  de  mereccr 
una  favorable  acogida  à  los  amantes  de  las  Artes  espaiiolas. 

Varias  son  las  hiografias  que  se  han  escrito  y  publicado  del  célèbre  Goya, 
cuya  vida  v  cuyo  retrato  son  ya  bastante  conocidos;  por  eso  la  Academia  no 
crée  necesario  poner  al  frente  de  esta  publicacion  sino  una  brevisima  nolicia 
de  su  vida  y  obras,  para  conocimiento  de  aquellos  pocos  que  antes  de  exanù- 
narla,  no  bayan  leido  nînguna  de  aquellas. 

D.  Francisco  Goya  y  Lucientes  nacié  en  Fuenledetodos ,  Aragon,  el  dia 
31  de  Marzo  de  1740:  no  se  tienen  noticias  detalladas  de  su  juventud,  y  solo 
se  sabe  que  desde  la  edad  de  13  anos  se  dedico  al  dibujo  en  Zaragoîa  bajo  la 
direccion  de  D.  José  Luzan,  y  que,  muy  jdven  aùn,  pasô  à  Roma  donde  con- 
tinué sus  esludios.  Las  primeras  obras  que  dicron  à  conocer  su  génio  en  la 


pinlura  fueron  los  cuadros  que  ejecutô  para  la  fâbrka  de  tapices,  cuyo  valor 
autorizaba  con  su  visto  bueno  el  caballero  Mengâ,  â  quien  lenîa  asombrado  la 
grande  facilidad  con  que  los  hacia.  Pinte  al  fresco  una  de  las  médias  naranjas 
de  la  Iglesia  del  Pilar  de  Zaragoza  y  en  Madrid  la  capilla  de  San  Antonio  de  la 
Florida.  Tuvo  bastante  facilidad  en  los  relratos,  y  los  mejores  fueron  los  de 
aquellos  amigos  en  que  no  empleô  mas  que  una  sesion.  El  Cristo  y  cuadro 
del  Santo  en  la  Iglesia  de  San  Francisco ,  y  el  de  San  José  de  Calasanz  en  la 
de  San  Antonio  Abad  de  Madrid,  los  très  que  hizo  para  la  capilla  del  Monte 
Torrero  en  Zaragoza,  el  prendimiento  que  existe  en  la  sacristia  de  la  Catedral 
de  Toiedo,  y  Santa  Justa  y  Rufina  en  la  de  Sevilia,  bastan  para  dar  â  cono- 
cer  su  mérito  arlislico  ;  aunque  siempre  merecieron  su  predileccion  los  cua- 
dros que  ténia  en  su  casa,  pues,  como  pintados  con  libertad  segun  su  génio  y 
para  su  uso  particular,  los  hizo  con  el  cuchillo  de  la  palela  en  lugar  del  pincel, 
logrando  sin  embargo  que  causen  un  efecto  admirable  â  proporcionada  dis- 
tancia.  Pintô  muchos  cuadros  en  que  représenté  con  admirable  verdad  las  cos- 
tumbres  del  pueblo  bajo  de  Madrid",  y  otros  muchos  asuntos  variados  y  capri- 
chosos.  Son  muy  notables  y  dignas  de  verse  entre  sus  obras  de  estos  géneros 
la  coleccîon  de  cuadros  que  posée  el  Excmo.  Sr.  Duque  de  Osuna  en  su  bella 
quinta  de  la  Alameda,  que  representan  varias  escenas  populares  en  figuras  de 
tamano  mayor  y  mas  concluidas  crée  lo  que  generalmente  acostumbraba ,  los 
retratos  que  en  considérable  numéro  tienen  el  miamo  Sr.  Duque  y  el  de  Fernan- 


Nuncz,  y  la  de  pinturas  al  temple  que  ejecutû  sobre  los  muros  de  la  casa  que 
habité  en  las  afueras  de  Madrid,  situada  en  una  altura,  cerra  del  camino  de  la 
ermita  de  San  Isidro  y  que  boy  perlenece  al  Sr.  D.  Segundo  Colmenares  :  los 
asuntos  de  estas  pinturas  son  muy  variados;  conciliâbulos  de  brujas  ,  rinas, 
escenas  de  costumbres  y  algun  asunlo  mitolôgico.  La  Academia  posée  cuatro 
cuadros  companeros  que  representan  un  auto  de  fé,  una  procesion  de  Semana 
santa,  una  corrida  de  toros  en  una  aldea,  y  una  casa  de  locos;  posée  ademàs 
otro  que  représenta  la  mascarada  de!  enlierro  de  la  sardina,  de  figuras  peque- 
nas  como  los  otros  cuatro;  otros  dos  que  representan  en  tamano  natural  el  uno 
una  mujer  tendida  y  caprichosamente  veslida  de  maja ,  y  el  otro  olra  que  pasa 
por  retrato  de  la  aclriz  conocida  por  la  Tirana,  y  el  retralo  del  mismçi  Goya, 
Las  dos  anleriores  se  van  â  grabar  para  formar  parte  de  la  coleccion  de  gra- 
bados  de  sus  cuadros  notables  que  la  Academia  se  propone  publicar. 

Grab6  al  agua  fuerte  ademâs  de  la  coleccion  que  hoy  se  publica  otras  très 
que  compondrân  mas  de  doscienlos  cobres  y  paso  los  ûltimos  anos  de  su  vida 
dibujando  constantemente. 

Fué  nombrado  individuo  de  esta  Academia  en  7  de  Mayo  de  1780,  Direc- 
tor  de  PinUira  en  15  deSetiembre  de  1795,  quedando  como  honorario  dos  anos 
despues.  Fué  pintor  de  camara  del  Rey  Carlos  IV  desde  Abril  de  1789  y  el 
primero  de  los  de  esta  clase  en  Octubre  de  1799.  Falleciô  en  Burdeos  â  los  84 
anos  de  edad  el  16  de  Abril  de  1828. 


120.  —  TRISTES  PRESENTIMIENTOS  DE  LO  QUE  HA  DE  ACONTECER 
(TRISTES  PRESSENTIMENTS  DE  CE  QUI  DOIT  ARRIVER) 

(L.   189  millim.  H.   146  ) 


Planche  1  des  Désastres  de  la  Guerre. 


i"r  Etat.     Avant  la  lettre,  avant  le  n°  1  et  avant  quelques  légers  travaux  à  la  pointe  sous  les  bras  et  sur  la 
poitrine  du  personnage.  De  toute  rareté. 

2°       —       Avec  le  n°   1  en  H.  à  G.,  en  marge,  mais  encore  avant  les  travaux  a  la  pointe  et  avant  la  lettre. 
Fort  rare.  Cabinet  des  Estampes,  Paris,  M.  P.  Gil.  L'État  reproduit. 

3"  Avec   l'addition   d'une  douzaine  de   tailles  obliques  sous  les   bras   du  personnage,  puis  sur-sa 

poitrine,  etc.,  mais  toujours  avant  la  lettre.  Très  rare. 

.4"      —       Avec  la  lettre.  On  lit  :  Tristes  presentimientos  de  lo  que  ha  de  acontecer. 


Le  Musée  du  Prado  conserve  un  dessin  préparatoire  à  la  sanguine  pour  cette  planche  ;  nous  en  don- 
nons ci-dessus  un  fac-similé  réduit. 


Le  cuivre  existe  (Académie  de  San  Fernando). 


121.  -  CON  RAZON  O  SIN  ELLA  (AVEC  OU  SANS  RAISON) 

(L.    196  millim.   H.   140) 


Planche  2  des  Désastres  de  la  Guerre. 


Ier  Etat.  Avant  la  lettre,  avant  les  numéros,  avant  le  T.  C,  et  avant  les  tailles  horizontales  ombrant  le 
second  personnage  qu'on  ne  voit  qu'en  partie,  au  second  plan  à  gauche  ;  également  avant 
quelques  tailles  sur  la  montagne  du  fond,  entre  les  deux  soldats  espagnols  ;  enfin  avant  que 
le  vêtement  du  second  espagnol  combattant,  n'ait  été  élargi  à  droite,  sous  son  fusil.  Lecufvre 
n'est  pas  biseauté.  De  toute  rareté.  Kupferstiche  Kabinet,  Berlin. 

2"  —  Avec  le  n"  36  dans  le  B.  à  G.,  mais  encore  avant  la  lettre,  avant  le  T.  C,  et  avant  les  travaux 
mentionnés  ci-dessus.  Fort  rare.  L'Etat  reproduit.  Bibliothèque  Nationale,  Madrid,  Cabinet 
des  Estampes,  Paris,  Bibliothèque  de  l'Université,  Paris,  M.  Pedro  Gil. 

3e  Avec   le  n°  2  dans  le  H.  à  G.  ;  le  n°  précédent  (36)  subsiste  ;   avec  les  retouches    mentionnées 

plus  haut  et  avec  un  T.  C,  mais  toujours  avant  la  lettre.  Rare.  Cabinet  des  Estampes,  Paris, 
Kupferstiche  Kabinet,  Berlin,  M"  Jay. 

4*      — ■       Avec  la  lettre  :  Cou  razon  b  sin  ella.  Le  cuivre  est  biseauté. 


Le  cuivre  existe  (Académie  de  San  Fernando). 


122.  —  LO  MISMO  (DE  MÊME) 

(L.   198  niillim.   H.    145) 


1"  Etat. 


Planche  3  des  Désastres  de  la  Guerre. 


i°r  Etat.  Avant  la  lettre,  avant  les  numéros,  avant  le  T.  C,  et  avant  deux  traits  agrandissant  légèrement 
le  crâne  de  l'homme  à  la  hache  et  avant  que  le  torse  du  même  personnage  n'ait  été  élargi  à 
droite.  De  toute  rareté.  Bibliothèque  de  l'Université,  Paris.  L'État  reproduit. 

2e      —       Encore  avant  la  lettre  et  avant  le  T.  C,  mais  a.vec  le  n°  18,  dans  le  B.  à  G.  Fort  rare. 

3"  —  Avec  le  n°  3,  dans  le  H.  à  G.,  et  avec  les  retouches  indiquées  au  1"  état.  Le  n°-précédent  (18) 
subsiste,  mais  recouvert  par  quelques  tailles.  Toujours  avant  la  lettre  et  avant  le  T.  C.  Etat 
reproduit  dans  le  Goya,  de  J.  Hofmann.  Cabinet  des  Estampes,  Paris,  Kupferstiche  Kabinet, 
Berlin,  MM.  P.  Gil,  Hofmann  fils. 

4°      —       Encore  avant  la  lettre,  mais  avec  le  T.  C.  entourant  la   composition.  Tirage   de   1S63. 

j/'j*      —       Avec  la  lettre  :  Lo  mismo,  et  avec  un  T.  C.  entourant  la  composition. 


Le  cuivre  existe  (Académie  de  San  Fernando). 


123.  —  LAS  MUGERES  DAN  VALOR 
(LES  FEMMES  DONNENT  DU  COURAGE) 

(L.   185  millim,   H.    135) 


4'  Etat. 


Planche  4  des  Désastres  de  la  Guerre. 


1"  Etat.  A  l'eau-forte  pure,  avant  la  lettre  et  avant  les  numéros.  Le  cuivre  n'est  pas  biseauté.  De  toute 
rareté. 

2e  —  Avec  l'addition  de  tons  d'aqua-tinte,  et  avec  le  n°  34,  dans  le  B.  à  G.  Encore  avant  la  lettre. 
Fort  rare. 

5e  —  Avec  le  n°  4,  dans  le  H.  à  G.  Le  n°  précédent  (34)  subsiste,  mais  à  demi  effacé  ou  mal  encré. 
Toujours  avant  la  lettre.  Très  rare.  Cabinet  des  Estampes,  Paris,  Kupferstiche  Kabinet, 
Berlin,  M"  Jay,  MM.  P.  Gil,  Hofmann  fils. 

4e      —       Avec  la  lettre.  L'État  reproduit.  Le  cuivre  est  biseauté. 


Cette  planche  a  .été  reproduite  dans  le  Goya,  de  Paul  Lafond. 


Le  cuivre  existe  (Académie  de  San  Fernando.) 


124.—  Y  SON  FIERAS  (ET  ELLES  SONT  COMME  DES  BÊTES  FÉROCES) 


(L.  1S0  millim.  H.   133) 


Planche  5   des  Désastres  de  la  Guerre. 


Ier  Etat.  Avant  la  lettre,  avant  les  numéros  et  avant  les  travaux  à  la  pointe-sèche  sur  le  pantalon  du  soldat 
du  premier  plan,  à  droite.  Le  cuivre  n'est  pas  biseauté,  ni  nettoyé.  De  toute  rareté. 

2*  —  Avec  le  n°  28  dans  le  B.  à  G.,  en  marge  et  avec  les  travaux  à  la  pointe  sur  le  pantalon  du  soldat, 
mais  avant  que  le  grain  d'aqua-tinte  n'ait  été  renforcé.  En  cet  état,  il  déborde  dans  les  marges. 
Encore  avant  la  lettre.  Très  rare.  Cabinet  des  Estampes,  Paris,  Bibliothèque  de  l'Université, 
Paris,  Kupferstiche  Kabinet,  Berlin.  L'État  reproduit. 

3e  —  Avec  le  n°  5,  dans  le  H.  à  G.,  en  marge.  Le  n°  précédent  (28)  subsiste,  mais  à  demi  effacé  ou 
mal  encré.  Toujours  avant  la  lettre,  mais  les  marges  sont  nettoyées  et  le  grain  d'aqua-tinte 
renforcé.  Rare.  Cabinet  des  Estampes,  Paris,  Kupferstiche  Kabinet,  Berlin,  M"  Jay,  M.  Pedro 
Gil. 

1^-   4e      —       Avec  la  lettre  :  Y  son  fieras.  Le  cuivre  est  biseauté. 


Le  cuivre  existe  (Académie  de  San  Fernando) 


125.  —  BIEN  TE  SE  ESTA  (QU'ELLE  TE  SOIT  UN  BIEN) 

(L.   189  millim.  H.   122) 


Planche  6  des  Desastres  de  la    Guerre. 


1"  Etat.  A  l'eau-forte  pure,  avant  le  ton  d'aqua-tinte,  avant  la  lettre  et  avant  les  numéros.  Le  cuivre  n'est 
pas  biseauté,  mais  les  angles  sont  déjà  arrondis.  De  toute  rareté.  Etat  reproduit.  Kupferstichc 
Kabinet,  Berlin. 

2e  —  Avec  le  11°  26  dans  le  B.  de  la  marge  à  G.,  et  avec  un  ton  d'aqua-tinte  réparti  sur  toute  la  sur- 
face du  cuivre,  mais  encore  avant  la  lettre.  Fort  rare.  État  reproduit.  Bibliothèque  Natio- 
nale, Madrid,  Cabinet  des  Estampes,  Paris,  Bibliothèque  de  l'Université,  Paris. 

3e  —  Avec  le  n°  6,  dans  le  H.  à  G.  Le  n°  précédent  (26)  subsiste,  mais  a  demi  effacé,  et  les  marges 
sont  nettoyées.  Cabinet  des  Estampes,  Paris,  Kupferstiche  Kabinet,  Berlin,  M"  Jay, 
MM.  P.  Gil,  Hofmann  fils. 


4e      —       Avec   la   lettre   :   Bien    te   se    esta.    Le  cuivre    est    retouché  à  l'endroit  du    corps   de  l'officier 
expirant  ;  de  plus  il  est  biseauté. 


s'  Etat. 


Enrique  Melida  suppose  que  la  scène  représentée  dans  la  planche  6   des  Désastres  de  la  Guerre  fait 
allusion  à  la  mort  du  général  français  Dupré. 


Le  cuivre  existe  (Académie  de  San  Fernando). 


126.  -  QUE  VALOR!  (QUEL  COURAGE!) 
(L.   187  millim.  H.  138) 


Planche  7  des  Désastres  de  la  Guerre. 


Ier  Etat.     A  l'eau-forte  pure,  avant  la  lettre  et  les  numéros.  Le  cuivre  n'est  pas  biseauté.  De  toute  rareté. 

21  —  Encore  avant  la  lettre  et  avant  l'aqua-tinte,  mais  avec  le  n°  41 ,  au  B.  à  G.,  en  marge.  Très  rare, 
Bibliothèque  Nationale,  Madrid,  Cabinet  des  Estampes,  Paris,  Bibliothèque  de  l'Université 
Paris,  Kupferstiche  Kabinet,  Berlin,  Kunsthalle  de  Brème  (épr.  de  Burty). 


3' 


Avec  le  n0  7,  dans  le  H.  à  G.,  en  marge.  Le  n°  précédent  (41)  subsiste.  Toujours  avant  la  lettre 
et  avant  l'aqua-tinte.  Très  rare.  Kupferstiche  Kabinet,  Berlin,  M"  Jay,  M.  P.  Gil. 


4e      —       Avec  le  ton  d'aqua-tinte,  mais  encore  avant  la  lettre.  Rare.  Cabinet  des  Estampes,  Paris. 
5e      —       Avec  la  lettre  :  Que  valor  !  Le  cuivre  est  biseauté. 


VENTE  :  Ph.  Burty  (Londres,  1876),  2e  état,  17  sh. 


Le  Musée  du  Prado  conserve  un  dessin  préparatoire  à  la  sanguine  pour  cette  planche. 


Le  cuivre  existe  (Académie  de  San  Fernando). 


127.  —  SIEMPRE  SUCEDE  (CELA  ARRIVE  TOUJOURS) 

(L.   194  milhm.  H.  147) 


Planche  8  des  Désastres  de  la  Guerre. 


i"r  Etat.  Avant  la  lettre,  avant  le  n°  8  et  avant  que  le  T.  C.  entourant  la  composition  n'ait  été  renforcé. 
Le  cuivre  n'est  pas  biseauté.  De  toute  rareté. 

2e  —  Avec  le  n°  8  en  H.  à  G.,  en  marge,  mais  encore  avant  la  lettre  et  avant  le  T.  C.  renforcé.  Très 
rare.  Cabinet  des  Estampes,  Paris,  Kupferstiche  Kabinet,  Berlin,  M's  Jay,  MM.  Pedro  Gil, 
Hofmann  fils. 

_5i-    -  Le  T.  C.  est  renforcé  ;  avec  la  lettre  :  Siempre  sucede.  Le  cuivre  est  biseauté. 


Le  cuivre  existe  (Académie  de  San  Fernando). 


128.  —  NO  QUIEREN  (ELLES  NE  VEULENT  PAS) 

(L.   lyi   millim.  H.   140) 


'g^  S-.^^'fe'^^-r^.i^iii:!--  ^-ï;«£i&-.'.'fe^;  ' 'ïix$fà&^&*ci!&.\&--  "JT:"';''     '"' 


2'  Etat. 


Planche  9  des  Désastres  de  la  Guerre. 


Etat.  A  l'eau-forte  pure,  avant  la  lettre  et  avant  les  numéros.  Egalement  avant  que  la  draperie  entou- 
rant le  corps  de  la  vieille  femme,  sous  son  bras  levé,  n'ait  été  un  peu  élargie;  avant  quelques 
fortes  tailles  obliques  sur  la  robe  de  la  femme  aux  prises  avec  le  soldat,  et  avant  que  l'épau- 
lette  de  ce  soldat  ait  été  agrandie.  Le  cuivre  n'est  pas  biseauté.  De  toute  rareté. 

—  Avec  un  grain  d'aqua-tinte  couvrant  tout  le  cuivre,  mais  encore  avant  la  lettre,  avant  les  numé- 
ros et  avant  les  retouches  indiquées  ci-dessus.  De  toute  rareté.  État  reproduit.  Cabinet  des 
Estampes,  Paris. 


Avec  le   n° 
Madrid. 


à   G.,   mais  encore   avant  la    lettre.  Très   rare.   Bibliothèque    Nationale, 


Toujours  avant  la  lettre,  mais  avec  le  n°  9,  dans  le  H.  à  G.  Le  n°  précédent  (29)  subsiste,  mais 
recouvert  de  quelques  légères  tailles.  Avec  les  retouches  indiquées  au  Ier  état.  État  reproduit. 
Collection  de  M.  Pedro  Gil. 


5'     Etat.     Toujours   avant   la  lettre,  mais  le  grain   d'aqua-tinte   est   renforcé  et  délimite  la   composition 
Rare.  Cabinet  des  Estampes,  Paris,  Mrs  Jay. 


6*      —       Avec  la  lettre.  On  lit  :  No  quiren,  au  lieu  de  :   No  quieren.  Le  cuivre  est   biseauté.  Très  rare. 
Cabinet  des  Estampes,  Paris,  M.  J.  Hupka. 


—  La  faute  dans  l'inscription  est  corrigée.  On  lit  :  No  quieren,  mais  avant  que  le  ton  d'aqua-tinte 

n'ait  été  diminué  de  2  ou  3  millim.  sur  le  bord  latéral  gauche  du  sujet.  Tirage  de  1863. 

—  Le  ton  d'aqua-tinte  a  été  diminué  de  2  à  3  millim.  sur  le  bord  latéral  gauche  du  sujet.  En  cet 

état  le  chiffre  2  (du  n°  29)  se  détache  sur  un  fond  blanc  au  lieu  de  se  trouver  sur  le  fond  d'aqua- 
tinte. Tirages  postérieurs  à  l'édition  de  1863. 


Le  cuivre  existe  (Académie  de  San  Fernando). 


129.  —  TAMPOCO  (NON  PLUS) 

(L.   19a  millim.  H.   124) 


Planche   10  des  Désastres  de  la  Guerre. 


1"  Etat.  Avant  la  lettre  et  avant  les  numéros,  mais  avec  l'initiale  G  (prise  par  J.  Hofmann  pour  un  9),  au 
B.  à  G.  Le  cuivre  n'est  pas  biseauté.  De  toute  rareté.  L'État  reproduit.  Cabinet  des  Estampes, 
Paris,  Bibliothèque  de  l'Université,  Paris,  Kupferstiche  Kabinet,  Berlin,  M.  Pedro  Gil. 

Avec  le  n°  19  dans  le  B.  à  G.  ;  pour  former  le  second  chiffre  de  ce  n°,  l'on  s'est  servi  de  l'ini- 
tiale G  déjà  gravée  et  qui  a  été  complétée  pour  former  un  9.  Encore  avant  la  lettre.  Fort  rare. 
Bibliothèque  Nationale,  Madrid,  Cabinet  des  Estampes,  Paris,  Bibliothèque  de  l'Université, 
Paris. 

3°  —  Toujours  avant  la  lettre,  mais  avec  le  n°  10  dans  le  H.  à  G.,  en  marge.  Le  n°  précédent  (19) 
subsiste.  Rare.  Cabinet  des  Estampes,  Paris,  Kupferstiche  Kabinet,  Berlin,  M"  Jay,  M.  Hof- 
mann fils. 

4°      —       Avec  la  lettre  :  Tampoco.  Le  cuivre  est  sali  et  usé  dans  plusieurs  endroits  ;  il  est  de  plus  biseauté. 


Le  cuivre  existe  (Académie  de  San  Fernando). 


130.  —  NI  POR  ESAS  (NI  POUR  CELLES-CI) 

(L.   187  millim.  H.   138) 


2»  Etat. 


Planche  11  des  Désastres  de  la  Guerre. 


Ier  Etat.  Avant  la  lettre  et  avant  les  nos.  Avec  des  salissures  en  marge.  Le  cuivre  n'est  pas  biseauté.  De 
toute  rareté.  Cabinet  des  Estampes,  Paris,  Kupferstiche  Kabinet,  Berlin. 

2e  _  Avec  le  n°  18,  au  B.  à  G.,  en  marge.  Encore  avant  la  lettre  et  avec  les  salissures.  Fort  rare. 
L'État  reproduit.  Bibliothèque  Nationale,  Madrid,  Bibliothèque  de  l'Université,  Paris,  M.  P. 
Gil. 

y  -  Avec  le  n°  11,  dans  le  H.  à  G.  Le  11°  précédent  (18)  subsiste.  Toujours  avant  la  lettre,  mais  les 
marges  sont  nettoyées.  Rare.  Cabinet  des  Estampes,  Paris,  Kupferstiche  Kabinet,  Berlin. 

4e      —       Avec  la  lettre  :  Ni  por  esas. 


Le  Musée  du  Prado  conserve  un  dessin  préparatoire  à  l'encre  de  Chine  pour  cette  planche  ;  il  eït 
en  sens  inverse  de  la  gravure  et  présente  quelques  différences  ;  nous  en  donnons  ci-dessus  une  reproduc- 
tion réduite. 


Le  cuivre  existe  (Académie  de  San  Fernando). 


131.  —  PARA  ESO  HABEIS  NACIDO 
(ÊTES-VOUS  DONC  NÉ  POUR  CELA?) 

(L.   192   millim.   H.   126) 


Planche  12  des  Désastres  de  la  Guerre. 


Ier  État.     Avant  la  lettre  et  avant  les  n0'.  De  toute  rareté.  Bibliothèque  de  l'Université,  Paris,  Kupferstiche 
Kabinet,  Berlin,  M.  Pedro  Gil. 

2"      —       Encore  avant  la  lettre,  mais  avec  le  n°.  24,  au  B.  à  G.,  en  marge.  Fort  rare. 

3e      —       Avec  le  n"  12,  en  H.  à  G.,  en  marge.  Le  n°  précédent  (24)  subsiste.  Toujours  avant  la  lettre. 
Rare.  Cabinet  des  Estampes,  Paris,  Kupferstiche  Kabinet,  Berlin,  M"  Jay,  M.  Hofmann  fils. 

5e      —       Avec  la  lettre  :    Para   eso   habeis   nacido.   Le   point   d'interrogation    mentionné   par  Lefort  et 
Hofmann  n'existe  pas. 


Le  Musée  du  Prado  conserve  un  dessin  préparatoire  à  la  sanguine  pour  cette  planche. 


Le  cuivre  existe  (Académie  de  San  Fernando! 


132.  —  AMARGA  PRESENCIA  (AMÈRE  PRÉSENCE) 

(L.   159  millim.  H.   127) 


Planche  13  des  Désastres  de  la  Guerre. 


ier  Etat.  A  l'eau-forte  pure,  avant  un  léger  ton  d'aqua-tinte,  avant  la  lettre,  avant  les  noi  et  avant  que  le 
champ  du  sujet  n'ait  été  un  peu  réduit  dans  le  bas,  vers  la  gauche.  Le  cuivre  n'est  pas  biseauté. 
Fort  rare.  Bibliothèque  Nationale,  Madrid,  Bibliothèque  de  l'Université,  Paris,  Kupferstiche 
Kabinet,  Berlin.  L'Etat  reproduit. 

2e  —  Encore  avant  la  lettre  et  avant  les  nM,  mais  avec  un  très  léger  ton  partiel  d'aqua-tinte.  Très  rare. 
Cabinet  des  Estampes,  Paris.  Kupferstiche  Kabinet,  Berlin,  M.  P.  Gil. 

3"  Encore  avant  la  lettre,  mais  avec  le  n°  20,   dans  le  B.  à  G.,  en   marge.   Le   champ   du  sujet   en 

bas  est  légèrement  réduit  vers  la  gauche.  Très  rare. 

4»  —  Toujours  avant  la  lettre,  mais  avec  le  n°  i3,  en  H.  à  G.,  en  marge.  Le  n°  précédent  (20), 
subsiste.  Rare.  Cabinet  des  Estampes,  Paris,  Kupferstiche  Kabinet,  Berlin. 

5e      —       Avec  la  lettre.  On  lit  :  Amarga  presencia.  Le  cuivre  est  biseauté. 


Le  cuivre  existe  (Académie  de  San  Fernando). 


133.  —  DURO  ES  EL  PASO!  (LE  PAS  EST  DUR) 

(L.   156  millim.   H.   125) 


Planche  14  des  Désastres  de  la  Guerre. 


Ier  Etat.     Avant  la  lettre   et  avant   les   n0'.  Le   cuivre   n'est  pas  biseauté.   De   toute  rareté.  Cabinet  des 
Estampes,  Paris,  Bibliothèque  de  l'Université,  Paris,  Kupferstiche  Kabinet,  Berlin,  M.  P.  Gil. 


2"      —       Encore  avant  la  lettre,  mais  avec  le  n°  23,  au  B.  à  G.,  en  marge.  Fort  rare. 


Toujours  avant  la  lettre,  mais  avec  le  n°  14,  en  H.  à  G.,  en  marge.  Le  n°  précédent  (23) 
subsiste.  Rare.  Cabinet  des  Estampes,  Paris,  Kupferstiche  Kabinet,  Berlin,  M"  Jay, 
M.  Hofmann  fils. 


Avec  la  lettre  :  Duro  es  el  paso  !  Le  cuivre  est  biseauté.  (Lefort,   ni  Hofmann  ne   mentionnent 
le  point  d'exclamation). 


Cette  pièce  est  gravée  au  verso  du  cuivre  (coupé  en  deux  tronçons)  de  la  Chute  d'eau,  décrite  ci-avant, 
sous  le  n°  23. 


Le  Musée   du   Prado  conserve  un  dessin  préparatoire  à  la  sanguine  pour  cette  planche  ;  il  est  en  sens 
inverse  de  l'estampe  et  présente  des  variantes;  nous  en  donnons  ci-dessus  le  fac-similé  réduit. 


Melida  suppose  que  cette  scène  fait  allusion  au  massacre  de  Français  qui  eut  lieu  à  Valma,   sur  les 
excitations  du  chanoine  Calvo. 


Le  cuivre  existe  (Académie  de  San  Fernando) 


134.  —  Y  NO  HAI  REMEDIO  (ET  IL  N'Y  A  PAS  DE  REMÈDE) 

(L.   154  millim.  H.   127) 


Planche  15  des  Désastres  de  la  Guerre. 


1"'  Etat.  Avant  la  lettre  et  avant  les  nos.  Le  cuivre  n'est  pas  biseauté.  De  toute  rareté.  Bibliothèque  Natio- 
nale, Madrid,  Cabinet  des  Estampes,  Paris,  Bibliothèque  de  l'Université,  Paris,  Kupferstiche 
Kabinet,  Berlin,  MM.  Pedro  Gil,  Hofmann  fils. 

2e      —       Avec  le  n°  22  au  B.  à  G.,  en  marge.  Encore  avant  la  lettre.  Fort  rare. 

3e  —  Avec  le  n"  1 5  en  H.  à  G.,  en  marge.  Le  n°  précédent  (22)  subsiste,  mais  le  plus  souvent  il  n'a 
pas  été  encré.  Toujours  avant  la  lettre.  Rare.  Cabinet  des  Estampes,  Paris,  Kupferstiche 
Kabinet,  Berlin,   M™  Jay,  M.  Hofmann  fils. 


4" 


Avec  la  lettre  :  Y  no  liai  remedio.  Le  cuivre  est  biseauté. 


«  Sobre  de  composition  et  émotionnante  à  l'extrême,   cette  pièce  mérite  d'être  citée  comme  une  des 
«  meilleures  estampes  de  la  série.  »  (A.  de  Beruete.) 


Le  cuivre  existe  (Académie  de  San  Fernando). 


135.  —  SE  APROVECHAN  (ILS  S'APPROVISIONNENT) 

(L.   196  millim.   H.   131) 


Planche  16  des  Désastres  de  la  Guerre. 


Ier  Etat.  Avant  la  lettre,  avant  les  nos  et  avant  quelques  retouches  sur  le  terrain,  vers  la  droite,  entre  les 
deux  cadavres  du  premier  plan.  Le  cuivre  n'est  pas  biseauté.  Très  rare.  L'Etat  reproduit. 
Bibliothèque  Nationale,  Madrid,  Cabinet  des  Estampes,  Paris,  Kupferstiche  Kabinet,  Berlin, 
Kunsthalle  de  Brème,  MM.  P.  Gil,  Mce  Pereire  (épreuve  d'Engel-Gros). 

28      —       Encore  avant  la  lettre,  mais  avec  le  n°  4,  dans  le  B.  à  G.,  en  marge.  Fort  rare. 

3"  —  Toujours  avant  la  lettre,  mais  avec  le  n°  16  (le  chiffre  6  à  rebours)  en  H.  à  G.  Le  11"  précédent 
(4)  subsiste,  mais  le  plus  souvent  mal  encré.  Rare.  Cabinet  des  Estampes,  Paris. 

4e      —       Avec  la  lettre  :  Se  aprovechan.  Le  cuivre  est  biseauté. 


VENTES  :  P.  Lefort  (1869),  1"  état,  17  f r.  ;  Engel-Gros  (192  1),  1"  état,  1.100  fr. 


Le  Musée  du  Prado  conserve  un  dessin  préparatoire  à  la  sanguine  pour  cette  planche. 


Le  cuivre  existe  (Académie  de  San  Fernando). 


136.  —  NO  SE  CONVIENEN  (ILS  NE  S'ACCORDENT  PAS) 

(L.   194  millim.   H.   129) 


Planche  17  des  Désastres  de  la  Guerre. 


1"  Etat.  Avant  la  lettre  et  avant  les  uos.  Le  cuivre  n'est  pas  biseauté.  Fort  rare.  Bibliothèque  Nationale; 
Madrid,  Bibliothèque  de  l'Université,  Paris,  Kupferstiche  Kabinet,  Berlin,  MM.  Pedro  Gil, 
Hofmann  fils. 

2"      —       Avec  le  n°  17  au  B.  à  G.,  en  marge.  Encore  avant  la  lettre.  Fort  rare. 

y  —  Toujours  avant  la  lettre:  mais  le  n°  17  est  répété  en  H.  à  G.,  en  marge.  Très  rare.  Cabinet  des 
Estampes,  Paris,  Kupferstiche  Kabinet,  Berlin,  M"  Jay,  M.  Hofmann  fils. 

4e      —       Avec  la  lettre  :  No  se  convienen.  Le  cuivre  est  biseauté. 


Le  cuivre  existe  (Académie  de  San  Fernando). 


137.  —  ENTERRAR  Y  CALLAR  (ENTERRER  LES  MORTS  ET  SE  TAIRE) 

(L.  197  millim.   H.   133) 


Planche  18  des  Désastres  de  la  Guerre. 


Ier  État.     Avant  un  léger  ton  d'aqua-tinte,  avant  la  lettre  et  avant  les  n"!.  Fort  rare.  Kupferstiche  Kabinet, 
Berlin. 

2»  —  Encore  avant  la  lettre  et  avant  les  n°5,  mais  avec  un  léger   ton  d'aqua-tinte   dans  le  ciel,  débor- 

dant le  sujet  à  gauche.  Très  rare.  Cabinet  des  Estampes,  Paris,  Bibliothèque  de  l'Université, 
Paris,  M.  P.  Gil. 

j«      —       Avec   le  n°  16,  dans  le  B.  à  G.,  en  marge.  Encore  avant  la  lettre.  Très  rare. 

4'      —       Avec  le  n°  18,  en  H.  à  G.,  en  marge.  Le  n°  précédent   (16)  subsiste.   Toujours  avant  la  lettre. 
Rare.  Cabinet  des  Estampes,  Paris,  Kupferstiche  Kabinet,  Berlin. 

5e       —       Avec  la  lettre.  On  lit  :  Enterrar y  callar. 


Le  Musée  du  Prado  conserve  un  dessin  préparatoire  à  la  sanguine  pour  cette  planche. 


Le  cuivre  existe  (Académie  de  San  Fernando). 


138.  —  YA  NO  HAY  TIEMPO  (IL  N'EST  DÉJÀ  PLUS  TEMPS) 

(L.   198  millim.   H.   130)  . 


Planche  19  des  Désastres  de  la  Guerre. 


1"  Etat.  Avant  un  léger  ton  d'aqua-tinte,  avant  la  lettre  et  avant  les  n'".  Le  cuivre  n'est  pas  biseauté. 
Fort  rare.  Bibliothèque  de  l'Université,  Paris,  Kupferstiche  Kabinet,  Berlin,  MM.  Pedro  Gil, 
Hofmann  fils. 

2*      —       Avec  le  n°  11,  au  B.  à  G.,  en  marge.  Encore  avant  la  lettre.  Fort  rare. 

3"  —  Avec  le  n°  19,  en  H.  à  G.,  en  marge.  Le  n°  précédent  (21)  subsiste.  Toujours  avant  la  lettre. 
Rare.  Cabinet  des  Estampes,  Paris. 

\y     4"       —       Avec  la  lettre  :  Ya  no  Jiay  tietnpo.  Le  cuivre  est  biseauté. 


VENTE  :  P.  Lefort  (1S69),  1"  état,  15  fr.  50. 


Le  Musée   du    Prado  conserve  un  dessin  préparatoire  à  la  sanguine  pour  cette   planche;  nous  en 
donnons  ci-dessus  une  reproduction  réduite. 


Le  cuivre  existe  (Académie  de  San  Fernando). 


139.  —  CURARLOS,  Y  A  OTRA  (LES  GUERIR  ET  PUIS  A  UN  AUTRE) 

(L.   193  millim.  H.   121) 


Planche  20  des  Désastres  de  la  Guerre. 


Ier  Etat.     Avant  la  lettre  et  avant  les  nos.  Fort  rare.  Bibliothèque  Nationale,  Madrid,  Cabinet  des  Estampes, 
Paris,  Bibliothèque  de  l'Université,  Paris,  Kupferstiche  Kabinet,  Berlin,  M.  P.  Gil. 


2°      —       Avec  le  n°  8,  au  B.  à  G.,  en  marge.  Encore  avant  la  lettre.  Fort  rare. 


Avec  le  n°  20,  en  H.  à  G.,  en  marge.  Le  n°  précédent  (8)  subsiste,   mais   il   n'est  pas  toujours 
encré.  Toujours  avant  la  lettre.  Rare.  Cabinet  des  Estampes,  Paris,  Kupferstiche  Kabinet,  Berlin. 


4°      —       Avec  la  lettre  :  Curarlosy  y  à  otra. 


Le  Musée  du  Prado  conserve  deux  dessins  préparatoires  à   la   sanguine,  avec  variantes,    pour  cette 
planche  ;  nous  reproduisons  l'un  d'eux,  celui  qui  se  rapproche  le  plus  de  la  gravure. 


Le  cuivre  existe  (Académie  de  San  Fernando). 


140.  —  SERA  LO  MISMO  (CE  SERA  LA  MÊME  CHOSE) 

(L.   193   millim.   H.   135) 


Planche  21  des  Désastres  de  la  Guerre. 


Ier  Etat.  Avant  la  lettre  et  avant  les  nos  ;  avec  des  salissures  débordant  les  marges  du  cuivre.  Le  cuivre 
n'est  pas  biseauté.  De  toute  rareté.  L'Etat  reproduit.   Bibliothèque  Nationale,  Madrid. 

2e  —  Encore  avant  la  lettre,  mais  avec  le  n*  î5,  dans  le  B.  à  G.,  et  avec  les  salissures  débordant 
encore  en  marges.  Fort  rare.  Cabinet  des  Estampes,  Paris,  Bibliothèque  de  l'Université, 
Paris. 

3e  —  Avec  le  n"  n,  en  H.  à  G.,  en  marge  ;  le  n°  précédent  (25)  subsiste.  Toujours  avant  la  lettre. 
Cabinet  des  Estampes,  Paris,  Kupferstiche  Kabinet,  Berlin,  M"  Jay,  M.  Pedro  Gil. 


<^4r 


Avec  la  lettre.  On  lit  ;  Sera  Jo  mismo.  Le  cuivre  est  biseauté. 


Le  cuivre  existe  (Académie  de  San  Fernando). 


141.  —  TANTO  Y  MAS  (TANT  ET  PLUS) 

(L.   198  millim.  H.   124) 


=.=3zz&-i± 


Planche  23  des  Désastres  de  la  Guerre. 


Ier  Etat.  Avant  la  lettre  et  avant  les  nos.  Fort  rare.  Cabinet  des  Estampes,  Paris,  Bibliothèque  de  l'Univer- 
sité, Paris,  M.  Pedro  Gil. 

a"      —       Avec  le  n°  7,  au  B.  à  G.,  dans  la  marge.  Encore  avant  la  lettre.  Fort  rare. 

3e  —  Avec  le  n°  jî,  en  H.  à  G.,  en  marge.  Le  n°  précédent  (7)  subsiste,  mais  parfois  mal  encré.  Le 
cuivre  est  biseauté  et  deux  angles  arrondis.  Rare.  Cabinet  des  Estampes,  Paris,  Kupferstiche 
Kabinet,  Berlin,  M"  Jay. 

4*      —       Avec  la  lettre  :  Tanto y  mas.  Les  quatre  angles  du  cuivre  sont  arrondis. 


Le  Musée  du  Prado  conserve  un  dessin  préparatoire  à  la  sanguine  pour  cette  planche. 


Le  cuivre  existe  (Académie  de  San  Fernando). 


142.  —  LO  MISMO  EN  OTRAS  PARTES 
(LA  MÊME  CHOSE  SUR  UN  AUTRE  POINT) 

(L.   197  millim.   H.   123). 


Planche  23  des  Désastres  de  la  Guerre. 


Ier  Etat.  Avant  la  lettre  et  avant  les  n"s.  Le  cuivre  n'est  pas  biseauté.  Fort  rare.  Bibliothèque  Nationale, 
Madrid,  Cabinet  des  Estampes,  Paris,  Bibliothèque  de  l'Université,  Paris,  M.  P.  Gil. 

2"      —       Avec  le  n°  14,  au  B.  à  G.,  en  marge,  niais  encore  avant  la  lettre.  Fort  rare. 

3e  —  Avec  le  n°  a3,  en  H.  à  G.,  en  marge.  Le  n°  précédent  (14)  subsiste.  Le  cuivre  est  biseauté. 
Toujours  avant  la  lettre.  Cabinet  des  Estampes,  Paris,  Kupferstiche  Kabinet,  Berlin, 
M.  Hofmann  fils. 

|       4e      —       Avec  la  lettre  :  Lo  mismo  en  otras  partes. 


Le    Musée  du  Prado   conserve  un    dessin   préparatoire  à   la  sanguine,  avec  quelques  variantes,  peur 
cette  planche. 


Le  cuivre  existe  (Académie  de  San  Fernando). 


143.  —  AUN  PODRAN  SERVIR  (ILS  POURRONT  ENCORE  SERVIR) 

(L.  =ii    millim.  H.   130) 


i«Eiat 


Planche  24  des  Désastres  de  la   Guerre. 


1"  Etat.  Avant  la  lettre,  avant  les  nos  et  avant  que  le  T.  C.  n'ait  été  renforcé,  dans  le  H.  notamment. 
Fort  rare.  L'État  reproduit.  Bibliothèque  Nationale,  Madrid,  Bibliothèque  de  l'Université, 
Paris,  Kunsthalle  de  Brème  (épr.  de  Burty),  M.  Pedro  Gil. 

2e      —       Avec  le  n°  iî,  au  B.  à  G.,  en  marge.  Encore  avant  la  lettre.  Fort  rare. 

3e  —  Avec  le  n°  24,  en  H.  à  G.,  en  marge.  Le  n°  précédent  (12)  subsiste.  Rare.  Cabinet  des  Estampes, 
Paris,  Kupferstiche  Kabinet,  Berlin. 

4e      —       Avec  la  lettre  :  Aun  podrân  servir.  Le  cuivre  est  biseauté. 


VENTE  :  Ph.  Burty  (Londres,  1876),  1"  état,  1  £  3  sh. 


Le  Musée  du  Prado  conserve  un  dessin  préparatoire  à  la  sanguine  pour  cette  planche. 


Le  cuivre  existe  (Académie  de  San  Fernando) 


144.  —  TAMBIEN  ESTOS  (ET  CEUX-LA  ÉGALEMENT) 

(L.   194  millim.   H.   117) 


1"  Etat. 


Planche  25  des  Désastres  de  la  Guerre. 


ier  Etat.  Avant  la  lettre,  avant  les  nos,  même  avant  le  nom  de  Goya  sur  le  lit  à  G.,  contre  le  T.  C.  De 
toute  rareté.  Bibliothèque  de  l'Université,  Paris.  L'État  reproduit. 

2°  —  Encore  avant  la  lettre  et  avant  les  nos,  mais  avec  la  signature  de  Goya.  Fort  rare.  Bibliothèque 
Nationale,  Madrid,  Cabinet  des  Estampes,  Paris,  M.  Pedro  Gil. 

y      —       Avec  le  n°  i3  au  B.  à  G.,  dans  la  marge.  Encore  avant  la  lettre.  Très  rare. 

4«  _  Avec  le  n°  25,  en  H.  à  G.,  en  marge.  Le  n°  précédent  (13)  subsiste,  mais  parfois  mal  encré. 
Toujours  avant  la  lettre.  Rare.  Cabinet  des  Estampes,  Paris,  Kupferstiche  Kabinet,  Berlin, 
Mrs  Jay. 


(/^5e      —       Avec  la  lettre  :  Tambien  estos.  Le  cuivre  est  biseauté. 


ffi— — ^— ^— 


Le   Musée  du   Prado  conserve   un  dessin   préparatoire   à  la   sanguine  pour  cette   planche;  nous   en 
donnons  ci-dessus  une  reproduction  réduite. 


Le  cuivre  existe  (Académie  de  San  Fernando). 


145.  —  NO  SE  PUEDE  MIRAR  (ON  NE  PEUT  VOIR  CELA) 

(L.   1 86  millim.   H.   iao) 


Planche  26  des  Désastres  de  la  Guerre. 


1"  Etat.  Avant  la  lettre,  avant  les  nos  et  avant  le  ton  d'aqua-tinte  sur  le  ciel.  Le  cuivre  n'est  pas  biseauté. 
De  toute  rareté.  Kupferstiche  Kabinet,  Berlin. 

2"  —  Avec  le  n°  27,  au  B.  à  G.,  en  marge.  Encore  avant  la  lettre,  mais  avec  un  ton  d'aqua-tinte  sur 
le  ciel.  Très  rare.  Bibliothèque  Nationale,  Madrid,  Cabinet  des  Estampes,  Paris,  Bibliothèque 
de  l'Université,  Pans,  M.  P.  Gil. 

y  —  Avec  le  n°  26  (le  chiffre  6  à  rebours),  en  H.  à  D.,  en  marge.  Le  n°  précédent  (27)  subsiste. 
Toujours  avant  la  lettre.  Cabinet  des  Estampes,  Paris.  Très  rare. 

4e      —      Avec  la  lettre.  On  lit  :  No  se  puede  mirar.  Le  cuivre  est  biseauté. 


Cette  planche,  l'une  des  plus  belles  et  des  plus  tragiques  de  la  série,  a  été  reproduite  dans  le  Goya, 
de  P.  Lafond,  puis  dans  les  Grands  Peintres-Graveurs  depuis  Rembrandt  jusqu'à  Whistler  (Studio, 
hiver  1913-1914). 


Le  cuivre  existe  (Académie  de  San  Fernando). 


146.  —  CARIDAD  (CHARITÉ) 

(L.   194  millim.   H.   130) 


i«  Etat. 


Planche  27  des  Désastres  de  la  Guerre. 


Ier  Etat.  Avant  la  lettre,  avant  les  nos  et  avant  divers  travaux  sur  les  corps  que  l'on  précipite,  ainsi  que 
sur  le  terrain  à  gauche  qui  est  presque  complètement  blanc.  De  toute  rareté.  L'État  reproduit. 
Cabinet  des  Estampes,  Paris. 

2°  Encore  avant  la  lettre  et  les  nos,  mais  avec  les  travaux  désignés  ci-dessus.  Fort  rare.  Bibliothèque 

Nationale,     Madrid,    Bibliothèque     de    l'Université,     Paris,     Kupferstiche     Kabinet,     Berlin, 
M.  P.  Gil. 

3e  —  Avec  le  n°  1  1,  au  B.  à  G.,  en  marge,  mais  encore  avant  la  lettre.  Très  rare.  Bibliothèque  Natio- 
nale, Madrid. 

4e  —  Avec  le  n"  27,  en  H.  à  G.,  en  marge.  Le  n°  précédent  (11)  subsiste,  mais  parfois  mal  encré. 
Toujours  avant  la  lettre.  Rare.  Cabinet  des  Estampes,  Paris,  Kupferstiche  Kabinet,  Berlin. 

Se      —       Avec  la  lettre  :  Caridad. 


Le  Musée  du  Prado  conserve  un  dessin  préparatoire  à  la  sanguine  pour  cette  planche. 


Le  cuivre  existe  (Académie  de  San  Fernando). 


147.  —  POPULACHO  (POPULACE) 

(L.   197  millim.   H.   149) 


Planche  28  des  Désastres  de  la  Guerre. 


1"  Etat.  Avant  l'aqua-tinte,  avant  la  lettre,  avant  le  n°  et  avant  quelques  travaux  sur  le  terrain  à  gauche 
au-dessous  de  la  corde,  puis  avant  une  dizaine  de  tailles  horizontales  sur  le  devant,  vers  la 
droite.  Le  T.  C.  est  interrompu  en  H.  et  à  D.  Le  cuivre  n'est  pas  biseauté.   De  toute  rareté. 

2"  —  Encore  avant  les  retouches,  mais  avec  le  n°  28,  en  H.  à  G.,  en  marge.  Fort  rare.  L'État  repro- 
duit. Collection  de  M.  Pedro  Gil. 

3"  —  Avec  le  ton  d'aqua-tinte  et  avec  les  additions  mentionnées  au  1"  état.  Encore  avant  la  lettre. 
Rare.  Cabinet  des  Estampes,  Paris,  Kupferstiche  Kabinet,  Berlin. 

1    4e      —       Avec  la  lettre  :  Populacho.  Le  cuivre  est  biseauté. 


Enrique  Melida  suppose  que  cette  pièce  fait  allusion  à  la  mort  du  marquis  de  Perales  qui  fut  lapidé 
par  le  peuple  de  Madrid. 


Le  Musée  du  Prado  conserve  un  dessin  préparatoire  à  la  sanguine  pour  cette  planche. 


Le  cuivre  existe  (Académie  de  San  Fernando). 


148.  —  LO  MERECIA  (IL  LE  MÉRITAIT) 

(L.   203   millim.  H.   150) 


2.°) 


-T.  .tr  i!Mf.'Hf^' 


Planche  29  des  Désastres  de  la  Guerre. 


1"  Etat.  Avant  le  ton  d'aqua-tinte,  avant  la  lettre,  avant  le  n°  et  avec  des  travaux  sur  le  ciel  qui  ont  été, 
par  la  suite,  en  partie  effacés.  Le  T.  C.  n'est  formé  ni  à  gauche,  ni  en  haut.  Egalement  avant 
quatre  fortes  tailles  obliques  sur  la  tête  du  personnage  du  second  plan,  à  D.,  aux  deux  tiers 
masqué  par  le  terrain.  Le  cuivre  n'est  pas  biseauté.  De  toute  rareté. 

2°  —  Encore  avant  les  retouches  et  avant  le  ton  d'aqua-tinte,  mais  avec  le  n°  29,  en  H.  à  G.,  en 
marge.  Avant  la  lettre.  Très  rare.  L'État  reproduit.  Bibliothèque  de  l'Université,  Paris, 
M.  Pedro  Gil. 

3e  —  Avec  les  additions  indiquées  ci-dessus  et  avec  le  ton  d'aqua-tinte,  mais  encore  avant  la  lettre. 
Rare.  Cabinet  des  Estampes,  Paris. 

"5"      —       Avec  la  lettre  :  Lo  merecia.  Le  cuivre  est  biseauté. 


Le  Musée  du  Prado  conserve  un  dessin  préparatoire  à  la  sanguine,  avec  variante,  pour  cette  planche. 


Le  cuivre  existe  (Académie  de  San  Fernando). 


149.  —  ESTRAGOS  DE  LA  GUERRA  (DÉSASTRES  DE  LA  GUERRE) 


(L.    157  millim.  H.    127) 


1"  Etat. 


Planche  30  des  Désastres  de  la  Guerre. 


Ier  Etat.  Avant  la  lettre  et  avant  les  nos.  Le  cuivre  n'est  pas  biseauté.  Fort  rare.  L'État  reproduit.  Biblio- 
thèque Nationale,  Madrid,  Bibliothèque  de  l'Université,  Paris,  Kupferstiche  Kabinet,  Berlin. 
M.  P.  Gil. 


ie      —       Avec  le  n°  11,  au  B.  à  G.,  en  marge,  mais  encore  avant  la  lettre.  Fort  rare. 


Avec  le  n°  3o,  en  H.  à  G.,  en  marge.  Le  n°  précédent  (21)  subsiste.  Toujours  avant  la  lettre. 
Cabinet  des  Estampes,  Paris,  Kupferstiche  Kabinet,  Berlin. 


U^4e      - 


Avec  la  lettre  :   Estragos  de  la  guerra.   Le    cuivre    est   usé   par  endroits   et  a  subi   quelques 
retouches. 


Cette  pièce  est  gravée  au  verso  du  cuivre  (coupé  en  deux  tronçons)  de  la  Chute  d'eau,  décrite  ci-avant 
sous  le  n°  23. 


Le  Musée  du  Prado  conserve  un  dessin  préparatoire  à  l'encre  de  Chine  pour  cette  planche;  il  est  en 
sens  inverse  de  l'estampe;  nous  en  donnons  ci-dessus  une  reproduction  légèrement  réduite. 


Le  cuivre  existe  (Académie  de  San  Fernando). 


150.  —  FUERTE  COSA  ES!  (VOILA  QUI  EST  FORT) 

(L.    190  raillim.   H.   137) 


>x 


Planche  31  des  Désastres  de  la  Guerre. 


1"  Etat.  Avant  le  ton  d'aqua-tinte,  avant  des  travaux  à  la  pointe  sèche  sur  la  robe  de  la  femme  au 
second  plan  à  gauche,  sur  le  soldat  qui  tente  de  l'embrasser,  ainsi  que  sur  les  corps  et  les 
jambes  des  pendus;  également  avant  la  lettre  et  avant  les  nos.  Le  cuivre  n'est  pas  biseauté. 
Fort  rare.  Cabinet  des  Estampes,  Paris,  Bibliothèque  Nationale,  Madrid. 

2"  —  Avec  un  ton  partiel  d'aqua-tinte,  mais  encore  avant  les  retouches  à  la  pointe  sèche  mentionnées 
ci-dessus,  avant  les  nos  et  avant  la  T.  C.  Fort  rare.  Cabinet  des  Estampes,  Paris. 

y  —  Avec  le  n°  3î,  au  B.  à  G.,  mais  avant  la  lettre,  avant  le  T.  C.  et  toujours  avant  les  retouches  à 
la  pointe  sèche.  Très  rare.  L'Etat  reproduit.  Bibliothèque  Nationale,  Madrid  (épr.  de  Carde- 
rera),  Bibliothèque  de  l'Université,  Paris,  M.  Pedro  Gil. 

4e  —  Avec  le  ton  d'aqua-tinte  renforcé,  avec  les  retouches  à  la  pointe  sèche,  avec  le  T.  C,  et  avec  le 
n°  3i,  en  H.  à  G.  Le  n"  précédent  (32)  subsiste.  Rare.  Cabinet  des  Estampes,  Paris. 


l^~? 


Avec  la  lettre  :  Fuerte  cosa  es!  Le  cuivre  est  biseauté. 


Le  cuivre  existe  (Académie  de  San  Fernando). 


151.  —  POR  QUE?  (POURQUOI?) 

(L.   190  millim.  H."  136) 


j«  Etat. 


Planche  32  des  Désastres  de  la  Guerre. 


Ier  Etat.  Avant  le  ton  d'aqua-tinte,  avant  la  lettre  et  avant  les  nos.  Le  cuivre  n'est  pas  biseauté.  De  toute 
rareté. 

2e      —       Avec  le  n°  49,  au  B.  à  G.  Encore  avant  la  lettre  et  avant  le  ton  d'aqua-tinte.  Fort  rare. 

3e  —  Avec  le  n°  32,  en  H.  à  G.  Le  n°  précédent  (49)  subsiste,  mais  le  plus  souvent  mal  encré. 
Toujours  avant  la  lettre  et  avant  le  ton  général  d'aqua-tinte.  Très  rare.  L'État  reproduit. 
Collection  de  M.  Pedro  Gil. 

4e  —  Avec  l'addition  d'un  grain  d'aqua-tinte  ;  encore  avant  la  lettre.  Rare.  Cabinet  des  Estampes, 
Paris. 

5e      —       Avec  la  lettre  :  Por  que?  Le  chiffre  3î  est  renforcé.  Le  cuivre  est  biseauté. 


Le  cuivre  existe  (Académie  de  San  Fernando). 


152.  —  QUE  HAI  QUE  HACER  MAS? 
(QUE  PEUT-ON  FAIRE  DE  PLUS?) 

(L.   187  millim.  H.   139) 


Planche  }}  des  Désastres  de  la  Guerre. 


1"  Etat.      Avant  la  lettre,  avant  les  nos  et  avant  le  T.  C.  Le  cuivre  n'est  pas  biseauté.  De  toute  rareté. 

2e      —       Encore  avant  la  lettre  et  avant  le  T.  C,  mais  avec  le  n°  42,  au  B.  à  G.  Fort  rare. 

3e  —  Avec  le  n°  33,  en  H.  à  G.  Le  n°  précédent  (42)  subsiste,  mais  souvent  mal  encré.  Toujours 
avant  la  lettre  et  avant  le  T.  C.  Très  rare.  L'État  reproduit.  Cabinet  des  Estampes,  Paris, 
Kupferstiche  Kabinet,  Berlin,  M.  Pedro  Gil. 


e^T 


Avec  la  lettre  :  Que  liai  que  hacer  mas?  et  avec  le  T.  C.  Le  cuivre  est  biseauté. 


Le  cuivra  existe  (Académie  de  San  Fernando). 


153.  —  POR  UNA  NAVAJA  (POUR  UN  COUTEAU) 

(L.    187   millim.   H.   138) 


Planche  34  des  Désastres  de  la  Guerre. 


\,     7°      — 


Avant  la  lettre,  avant  le  T.  C,  avant  le  n°  et  avant  de  nombreuses  tailles  horizontales  sur  la 
plate-forme,  ainsi  que  sur  quelques-unes  des  figures  du  second  plan,  et  avant  les  contre- 
tailles  a  la  pointe  sèche  sur  la  pancarte  du  condamné.  Le  cuivre  n'est  pas  biseauté.  Fort  rare. 
L'État  reproduit.  Bibliothèque  Nationale,  Madrid,  Bibliothèque  de  l'Université,  Paris,  Kupfer- 
stiche  Kabinet,  Berlin. 

Encore  avant  la  lettre  et  avant  le  n°,  mais  avec  de  nouveaux  travaux.  Fort  rare.  Cabinet  des 
Estampes,  Paris. 

Avec  le  n°  34,  tracé  dans  le  H.  à  G.,  et  avec  de  nombreuses  tailles  horizontales  sur  la  plupart 
des  figures  du  second  plan,  ainsi  que  sur  la  plate-forme;  de  plus,  la  robe  du  garotté  est  élargie 
dans  le  bas,  à  gauche,  et  des  traits  obliques  à  la  pointe  sèche  sont  ajoutés  sur  la  pancarte.  Le 
T.  C.  est  partiellement  et  légèrement  indiqué.  Très  rare. 

Avec  l'indication  d'un  ciel,  très  légèrement  indiqué,  le  plus  souvent  par  des  tailles  obliques  de 
droite  à  gauche.  Très  rare.   Cabinet  des  Estampes,  Paris,  M.  P.  Gil. 

Tout  le  ciel  est  effacé  et  le  T.  C.  est  complété  et  renforcé.  Encore  avant  la  lettre,  mais  avec  des 
tailles  horizontales  ajoutées  sur  la  robe  du  garotté.  Très  rare.  Kupferstiche  Kabinet,  Berlin. 

Avec  la  lettre.  On  lit  :  Por  una  nabaja.  Les  contre-tailles  obliques  à  la  pointe  sèche  sur  la  pan- 
carte ont  disparu.  Très  rare.  Collection  du  Dr  J.  Hupka. 

On  lit  :  navaja  au  lieu  de  :  nabaja.  Sans  autre  différence. 


Le  cuivre  existe  (Académie  de  San  Fernando). 


154.  —  NO  SE  PUEDE  SABER  POR  QUE 
(ON  NE  PEUT  SAVOIR  POURQUOI) 

(L.   179  millim.  H,    126) 


Planche  35  des  Désastres  de  la  Guerre. 


Stat.  Avant  la  lettre,  avant  les  n0!,  avant  les  contre-tailles  à  la  pointe  sèche  sur  diverses  parties  de  la 
planche,  notamment  entre  les  deux  patients  de  gauche  et  sur  le  deuxième  portant  ;  également 
avant  les  contre-tailles  sur  les  robes  de  sept  personnages  (sur  huit).  Très  rare.  Le  cuivre  n'est 
pas  biseauté.  L'État  reproduit.  Bibliothèque  Nationale,  Madrid,  Cabinet  des  Estampes,  Paris, 
Bibliothèque  de  l'Université,  Paris,  Kupferstiche  Kabinet,  Berlin,  M.  Pedro  Gil. 

—  Avec  le  11°  2  ou   11  ?  au  B.  à  G.,  en  marge.  Encore  avant  la  lettre.  Fort  rare. 

—  Avec  le  n°  35,  en  H.  à  G.,  en  marge.  Le  n"  précédent  subsiste,  mais  à  peine  visible.  Rare.  Cabi- 

net des  Estampes,  Paris,  Kupferstiche  Kabinet,  Berlin. 

—  Avec  la  lettre  :  No  se  puede  saber  por  que.  Le  cuivre  est  biseauté. 


Le  cuivre  existe  (Académie  de  San  Fernando). 


155.  —  TAMPOCO  (NON  PLUS) 

(L.   190  millim.   H.   139) 


Planche  36  des  Désastres  de  la  Gu 


1"  Etat.  Avant  la  lettre,  avant  les  nos,  avant  le  T.  C.  et  avant  l'indication  d'un  nouveau  pli  au  bas  de  la 
chemise  du  pendu  du  premier  plan;  avant  quelques  tailles  rajoutées  par  la  suite  dans  la  partie 
ombrée  du  bras  du  même  personnage,  ainsi  que  sur  sa  cuisse,  son  cou,  etc.  ;  également  avant 
l'indication  des  phalanges  de  la  main  du  même  supplicié.  Le  cuivre  n'est  pas  biseauté.  De 
toute  rareté. 

Avec  le  n°  39  au  B.  à  G.  Sans  autre  différence.  Fort  rare.  Kupferstiche  Kabinet,  Berlin.   L'État 
reproduit. 

3"  —  Avec  le  n°  }6  en  H.  à  G.  Le  n°  précédent  (39)  subsiste.  El  „ore  avant  le  T.  C.  et  avant  la  lettre, 
mais  avec  les  retouches  indiquées  au  Ier  état.  Rare.  Cabinet  des  Estampes,  Paris,  Bibliothèque 
de  l'Université,  Paris,  M.  Pedro  Gil. 

4°  Avec  la  lettre  :  TampOiO,  et  avec  un  T.  C.  entourant  la   composition.  Le  ton  d'aqua-tinte  est 

renforcé.  Le' cuivre  est  biseauté,  les  angles  sont  arrondis. 


Le  cuivre  existe  (Académie  de  San  Fernando). 


156.  —  ESTO  ES  PEOR  (CECI  EST  PIRE) 

(L.   186  millim.  H.   139) 


3a  Etat. 


Planche  37  des  Désastres  de  la  Guerre. 


1"  Etat.  A  l'eau-forte  pure,  avant  le  ton  d'aqua-tinte  et  avant  les  travaux  à  la  pointe  sèche  sur  la  jambe 
droite  de  l'homme  empalé.  Egalement  avant  la  lettre  et  avant  les  nos.  Le  cuivre  n'est  pas 
biseauté.  De  toute  rareté.  Kupferstiche  Kabinet,  Berlin. 

2e  —  Avec  le  n°  32  au  B.  à  G.  Encore  avant  la  lettre  et  avant  le  fond  d'aqua-tinte,  mais  avec  les  tra- 
vaux à  la  pointe  sur  la  jambe  de  l'homme  empalé.  Fort  rare. 

3e  —  Encore  avant  le  ton  d'aqua-tinte,  mais  avec  le  n°  37  en  H.  à  G.  Le  n°  précédent  (32)  subsiste, 
mais  généralement  mal  encré.  Très  rare.  L'Etat  reproduit.  Collection  de  M.  Pedro  Gil. 

4"  —  Avec  le  ton  d'aqua-tinte  formant  fond,  mais  encore  avant  la  lettre.  Rare.  Cabinet  des  Estampes, 
Paris. 


\s  y 


Avec  la  lettre  :  Esto  es  peor.  Le  cuivre  est  biseauté. 


Le  cuivre  existe  (Académie  de  San  Fernando). 


157.  —  BARBAROS!  (BARBARES!) 

(L.   189  millim.   H.    137) 


Planche   38  des   Désastres  de  la  Guerre. 


Ier  Etat.  A  l'eau-forte  pure,  avant  la  lettre,  avant  les  n'",  avant  le  T.  C.  et  avant  le  changement  dans  la 
forme  de  l'habit  du  premier  soldat.  Le  cuivre  n'est  pas  biseauté.  De  toute  rareté. 

2e  —  Avec  un  ton  d'aqua-tinte  réparti  sur  la  surface  de  la  planche,  mais  encore  avant  la  lettre,  avant 
les  n",  avant  le  T.  C.  et  avant  la  retouche.  De  toute  rareté.  Cabinet  des  Estampes,  Paris. 
L'Etat  reproduit. 


3' 


Avec  le  n°  57  au  B.  à  G.  Sans  autre  différence.  Fort  rare. 


4e  Avec  le  n°  38,  en  H.  à  G.  Toujours  avant  la  lettre  et  avant  le  T.   C.  La  forme  du  vêtement  du 

premier  soldat  est  changée  et  a  l'aspect  d'une  capote  masquant  en   grande  partie  la  jambe  du 
second  militaire.  Fort  rare.  Cabinet  des  Estampes,  Paris,  M.  Pedro  Gil. 

5e  Avec  un  T.  C.  Encore  avant  la  lettre,  mais  avec  une  marge  de  8  à  9  millim.   ménagée  pour  la 

légende.  Rare. 

6e      —       Avec  la  lettre  :  Barbaros  !  Le  cuivre  est  biseauté. 


Le  cuivre  existe  (Académie  de  San  Fernando). 


158.  —  GRANDE  HAZANA  !  CON  MUERTOS! 
(GRANDE  PROUESSE!  CONTRE  DES  MORTS!) 

(L.   187  millira.   H.    138) 


Planche  39  des  Désastres   de  la  Guerre. 


Ier  Etat.  Avant  la  lettre,  avant  les  nos,  avant  le  T.  C.  et  avant  divers  travaux  à  la  pointe  sèche  sur  deux 
des  torses  des  suppliciés.  Le  cuivre  n'est  pas  biseauté.  De  toute  rareté.  L'État  reproduit.  Kup- 
ferstiche  Kabinet,  Berlin. 

2e      —       Avec  le  n"  5i  au  B.  à  G.,  mais  encore  avant  la  lettre  et  avant  le  T.  C.  Fort  rare. 

3e  —  Avec  le  n°  3o.  en  H.  à  G.  Le  n°  précédent  (51)  subsiste.  Toujours  avant  la  lettre  et  avant  le  T.  C, 
mais  avec  les  retouches.  Cabinet  des  Estampes,  Paris,  Mrs  Jay,  M.  P.  Gil. 

4e  —  Avec  la  lettre  :  Grande  ha^ana  con  muertos  !  et  le  T.  C.  entourant  la  composition.  Le  cuivre 
est  biseauté.  Très  rare.  Collection  du  Dr  J.  Hupka. 

5"      —       La  légende  corrigée  se  lit  :  Grande  lia\aha  !  Con.  muertos!  Sans  autre  différence. 


Le  cuivre  existe  (Académie  de  San  Fernando). 


159.  —  ALGUN  PARTIDO  SACA  (IL  EN  TIRE  QUELQUE  CHOSE) 

(L.   187  millim.   H.   138) 


%ju.n.    jb&rtâ 


v      saca.. 


4"  Etat. 


Planche  40  des  Désastres  de  la  Guerre. 


iBr  Etat.     Avant  le  ton  d'aqua-tinte,  avant  la  lettre  et  avant  le  n"  40.  Le  cuivre  n'est  pas  biseauté.  De  toute 
rareté. 

2e      —       Avec  le  n°  40,  en  H.  à  G.,  en  marge,   mais  encore  avant  la  lettre  et  avant  le  ton  d'aqua-tinte. 
Très  rare.  Bibliothèque  Nationale,  Madrid,  M.  P.  Gil. 

3"      —       Encore  avant  la  lettre,  mais  avec  le  ton  d'aqua-tinte.   Rare.   Cabinet  des  Estampes,  Paris,  Kup- 
ferstiche  Kabinet,  Berlin,  M.  Hofmann  fils. 

v/^e       —        Avec  la  lettre.  Le  cuivre  est  biseauté.  L'État  reproduit. 


Le  cuivre  existe  (Académie  de  San  Fernando). 


160.  -  ESCAPAN  ENTRE  LAS  LLAMAS 
(ILS  S'ÉCHAPPENT  A  TRAVERS  LES  FLAMMES) 

(L.   197  millim.  H.   133) 


Planche  41  des  Désastres  de  la  Guerre. 


Ier  Etat.  Avant  la  lettre,  avant  les  noi  et  avant  une  quinzaine  de  tailles  horizontales  au-dessus  de  l'ombre 
du  terrain  à  gauche,  coupant  la  partie  lumineuse  contre  le  T.  C.  à  G.,  à  la  hauteur  de  l'asté- 
risque. De  toute  rareté. 

2e  —  Encore  avant  la  lettre  et  avant  les  n°%  mais  avec  les  tailles  mentionnées  ci-dessus.  Fort  rare. 
Bibliothèque  de  l'Université,  Paris,  Kupferstiche  Kabinet,  Berlin,  M.  P.  Gil. 


3e      —       Avec  le  n"  10,  au  B.  à  G.,  en  marge,  mais  encore  avant  la  lettre.  Fort  rare. 


4"      —       Avec  le  n°  41,  en  H.  a  G.,  en  marge.  Le  n"  précédent  (10)  subsiste.  Toujours  avant  la  lettre. 
Très  rare.  Cabinet  des  Estampes,   Paris,  M"  Jay,  M.  Hofmann  fils. 


,l/5e      —       Avec  la  lettre  :  Escapan  entre  las  Hamas. 


VENTE  :   Anonyme   (3   avril   1922),  Ier  état,  mal  conservé,   135  fr. 


Le   Musée  du   Prado  conserve  un   dessin   préparatoire  à  la  sanguine   pour  cette   planche   présentant 
quelques  variantes;  nous  en  donnons  ci-dessus  le  fac-similé   réduit. 


A.  de  Beruete  croit  que  cette  planche  représente  l'incendie  et  le  sac  de  Torquemada,  lors  de  la  marche 
de  l'armée  française  sur  Valladolid. 


Le  cuivre  existe  (Académie  de  San  Fernando). 


161.  —  TODO  VA  REVUELTO  (TOUT  VA  DE  TRAVERS) 

(L.   201   millim.   H.    154) 


?  Etat. 


Planche  42  des  Désastres  de  ia  Guerre. 


1e1'  Etat.     Avant  la  lettre,  avant  le  n"  et  avant  que  le  T.  C.  n'ait  été  renforcé  et  complété.  Le  cuivre  n'est 
pas  biseauté.  De  toute  rareté. 

2e      —       Avec  le  n°  41,  en  H.  à  G.,  en  marge,  mais  encore  avant  la  lettre  et  avant  le  T.  C.  complété.  Très 
rare.  Cabinet  des  Estampes,  Paris,  Kupferstiche  Kabinet,  Berlin,  Mrs  Jay,  M.  P.  Gil. 

\^y       —       Avec  la  lettre;  le  T.  C.  est  complété.  Le  cuivre  est  biseauté.  L'État  reproduit. 


Le  Musée  du  Prado  conserve  un  dessin  préparatoire  à  la  sanguine  pour  cette  planche. 


Le  cuivre  existe  (Académie  de  San  Fernando). 


162.  —  TAMBIEN  ESTO  (ET  AUSSI  CELA) 

(L.   193   millim.  H.    138) 


Etat. 


Planche  43  des  Désastres  de  la  Guerre. 


Ier  Etat.  Avant  le  ton  d'aqua-tinte,  avant  la  lettre,  avant  les  nos  et  avant  le  T.  C.  entourant  la  composi- 
tion. Le  cuivre  n'est  pas  biseauté.  De  toute  rareté. 

2e  —  Avec  le  n°  40,  au  B.  à  G.,  avant  un  léger  ton  d'aqua-tinte,  avant  la  lettre  et  avant  le  T.  C.  Très 
rare.  L'Etat  reproduit.  Bibliothèque  Nationale,  Madrid,  Cabinet  des  Estampes,  Paris,  Biblio- 
thèque de  l'Université,  Paris,  M.  Pedro  Gil. 

,"  —  Avec  le  ton  d'aqua-tinte  et  avec  le  n°  43  en  H.  à  G.  Le  n°  précédent  (40)  subsiste.  Toujours  avant 
la  lettre  et  avant  le  T.  C.  entourant  la  composition.  Rare.  Cabinet  des  Estampes,  Paris,  Kup- 
ferstiche  Kabinet,  Berlin. 


4» 


Avec  la  lettre  :  Tambien  esto,  et  avec  le  T.  C.  Le  cuivre  est  biseauté. 


Le  Musée  du  Prado  possède  un   dessin  préparatoire  à  la  sanguine  pour  cette   planche  ;  il  présente 
plusieurs  variantes. 


Le  cuivre  existe  (Académie  de  San  Fernando). 


163.  —  YO  LO  VI  (J'AI  VU  CELA) 

(L.   195   millim.   H.   125) 


Planche  44  des  Désastres  de  la  Guerre. 


ior  Etat.     Avant  la  lettre  et  avant  les  nns.  Très  rare.  Cabinet  des  Estampes,   Paris,  Bibliothèque  de  l'Uni- 
versité, Paris,  Kupferstiche  Kabinet,  Berlin,  M.  Pedro  Gil. 

2»      Encore  avant  la  lettre,  mais  avec  le  n°  i5,  au  B.  à  G.,  en  marge.  Fort  rare. 

3»      _       Toujours  avant  la  lettre,  mais  avec  le  n°  44,  en  H.  à  G.,  en  marge.  Le  11°  précédent  (15)  subsiste. 
Rare.  Cabinet  des  Estampes,  Paris. 


•< 


Avec  la  lettre.  On  lit  :  Yo  lo  vi. 


Cette  planche  a  été  reproduite  dans  le  Francisco  Goya,  de  Kurt  Bertels  (1907). 


Le  Musée  du  Prado   conserve  le    dessin  préparatoire 
la  Guerre;  nous  en  donnons  ci-dessus  ia  reproduction. 


de  Goya  pour   la   44e  planche   des  Désastres  de 


«  Yo  lo  vi.  He  ahi  el  secreto  de  estas  composiciones.  El  grabador  ha  visto  las  escenas,  las  ha 
«  sentido,  y  después,  artista  maravilloso,  ha  sabido  dotar  a  sus  creaciones  de  la  emocion  intensa  que  él 
«  sufrio.  La  imaginaciôn  mas  rica,  en  efecto,  no  podria  inventor  gestos,  actitudes,  delalles  que  aparencen 
<-  a  cada  momento  en  la  coleccion  de  «  Los  Desastres  de  la  Guerra.  »  (A.  de  Beruete.) 

(Je  l'ai  vu.  C'est  là  le  secret  de  ses  compositions.  Le  graveur  a  vu  ces  scènes,  les  a  senties,  et  après, 
artiste  merveilleux,  a  su  faire  passer  dans  ses  créations  l'émotion  intense  qu'il  a  ressentie.  L'imagination 
la  plus  riche  ne  peut,  en  effet,  inventer  gestes,  attitudes,  détails  qui  apparaissent  à  chaque  instant  dans 
les  Désastres  de  la  Guerre). 


Le  cuivre  existe  (Académie  de  San  Fernando). 


164.  —  Y  ESTO  TAMBIEN  (ET  CELA  AUSSI) 

(L.   192   millim.   H.   134) 


Planche  45  des  Désastres  de  la  Guerre. 


Ier  Etat.     Avant  le  ton  d'aqua-tinte,  avant  la  lettre  et  avant  le  n°.  Le  cuivre,  non  biseauté,  a  des  salissures 
en  marges.  De  toute  rareté.  Cabinet  des  Estampes,  Paris. 

2»      —       Encore  avant  le  ton  d'aqua-tinte  et  avant  la  lettre,  mais  avec  le  n°  45,  au  B.   à   G.,  en   marge. 
Fort  rare.  Collection  de  M.  Pedro  Gil. 


y 


Avec  le  ton  d'aqua-tinte,  mais  encore  avant  la  lettre.  Rare.  Cabinet  des  Estampes,  Paris. 
Avec  la  lettre  :  Y  esto  tambien.  Le  cuivre  est  biseauté. 


Le  Musée  du  Prado  possède  le  dessin  préparatoire  à  la  sanguine  pour  cette   planche. 


Le  cuivre  existe  (Académie  de  San  Fernando). 


165.  —  ESTO  ES  MALO  (CECI  EST  MAL) 

(L.   185  millim.  H.   138) 


Planche  46  des  Désastres  de  la  Guerre. 


Ier  Etat.  Avec  un  grain  d'aqua-tinte  couvrant  toute  la  surface  de  la  planche,  mais  avant  la  lettre,  avant 
les  nos,  et  avant  que  le  contour  du  personnage  derrière  le  moine  n'ait  été  modifié,  ainsi  que 
la  culotte  du  soldat  perçant  le  moine.  De  toute  rareté.  L'État  reproduit.  Cabinet  des  Estampes, 
Paris. 

2e      —       Avec  le  n°  53,  au  B.  à  G.  Encore  avant  la  lettre.  Fort  rare. 

3e  —  Avec  le  n°  46,  en  H.  à  G.  Le  n°  précédent  (53)  subsiste,  parfois  mal  encré.  Encore  avant  la 
lettre,  mais  avec  des  grattages  sur  la  culotte  du  soldat  qui  perce  le  moine  et  avec  l'addition 
de  tailles  au  bas  de  cette  culotte  formant  alors  bottes;  de  plus,  le  contour  du  personnage 
debout  derrière  le  moine,  est  modifié  et  amplifié  à  droite.  Très  rare.  Cabinet  des  Estampes, 
Paris,  M.  P.  Gil. 

4e     —       Avec  la  lettre  :  Esto  es  malo.  Le  cuivre  est  biseauté. 


Le  cuivre  existe  (Académie  de  San  Fernando). 


166.:—  ASI  SUCEDIO  (C'EST  ARRIVE  AINSI) 

(L.   187  raillim.  H.   139) 


2e  Etat. 


Planche  47  des  Désastres  de  la  Guerre. 


1"  Etat.  Avant  la  lettre,  avant  les  nos,  avant  quelques  travaux  et  avec  un  ton  d'aqua-tinte  couvrant  la 
surface  du  cuivre.  Le  cuivre  n'est  pas  biseauté.  De  toute  rareté.  Bibliothèque  Nationale,  Madrid. 

2>  —  Avec  le  n°33,  au  B.  à  G.,  mais  encore  avant  la  lettre  et  avant  les  retouches;  le  ton  d'aqua-tinte 
couvre  encore  tout  le  cuivre.  Fort  rare.  L'État  reproduit.  Cabinet  des  Estampes,  Paris,  Biblio- 
thèque de  l'Université,  Paris,  M.  Pedro  Gil. 

y  _  Avec  le  n°  47,  en  H.  à  G.  Le  n°  précédent  (33)  subsiste.  Le  grain  d'aqua-tinte  a  été  délimité 
sur  les  quatre  côtés  pour  ménager  une  marge;  de  plus,  le  contour  inférieur  de  la  robe  du 
moine  agenouillé  est  légèrement  agrandi,  et  la  coiffure  du  soldat  a  des  contre-tailles  obliques 
ajoutées  dans  la  partie  la  plus  claire.  Encore  avant  la  lettre.  Rare.  Cabinet  des  Estampes,  Paris, 
Kupferstiche  Kabinet,  Berlin. 


V  4° 


Avec  la  lettre  :  Asi  sucediô.  Le  cuivre  est  biseauté. 


Enrique  Melida  suppose  que  cette  planche  fait  allusion  au  sac  de  Cuenca  par  la  brigade  Caulaincourt, 
qui  enleva  la  plupart  des  objets  sacerdotaux  des  églises  de  cette  ville. 


Le  cuivre  existe  (Académie  de  San  Fernando). 


167.  —  CRUEL  LASTIMA!  (CRUEL  MALHEUR!) 

(L.   182  millim.   H.   131) 


Planche  48  des  Désastres  de  la  Guerre. 


i"r  Etat.  Avant  la  lettre,  avant  les  nos  et  avant  les  retouches;  la  jeune  femme  appuyée  contre  l'homme 
mendiant  a  la  figure  complètement  de  profil  et  très  petite.  Avec  un  grain  d'aqua-tinte  débor- 
dant dans  les  marges.  Le  cuivre  n'est  pas  biseauté.  De  toute  rareté.  État  reproduit.  Cabinet 
des  Estampes,  Paris. 

2"  —  Avec  le  n°  47,  au  B.  à  G.,  et  avec  quelques  nouveaux  travaux.  Encore  avant  la  lettre.  Biblio- 
thèque Nationale,  Madrid,  Cabinet  des  Estampes,  Paris. 

3e  Avec  le  n°  48,  en    H.  à   G.,   dans  la   marge.  Le   n°  précédent  (47)   subsiste.  Toujours  avant  la 

lettre,  mais  avec  les  retouches  mentionnées  au  1"'  état.  Le  visage  de  la  femme  est  différent. 
Bibliothèque  Nationale,  Madrid,  Cabinet  des  Estampes,  Paris,  Kupferstiche  Kabinet,  Berlin, 
Mrs  Jay,  M.   Pedro  Gil.    État  reproduit. 


V 


Avec  la  lettre  :  Cruel  lâsiima  !  et  avec  un  nouveau  grain  d'aqua-tinte  couvrant  toute  la  surface 
de  la  composition,  alors  qu'il  n'était  que  partiel  dans  les  états  précédents.  Le  cuivre  est 
biseauté. 


5e  Etat. 


«  Cette  planche  et  celles  qui  vont  suivre,  jusqu'au  n°  200,  durent  être  inspirées  à  Goya  par 
«  l'horrible  famine  qui  sévit  à  Madrid  de  181 1  à  1812,  époque  durant  laquelle  la  capitale  perdit  plus  de 
«  20.000  de  ses  habitants  en  moins  de  onze  mois.  181 1  s'appelle  en  Espagne  :  El  aîio  del  hambre,  l'année 
«  de  la  faim.  »  (P.  Lefort.) 


Le  Musée  du  Prado  possède  le  dessin  préparatoire  à  la  sanguine  pour  cette  planche;  il  présente  des 
variantes  avec  l'estampe. 


Le  cuivre  existe  (Académie  de  San  Fernando). 


168.  —  CARIDAD  DE  UNA  MUGER  (LA  CHARITE  D'UNE  FEMME) 

(L.   180  millim.   H.   131) 


Planche  49  des  Désastres  de  la  Guerre. 


i*r  Etat.     Avant  la  lettre  et  avant  les  nos.  Le  cuivre  n'est  pas  biseauté.  De  toute  rareté. 
2e      —       Avec  le  n°  56,  au  B.  à  G.,  en  marge.  Encore  avant  la  lettre.  Fort  rare. 


3e      —       Avec  le  n°  49,  en   H.   à  G.,  en  marge.  Le  n°  précédent  (56)  subsiste.  Toujours  avant  la  lettre. 
Cabinet  des  Estampes,   Paris,   Kupferstiche  Kabinet,  Berlin,  MM.   Pedro  Gil,   Hofmann  fils. 


4' 


Avec  la  lettre.  On  lit  :  Caridad  de  un  a  muser.  Le  cuivre  est  biseauté. 


Le  Musée  du  Prado  possède  le  dessin  préparatoire  à  la  sanguine  pour  cette  planche. 


Le  cuivre  existe  (Académie  de  San  Fernando) 


169.  —  MADRE  INFELIZ!  (MÈRE  INFORTUNÉE!) 

(L.  174  millim.  H.  130) 


Planche  50  des  Désastres  de  la  Guerre. 


Ier  Etat.     Avant  la  lettre  et  avant  les  n°3.  Le  cuivre  n'est  pas  biseauté.  De  toute  rareté. 
2«      —       Avec  le  n°  65,  au  B.  à  G.,  en  marge.  Encore  avant  la  lettre.  Eort  rare. 


Avec  le  n°  5o,  en  H.  à  G.,  en  marge.  Le  n°  précédent  (65)  subsiste.  Toujours  avant  la  lettre. 
Rare.  Cabinet  des  Estampes,  Paris,  Kupferstiche  Kabinet,  Berlin,  M.  P.  Gil. 


\/'$>      —       Avec  la  lettre  :  Madré  infeliçl  Le  cuivre  est  biseauté.  L'aqua-tinte  est  remordue. 


Le    Musée  du    Prado   possède   le   dessin    préparatoire 
donnons  ci-dessus  le  fac-similé  réduit. 


la  sanguine   pour  cette   planche;   nous   en 


Le  cuivre  existe  (Académie  de  San  Fernando). 


170.  —  GRACIAS  A  LA  ALMORTA  (GRACE  AU  MILLET) 

(L.   174  millim.  H.    127) 


Planche  51  des  Désastres  de  la  Guerre. 


i"'  Etat.     Avant  la  lettre  et  avant  les  nos.  Le  cuivre  n'est  pas  biseauté.  De  toute  rareté. 

2«      —       Avec  le  n°  46,  au  B.  à  G.,  en  marge.  Encore  avant  la  lettre.  Fort  rare. 

y      Avec  le  n°  Si,  en  H.  à  G.,  en  marge.  Le  n°  précédent  (46)  subsiste.  Rare.  Cabinet  des  Estampes, 

Paris,  Kupferstiche  Kabinet,  Berlin,  Mrs  Jay,  MM.  P.  Gil,  Hofmann  fils.  L'État  reproduit. 

• y  4»      _       Avec  la  lettre.  On  lit  :    Gracias  à  la  almorta.   L'aqua-tinte   est   remordue  lourdement  et  le 
cuivre  est  biseauté. 


Le  Musée  du  Prado  possède  le  dessin  préparatoire  à  la  sanguine  pour  cette  planche. 


Le  cuivre  existe  (Académie  de  San  Fernando). 


171.  —  NO  LLEGAN  À  TIEMPO  (ELLES  N'ARRIVENT   PAS  A  TEMPS) 


(L.   181   millim.  H.   128) 


Planche  52  des  Désastres  de  la  Gue 


Etat.     Avant  la  lettre  et  avant  les  nos.  Le  cuivre  n*est  pas  biseauté.  De  toute  rareté. 
—       Avec  le  n°  5o,  au  B.  à  G.,  dans  la  marge,  assez  souvent  illisible.  Encore  avant  la  lettre.  Très 


y      —       Avec  le  n°  5a,  en   H.  à  G.,  en  marge.  Le  n°  précédent  (50)  subsiste.  Toujours  avant  la  lettre. 
Très  rare.  Cabinet  des  Estampes,  Paris,  M.  Pedro  Gil. 

4e      —       Avec  la  lettre  :  No  llegan  à  tiempo,  et  avec  un  léger  grain  d'aqua-tinte  sur  toute  la  surface  de  la 
composition.  Le  cuivre  est  biseauté.  Le  n°  50  est  devenu  tout  à  fait  illisible. 


Le  Musée  du  Prado  possède  le  dessin  préparatoire  à  la  sanguine  pour  cette  planche. 


Le  cuivre  existe  (Académie  de  San  Fernando). 


172.  —  ESPIRO  SIN  REMEDIO 
(IL  MOURUT  SANS  QU'ON  PUT  LUI  PORTER  SECOURS) 

(L.  176  millim.   H.   128) 


Planche  53  des  Désastres  de  la  Guerre. 


i"  État.  Avant  la  lettre  et  avant  les  numéros.  En  cet  état,  le  grain  d'aqua-tinte  couvre  toute  la  surface  du 
cuivre,  qui  n'est  pas  biseauté.  De  toute  rareté.  L'État  reproduit.  Bibliothèque  de  l'Université, 
Paris. 

2»  —  Avec  le  n»  43,  au  B.  à  G.,  en  marge.  Encore  avant  la  lettre,  mais  les  marges  du  cuivre  sont 
nettoyées.  Fort  rare. 

3»  —  Avec  le  n°  53,  en  H.  à  G.,  en  marge.  Le  n»  précédent  (43)  subsiste.  Toujours  avant  la  lettre. 
Cabinet  des  Estampes,  Paris,  Kupferstiche  Kabinet,  Berlin,  M-  Jay,  MM.  P.  Gil.  Hofmann 
fils. 

Is-^if      —       Avec  la  lettre.  On  lit  :  Espir'o  sin  remedio.  Le  cuivre  est  biseauté. 


Le  Musée  du  Prado  possède  le  dessin  préparatoire  à  la  sanguine  pour  cette  planche. 


Le  cuivre  existe  (Académie  de  San  Fernando). 


173.  —  CLAMORES  EN  VANO  (VAINES  CLAMEURS) 

(L.    177  rnillim.   H.    127) 


Planche  54  des  Désastres  de  la  Guerre. 


1"  Etat.     Avant  la  lettre  et  avant  les  numéros.  Le  cuivre  n'est  pas  biseauté.  De  toute  rareté. 

2e  Avec  le  n°  45,  au  B.  à  G.,  en  marge.  Encore  avant  la  lettre.  Fort  rare. 

Avec  le  n°  54,   en   H.  à  G.  Le  n°  précédent  (45)  subsiste.  Toujours  avant  la  lettre.  Très   rare. 
Cabinet  des  Estampes,  Paris,  Kupferstiche  Kabinet,  Berlin,  Mrs  Jay,  M.  Pedro  Gil. 

4e      —       Avec  la  lettre.  On  lit  :  Clamores  en  vano.  Le  cuivre  est  biseauté. 


Cette  planche,  dont  le  Musée  du  Prado  possède  le  dessin  préparatoire,  a  été  reproduite  dans  le  Goya, 
de  P.  Lafond. 


l,e  cuivre  existe  (Académie  de  San  Fernando). 


174.  -  LO  PEOR  ES  PEDIR  (LE  PIRE  EST  QU'IL  FAUT  MENDIER) 

(L.  181  millim.  H.  128) 


Planche  55  des  Désastres  de  la  Guerre. 


1"'  Etat.     Avant  la  lettre  et  avant  les  numéros.  Le  cuivre  n'est  pas  biseauté.  De  toute  rareté. 


Avec  le  n°  37,  au  B.  à  G.,  en  marge.  Encore  avant  la  lettre.  Fort  rare.  Bibliothèque  Nationale, 
Madrid,  Cabinet  des  Estampes,  Paris,  Bibliothèque  de  l'Université,  Paris. 


3e      —       Avec  le  n°  55,  en  H.  à  G.,  en  marge.  Le  n°  précédent  (37)  subsiste.   Toujours  avant  la    lettre. 
Rare.  Cabinet  des  Estampes,   Paris,  Kupferstiche  Kabinet,  Berlin,  M.  P.  Gil. 


1^-4°      —       Avec  la  lettre.  On  lit  :  Lo  peor  es  pedir.  Le  cuivre  est  biseauté. 


Le  Musée  du  Prado  possède  le  dessin  préparatoire  à  la  sanguine  pour  cette  planche;  il   offre  avec 
l'estampe  d'assez  nombreuses  variantes.  Nous  en  donnons  ci-dessus  un  fac-similé  légèrement  réduit. 


Le  cuivre  existe  (Académie  de  San  Fernando). 


175.  —  AL  CEMENTERIO  (AU  CIMETIÈRE) 

(L.   181  millim.  H.  135) 


2»  Etat. 


Planche  56  des  Désastres  delà  Guerre. 


Ier  Etat.     Avant  la  lettre  et  avant  les  numéros.  Le  cuivre  n'est  pas  biseauté.  De  toute  rareté. 

2e  —  Encore  avant  la  lettre,  mais  avec  le  n°  3o,  au  B.  à  G.,  en  marge.  Fort  rare.  L'État  reproduit. 
Bibliothèque  Nationale,  Madrid,  Cabinet  des  Estampes,  Paris,  Bibliothèque  de  l'Université, 
Paris,  M.  Pedro  Gil. 

3e  —  Avec  le  n°  56,  en  H.  à  G.,  en  marge.  Le  n°  précédent  (30)  subsiste.  Rare.  Cabinet  des 
Estampes,  Paris,  Kupferstiche  Kabinet,  Berlin,  MIS  Jay. 

W  4"      —       Avec  la  lettre.  On  lit  :  Al  cementerio  (le   point  d'exclamation  signalé  par  Lefort  et  Hofmann 
n'existe  pas).  Le  T.  C.  est  complété  à  gauche  et  le  cuivre  est  biseauté. 


Le  Musée  du  Prado  possède  le  dessin  préparatoire  à  la  sanguine  pour  cette  planche. 


Le  cuivre  existe  (Académie  de  San  Fernando). 


176.  —  SANOS  Y  ENFERMOS  (SAINS  ET  MALADES) 

(L.    182   millim.   H.   129) 


Planche  57  des  Desastres  de  la  Guerre. 


Ier  Etat.  Avant  la  lettre,  avant  les  numéros  et  avant  que  la  coiffure  de  la  femme,  debout  au  milieu,  ne 
soit  légèrement  arrondie  au  sommet  et  réduite  sur  le  côté  gauche.  Avec  une  très  légère  trace 
d'aqua-tinte  sur  une  partie  du  fond,  à  D.  Le  cuivre  n'est  pas  biseauté.  De  toute  rareté. 
L'État  reproduit.  Bibliothèque  de  l'Université,  Paris,  Kupferstiche  Kabinet,   Berlin. 

2e  —  Avec  le  ton  d'aqua-tinte,  mais  encore  avant  la  lettre  et  avant  les  numéros.  De  toute  rareté. 
Cabinet  des  Estampes,  Paris. 

5'      —       Avec  le  n°  5  au  B.  à  G.,  en  marge.  Encore  avant  la  lettre.  Fort  rare. 

4°  —  Avec  le  n°  5j,  en  H.  à  G.,  en  marge.  Le  n°  précédent  (5)  subsiste.  Toujours  avant  la  lettre.  Rare. 
Cabinet  des  Estampes,  Paris,  Kupferstiche  Kabinet,  Berlin,  M.  P.  Gil. 


V- 


Avec  la  lettre.  On  lit  :  Sanos y  enfermas.  Le  cuivre  est  biseauté. 


Le  Musée  du  Prado  possède  le  dessin  préparatoire  à  la  sanguine  pour  cette  planche;  il  offre  avec  elle 
quelques  variantes. 


Le  cuivre  existe  (Académie  de  San  Fernando). 


177.  —  NO  HAY  QUE  DAR  VOCES  (INUTILE  DE  CRIER) 

(L.   182  millim.  H.   127) 


Planche  58  des  Désastres  de  la  Guerre. 


Ier  Etat.  Avant  la  lettre  et  avant  les  numéros.  Le  cuivre  n'est  pas  biseauté.  De  toute  rareté.  Bibliothèque 
Nationale,  Madrid. 

2e  —  Encore  avant  la  lettre,  mais  avec  le  n°  34,  au  B.  à  G.,  en  marge.  Fort  rare.  Cabinet  des 
Estampes,  Paris,  Bibliothèque  de  l'Université,  Paris,  Kupferstiche  Kabinet,  Berlin,  M.  Pedro 
Gil. 

3e  —  Avec  le  n°  58,  en  H.  à  G.,  en  marge.  Le  n°  précédent  (34)  subsiste.  Toujours  avant  la  lettre. 
Très  rare.  Cabinet  des  Estampes,  Paris,  Kupferstiche  Kabinet,  Berlin. 

L^*4*      —       Avec  la  lettre  :  No  hay  que  dar  voces.  Le  cuivre  est  biseauté.  Le  fond  est  sale. 


Le  Musée  du  Prado  possède  le  dessin  préparatoire  à  la  sanguine  pour  cette  planche;  il  offre  quelques 
variantes  avec  l'estampe. 


Le  cuivre  existe  (Académie  de  San  Fernando). 


178.  —  DE  QUE  SIRVE  UNA  TAZA? 
(A  QUOI  SERT  UNE  PAUVRE  TASSE?) 

(L.   180  millim.   H.   127) 


Planche  59  des  Désastres  de  la  Guerre. 


Ier  État.  Avant  la  lettre  et  avant  les  nos.  Le  grain  d'aqua-tinte  couvre  toute  la  surface  du  cuivre,  qui  n'est 
pas  biseauté.   De  toute  rareté.  Bibliothèque  Nationale,  Madrid,  Cabinet  des  Estampes,  Paris. 

2*  —  Avec  le  n°  3,  au  B.  à  G.,  en  marge.  Encore  avant  la  lettre,  mais  le  grain  d'aqua-tinte  est  limité 
à  la  composition.  Fort  rare. 

y  —  Avec  le  n°  59,  en  H.  à  G.,  en  marge.  Le  n°  précédent  (3)  subsiste.  Toujours  avant  la  lettre.  Très 
rare.  Cabinet  des  Estampes,  Paris,  Kupferstiche  Kabinet,  Berlin,  M"  Jay,  MM.  Pedro  Gil, 
Hofmann  fils. 

4'      —       Avec  la  lettre  :  De  que  sirve  un  a  ta\a  ?  Le  cuivre  est  biseauté. 


Le  Musée  du  Prado  possède  un  dessin,  première  pensée  de  cette  planche,   exécuté  à  la  sanguine  et 
qui  offre  de  nombreuses  variantes  avec  l'estampe. 


Le  cuivre  existe  (Académie  de  San  Fernando). 


179.  —  NO  HAY  QUIEN  LOS  SOCORRA 
(PERSONNE  POUR  LES  SECOURIR) 

(L.   i78~millim.  H.   129) 


9e  Etat. 


Planche  60  des  Désastres  de  la  Guerre. 


L- 


1"  Etat.  Avant  la  lettre,  avant  les  nos  et  avec  le  grain  d'aqua-tinte  couvrant  tonte  la  surface  du  cuivre 
qui  n'est  pas  biseauté.  De  toute  rareté. 

2e  —  Avec  le  n°  3i,  au  B.  à  G.,  en  marge.  Encore  avant  la  lettre.  Fort  rare.  Bibliothèque  Nationale, 
Madrid,  Cabinet  des  Estampes,  Paris,  Cabinet  des  Estampes,  Bruxelles. 

3e  —  Avec  le  n°  60,  en  H.  à  G.,  en  marge.  Le  n°  précédent  (51)  subsiste.  L'aqua-tinte  est  limitée  à 
la  composition.  Toujours  avant  la  lettre.  Rare.  L'État  reproduit.  Cabinet  des  Estampes,  Paris, 
M.  Pedro  Gil. 

4e      —       Avec  la  lettre  :  No  hay  quien  los  socorra.  L'aqua-tinte  est  renforcée.  Le  cuivre  est  biseauté. 


Le  Musée  du  Prado  possède  le  dessin  préparatoire  à  la  sanguine  pour  cette  planche  ;  il  offre  plusieurs 
variantes  avec  l'estampe. 


Le  cuivre  existe  (Académie  de  San  Fernando). 


180.  —  SI  SON   DE  OTRO  L1NAGE 
(SERAIENT-ILS  DONC  D'UNE  RACE  DIFFÉRENTE) 

(L.   1S3   millim.   H.   132) 


Planche  61  des  Désastres  de  la  Guerre. 


Ier  Etat.  Avant  la  lettre,  avant  les  n05,  avant  quelques  légers  traits  sur  la  chemise  du  mendiant;  les 
•  marges  non  nettoyées.  Le  cuivre  n'est  pas  biseauté.  De  toute  rareté.  Cabinet  des  Estampes, 
Paris. 

2''  —  Avec  le  n°  35,  au  B.  à  G.,  en  marge  et  les  marges  nettoyées,  mais  avant  la  lettre  et  avant  la 
retouche.  Fort  rare.  L'État  reproduit.  Bibliothèque  Nationale,  Madrid  (épr.  de  Carderera), 
Bibliothèque  de  l'Université,  Paris,  M.  Pedro  Gil. 

3°  —  Avec  le  n°  61,  en  H.  à  G.,  en  marge.  Le  n°  précédent  (35)  subsiste.  Toujours  avant  la  lettre, 
mais  avec  les  retouches.  Rare.  Cabinet  des  Estampes,  Paris,  Kupferstiche  Kabinet,  Berlin, 
M"  Jay,   M.  Hofmann  fils. 

4e      —       Avec  la  lettre  :  Si  son  de  otro  Image.  Le  cuivre  est  biseauté. 


Le  Musée  du    Prado  possède  le  dessin  préparatoire  à  la  sanguine  pour  cette  planche;  ce  dessin  offre 
plusieurs  variantes  avec  l'estampe. 


Le  cuivre  existe  (Académie  de  San  Fernando). 


181.  —  LAS  CAMAS  DE  LA  MUERTE  (LES  LITS  DE  LA  MORT) 

(L.    189  millim.   H.    146) 


Planche  62  des   Désastres  de  la  Guerre. 


1"  Etat.  Avant  le  ton  d'aqua-tinte,  avant  la  lettre,  avant  le  n°  et  avant  diverses  retouches.  Le  cuivre  n'est 
pas  biseauté.  De  toute  rareté. 

20  —  Avec  le  n°  6î,  en  H.  à  G.,  en  marge  et  avec  quelques  légères  traces  d'aqua-tinte,  mais  encore 
avant  les  retouches.  L'État  reproduit.  Collection  de  M.  Pedro  Gil. 

3°  —  La  planche,  aqua-tintée,  a  subi  plusieurs  retouches,  notamment  dans  le  manteau  de  la  femme 
debout,  dont  le  haut,  formant  coiffure,  a  été  abaissé;  le  manteau  a  été  également  un  peu 
réduit  à  droite  sur  sa  largeur,  etc.  Encore  avant  la  lettre.  Rare.  Cabinet  des  Estampes,  Paris, 
Kupferstiche  Kabinet,  Berlin. 

.      4»      —       Avec  la  lettre.  On  lit  :  Las  camas  de  la  muerte.  Le  cuivre  est  biseauté. 


Le  Musée  du  Prado  possède  le  dessin  préparatoire  à  la  sanguine  pour  cette  planche. 


Le  cuivre  existe  (Académie  de  San  Fernando). 


182.  —  MUERTOS  RECOGIDOS  (MORTS  RAMASSES) 

(L.   179  millim.  H.   132) 


Planche  63  des  Désastres  de  la  Guerre. 


iBr  Etat.     A  l'eau-forte  pure,  avant  la  lettre  et  .avant  les  nos.  Le  cuivre  n'est  pas  biseauté.  De  toute  rareté. 

■2*      —       Encore  avant  la  lettre  et  avant  les  nos,  mais  avec  un  grain  d'aqua-tinte  couvrant  toute  la  surface 
du  cuivre.  De  toute  rareté.  L'État  reproduit.  Collection  de  M.  Sanchez  Gerona. 

Avec  le  n"  44,  au  B.  à  G.   en   marge.  Encore   avant  la  lettre,   mais  les   marges   sont  nettoyées. 
Fort  rare. 

4e  Avec  le  n°  63,  en  H.  à    G.,  en  marge.  Le   n°  précédent  (44)  subsiste.  Toujours  avant  la  lettre. 

Cabinet  des  Estampes,  Paris,  Kupferstiche  Kabinet,  Berlin,  M.  Pedro  Gil. 

5e      —       Avec  la  lettre  :  Muertos  recogidos.  Le  cuivre  est  biseauté. 


Le  Musée  du  Prado  possède  le  dessin  préparatoire  à  la  sanguine  pour  cette  planche;   ce  dessin  offre 
quelques  variantes  avec  l'estampe. 


Le  cuivre  existe  (Académie  de  San  Fernando). 


183.  —  CARRETADAS  AL  CEMENTERIO 
(CHARRETÉES  POUR  LE  CIMETIÈRE) 

(L.   180  millim.  H.   129) 


Planche  64  des  Désastres  de  la  Guerre. 


Etat.  Avant  la  lettre,  avant  les  nM  et  avant  quelques  travaux  sur  le  bras  droit  et  l'épaule  de  l'homme 
sur  la  charrette,  et  avant  quelques  autres  travaux  dans  le  fond  au-dessus  de  l'arrière  de  la 
voiture;  également  avant  plusieurs  tailles  horizontales  au  premier  plan.  Les  marges  du  cuivre 
ne  sont  pas  nettoyées,  le  cuivre  n'est  pas  biseauté.  De  toute  rareté.  Cabinet  des  Estampes, 
Paris. 


—  Avec   le   n°   38,  au   B.    à  G.,  les  salissures   en  marge    effacées,   mais  encore  avant  les  travaux 

ci-dessus.   Fort   rare.    Bibliothèque  Nationale,   Madrid,   Bibliothèque  de  l'Université,    Paris. 
L'État  reproduit. 

—  Avec  le  n°  64,  en  H.  à  G.  Le  n°  précédent  (38)  subsiste.  Toujours  avant  la  lettre,  mais  avec  les 

travaux  indiqués  au  Ier  état.   Rare.  Bibliothèque  Nationale,   Madrid,   Cabinet   des   Estampes, 
Paris,  Kupferstiche  Kabinet,  Berlin,  M.  Pedro  Gil. 

—  Avec  la  lettre  :  Carretadas  al  cementerio.  Le  cuivre  est  biseauté. 


Le  Musée  du  Prado  possède  le  dessin  préparatoire  à  la  sanguine  pour  cette  planche;  ce  dessin,  dont 
nous  donnons  ci-dessus  un  fac-similé  un  peu  réduit,  offre  quelques  variantes  avec  l'estampe. 


Le  cuivre  existe  (Académie  de  San  Fernando). 


184.    —    QUE  ALBOROTO  ES  ESTE  ?  (QUE  SIGNIFIE  CE    TUMULTE  ?) 

(L.    193   millim.   H.   145) 


Planche  65  des  Desastres  de  la  Guerre. 


i01'  Etat.  Avant  le  ton  d'aqua-tinte,  avant  la  lettre,  avant  le  T.  C.  complété  aux  angles  inférieurs  et  avant 
quelques  travaux  sur  la  robe  du  personnage  courbé  qui  se  cache  le  visage  ;  de  plus,  l'officier 
assis  à  gauche  n'a  pas  de  moustache,  et  son  épaule  droite  est  plus  tombante.  De  toute  rareté. 
Cabinet  des  Estampes,  Paris. 

2e  —  Avec  le  n'  65,  en  H.  a  G.,  en  marge,  mais  encore  avant  la  lettre,,  l'aqua-tinte  et  les  retouches. 
Très  rare.  L'Etat  reproduit.  Collection  de  M.   Pedro  Gil. 

3e  —  Avec  le  ton  d'aqua-tinte  et  avec  les  retouches  signalées  plus  haut.  Rare.  Cabinet  des  Estampes, 
Paris,  Kupferstiche  Kabinet,  Berlin,  M"  Jay. 


^4. 


Avec  la  lettre  :  Oué  alboroto  es  este?  Le  cuivre  est  biseauté. 


Le  cuivre  existe  (Académie  de  San  Fernando). 


185.  —  EXTRANA  DEVOCION  !  (ÉTRANGE  DEVOTION) 

(L.  194  millim.  H.  152) 


2"  Etat. 


Planche  66  des  Désastres  de  la  Guerre. 


Ier  Etat.  Avant  la  lettre,  avant  le  n°  et  avant  le  grain  d'iqua-tinte.  Le  cuivre  n'est  pas  biseauté.  De  toute 
rareté. 

2°  —  Encore  avant  la  lettre  et  avant  l'aqua-tinte,  mais  avec  le  n°  66.  Fort  rare.  L'Etat  reproduit.  Collec- 
tion de  M.  Pedro  Gil. 

5e  —  Toujours  avant  la  lettre,  mais  avec  un  ton  d'aqua-tinte  sur  le  terrain  et  sur  les  vêtements  des 
deux  personnages  du  premier  plan  à  droite.  Rare.  Cabinet  des  Estampes,  Paris,  Kupferstiche 
Kabinet,  Berlin,  Mrs  Jay,  M.  Hofmann  fds. 

4"      —       Avec  la  lettre  :  Extrana  devocion!  Le  cuivre  est  biseauté. 


Le  Musée  du  Prado  possède  le  dessin  préparatoire  à  la  sanguine  pour  cette  planche. 


Le  cuivre  existe  (Académie  de  San  Fernando). 


186.  —  ESTA  NO  LO  ES  MENOS   (CELLE-CI  NE  L'EST  GUÈRE  MOINS) 

(L.  188  millim.   H.   143) 


Planche  67  des  Désastres  de  la  Guerre. 


i,r  Etat.  Avant  la  lettre,  avant  le  n°,  avant  un  léger  grain  d'aqua-tinte  et  avant  deux  légères  retouches.  Le 
cuivre  n'est  pas  biseauté.  De  toute  rareté. 

2e  —  Encore  avant  la  lettre,  les  retouches,  etc.,  mais  avec  le  11'  67,  en  H.  à  G.,  en  marge.  Très  rare. 
Bibliothèque  Nationale,  Madrid,  M.   Pedro  Gil.  L'État  reproduit. 

3e  —  Encore  avant  la  lettre,  mais  avec  quelques  tons  d'aqua-tinte  et  l'addition  de  sept  ou  huit  petits 
traits  verticaux  sur  la  partie  restée  blanche  de  la  jambe  gauche  de  l'homme  de  face;  de  plus, 
un  trait  horizontal  réduit  légèrement  et  cerne  le  crâne  du  même  personnage.  Rare.  Cabinet 
des  Estampes,  Paris,  Kupferstiche  Kabinet,  Berlin. 


l^ 


Avec  la  lettre  :  Esta  no  lo  es  menos.  Le  cuivre  est  biseauté. 


Le  Musée  du   Prado  possède  le  dessin  préparatoire   à    la  sanguine   pour  cette  planche,  offrant  une 
légère  variante  avec  l'estampe. 


Le  cuivre  existe  (Académie  de  San  Fernando). 


187.  _  QUE  LOCURA!  (QUELLE  SOTTISE!) 

(L.   191    millim.   H.   1 3 5) 


Planche  68  des  Désastres  de  la  Guerre. 


icr  Etat.     A  l'eau-forte  pure,  avant  la  lettre  et  avant  le  n°.  Le  cuivre  n'est  pas  biseauté.  De  toute  rareté. 

2'       —       Encore  à  l'eau-forte  pure,  avant  la  lettre,  mais  avec  le  n°  68  en  H.  à  G.,  en  marge.  Très  rare. 
L'État  reproduit.  Bibliothèque  Nationale,  Madrid,  M.  Pedro  Gil. 

5«      —       Avec  un  grain  d'aqua-tinte,  sur  le  terrain  notamment.  Encore  avant  la  lettre.  Rare.  Cabinet  des 
Estampes,  Paris. 

4«      —       Avec  la  lettre  :  Oue  locura  !  Le  cuivre  est  biseauté. 


Le  Musée  du  Prado  possède  le  dessin  préparatoire  à  la  sanguine  pour  cette  planche,  et   qui  offre  des 
variantes  avec  l'estampe- 


Le  cuivre  existe  (Académie  de  San  Fernando). 


188.  —  NADA  ELLO  DIRA  (NÉANT,  ELLE-MÊME  LE  DIRA) 

(L.    196  millim.   H.   144) 


1"  Etat. 


Planche  69  des  Désastres  de  la  Guerre. 


isr  Etat.  Avant  la  lettre,  avant  les  numéros  et  avant  de  nombreux  travaux  et  changements,  dans  la  partie 
gauche  du  sujet  notamment.  Le  cuivre  n'est  pas  biseauté,  les  angles  sont  aigus.  De  toute 
rareté.  État  reproduit.  Bibliothèque  Nationale,  Madrid. 

2e  —  Avec  le  nu  96  au  B.  à  G.,  dans  le  terrain  (n°  qui  peut  se  lire  aussi  bien  66,  69  ou  99),  répété 
également  dans  le  H.  à  G.,  puis  avec  de  nombreux  changements  et  additions  modifiant  sen- 
siblement la  composition;  mais  avant  que  le  sujet  n'ait  été  réduit  dans  le  bas.  Fort  rare.  Etat 
reproduit.  Collection  de  M.  Pedro  Gil. 

30  —  Encore  avant  que  le  sujet  n'ait  été  réduit  dans  le  bas,  mais  avec  des  travaux  et  des  polissages 
formant  une  espèce  d'encadrement  le  long  des  biseaux  du  cuivre.  De  toute  rareté.  Cabinet  des 
Estampes,  Paris. 


Les  travaux  formant  encadrement  sont  effacés  ;  le  champ  du  sujet  est  diminué  dans  le  bas,  pour 
laisser  place  à  une  légende  ;  le  n°  du  B.  à  G.  se  trouve  alors  en  marge  ;  avant  la  lettre.  Très 
rare.  Kupferstiche  Kabinet,  Berlin. 


5e  Etat.     Avec  la  lettre.  On  lit  :  Nada  Ello  dira.  Le  cuivre  est  biseauté. 


«  L'Académie  de  San  Fernando  a  fait  altérer  ici  l'épigraphe  que  Goya  avait  destinée  à  cette  pièce 
«  (une  des  plus  caractéristiques  cependant  au  point  de  vue  des  opinions  religieuses  de  l'artiste),  et  que 
«  nous  reproduisons  telle  que  nous  l'avons  trouvée  dans  l'exemplaire  de  Cean  Bermudez  :  Nada  !  Ello  lo 
'■  dice...  (Néant  !  Elle-même  le  dit...)  .<>  (P.  Lefort,  Goya,  p.  m.) 


Le  Musée  du  Prado  possède  une  première  pensée  de  cette  composition  ;  ce  dessin  exécuté  à  l'encre 
de  Chine  est  en  sens  inverse  de  l'estampe. 


Le  cuivre  existe  (Académie  de  San  Fernando). 


189.  —  NO  SABEN  EL  CAMINO  (ILS  NE  SAVENT  PAS  LE  CHEMIN) 

(L.   191   millim.  H.   147) 


2'  Etat. 


Planche  70  des  Désastres  de  la  Guerre. 


Ier  Etat.     Avant  la  lettre,  avant  le  n°  et  avant  les  retouches.  Le  cuivre  n'est  pas  biseauté.  De  toute  rareté. 

2e  —  Encore  avant  la  lettre  et  avant  les  retouches,  mais  avec  le  n°  70,  en  H.  à  G.,  en  marge.  Fort 
rare.  L'État  reproduit.  Collection  de  M.  Pedro  Gil. 

3B  —  Encore  avant  la  lettre  ;  mais  les  tètes  qu'on  aperçoit  derrière  le  monticule  sont  plus  accusées 
par  des  contours  qui  en  délimitent  la  forme  tout  à  fait  indécise  dans  les  deux  états  antérieurs. 
Rare.   Cabinet  des  Estampes,  Paris. 


^ 


Avec  la  lettre  :  No  saben  el  camino.  Le  cuivre  est  biseauté. 


Le  cuivre  existe  (Académie  de  San  Fernando). 


190.  —  CONTRA  EL  BIEN  GENERAL  (CONTRE  LE  BIEN  GÉNÉRAL) 


(L.   192  millim.   H.   140) 


Planche  71   des   Désastres  de  la   Guerre. 


Ier  Etat.     Avant  la  lettre  et  avant  le  numéro.  Le  cuivre  n'est  pas  biseauté.  De  toute  rareté. 

2e      —       Encore   avant   la  lettre,   mais  avec    le  n°  71,  en   H.  à   G.,   en   marge.   Très  rare.  Cabinet    des 
Estampes,  Paris,  Mrs  Jay,  M.  Pedro  Gil. 

y      —       Avec  la  lettre  :  Contra  el  bien  gênerai.  Le  cuivre  est  biseauté. 


Le  Musée  du  Prado  possède  le  dessin  préparatoire  à  la  sanguine   pour   cette   planche;    il   offre   plu- 
sieurs variantes  avec  l'estampe. 


Le  cuivre  existe  (Académie  de  San  Fernando). 


191.  —  LAS  RESULTAS  (LES  CONSEQUENCES) 

(L.   iSS  millim.   H.   144) 


Planche  72  des  Désastres  de   la  Guerre. 


Ier  Etat.     Avant  la  lettre  et  avant  le  numéro.  Le  cuivre  n'est  pas  biseauté.  De  toute  rareté. 


Encore  avant  la  lettre,  mais  avec  le  n°  72,  en  H.  à  G.,  en  marge.  Très  rare.  Cabinet  des  Estampes, 
Paris,  Kupferstiche  Kabinet,  Berlin,  Mrs  Jay,  M.  Pedro  Gil. 


^' 


Avec  la  lettre  :  Las  résultas.  Le  cuivre  est  biseauté. 


Le  Musée  du  Prado  possède  le  dessin  préparatoire  à  la  sanguine  pour  cette  planche;  nous  en  donnons 
ci-dessus  un  fac-similé  légèrement  réduit. 


Le  cuivre  existe  (Académie  de  San  Fernando). 


192.  —  GATESCA  PANTOMIMA  (PANTOMIME  FÉLINE) 

(L.   198  raillim.  H.   154) 


Planche  73  des  Désastres  de  la  Guerre. 


1"  Etat.     Avant  la  lettre,  avant  le  n°  et  avant  quelques  travaux  sur  le  crâne  et  sur  le  ventre  du  félin.  De 
toute  rareté.  L'Etat  reproduit.   Bibliothèque  Nationale,  Madrid. 

2°      —       Encore  avant  la  lettre,  mais  avec  le  n"  73  en  H.  à  G.,  en  marge,  et  les  retouches  indiquées  ci- 
dessus.  Très  rare.  Cabinet  des  Estampes,  Paris,  Kupferstiche  Kabinet,  Berlin,  M.  Pedro  Gil. 

3"      —       Avec  la  lettre  :  Gatesca  pantomitna.  Le  n°  73  est  renforcé  et  le  cuivre  biseauté. 


Le  Musée  du  Prado  possède  le  dessin  préparatoire  à  la  sanguine  pour  cette  planche  ;  ce  dessin  offre 
des  variantes  avec  l'estampe. 


Le  cuivre  existe  (Académie  de  San  Fernando). 


193.  —  ESTO  ES  LO  PEOR  !  (VOILA  QUI  EST  PIRE  !) 

(L.   193   millim.  H.    151) 


Planche  74  des  Désastres  de  la  Guerre. 


Ier  Etat.  Avant  la  lettre,  avant  le  n°  et  avant  que  le  T.  C.  n'ait  été  complété  dans  le  haut.  Le  cuivre  n'est 
pas  biseauté.  De  toute  rareté.  Bibliothèque  Nationale,  Madrid. 

2*  —  Avec  le  n°  74  en  H.  à  G.,  en  marge,  mais  encore  avant  la  lettre  et  avant  que  le  T.  C.  n'ait  été 
complété  dans  le  haut.  Rare.  Cabinet  des  Estampes,  Paris,  Kupferstiche  Kabinet,  Berlin, 
Mrs  Jay,  M.  Pedro  Gil. 

3e      —       Avec  la  lettre  :  Esto  es  lo  peor  !  Le  cuivre  est  biseauté  et  le  T.  C.  complété. 


Le  Musée  du  Prado  possède  le  dessin  préparatoire  à  la  sanguine  pour  cette  planche  ;  ce  dessin  offre 
des  variantes  avec  l'estampe. 


Le  cuivre  existe  (Académie  de  San  Fernando) 


194.  —  FARANDULA  DE  CHARLATANES 
(FARANDOLE  DE  CHARLATANS) 

(L.  197  millim.  H.   146) 


Planche  75  des  Désastres  de  la  Guerre. 


Ier  Etat.  A  l'eau-forte  pure,  avant  la  lettre,  avant  le  n",  avant  le  T.  C,  dans  le  haut  du  sujet  et  avant  huit 
ou  neuf  petites  tailles  obliques  sur  l'oreille  du  personnage  à  deux  tètes,  assis  au  second  plan, 
à  droite.  Le  cuivre  n'est  pas  biseauté.  De  toute  rareté. 

a»  —  Encore  avant  le  grain  d'aqua-tinte,  avant  la  lettre,  avant  la  retouche,  mais  avec  le  n°75,  en  H.  à 
G.,  en  marge.  L'État  reproduit.  Collection  de  M.  Pedro  Gil. 

3"  —  Avec  l'addition  d'un  grain  d'aqua-tinte  et  avec  la  retouche;  le  T.  C.  est  complété  dans  le  haut, 
mais  toujours  avant  la  lettre.  Rare.  Cabinet  des  Estampes,  Paris,  Kupferstiche  Kabinet, 
Berlin. 

4"      —       Avec  la  lettre  :  Farandula  de  charlatanes.   Le  cuivre  est  biseauté  et  le  n°  75  renforcé. 


Le  Musée  du  Prado  possède  une  première  pensée  de  cette  planche  ;  le  dessin  exécuté  à  la  sanguine 
offre  de  nombreuses  variantes  avec  l'estampe. 


Le  cuivre  existe  (Académie  de  San  Fernando). 


195.  —  EL  BUITRE  CARNIVORO  (LE  VAUTOUR  CARNIVORE) 

(L.   199  millim.  H.   154) 


2e  Etat 


Planche  76  des  Désastres  de  la  Guerre. 


i*r  Etat.  Avant  le  ton  d'aqua-tinte,  avant  la  lettre,  avant  le  n°,  avant  le  T.  C.  renforcé  et  avant  les 
contre-tailles  sur  les  ailes  du  vautour  et  quelques  autres  travaux  sur  le  ventre  du  Carnivore.  Le 
cuivre  n'est  pas  biseauté.  De  toute  rareté. 

2e  —  Encore  avant  le  ton  d'aqua-tinte,  avant  la  lettre  et  avant  les  travaux  indiqués  ci-dessus,  mais  avec 
le  n°  76,  en  H.  à  G.,  en  marge.  Fort  rare.  L'État  reproduit.  Collection  de  M.  Pedro  Gil. 

3e  —  Encore  avant  la  lettre,  mais  avec  le  ton  d'aqua-tinte.  Cabinet  des  Estampes,  Paris,  Kupferstiche 
Kabinet,  Berlin,  M.  Hofmann  fils. 

4"       —       Avec  la  lettre  :  El  buitre  carnivoro.  Le  cuivre  est  biseauté  et  le  T.  C.  renforcé. 


Paul  Lefort  indique  en  note,  à  propos  de  cette  pièce  :  «  L'aigle  impériale  est  vaincue  et  l'Espagne 
«  est  libre.  Cette  pièce  porte  avec  elle  sa  date  ;  fin  de  1813  ou  premiers  mois  de  1814.  » 


Le  cuivre  existe  (Académie  de  San  Fernando). 


196.  —  QUE  SE  ROMPE  LA  CUERDA  (LA  CORDE  SE  ROMPT) 

(L.   195  millim.  H.   151) 


Planche  77  des  Désastres  de  la  Guerre. 


I"  Etat.  Avant  un  léger  ton  d'aqua-tinte,  avant  la  lettre,  avant  le  n",  avant  que  le  T.  C.  n'ait  été 
complété  en  H.  à  D.,  et  avant  que  le  profil  de  la  maison  n'ait  été  continué  jusqu'à  la  toiture. 
Le  cuivre  n'est  pas  biseauté.  De  toute  rareté. 

2a  —  Encore  avant  le  ton  d'aqua-tinte,  avant  la  lettre,  etc.,  mais  avec  le  n°  77,  en  H.  à  G.,  en  marge. 
Très  rare.  Collection  de  M.  Pedro  Gil.  L'Etat  reproduit. 

3°  —  Avec  un  léger  ton  d'aqua-tinte  sur  quelques  parties  de  la  planche.  Toujours  avant  la  lettre. 
Rare.  Cabinet  des  Estampes,  Paris,  Kupferstiche  Kabinet,  Berlin. 

\S     4e       —       Avec  la  lettre  :   Que  se  rompe  la  cuerda.  Le   cuivre  est  biseauté,  le  n°  est  renforcé,  et  le  T.  C. 
est  complété  dans  les  angles  supérieurs. 


Le  cuivre  existe  (Académie  de  San  Fernando). 


197.   -  SE  DEFIENDE  BIEN  (IL  SE  DEFEND  BIEN) 

(L.   202   millira.   H.    156) 


1  '  ■  ïM^~. 


Planche  78  des  Désastres  de  la  Guerre. 


Ier  Etat.  Avant  la  lettre,  avant  le  n",  avant  le  T.  C.  complété  et  avant  quelques  travaux  au  premier  plan, 
devant  les  chiens  de  droite,  puis  sous  le  ventre  du  cheval.  Le  cuivre  n'est  pas  biseauté.  De 
toute  rareté.  Bibliothèque  Nationale,  Madrid. 

2e  Encore  avant  la  lettre  et  avant  le   T.    C.  complété,  mais  avec  le  n°  78  en  H.  à  G.,  en  marge, 

et  les  travaux  indiqués  ci-dessus.  Très   rare.   L'Etat   reproduit.    Cabinet  des   Estampes,   Paris, 
Kupferstiche   Kabinet,  Berlin,  M''*  Jay,  MM.  Pedro  Gil,  Hofmann  fils. 


3" 


Avec  la  lettre  :  Se  defiende  bien.  Le  T.  C.  est  complété  et  le   cuivre  est  biseauté.   Le  chiffre  7 
est  renforcé. 


Le  cuivre  existe  (Académie  de  San  Fernando). 


198.   —  MURIO  LA  VERDAD  (LA  VERITE  MOURUT) 

(L.    1S2   millim.  H.   144) 


CAturov-      Lou       v&) 


5»  Etat. 


Planche  7g  des  Désastres  de  la  Guerre. 


Ier  Etat.     Avant  la  lettre   et  avant  le  11».  La  planche  n'est  pas  biseautée,  les  angles  sont  aigus.  De  toute 

rareté. 

2«     —       Encore  avant  la  lettre,  mais  avec  le  n°  79,  en  H.  à  G.,  en  marge.  Très  rare.  Cabinet  des  Estampes, 
Paris,  Kupferstiche  Kabinet,  Berlin,  M"  Jav,  M.  Pedro  Gil. 


v    y      _       Avec  la  lettre.  Le  cuivre  est  biseauté,  les  angles  sont  arrondis.  L'État  reproduit. 


Le  Musée  du  Prado  possède  un  dessin  préparatoire  à  la  sanguine  pour  cette  planche;  ce  dessin  offre 
lusieurs  variantes  avec  l'estampe;  nous  en  donnons  ci-dessus  le  fac-similé  réduit. 


Le  cuivre  existe  (Académie  de  San  Fernando). 


199.  —  SI  RESUCITARA?  (RESSUSCITERA-T-ELLE?) 

(L.   186  millim.  H.  143) 


Planche  80  des  Désastres  de  la  Guerre. 


Ier  Etat.     Avant  la  lettre  et  avant  le  numéro.  Le  cuivre  n'est  pas  biseauté,  les  angles  sont  aigus.  De  toute 
rareté. 

0»      Avec  le  n°  80,  en    H.  à   G.,    en   marge,  mais  encore  avant   la  lettre.    Très   rare.    Cabinet  des 

Estampes,  Paris,  Kupferstiche  Kabinet,  Berlin,  M,s  Jay,  MM.  Pedro  Gil,  Hofmann  fils. 

y    3e       —       Avec  la  lettre  :  Si  resucitara?  Le  cuivre  est  biseauté,  les  angles  sont  arrondis. 


Le  Musée  du  Prado  possède  un  dessin  préparatoire  a  la  sanguine  pour  cette  planche;  ce  dessin   offre 
quelques  variantes  avec  l'estampe.  » 


Le  cuivre  existe  (Académie  de  San  Fernando). 


200.  —  FIERO  MONSTRUO  (FIER  MONSTRE) 

(L.    194   millim.   H.   151) 


2e  Etat. 


Planche  81   des  Désastres  de  la  Guerre. 


i*r  Etat.  Avant  les  tailles  horizontales  à  la  pointe  sèche  devant  la  tête  du  monstre,  ainsi  que  sur  le 
devant  du  terrain;  également  avant  le  n°  et  avant  que  le  T.  C.  n'ait  été  renforcé.  De  toute 
rareté.  Bibliothèque  Nationale,  Madrid. 

2e  —  Avec  les  travaux  désignés  ci-dessus,  et  avec  le  n°  81,  en  H.  à  G.,  le  plus  souvent  mal  venu. 
L'État  reproduit.  Cabinet  des  Estampes,  Paris,  MM.  Gerstenberg,   P.  Gil,  Hofmann  fils. 


VENTES  :   E.  Galichon  (1875),  55  fr.  ;  A.  Lebrun  (1S99),  30  fr.  ;  Anonyme,  11  février  11)14,   "ï  fp- 


Le  cuivre   de  cette   pièce  qui  avait  été  retrouvé  par  Lefort,  'après  l'acquisition  faite  par  l'Académie 
le  San  Fernando  de  la  série  des  80  planches,  a  été  offert  par  celui-ci  à  cette  institution. 


Le  cuivre  existe  (Académie  de  San  Fernando). 


201.  —  ESTO  ES  LA  VERDADERO  (CECI  EST  LE  VRAI) 

(L.   191   millim.   H.   152) 


Planche  82  des  Désastres  de  la  Guerre. 


1"  État.  A  l'eau-forte  pure  et  avant  divers  travaux,  notamment  sur  la  robe  et  le  manteau  de  la  femme. 
Avec  le  n°  82.  en  H.  à  G.,  en  marge.  De  toute  rareté.  Etat  reproduit.  Collection  de 
M.   Pedro  Gil. 

2»  —  Avec  l'addition  d'un  grain  d'aqua-tinte  sur  quelques  parties  de  la  planche  et  avec  de  nouveaux 
travaux  sur  la  robe  et  le  manteau  de  la  femme,  ainsi  que  sur  le  mouton.  Etat  reproduit.  Biblio- 
thèque Nationale,  Madrid,  Cabinet  des  Estampes,  Paris,  Bibliothèque  de  l'Université,  Paris, 
Kunsthalle  de  Brème,  Mrs  Jay,  M.  Hofmann  fils. 


VENTES  :  P.  Lefort  (1869),  2e  état.  10  IV.  50  et  11  fr.  ;  Ph.  Burty  (Londres,  1876),  avec  le  n°  précédent, 
18  sh.;  Alfred  Lebrun  (1S99),  2e  état,  5  1  fr.  ;  L.  Valentin  (1912),  2e  état,  avec  les  nos  12  et  24, 
de  notre  cat.,  1  5s  fr. 


Le  cuivre  de  cette  pièce  qui  avait  été  retrouvé  par  Paul  Lefort,  après  l'acquisition  faite  par  l'Aca- 
démie de  San  Fernando,  de  Madrid,  de  la  série  des  So  planches,  a  été  offert  par  l'historiographe  de  Goya 
à  cette  institution. 


Cette  pièce  a  été    reproduite   plusieurs   fois,   notamment   dans  une   étude    sur  Goya   aqua-fortiste,  de 
Ch.  Yriarte  (L'Art,  année  1877,  t.  II,   p.  81),  puis  dans  le  Goya  grabador,  de  A.  de  Beruete. 


Le  Musée  du  Prado  possède  le  dessin  préparatoire  à  la  sanguine  pour  cette  planche. 


Le  cuivre  existe  (Académie  de  San  Fernando). 


LES  SOTTISES  ou  les  EXTRAVAGANCES  ^ 


(DISPARATES) 

(Publiées  sous  le  titre  :   LOS  PROVERBIOS) 


SUITE  DE  DIX-HUIT  PIECES 
(Nus    202    à   219) 


L'on  connaît  fort  peu  de  très  belles  épreuves  des  pièces  appartenant  à  la  série  plus  communément 
dénommée  les  PROVERBES  (LOS  PROVERBIOS),  mais  dont  l'appellation  véritable  devait  être,  dans 
l'esprit  du  maître,  les  EXTRAVAGANCES  ou  les  SOTTISES  (DISPARATES),  en  s'appuyant,  avec  raison 
d'ailleurs,  comme  l'a  fait  A.  de  Beruete,  sur  les  rares  exemplaires  annotés  par  Goya  et  portant  tous  ce 
titre  généralisé  :  DISPARATES.  Seules,  quelques-unes  de  ces  très  précieuses  épreuves  d'essai  sont 
parvenues  jusqu'à  nous,  et  la  plupart  appartiennent  à  M.  José  Lazaro,  à  Madrid. 

Le  premier  tirage  régulier  qui  a  été  fait  des  EXTRAVAGANCES  (DISPARATES)  ne  remonte  pas 
au-delà  de  l'année  1850,  alors  que  les  cuivres,  au  nombre  de  18,  étaient  en  partie  oxydés;  et,  sans 
partager  complètement  l'avis  de  Paul  Lefort  qui  pense  que  la  majorité  d'entre  eux  ont  été  aqua-tintés  par 
leur  possesseur  ou  à  son  instigation,  nous  croyons,  après  la  constatation  de  nombreuses  défectuosités,  que 
ces  cuivres  furent  pour  la  seconde  édition  (1864)  ré-aqua-tintés  ou  remordus  et  retouchés  assez  lourdement. 

Le  propriétaire  des  cuivres,  au  moment  de  la  première  édition  (1850),  était  un  industriel  de  Madrid, 
dont  le  nom  est  resté  inconnu  et  qui  en  fit  tirer  des  épreuves  sur  papier  vélin,  sans  filigrane.  Les  pièces, 
non  numérotées,  sont  avant  les  remorsures,  et  pour  quelques  planches  avant  des  retouches  partielles 
étrangères  à  Goya.  Plusieurs  sont  d'un  assez  joli  effet  blond  que  l'on  ne  rencontre  plus  dans  les  tirages 
suivants;  par  contre,  les  autres  planches  sont  oxydées  ou  fort  dépouillées. 

Devenus  la  propriété  de  l'Etat  espagnol,  les  cuivres  des  DISPARATES  (EXTRAVAGANCES)  firent 
l'objet  d'un  nouveau  tirage  (1S64),  tirage  exécuté  avec  plus  de  lourdeur,  mais  avec  plus  de  soin,  après  le 
nettoyage  des  plaques.  Les  épreuves  de  cette  seconde  édition,  limitée  à  250  exemplaires  encore  non  numé- 
rotés, sur  papier  collé  assez  fort,  au  filigrane  j.  G.  o.  (José  Garcia  Oseiïalde),  sont  renfermées  sous  une 
couverture  verte  et  précédées  du  titre  reproduit  à  la  page  suivante 

L'année  même  de  l'apparition  des  Disparates  sous  le  titre  :  LOS  PROVERBIOS,  Enrique  Mélida 
émit  des  doutes  sur  l'impropriété  de  ce  titre,  dans  El  Arte  en  Espaiia.  Les  épreuves  d'essai  retrouvées 
depuis  lors,  ont  donné  raison  à  la  sagacité  du  critique  espagnol. 

A  quelle  date  fut  gravée  cette  série?  Combien  de  pièces  devait-elle  exactement  renfermer?  Paul 
Lefort,  se  basant  sur  de  fragiles  suppositions  politiques,  propose  la  date  de  1S10.  A.  de  Beruete,  au 
contraire,  se  rangeant  à  l'avis  de  V.  Carderera,  puis  de  Ch.  Yriarte  qui  qualifie  cette  série,  le  dernier 
coup  de  tonnerre  du  génie  de  Goya,  opine  pour  l'année  1819.  Faute  de  documents  précis,  l'on  ne  peut 
s'en  tenir  qu'à  des  conjectures. 

En  ce  qui  concerne  le  nombre  des  planches  des  EXTRAVAGANCES  ou  SOTTISES,  dix-huit 
d'entre  elles  furent  publiées,  et  quatre  autres  restées  inédites  ne  virent  le  jour  qu'en  1877,  lors  d'un  tirage 
effectué  dans  le  journal  L'Art.  Faut-il  s'en  tenir  à  ce  chiffre  de  vingt-deux  pièces,  alors  qu'une  épreuve 
d'essai  d'une  des  planches  (plancheio),  porte  en  marge  de  la  main  même  de  Goya  le  chiffre  25?  Existe-t-il 
encore  plusieurs  planches  destinées  par  l'artiste  à  cette  série  toute  d'imagination,  de  songe,  de  singularité, 
et  qui  auraient  échappé  jusqu'à  ce  jour  à  toutes  les  recherches?  Cela  n'est  pas  impossible. 


(ôoleccion  de  diez  y  ocho  laminas  mventadas  y  Orabadas  al  agua  fuerte 


POR 


JQnMhah  k%i1k^êimm)  é§  ïbfe  Ihrfaz  ê<è  %m  $mm®â®. 


MADRID 


L.l  de  J   Araïcm.Urosas  lo. 


Depuis  1864,  quatre  autres  tirages  ont  été  publiés  des  EXTRAVAGANCES  (DISPARATES);  l'un 
vers  1865  ou  1866,  également  sur  papier  au  filigrane  j.  g.  o.  de  l'édition  précédente,  mais  avec  les 
numéros  gravés  dans  la  marge  du  haut  à  droite,  à  chaque  pièce;  un  autre  en  189 1 ,  sur  papier  vélin,  sans 
filigrane,  avec  le  même  titre,  enfin  en  1902,  également  sur  papier  vélin,  sans  filigrane,  encore  avec  le 
même  titre  suivi  des  mots  :  Nobles  Artes-Bellas  Artes,  Madrid,  IÇ02,  puis  en  1904,  toujours  avec  le 
même  titre,  mais  suivi  de  :  Bellas  Artes-Madrid,  1904.  Les  derniers  tirages  sont  exécutés  avec  quelque 
lourdeur,  ceux  de  1902  et  de  1904  notamment. 

Toutes  les  éditions  des  EXTRAVAGANGES  comportent  le  même  nombre  de  planches  (18);  les 
quatre  cuivres  inédits,  après  avoir  appartenu  au  journal  L'Art,  furent  acquis,  à  la  liquidation  de  cette 
revue,  par  le  marchand  d'estampes  Edmond  Sagot,  et  sont  actuellement  la  propriété  de  M.  Maurice  Le 
Garrec,  son  gendre. 


VENTES  :  Ph.  Burty  (Londres,   1876),  édition  de  1864,  7  £  17  sh.  ;  Léon  Manchon  (191 1),  i{ 
Roger  Marx  (1914),  1864,  280  fr.  ;  Alf.  Beurdeley  (1920),  1864,  500  fr. 


150  fr.  ; 


202    —  DISPARATE  FF.MEN1NO  (SOTTISE  FÉMININE) 

(L.  320  millim.   H.  213) 


/•'•  Etat. 


Planche   1   des  Disparates  ou  Proverbes. 


Etat.  Avec  un  léger  ton  d'aqua-tinte.  Avec  un  grand  nombre  de  tailles  verticales  à  la  pointe  sèche, 
derrière  la  maja  de  gauche,  tailles  qui  ont  disparu  dans  les  états  suivants.  Avant  le  n°.  Fort 
rare.  L'État  reproduit.  Collections  de  MM.  José  Lazaro,  Madrid  (épreuve  de  Vindel,  avec  la 
légende  manuscrite  :  Disparate  Femenino,  et  les  nos  10  et  16  tracés  à  l'encre  en  H.  et  i  G. 
dans   le   haut),  Mce  Pereire. 

—       Toujours  avant  le  11°,  mais    le  fond  d'aqua-tinte  est    remordu  et  les  tailles  verticales  ci c if  1. r. t  les 
horizontales  ont  disparu.  Rare. 


Avec  le  n°  1 ,  en  H. 


en  marge. 


Sur  une  épreuve  de  la  collection  de  M.   Maurice    Pereire  on    lit  la  légende   manuscrite   suivante  : 
Con  los  burros  se  juega  a  los  peleles  (Avec  les  ânes  on  joue  à  la  balle). 


Le   Musée  du  Prado  conserve  une    première  pensée  de  cette    composition,   qui  offre    avec    l'estampe 
d'assez  nombreuses  variantes;  nous  en  donnons  ci-dessus  une  reproduction  réduite. 


A.  de  Beruete,  dans  son  Goya  grabador,  constate  quelque  analogie  entre  cette  planche  et  un  carton  de 
tapisserie  de  Goya  intitulé  :  El  Pelele. 


Le  cuivre  existe  (Académie  de  San  Fernando). 


203.  —  DISPARATE  DE  MIEDO  (SOTTISE  DE  FRAYEUR) 

(L.  319  millim.  H.   220) 


Planche  2  des  Disparates  ou  Proverbes. 


1"  Etat.  Avant  le  numéro,  avant  la  remorsure,  et  avant  un  effaçage  vers  le  haut  de  la  rohe  du  fantôme 
qui  entame  un  peu  le  fond,  et  forme  vaguement  un  sabre?  De  toute  rareté.  Collection  de 
M.  J.  Lazaro,  Madrid  (épreuve  de  Vindel,  avec  un  n°  13  tracé  à  l'encre,  en  H.  à  G.). 

2e  —  Encore  avant  le  numéro  et  avant  la  remorsure,  mais  avec  l'effaçage  indiqué  ci-dessus.  Dans 
les  très  belles  épreuves,  on  aperçoit  une  légère  silhouette  d'un  second  arbre.  Rare.  L'Etat 
reproduit.  Collection  de  M.  Maurice  Pereire. 

y     —        Avec  le  n°  2,  en  H.  à  D.,  en  marge;  le  grain  d'aqua-tinte  est  remordu. 


VENTE  :  A.  Beurdeley  (1920),  état,  épreuve  de  Burty,  1.300  fr. 


Le  Musée  du  Prado  conserve  un  dessin  préparatoire  pour  cette  planche;  nous  en  donnons  ci-dessus 
une  reproduction  réduite. 


Cette  pièce    a   quelque  analogie  avec  la  planche  52  des  Caprices  :  Lo  que  puede   un  sastre  (Ce  que 
peut  un  tailleur). 


Le  cuivre  existe  (Académie  de  San  Fernando). 


204.  —  DISPARATE  RIDICULO  (ÉTRANGE  SOTTISE) 

(L.  323   millim.   H.   213) 


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ia  Etat. 


Planche  3  des  Disparates  ou  Proverbes. 


1"  Etat.  Avant  le  numéro  et  avant  la  remorsure.  Les  épreuves  anciennes  sont  fort  rares.  Collection  de 
M.  J.  Lazaro  (épr.  de  Vindel),  avec  un  n"  9  dans  l'angle  supérieur  gauche,  un  n°  18  à  l'angle 
supérieur  droit  et  la  légende  manuscrite  :  Disparate  ridiculo,  dans  la  marge  du  bas.  L'État 
reproduit. 


Y 


La  planche  est  remordue,  mais  encore  avant  le  n".  Rare. 


3°      —       Avec  le  n°  3,  en  H.  à  D.,  en 


VENTE   :   Alfred  Beurdeley  (1920),  épr.  de  Burty,  2iofr. 


Cette  planche  a  été  reproduite  dans  le  Francisco  Goya,  de  K.  Bertels. 


Le  cuivre  existe  (Académie  de  San  Fernando). 


205.  —  BOBABILICON  (LE  GRAND  NIAIS) 

(L.  318  mill.  H.  222). 


Planche  4   des  Disparates  ou  Proverbes. 


itr  État.  A  l'eau-forte  pure;  avec  deux  personnages  soutenant  le  mannequin  à  gauche;  avant  le  n°.  De 
toute  rareté.  L'État  reproduit.  Bibliothèque  de  l'Université,  Paris,  Kunsthalle  de  Brème  (épreuve 
de  Ph.  Burty). 

2'  —  Avec  l'aqua-tinte.  Le  second  personnage  à  gauche  soutenant  le  mannequin  a  disparu;  mais 
avant  diverses  retouches,  notamment  avant  que  divers  contours  des  personnages  n'aient  été 
renforcés  et  avant  que  le  pantalon  du  «  grand  niais  »  n'ait  été  surélevé.  Avant  le  n°. 

3e  Avec  le  n°  4,  en  H.  à  D.,  en  marge.  Les  contours  de  plusieurs  des  personnages  sont  assez  lour- 

dement et  malencontreusement  renforcés. 


Sur  une  épreuve  possédée  par  M.  Maurice  Pereire  on  lit,   écrit  au  crayon,  en    marge   :    Bobabilicon. 
Est-ce  le  titre  définitif  donné  par  Goya  à  son  œuvre? 


VENTES  :  P.  Lefort  (1869),  14  et  1;  fr.  ;  Ph.  Burty  (Londres,  1876),  icr  état,    1  £  2  sh.  ;  2e  état,  1  £  2  six. 
Anonyme  (16  mai  1903),  ier  état,  25  fr.  ;  A.  Beurdeley  (1920),  2e  état  (épr.  de  Burty),  550  fr. 


Le  Musée  du  Prado  possède  un  dessin  préparatoire    pour  cette  planche  ;   nous  en   donnons  ci-dessus 
un  fac-similé  réduit. 


Le  cuivre  existe  (Académie  de  San  Fernando). 


206.  —  DISPARATE  VOLANTE  (VOLANTE  SOTTISE) 

(T..  324  millim.   H.   216) 


Planche'5  des  Disparates  ou  Proverbes. 


Ier  État.  Avant  la  remorsure  [et  avant  le  n°.  Très  rare.  Collections  de  MM.  Mce  Pereire,  J.  Lazaro 
(épreuve  de  Vindel  avec  l'annotation  manuscrite  :  Disparate  volante  et  les  nos  15  et  17,  tracés 
à  l'encre  dans  la  marge,  en  H.  à  D,  et  à  G.).  L'État  reproduit. 


V2e        _  L 


a  planche  est  remordue.  Encore  avant  le  numéro. 


y  Avec  le  n°  5,- en  H.  à  D.,  en  marge 


Le  cuivre  existe  (Académie  de  San  Fernando). 


207.  —  DISPARATE  FURIOSO  (FURIEUSE  SOTTISE) 

(L.  317  millim.   H.  217) 


Planche  6   des  Disparates  ou  Proverbes. 


i,r  Etat.     A   l'eau-forte  pure.   De   toute  rareté.   L'État  reproduit.  Collection  J.  Lazaro,  Madrid  (épr.  avec 
le  n°  2,  manuscrit). 


Y 


Avec  le  grain  d'aqua-tinte,  mais  encore  avant  le  n°  et  avant  la  remorsure.   Très  rare.  Cabinet 
des  Estampes,  Paris. 


3e      —       La  planche  est  remordue  lourdement.  Encore  avant  le  n°.  Rare. 
4  e      —       Avec  le  n"  6,  en  H.  à  D.,  en  marge. 


VENTE  :  A.  Beurdeley  (1920),  2'  état,  280  fr. 


Le  Musée  du  Prado  possède  un  dessin  préparatoire  à  la  sépia  offrant  des  variantes. 


Le  cuivre  existe  (Académie  de  San  Fernando). 


208.  — DISPARATE  MATRIMONIAL  (EXTRAVAGANCE  MATRIMONIALE) 

(L.  322   millim.  H.  317). 


Planche  7  des  Disparates  ou  Proverbes. 


i"'  Etat.  Avant  le  fond  d'aqua-tinte  et  avant  le  n".  De  toute  rareté.  L'État  reproduit.  Collection  J.  Lazaro, 
Madrid  (épreuve  avec  le  chiffre  i"  transcrit  à  la  plume,  en  H.  à  G.). 

2e  —  Encore  avant  le  n°,  mais  avec  un  fond  d'aqua-tinte.  De  plus,  le  personnage  à  gauche,  contre  le 
T.  C,  a  la  tète  beaucoup  plus  engoncée  dans  son  vêtement,  et  quelques  travaux  ont  été 
enlevés  sur  la  poitrine  du  monstre  à  deux  corps.  Rare.  Cabinet  des  Estampes,  Paris, 
M.  M"  Pereire. 


v/,e 


Toujours  avant  le  n°,  mais  le  fond  d'aqua-tinte  est  remordu  et  est  devenu  presque  opaque. 
Avec  le  n"  7,  en  H.      à  D.,  en  marge. 


/.<■  cuivre  exisic  (Académie  de  San  Fernando). 


209.  —  (LES  ENSACHÉS) 

(L.  319  millim.  H.  213) 


Planche  8  des  Disparates  ou  Proverbes. 


ier  Etat.     Avant  le  n°  et  avant  la  remorsure  du  grain  d'aqua-tinte.  Rare. 

2Œ      —       Avec  le  n°  8,  en  H.  à  D.,  en  marge.  L'aqua-tinte  est  remordue.  Le  fond  est  opaque. 


On  ne  connaît,  jusqu'à  ce  jour,  aucune  épreuve   de  cette  pièce,  avec  la  légende  donnée  par  Goya, 
qui  permettrait  alors  d'inscrire  son  oeuvre  sous  une  dénomination  exacte. 


Le  cuivre  existe  (Académie  de  San  Fernando) 


210.  —  DISPARATE  GENERAL  (SOTTISE  GÉNÉRALE) 


(L.  3:5   millim.   H.  217) 


Planche  9  des  Disparates  ou  Proverbes.' 


i*r  Etat.     Avant  le  n°  et  avant  la  remorsure.  L'Etat  reproduit.  Les  épreuves  anciennes  sont  fort  rares. 

Avec  le  n°  9,  en  H.  à  D.,  en  marge  et  avec  la  remorsure;  le   fond  est    presque  complètement 
opaque. 


VENTE  :  Alf.  Beurdeley  (1920),  i"r  état,  épr.  de  Burty,  avec  la  légende  manuscrite  :  Disparate  General, 
2.450  fr. 


«  Cette  curieuse  scène  de  cour,  qui  n'est  guère  qu'une  satire  contre  les  platitudes  courtisanesques, 
«  en  même  temps  qu'une  allusion  railleuse  à  l'affection  que  la  reine  Marie-Louise  prodiguait  à  ses  petits 
«  chats,  doit  sans  aucun  doute  à  l'inintelligente  coloration  dont  l'a  dotée  le  tirage  de  1864  d'avoir  été  prise 
x  par  quelques  écrivains  pour  une  scène  de  sorcellerie.  »  (P.  Lefort,  Goya).  A.  de  Beruete,  dans  son  Goya 
grabador  (191 8),  ne  partage  pas  cet  avis.'' 


lie  cuivre  existe  (Académie  de  San  Fernando). 


211.  -  (LA  JEUNE  FEMME  EMPORTÉE  PAR  UN  CHEVAL  QUI  SE  CABRE) 

(L.  313   millim.  H.  212). 


/"  Etat. 


Planche  10  des  Disparates  ou  Proverbes. 


Ier  Etat.  A  l'eau-forte  pure,  avant  le  n°.  De  toute  rareté.  British  Muséum  (épr.  de  Burty),  MM.  Hofmann 
fils,  avec  le  n°  25,  manuscrit,  en  H.  à  D.,  Lazaro,  Madrid  (épr.  de  Vindel,  avec  un  n"  3,  manus- 
crit, en  H.  à  G.,  en  marge).  L'État  reproduit. 


K 


Encore  avant  le  n°,  mais  avec  l'aqua-tinte.  Rare.  Cabinet  des  Estampes,  Paris. 


3«      —       Avec  le  n°  10,  en  H.  à  D.,   en  marge.  La  planche  est  remordue.    L'aqua-tinte  qui  ombrait   le 
monstre  dévorant  un  être  humain  a,  à  peu  près,  disparu. 


Cette  planche  a  été  reproduite  dans  le  Francisco  de  Goya,  de  J.  Hofmann,    le   Francisco  Goya,  de  K. 
Bertels,  puis  dans  le  Goya  grabador,  de  A.  de  Beruete. 


VENTE  :  Ph.  Burty  (Londres,  1S76I,  1"  état,  1  £  S  sh. 


Le  Musée  du  Prado  possède  un  dessin  pour  cette  planche,  avec  une  variante  importante  ;  un  person- 
nage renversé  semble  attaché  a  la  queue  du  cheval;  nous  donnons  ci-dessus,  de  ce  dessin,  un  fac-similé 
réduit. 


On  ne  connaît,  jusqu'à  ce  jour,  aucune  épreuve  de  cette   pièce,  avec  la  légende  donnée  par  Goya, 
qui  permettrait  alors  d'inscrire  son  œuvre  sous  une  dénomination  exacte. 


Le  cuivre  existe  (Académie  de  San  Fernando). 


212.  —  DISPARATE  POBRE  (PAUVRE  SOTTISE) 

(L.  320  millim.   H.  217) 


Planche  1  1   des  Disparates  ou  Proverbes. 


1"  Etat.  Avec  le  numéro;  avec  un  ciel  à  l'aqua-tinte  à  gauche  et  avant  les  contre-tailles  verticales  sous 
la  voûte  à  droite,  derrière  la  vieille  à  lunettes.  De  toute  rareté,  sinon  unique.  Collection  de 
M.  J.  Lazaro,  Madrid,  avec  un  n°  14  manuscrit,  en  H.  à  G. 


K 


Encore  avec  le  ciel,  mais  atténué  ;  avec  l'addition  de  contre-tailles  à  la  pointe  sèche  sous  la 
voûte.  Très  rare.  Collections  de  MM.  S.  Gerona  (avec  la  légende  manuscrite  :  Disparate 
pobre),  Maurice  Pereire.  L'E<at  reproduit. 

Toujours  avant  le  n°.  Mais  le  ciel  est  effacé,  les  contre-tailles  sous  la  voûte  ont  disparu.  Rare. 
Collection  de  M.  Maurice  Pereire. 


—       Avec  le  n°  1  1  en  H.  à  D.,  en  marge. 


Le  cuivre  existe  (Académie  de  San  Fernando). 


213.  —  (TROIS  MAJOS  ET  TROIS  MAJAS  DANSANT) 

(L.  322  millim.   H.  214) 


/"  Etat. 


Planche  J2  des  Disparates   ou  Proverbes. 


1"  Etat.  Avant  le  n°,  avant  que  le  fond  n'ait  été  remordu,  et  avant  que  le  ton  d'aqua-tinte  qui  ombre  la 
robe  de  la  maja  de  droite  n'ait  disparu.  Très  rare.  L'État  reproduit.  Cabinet  des  Estampes, 
Paris,  M.  Maurice  Pereire. 

12'  Avec  la  remorsure  du  fond,  ainsi  que  sur  quelques  autres  parties  delà  planche;  l'aqua-tinte  qui 

formait  ombre  sur  la  robe  de  la  maja  de  droite  a  disparu.  Encore  avant  le  ti°.  Rare. 

y-  Avec   le  n"    11  en  H.  à  D.,  en  marge.  L'aqua-tinte  est  très  atténuée  et   a   presque   disparu   dans 

une  partie  du  fond  et  sur  la  culotte  du  majo  de  gauche. 


Le  Musée  du   Prado  possède  un  dessin  préparatoire  à  la  sépia  pour  cette  planche. 


On    ne  connaît,  jusqu'à  ce  jour,  aucune  épreuve  de   cette    pièce,  avec  la   légende  donnée  par  Goï 
qui  permettrait  alors  d'inscrire  son  œuvre  sous  une  dénomination  exacte. 


Le  cuivre  existe  (Académie  de  San  Fernando). 


214.  —  MODO  DE  VOLAR  (MANIÈRE  DE  VOLER) 

(L.  325   millim.   H.   216). 


1"  Etat. 


Planche  i3  des  Disparates  ou  Proverbes. 


Ier  Etat.      A    l'eau-forte   pure,   au   fond  blanc,   avant   le    n°.   De  toute    rareté.     État    reproduit.   Collection 
Lazaro,  Madrid  (épreuve  de  Vindel),  avec  un  n°  4,  inscrit  à  la  plume,  en  H.  à  G. 

Y 

2e       —       Avec  l'aqua-tinte,  mais  encore  avant  le  n°  et  avant  la  remorsure.   Etat  reproduit.    Rare.    Collec- 
tion de  M.  Maurice  Pereire. 

30       —       Avec  le  n°  i3  en  H.  à  D.,  en  marge.  La  planche  est  remordue,  le  fond   est  presque  complète- 
ment opaque. 


VENTE  :  Alf.   Beurdeley  (1920),  2'  état,  épreuve  de  Burty,  750  fr. 


«  ...  Jamais  sa  pointe  ne  s'est  montrée  plus  spirituelle  et  plus  légère  ;  elle  n'est  nulle  part  plus 
«  savante.  Le  dessin  en  est  vraiment  superbe,  et  c'est,  à  notre  avis,  non  seulement  la  meilleure  pièce  de 
"  la  série,  mais  encore  l'une  des  plus  belles  productions  de  l'artiste.  A  ce  titre,  nous  la  rangeons  volon- 
«  tiers  à  côté  du  Supplicié  (246)  et  des  Trois  prisonniers  (256  à  258),  qu'elle  égale  pour  la  perfection  du 
«  modelé,  pour  la  justesse  du  mouvement  et  la  grâce  hardie  de  l'exécution.  ;,  (P.  Lefort,  Goya,  p.  88-89.) 


Cette  pièce  a   été  reproduite  dans  le  Goya,  de  K.  Bertels,  l'Histoire  Aéronautique  par  les  Monuments, 
de  F.  L.  Bruel,   puis  dans  Goya  grabador,  de  A.  de  Beruete. 


Le  cuivre  existe  (Académie  de  San  Fernando). 


215.  —  DISPARATE  DE  CARNABAL  (SOTTISE  DE  CARNAVAL) 

(L.  320  millim.   H.  210) 


Planche  14  des  Proverbes  ou  Disparates. 


V, 


1"  Etat.     Avant  le  n°.  Rare.  Bibliothèque  Nationale,  Madrid  (épreuve  avec  la  légende  manuscrite  :  Disparate 
de  carnabal). 


2'       —       Avec  le  n"    14  en  H.  à  D.,  en  marge. 


«  Encore  une  pièce  dont  la  date  d'exécution  se  trouve,  par  la  présence  du  soldat  français  —  à  demi 
«  couché  à  terre  —  sinon  fixée,  du  moins  circonscrite  entre  les  années  1S0S  et  1813  ;  nous  pensons  même 
«  qu'elle  pourrait  être  limitée  à  l'année  1S0S,  sur  cette  supposition  que  l'entrevue  qui  nous  semble  être  le 
«  sujet  de  cette  caricature  politique  doit  être  l'entrevue  de  Bayonne.  L'homme  aux  échasses  n'apparaît-il 
«  pas  là   pour  préciser  le  lieu  de  cette  conférence?  »  (P.  Lefort,  Goya,  p.  89-90.) 


Le  cuivre  existe  (Académie  de  San  Fernando). 


216.  —  DISPARATE  CLARO  (PURE  SOTTISE) 

(L.  316  millim.  H.  213) 


Planche  i5  des  Disparates  ou  Proverbes. 


Ier  Etat.  Avant  le  soldat  précipité  dans,  le  gouffre,  au  premier  plan,  à  gauche,  avant  deux  nouveaux  per- 
sonnages, avant  l'aqua-tinte  et  avant  le  n".  De  toute  rareté.  L'État  reproduit.  Collection  de 
M.  Hofmann  fils  (épreuve  de  P.  Lefort). 

^  2e  —  Avec  un  soldat  précipité  dans  le  gouffre  à  G.  ;  avec  deux  nouveaux  personnages  ajoutés  près 
de  ce  soldat,  et  avec  l'aqua-tinte;  enfin,  derrière  la  femme  debout  au  premier  plan,  près  du 
moine  aux  bras  étendus,  on  ne  distingue  plus  que  trois  tètes  au  lieu  de  cinq  que  l'on  entre- 
voyait dans  l'état  précédent.  Encore  avant  le  n°. 

3'      —       Avec  le  n°  i5  en  H.  à  D.,  en  marge,  et  avec  des  retouches. 


Le  1e1'  état  de   cette  pièce  a  été  reproduit  dans  Goya's  Seltene  Radierungen,  de  V.  von  Loga,  le  Goya, 
de  J.  Hofmann,  puis  le  Goya  grabador,  de  A.  de  Beruete. 


VENTE  :   P.  Lefort  (1869),   1"  état,  25  fr. 


Le  cuivre  existe  (Académie  de  San  Fernando). 


217.  —  (LES  EXHORTATIONS) 

(L.  322   millim.  H.  216) 


Planche  16  des  Disparates  ou  Proverbes. 


1"  Etat.     Avant  le  numéro  et  avant  la  remorsure.  Rare. 

2e       Avec  le  n°  16;  en  H.  à  D.,  en  marge.  La  planche  est  remordue,   le  fond   est  presque  complète- 
ment opaque. 


Le  Musée  du  Prado  possède  le  dessin  préparatoire  à  la  sépia  pour  cette  planche,  offrant  des  variantes 
avec  l'estampe. 


On  ne  connaît  jusqu'à  ce  jour  aucune  épreuve  de  cette  pièce,  avec  la  légende  donnée  par  Goya,  qui 
permettrait  alors  d'inscrire  son  œuvre  sous  une  dénomination  exacte. 


Le  cuivre  existe  (Académie  de  San  Fernando). 


218.  —  LA  LEALTAD  (LA  LOYAUTE) 

(L.  321  millim.  H.  219) 


Planche  17  des  Disparates  ou  Proverbes. 


icr  Etat.  Avant  le  n°  et  avant  que  le  fond  d'aqua-tinte  n'ait  été  remordu.  Avec  un  |rait  échappé  sur  la 
jambe  droite  du  personnage  du  premier  plan,  à  droite.  Très  rare.  L'État  reproduit.  Collection 
de  M.  Maurice  Pereire. 


/ 


Encore  avant  le  11°,  mais  le  fond  est  remordu,  ainsi  que  quelques  autres  parties  de  la  planche. 
Le  trait  échappé  a  disparu. 


Avec  le  n°  17  en  H.  à  D.,  dans  la  marge. 


Sur  une  épreuve  appartenant  à  M.  Maurice  Pereire  on  lit  la  légende  manuscrite  suivante  :  La  Lealtad. 
Est-ce  le  titre  définitif  donné  par  Goya  à  sou  œuvre  ? 


Le  cuivre  existe  (Académie  de  San  Fernando). 


219.  —  (LE  VIEILLARD  ERRANT  PARMI  LES  FANTOMES) 

(L.   319   millim.   H.   210) 


Planche  18   des  Disparates  ou  Proverbes. 


Ier  Etat.     Avant  le  n°  et  avant  quelques  légères  modifications  dans  le  vêtement  de  l'homme  couché.  Rare. 
Collection  de  M.  S.  Gerona. 

2»       —       Avec  la  retouche  et  avec  le  n°  18  en  H.  à  D.,  en  marge. 


On  ne  connaît  jusqu'à  ce  jour  aucune  épreuve  de  cette  pièce,  avec  la  légende  donnée  par  Goya,  qui 
permettrait  alors  d'inscrire  son  œuvre  sous  une  dénomination  exacte. 


Le  cuivre  existe  (Académie  de  San  Fernando). 


220.  —  DISPARATE  CONOCIDO  (SOTTISE  CONNUE) 

(L.  327  millim.   H.  216) 


Ier  Etat.     Avant    toute    lettre.     Les    épreuves     anciennes     sont     presque     introuvables.     Collection     de 
M.  J.   Lazaro  (épr.  de  Vindel,  avec  la  légende   manuscrite  :    Disparate  conocido,  et  un  n°  20). 

2e      —       Avec  la  lettre.  On  lit  sous   le  T.   C.  à  G.  :  Goya  iuv.  et  se,  puis  au  M.,  dans   la  marge  :   Que 
guerrero!  (Quel  guerrier!)  Etat  publié  dans  L'Art  (année  1877,  t.  II,  p.  56). 


VENTES   :   A.  Barrion  (1904),  avec  le  n°  221  de  notre  cat.,  62  fr.  ;  P.   Leroi  (Léon   Gauchez),    1907,  le 
cuivre  original  et  33  épr.,  70  fr.  ;  V.  van  Gogh  (1915),  1"  état,  13  florins. 


Cette  pièce  est  reproduite  dans  Goya  grabador,  de  A.   de   Beruete. 


Le  cuivre  existe  (il  appartient  à  M.  Maurice  Le  Garrec). 


221.  —  DISPARATE  PUNTUAL  (PONCTUELLE  SOTTISE) 

(L.  327  millim.  H.   218) 


ier  Etat.     Avant  toute   lettre.  Les    épreuve;   anciennes    sont   presque   introuvables.  Collection  J.  Lazaro, 
Madrid  (épr.  de  Vindel  avec  la  légende  manuscrite  :  Disparate  puntual  et  le  n°  12). 

y  2°  —  Avec  la  lettre.  On  lit  sous  le  T.  C.  à  G.  :  Goya  inv.  et  se,  puis  au  M.,  dans  la  marge  :  Una 
reïna  del  circo  (Une  reine  du  cirque),  L'Art  —  F(°'s  Liénard,  Imp.  Paris.  Etat  publié  dans 
L'Art  (année  1877,  t.  II,  p.   82). 

3e      —       Les  mots  :  L'Art  —  Ff'*  Liénard,  Imp.  Paris  sont  effacés. 


VENTES  :  A.  Barrion  (1904),  avec  le  n"  220  de  notre  cat.,  62  fr.  ;  P.  Leroi  (Léon  Gauchez)  (1907),  le  cuivre 
original  et  58  épr.,  210  fr.  ;  V.  van  Gogh  (1 9 1 5),  i"et  2»  états,  22  florins. 


Cette  pièce  est  reproduite  dans  le  Goya  grabador,  de  A.  de  Beruete. 


Le  cuivre  existe  (il  appartient  à  M.  Maurice  Le  Garrec). 


222.  —  DISPARATE  DE  BESTIA  (SOTTISE  DE  BETE) 

(L.  325   millim.   H.  215) 


1"'  Etat.     Avant   toute  lettre.    Les    épreuves   anciennes   sont   presque  introuvables.   Collection  J.  Lazaro, 
Madrid  (épr.  de  Vindel,  avec  la  légende  manuscrite  :  Disparate  de  Bestia  et  le  n,J  22). 

</  2"  —  Avec  la  lettre.  On  lit  sous  le  T.  C."  à  G.  :  Goya  inv.  et  se,  puis  au  M.,  dans  la  marge  :  Otras 
leyes  por  el  pueblo  (Autres  lois  pour  le  peuple),  L'Art  —  Ff"  Liènard,  Imp.  Paris.  Etat 
publié  dans  l'Art  (année  1877,  t.  II,  p.  40). 

3°      —       Les  mots  :  L'Art  et  Fe°is  Liènard,  Imp.  Paris  sont  effacés. 


VENTES  :  P.  Leroi  (Léon  Gauchez),  1907,  le  cuivre  original  et  41  épr.,  62  i'r.  ;  V.  van  Gogh  (1915),  Ie 
et  2'  états,  21  florins. 


Cette  pièce  est  reproduite  dans  le  Goya  grabador,  de  A.  de  Beruete. 


Le  cuivre  existe  (il  appartient  à  M.  Maurice  Le  Garrec). 


223.  —  DISPARATE     DE  TONTOS  (EXTRAVAGANCE  DE  SOTS) 

(L.  322  raillim.   H.   211) 


["'  Etat.     Avant  toute    lettre.    Les   épreuves    anciennes  sont  presque  introuvables.   Collection  J.  Lazaro, 
Madrid  (épr.  de  Vindel   avec  la  légende  manuscrite  :  Disparate  de  Tontos). 

y  1'      —       Avec   la  lettre.  On  lit  sous  le  T.  C,  à  G.  :  Goya   inv.  et  se.,  puis  dans  la  marge    :    Lluvia  de 
Toros  (Pluie  de  Taureaux),  L'Art,  F(°>s  Liènard,  Imp.,  Paris.  Etat  publié  dans   L'Art  (année 
.      1S77,  t.  II,  p.  6). 


VENTES  :  P.  Leroi  (Léon  Gauchez),    1907,  le  enivre  original  et  28  épr.,   65  fr.,  V.  van  Gogh  (191 5), 
i*r  et  2e  états,  13  florins. 


Cette  pièce  rangée  par  P.  Lefort  dans  son  catalogue,  parmi  les  pièces  inédites  de  la  Tauromachie, 
sous  le  titre  :  les  Cinq  Taureaux,  est  reproduite  dans  Goya's  Seltene  Radierungen...  de  V.  von  Loga,  puis 
dans  Goya  grabador,  de  A.  de  Beruete. 


Le  cuivre  existe  (il  appartient  à  M.  Maurice  Le  Garrec). 


LA    TAUROMACHIE 

SUITE  DE  TRENTE-TROIS  PIÈCES 
(Nos  224  à  256) 


Qj^J^Y^1 


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PLANCHES  PUBXIEES  PAR  LOIZELET 
(257   à   263) 


PLANCHES  INEDITES 
(264  à   267) 


En  dehors  des  états  d'eau-forte  et  des  essais  avant  les  numéros  —  qu'on  ne  rencontre  guèie 
d'ailleurs  que  par  unités  et  isolés  —  il  existe  cinq  tirages  distincts  des  planches  de  la  Tauromachie. 

Le  premier  tirage  effectué  vers  18 1 5  (les  planches  19,  28  et  3  1  de  la  série  portent  cette  date  gravée), 
comprend  ^  planches  seulement,  chiffrées,  dans  le  haut  de  la  marge  à  droite,  de  1  à  33,  les  cuivres, 
pour  la  plupart  sans  biseaux.,  quelques-uns  à  biseau  étroit.  Les  épreuves  tirées  sur  papier  à  vergeures, 
portant  en  filigrane,  soit  le  nom  de  SERRA,  M'ORATO  ou  NOLO,  sont  précédées  dans  cette  première 
édition  d'un  texte  typographique  énumérant,  sous  forme  de  table,  les  pièces  renfermées  dans  la  série. 
Nous  en  donnons  ci-dessous  le  fac-similé  : 


Js^'tCtttfct     lj    t?CS    CStrtttipCtS     a-cte    wArej-otUaii    dtfe petite*  éuerê&f    m,   actiëud&t  def  arte   ae   ucuar  Wd    L/orod ,    t'n~ 


a/e?Ufiaaj   11,    araiaaoj  ai   aaua.  Alerte    evv    ^/&u?ad?va  Aor  (Wott   ffiu 


uc    uoiia-    u    Jvii 


Modo  con  que  los  antiguos  espanoles  cazaban  los  toros  d  ca- 

ballo  en  el  campo. 
Otro  modo  de  cazar  a  pie. 
Los  moros  eslablecidos  en  Espana,  prescindiendode  lassupers- 

ticiones  de  su  Alcorân,  adoptaron  esta  caza  y  arte,  y  lan- 

cean  un  toro  en  el  campo. 
Capean  otro  encerrado. 

El  anîmoso  moro  Gazul  es  el  primero  que  lanceô  toros  en  régla. 
Los  moros  hacen  otro  capeo  eii  plaza  con  su  albornoz. 
Origen  de  los  arpones  6  banderillas. 
Cogida  de  un  moro  eslando  en  la  plaza. 
Un  caballero  espanol  mata  un  toro  despues  de  haber  perdido 

el  caballo. 
Carlos  V.  lanceando  un  toro  en  la  plaza  de  Valladolid. 
El  Cijî  Campeador  lanceando  otro  toro. 
Desjarrete  de  la  canalla  con  lanzas,  medias-lunas,  banderillas 

y  otras  armas. 
Un  caballero  espanol  en  plaza  quebrando  rejoncillos  sin  auxi- 

lio  de  los  chulos. 
El  diestrisimo  estudianle  de  Falces.  cmbozado  burla  al  toro 

con  sus  quiebros- 
El  famoso  Martincho  poniendo  banderillas  al  quiebro. 
El  mismo  vuelca  un  toro  en  la  plaza  de  Madrid 


Palenque  de  los  moros  hecho  con  burros  para  defenderse  det 
toro  embolado. 

Temeridad  de  Martincho  en  la  plaza  de  Zaragoza. 

Otra  locura  suya  en  la  misma  plaza. 

Lîgereza  y  alrevimiento  de  Juanito  Apinani  en  la  de  Madrid. 

Desgracias  acaecidas  en  el  tendidp  de  la  plaza  de  Madrid,  y 
muerte  del  alcalde  de  Torrejon. 

Valor  varonil  de  la  célèbre  Pajuelera  en  la  de  Zaragoza. 

Mariano  Ceballos,  alias  el  Indio,  mata  el  toro  desde  su  ca- 
ballo. 

El  mismo  Ceballos  monlado  sobre  otro  toro  quiebra  rejones 
en  la  plaza  de  Madrid. 

Echan  perros  al  toro. 

Caïda  de  un  picador  de  su  caballo  debajo  del  toro. 

El  célèbre  Fernando  del  Toro .  barilarguero .  obligando  â  la 
fiera  con  su  garrocha. 

El  esforzado  Rendon  picando  un  toro,  de  cuya  suerte  muriô 
en  la  plaza  de  Madrid. 

Pepe  Illo  haciendo  el  recorte  al  toro. 

Pedro  Romero  matando  à  toro  parado. 

Banderillas  de  fuego. 

Dos  grupos  de  picadores  arrollados  de  seguida  por  un  solo  toro. 

La  desgraciada  muerte  de  Pepe  Illo  en  la  plaza  de  Madrid. 


M.  S.  Gerona  possède  un  exemplaire  exceptionnel  de  cette  i,s  édition,  provenant  de  la  famille 
Muguiro  et  qui  formé  au  fur  et  à  mesure,  ne  renfermait  à  l'origine  que  32  planches;  il  fut  complété  par 
la   suite. 

Le  même  amateur  possède  encore  un  autre  exemplaire,  incomplet  de  6  planches,  antérieur  à  l'édition 
de  1855,  regardée  jusqu'à  maintenant  comme  la  seconde  édition,  et  que  l'on  peut  placer  entre  les 
années  1820  et  1830. 

Le  troisième  tirage  (2e  de  Lefort),  qui  date  de  1855,  a  été  exécuté  à  la  Chalcographie  de  Madrid;  les 
planches,  encore  au  nombre  de  33,  sont  alors  précédées  du  portrait  de  Goya  (celui  des  Caprices),  du  titre 
suivant  :  Coleccion  de  los  diferenies  suertcs  y  actitudes  del  arte  de  lidiar  los  toros,  inventadas  y 
grabadas  al  agita  faerte  por  Goya,  Madrid,  785?.  Estainpado  en  la  Caleografia  de  la  imprenta 
national,  puis  de  cette  table  des  planches  qui  présente  dans  sa  disposition  quelques  différences  avec  celle 
de  la  i"'  édition  : 


EINTA   Y  THES  ESTAMPAS 

QUE   RKl'HESENTAN 

DIFERENTES  SIERTES  Y  ACTITUDES  DEL  ARTE  DE  LIDIAR  LOS  TOROS, 

INVENTADAS  Y  CBAUADAS  AL  AGUA  FUERTE  EN  MADRID 

POR  DON  FRANCISCO  DE  GOYA  Y  LUCIENTES. 


Modo  con  que  los  anliguos  cspaîiolcs  cazaban  los  loros  à  caballo  en  cl 

campo. 
Olro  modo  de  cazar  à  pié. 
Los  moros  eslablccidos  en  Espaiia,  prescindiendo  do  las  supersticioncs  de 

su  Alcorân,  adoplaron  esta  caza  y  aile,  y  lancean  un  loi  o  en  cl  campo. 
Capcan  olro  encerrado. 

El  animoso  nioro  Gazul  es  el  primero  que  laneco  loros  en  régla. 
Los  moros  hacen  olro  capeo  en  plaza  con  su  albornoz. 
Origen  de  los  arponcs  6  banderillas. 
Cogida  de  un  moro  estando  en  la  plaza. 

Un  caballcro  cspanol  mata  un  toro  despues  de  haber  perdido  cl  caballo. 
Carlos  V  lanceando  un  toro  en  la  pla2a  de  Valladolid. 
El  Cid  Campeador  lanccaDdo  olro  toro. 

Desjarrele  de  la  tanalla  con  lanzas,  îuedias-Iunas.  banderillas  y  olras  armas. 
Un  calialtero  cspanol  en  plaza  quebrando  rejoncillos  sin  auxilio  de  los  cliulos. 
El  diestrlsimo  cstudianle  de  Falces,  embozado,  burla  al  loro  cossus 

quiebros. 
El  famoso  Marlîncbo  poniendo  banderillas  al  quiebro. 
El  mismo  vuelca  un  loro  en  la  plaza  de  Madrid. 
Palenquc  de  los  moro=  hecbo  con  burros  para  defendersc  del  toro  cmbolado 


Tcmcridad  de  Marlincbo  en  la  pkua  de  Zaragoza. 

Otra  loçura  suya  en  la  misma  plaza. 

Ligerezauy  alrcvimicnto  de  Juanilo  Apinani  eu  la  de  Madrid. 

Dcsgracias  acaecidas  en  cl  lendido  de  la  plaza  de  Madrid,  y  inuerle  del 

Alcamc  de  Tori'cjon. 
Valor  veronil  de  la  célèbre  Pajuclcra  en  la  de  Zaragoza.* 
Mariant)  Ccballos,  alias  el  Indio,  mala  cl  toro  desde  su  cahallo. 
El  mismo  Ccballos  montado  sobr?  olro  loro  quiebra  rejones  en  la  plaza  du 

Madrid. 
Ecban  perros  ai  loro. 

Caida  de  un  picador  de  su  caballo  debajo  de!  toro 
El  célebre  Fernando  del  Toro,  barilarg'.icro.  oblîgando  â  la  fiera  con  su 

garroeba. 
El  csforzaûo  Rcndon  picaudo  un  toro   de  cuya  suerte  muriû  en  la  plaza 

de  Madrid. 
Pepc  IIIo  liaciendo  el  rccorlc  al  toro. 
Pedro  Romcio  malando  a  toro  parado 
"Banderillas  de  fuego. 

Dos  grupos  de.  pieadores  arrollados  de  seguida  |»r  un  solo  loro. 
La  desgraciada  muerlc  de  Pepc  IIIo  en  la  plaza  de  Madrid. 


Les  épreuves  de  cette  3e  édition  (1855)  sont  tirées  assez  légèrement,  d'un  ton  un  peu  gris,  sur  papier 
de  coton  blanc,  sans  vergeures;  les  cuivres  ne  sont  pas  encore  biseautés,  sauf  les  planches  à  biseaux  étroits 
existant  dès  l'origine  des  états. 

Le  quatrième  tirage,  renfermant  alors  les  sept  pièces  demeurées  inédites,  a  été  publié  parles  soins 
du  marchand  de  gravures  —  à  ses  heures  graveur  lui-même  —  E.  Loizelet. 

Voici  le  texte   du   titre  de  cette  nouvelle  édition  faite   sur  papier  au   filigrane   Arches  (année   1876)   : 

LA  TAUROMACHIE 

RECUEIL  DE   QUARANTE   ESTAMPES 

REPRÉSENTANT 

les  manières  et  feintes  de  l'art  de  combattre  les  taureaux 

Inventés  et  gravés  à  Peau-forte,  à  Madrid 

PAR  DON  FRANCISCO  GOYA  Y  LUCIENTES 

PARIS 

LOIZELET,   ÉDITEUR,   MARCHAND   D'ESTAMPES 

RUE   DES  BEAUX-ARTS,   \i. 


A  titre  de  curiosité,  nous  donnons  également  copie  de  l'annonce  qui  fut  faite  au  verso  de  la  couver- 
ture d'un  catalogue  de  vente  (avril  1876),  à  l'occasion  de  ce  tirage  : 

En  vente  chez  Loizelet  —  LA  TAUROMACHIE.  RECUEIL  DE  QUARANTE  ESTAMPES. 
Représentant  différentes  manières  et  feintes  de  l'art  de  combattre  les  Taureaux.  Inventées  et  gravées  à 
l'eau-forte  par  don  Francisco  GOYA  y  Lucientès.  —  La  suite,  imprimée  sur  papier  de  Hollande,  se 
compose  des  33  planches  connues  —  7  entièrement  inédites  —  1  Portrait  de  Goya,  dessiné  et  gravé  par 
E.  Loizelet.  PRIX  :  100  francs.  —  Les  7  planches  inédites  et  le  portrait  de  Goxa  se  vendent  séparément. 
PRIX  :  40  FRANCS... 

Enfin,  le  cinquième  tirage  qui  a  pour  titre  :  LA  TAUROMACHIE.  Suite  de  Quarante  Eaux-fortes 
par  Francisco  Goya,  a  été  mis  en  vente  par  R.  de  Los  Rios,  leur  propriétaire,  vers  1905;  les  épreuves  de 
cette  édition  sont  tirées  sur  papier  vergé  au  filigrane  M  B  M  (initiales  de  Morel,  Bercioux  et  Masure, 
propriétaires-fabricants  de  la  papeterie  d'Arches,  Vosges).  Ce  dernier  tirage  a  été  assez  restreint  et  aurait 
été  limité  à  une  vingtaine  d'exemplaires  sur  vergé  et  6  ou  S  sur  papier  marbré,  ces  derniers  réservés  à 
des  dons. 

Depuis  lors,  en  1921,  les  trente-trois  cuivres  (1)  de  la  Tauromachie  ont  été  acquis  par  le  Cercle  des 
Beaux-Arts,  de  Madrid,  qui  en  a  fait  faire  un  tirage  exposé  à  son  siège  social  (janvier  1922)  ;  cette  expo- 
sition a  été  précédée  d'une  conférence  par  D.  F.  Estève  Botay,  président  de  la  section  de  gravure  du  Cercle. 

Outre  les  quarante  pièces  publiées  de  la  Tauromachie,  il  en  existe  quatre  autres  demeurées  inédites 
et  dont  on  ne  connaît  même  jusqu'à  ce  jour  qu'un,  deux  ou  trois  exemplaires;  ce  sont  celles  que  nous 
décrivons  à  la  suite  des  planches  publiées,  sous  les  numéros  264  à  267  de  notre  catalogue. 

L'on  a  coutume  de  considérer  également  comme  estampe  inédite,  de  la  Tauromachie,  une  pièce  qui 
ne  fut  publiée  qu'en  1877  par  le  journal  L'Art,  et  connue  sous  ce  titre  :  LLUVIA  DE  TOROS  (PLUIE 
DE  TAUREAUX).  Elle  appartient  en  réalité  à  la  série  des  Disparates  (alias  Proverbes),  où  nous  l'avons 
reportée  à  l'exemple  de  A.  de  Beruete. 

Ajoutons  en   dernier  lieu  qu'il  existe  de  la  Tauromachie  : 

i"  Une  reproduction  phototypique  de  40  planches  composant  l'édition  la  plus  complète;  ces  reproductions 
précédées  d'un  portrait  de  Goya,  par  V.  Lopez,  ont  été  publiées  sous  forme  d'album,  par 
Tories  y  Segui. 

20  Une  reproduction  par  l'héliogravure  (en  réduction)  des  43  planches  (y  compris  3  des  4  pièces  inédites), 
avec  texte  explicatif  par  le  Dr  H.  Pallmann,  Munich,  Delphin,  191t. 

30  Une  reproduction  des  43  planches  (fac-similé  très  réduits),  préface  de  G.  Grappe,  17,  rue  Bonaparte, 
s.  d.  (1913). 


Des  exemplaires  de  la  1™  édition  se  trouvent  au  Cabinet  des  Estampes  de  Paris,  Cabinet  des 
Estampes  de  Budapest,  Bibliothèque  publique  de  New-York,  dans  les  collections  de  MM.  H.  Delacroix, 
O.  Gerstenberg;  de  la  2"  édition,  chez  M.  S.  Gerona;  de  la  3e  édition,  à  la  Bibliothèque  de  l'Université, 
Paris,  dans  les  collections  de  MM.  S.  Gerona,  O.  Gerstenberg,  Mairat. 


VENTES  :  His  de  la  Salle  (1856),  1"  tirage,  302  fr.  ;  Ph.  Burty  (Londres,  1876),  5  £  15  sh., 
E.  Lessorre  (1889),  ier  tirage,  190  fr.  ;  Gerbeau  (1908),  1"  tirage,  600  fr.  ;  Léon  Manchon  (191 1); 
i'r  tirage,  1.080  fr.;  P.  Delaroff  (1914),  Ier  tirage,  2.310  fr.  ;  Roger  Marx  (1914),  1"  tirage, 
pi.  8,  état,  2.550  fr.  ;  A.  Beurdeley  (1920),  1"  tirage,  4.600  fr.  ;  même  vente  (1921),  2e  exempl. 
4.900  fr.  ;  Marcel  Guérin  (1921),  Ier  tirage,  4.605  fr. 

(1)  Les  sept  pièces  publiées  pour  la  première   fois  par   Loizelet  et  formant  un  total  de  40  planches,   dans  les 
éditions  postérieures,  sont  comme  on  le  sait,  gravées  au  verso  de  sept  des  autres  cuivres  publiés  antérieurement. 


224.  —  MODE  DES  ANCIENS  ESPAGNOLS 
CHASSANT  LE  TAUREAU  EN  PLEINE  CAMPAGNE 

(L.  310  millim.   H.  212) 


Planche  1  de  la  Tauromachie. 


ier  Etat.     A  l'eau-forte  pure,  avant  le  grain  d'aqua-tinte   et  avant  le  n".   Le  cuivre  n'est  pas  biseauté.  De 
toute  rareté.  Bibliothèque  Nationale,  Madrid  (épr.  de  Carderera).  L'État  reproduit. 

20      —       Avec  le  ton  d'aqua-tinte,  mais  encore  avant  le  n°.  Fort  rare. 

y  y      —       Avec   le  n"   1,    en   H.   à    D.,  en   marge.    La   bordure   est   interrompue   en    plusieurs    endroits, 
notamment  dans  trois  des  angles  (1",  2"  et  3*  tirages). 

4°      —       Les   quelques  interruptions  de  la  bordure   sont   recouvertes  de  tailles.   De   plus,  le  cuivre  est 
biseauté  (4*  et  5"  tirages,  Loizelet  et  suiv.). 


VENTE  :  Anonyme,  to  décembre  1912,  y  état,  40  fr. 


Le  Musée  du  Prado  possède  le  dessin  préparatoire  à  la  sanguine  pour  cette  planche;  ce  dessin  offre 
quelques  variantes  avec  l'estampe. 


Le  cuivre  existe  (Cercle  des  Beaux-Arts,  Madrid). 


225.  —  AUTRE  MODE  DE  CHASSER  A  PIED 

(L.  310  millim.  H.  200) 


Planche  2  de  la  Tauromachie. 


1"  Etat.     A  l'eau-forte  pure,  avant  le  grain  d'aqua-tinte  et  avant  le  n°.  De  toute  rareté.  L'Etat  reproduit. 
Bibliothèque  Nationale,  Madrid  (ép.  de  Carderera),  M.  Gonzalès  Marti. 

2»      —       Avec  le  ton  d'aqua-tinte,  mais  encore  avant  le  110.  Fort  rare. 

^4  :■      Avec  le  n"i,  en  H.  à  D.,  en  marge,  mais  avant  les  retouches  signalées  dans  l'état  qui  suit  (itr, 

2e  et  30  tirages). 

4»      —        La  colline  du  fond  et  le  ciel  sont  repris  à  la  roulette  sur  le  ton  d'aqua-tinte   de    l'état  précédent 
(4e  et  5e  tirages,  Loizelet  et  suiv.). 


VENTES   :   Anonyme  (24   février   1922),   3°   état    (i«   tirage),    183    fr.  ;   Anonyme  (3   avril   1922),  3-  état, 
(1e1'  tirage),  115  fr. 


Le  cuivre  existe  (Cercle  des  Beaux-Arts,  Madrid). 


226.  —  LES  MAURES  ÉTABLIS  EN  ESPAGNE, 
ÉLUDANT  LES  PRINCIPES   DE   L'ALCORAN,  ADOPTENT  CET  ART  DE 
CHASSER   LE    TAUREAU    ET    DE   LE   LANCER  EN   PLEINE  CAMPAGNE 

(L.  314  millim.   H.   200) 


Planche  3  de  la  Tauromachie. 


1"  Etat.     A  l'eau-forte  pure,  avant  le   grain   d'aqua-tinte  et  avant   le  n°.  De   toute   rareté.   Bibliothèque 
Nationale,  Madrid  (épr.  de  Carderera). 

2"      —       Avec  le  grain  d'aqua-tinte,  mais  avant  le  n°.  De  toute  rareté. 

3e  Avec  le  n°  3,  en  H.  à  D.,  mais  avant  que  la  bordure  n'ait  été  renforcée.  Bibliothèque  de  l'Uni- 

versité, Paris. 

4*      —       Avec  des  traits  échappés  et  des  salissures  dans  le  ciel,  puis  sur  le  terrain  vers  la  gauche.  Tirages 
postérieurs. 


VENTE  :  P.  Lefort  (1869),  1"  état,  19  fr 


Le  cuivre  existe  (Cercle  des  Beaux-Arts,  Madrid). 


227.  —  ILS  CAPENT   UN   AUTRE   TAUREAU  DANS  UNE  LICE  FERMEE 

(L.   306  millim.  H.   202) 


Planche  4*de  la  Tauromachie. 


1"'  État.     A  l'eau-forte  pure,  avant  le  n".  De  toute  rareté. 

2e      —       Avec  le  ton  d'aqua-tinte,  mais  encore  avant  le  n°.  Fort  rare. 

y       —       Avec  le  n°  4,    en   H.   à  D.,   en  marge,  mais  avant  que  le   cuivre  n'ait  été  biseauté  (Ier,   2'    et 
3e  tirages). 

4e      —       Le  cuivre  est  biseauté  (4"  tirage,  Loizelet  et  suiv.). 


Le  Musée  du  Prado  possède  le   dessin  préparatoire  à  la  sanguine  pour  cette  planche. 


Le  cuivre  existe  (Cercle  des  Eeaux-Aris,  Madrid). 


228.  —  LE  COURAGEUX  MAURE  GAZUL  FUT  LE  PREMIER 
QUI  COMBATTIT  LES  TAUREAUX  SELON  LES  RÈGLES  DE  L'ART 

(L.   509   millim.   H.   206) 


Planche  5  de  la  Tauromachie. 


i"  Etat.     A  l'eau-forte  pure  et  avant  le  n°.  De  toute  rareté.  Collection  de  M.  Gonzalès  Marli. 

2e      —       Avec  un  léger  ton  d'aqua-tinte,  mais  encore  avant  le  n".  Fort  rare. 

3°      —       Avec  le  n°  5,  en  H.  à  D.,  en  marge,  mais  avant  que  le  cuivre  n'ait  élé  biseauté. 

4e  —  Le  cuivre  n'est  pas  encore  biseauté;  mais  avec  quelques  salissures  en  marges,  ainsi  que  dans  le 
haut  de  la  planche,  et  avec  trois  traits  échappés  sur  le  terrain,  à  droite.  Collection  de  M.  Et. 
Moreau-Nélaton  (épr.  de  Champfleury). 

=,e      —  Le  cuivre  est  biseauté,  le  chiffre  5  renforcé  et  les  marges  nettoyées  (4e  et  5e  tirages). 


Un  dessin  préparatoire  de  Goya  pour  cette  planche,  qui  appartenait  à   Ch.  Yriarte,  a  été  reproduit 
dans  L'Art,  année  1877,  T.  II,  p.  79  (Goya  aqua-fortistc,  par  Ch.  Yriarte). 


Le  cuivre  existe  (Cercle  des  Beaux-Arts,  Madrid) 


229.  —  LES  MAURES  IMITENT  LE  JEU  DE  LA  CAPE,  DANS  LA  PLACE, 
AVEC  LEURS  BURNOUS 

(L.  310  millira.  H.  204) 


Planche  6  de  la  Tauromachie. 


i"  Etat.     A  l'eau-forte  pure,  avant  le  n°.   De  toute  rareté.  Bibliothèque   Nationale,  Madrid  (épreuve  de 
Carderera). 

2e      —       Avec  le  ton  d'aqua-tinte,  mais  avant  le  n".  Fort  rare. 

45»      —       Avec  le  n"  6  en  H.  à  D.,  en  marge,  mais  le  cuivre  n'est  pas  biseauté. 

4'      —       Le  cuivre  est  biseauté.  Sans  autre  différence.  Tirage  Loizelet  et  suivants. 


Le  Musée  du  Prado  possède  le  dessin  préparatoire  à  la  sanguine  pour  cette  planche. 


Le  cuivre  existe  (Cercle  des  Beaux-Arts,  Madrid). 


230.  —  ORIGINE  DES  HARPONS  OU  BANDERILLES 

(L.  317  millim.  H.  201) 


Planche  7   de  la  Tauromachie. 


Ie'  Etat.  A  l'eau-forte  pure,  avant  le  n°.  De  toute   rareté. 

2'  —  Avec  le  grain  d'aqua-tinte,  mais  encore  avant  le  n".  Fort  rare. 

,X3*  Avec  le  n"  7  en  H.  à  D.,  en  marge,  mais  avant  les  biseaux. 

4e  —  Le  cuivre  est  biseauté.  Sans  autre  différence  (tirages  Loizelet  et  suiv.). 


Le  Musée  du  Prado  possède  le  dessin  préparatoire  à  la  sanguine  pour  cette  planche. 


Le  cuivre  existe  (Carcle  des  Beaux-Arts,  Madrid,). 


231.  —  UN  MAURE  EST  ASSAILLI  PAR  UN  TAUREAU  DANS  LA  PLACE 

(L.  316  millim.  H.  205) 


Planche  8  de  la  Tauromachie. 


I"  Etat.     A  l'eau-forte  pure,  avant  le  n°.  De  toute  rareté.  L'Etat  reproduit.  Bibliothèque  Nationale,  Madrid, 
Cabinet  des  Estampes,  Budapest. 

2"      —       Avec  le  ton  d'aqua-tinte,   mais  encore  avant  le  n".  Fort  rare. 

3e      —       Avec  le  n°  8  en  H.  à  D.,  en  marge,  mais  le  cuivre  est  a  biseaux  étroits  (ior,  2"  et  3"  tirages). 


4e      —       Le  cuivre  est  à  larges  biseaux  (48  tirage,  Loizelet  et  suiv.). 


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Le  Musée  du  Prado  possède  le  dessin  préparatoire  k  la  sanguine  pour  cette  planche.  Nous  en  don- 
nons ci-dessus  une  reproduction  réduite. 


Le  cuivre  existe  (Cercle  des  Beaux-Arts,  Madrid). 


232.   -  UN  CHEVALIER  ESPAGNOL  TUE  LE  TAUREAU 
APRÈS  AVOIR  PERDU  SON  CHEVAL 

(L.  312   millim.  H.   205) 


Planche  9  de  la  Tauromachie. 


Ier  Etat.  A  l'eau-forte  pure,  avant  le  n°.  De  toute  rareté. 

a8      —  Avec  le  grain  d'aqua-tinte,  mais  encore  avant  le  n°  en  H.  à  D. 

v  3e      —  Avec  le  n°  9  en  H.  à  D.,  dans  la  marge,  mais  avant  les  biseaux. 

4"       —  Le  cuivre  est  biseauté.  Sans  autre  différence  (tirages,   Loizelet  et  suiv.). 


Le  cuivr?  existe  (Cercle  des  Beaux-Arts,  Madrid). 


233.  —  CHARLES-QUINT  LANÇANT  UN  TAUREAU 
DANS  LA  PLACE  DE  VALLADOLID 

(L.  30S  millim.  H.  210) 


Planche  10  de  la  Tauromachie. 


Ier  État.  A  l'eau-forte  pure,  avant  le  n°.  De  toute  rareté. 

2«      Avec  le  grain  d'aqua-tinte,  mais  encore  avant  le  nn.  De  toute  rareté. 

\  -s      Avec  le  n°  10  en  H.  à  D.,  en  marge.  Le  haut  de  la  planche  est  à  biseau  étroit. 

a?       Le  cuivre  est  à  larges  biseaux  (tirage  Loizelet  et  suivants). 


VENTE  :  P.  Lefort  (1869),  1"  état,  16  fr.  50. 


Le  Musée  du  Prado  possède  une  première  pensée  de  cette  composition  exécutée  à  la  sanguine. 


Le  cuivre  existe  (Cercle  des  Beaux-Arts,  Madrid). 


234. —  LE  CID  CAMPEADOR  FRAPPANT  DE  SA  LANCE  UN  TAUREAU 

(L.  315   millim.   H.  216) 


Planche    11    de  la  Tauromachie. 


Ier  Etat.     A  l'eau-forte  pure,  avant  le  n°.  De  toute  rareté. 

2e      —       Avec  le  ton  d'aqua-tinte,  mais  encore  avant  le  n°.  Fort  rare. 

3e  —  Avec  le  n°  1  1  en  H.  à  D.,  en  marge,  mais  avant  les  biseaux  et  avant  les  rayures  dans  le  ciel,  puis 
sur  le  terrain  à  gauche. 

4e  —  Avec  des  rayures  dans  le  ciel  et  sur  le  terrain  à  gauche.  De  plus,  une  petite  interruption  dans 
la  bordure,  vers  le  bas  à  droite,  a  été  comblée.  Le  cuivre  est  biseauté  (4e  tirage,  Loizelet  et 
suiv.). 


VENTES  :  P.  Lefort  (1869),  Ier  état,  23  fr.  ;  Anonyme  (3  avril  1922),  y  état  (ier  tirage),  12s  fr. 


Le  cuivre  existe  (Cercle  des  Beaux- Arts,  Madrid). 


235.  —  LA  POPULACE  COUPANT  LES  JARRETS  D'UN  TAUREAU 

AVEC  DES  LANCES,  DES  DEMI-LUNES,  DES  BANDERILLES 

ET  AUTRES  ARMES 

(L.  3  12  millim.  H.   2  1 1) 


Planche  12  de  la  Tauromachie. 


Ier  Etat.     A  l'eau-forte  pure,  avant  le  n°.  De  toute  rareté.  L'Etat  reproduit.  Bibliothèque  Nationale,  Madrid 
(épreuve  de  Carderera). 

a»      —       Avec  l'aqua-tinte,  mais  avant  le  n".  Fort  rare. 

y      —       Avec  le  n°   12  en  H.  à  D.,  en  marge;  avant  les  salissures.  Le  cuivre  est  à  biseaux  étroits  (i,r  et 
2"  tirages).  Bibliothèque  de  l'Université,  Paris. 

4»      —       Avec  quelques  salissures  sur  le   ciel   et  sur   le   terrain  ;  le   cuivre  est  encore  à   biseaux  étroits 
(3»  tirage).   Bibliothèque  de  l'Université,   Paris. 

5«      —       Les  biseaux  du  cuivre  sont  élargis.  Avec  de  nouvelles  salissures  et  des  accidents,  notamment 
une  tache  formée  par  l'acide,  dans  le  haut  vers  la  gauche  (4"  tirage,  Loizelet  et  suiv.). 


Le  Musée  du  Prado  possède  le  dessin  préparatoire  à  la  sanguine  renfermant  des  figures   qui   ont  été 
supprimées  dans  l'estampe,  au  second  plan,  à  gauche. 


Le  cuivre  existe  (Cercle  des  Beaux-Arts,  Madrid). 


236.  —  CAVALIER  ESPAGNOL,  EN  PLAZA,  BRISANT  DES  BANDERILLES 
SANS  LE  SECOURS  DES  CHULOS 

(L.  306  millim.   H.  203) 


Planche    13  de  la  Tauromachie. 


1"  Etat.  A  l'eau-forte  pure,  avant  le  n".  De  toute  rareté.  Collection  de  M.  Gonzalès  Marti. 

2°      —  Avec  l'aqua-tinte,  mais  encore  avant  le  n°.  Fort  rare. 

_^3e      —  Avec  le  n°  i3,  en  H.  à  D..  en  marge,  Le  cuivre  n'est  pas  biseauté. 

4«      —  Le  cuivre  est  biseauté  (tirage  Loizelet  et  suiv.). 


Le  Musée  du  Prado  conserve  le  dessin  préparatoire  à  la  sanguine  pour  cette  planche. 


Le  cuivre  existe  (Cercle  des  Beaux-Arts,  Madrid). 


237.  —  L'HABILE  ÉTUDIANT  DE  FALCES  SE  JOUE  DU  TAUREAU 

(L.  302  millim.  H.  203) 


Planche   14  de  la  Tauromachie. 


1"  Etat.  A  l'eau-forte  pure,  avant  le  n".  De  toute  rareté.  L'État  reproduit.  Bibliothèque  de  l'Université, 
Paris. 

2*  —  Avec  un  ton  d'aqua-tinte  sur  toute  la  surface  de  la  composition,  sauf  sur  l'échiné  du  taureau; 
une  partie  de  l'ombre  portée  du  taureau  au  premier  plan  est  très  atténuée  et  plus  limitée  ; 
encore  avant  le  n".  Fort  rare. 

3"  —  Avec  le  11°  14  en  H.  à  D.,  en  marge,  mais'le  cuivre  n'est  pas  biseauté  (ier,  2e  et  3e  tirages). 
Collection  de  M.  P.  Cosson. 

4"      —       Le  cuivre  est  biseauté  (4"  tirage,  Loizelet  et  suiv.). 


Le  Musée  du  Prado  possède  un  dessin  préparatoire  à  la  sanguine  pour  cette  planche. 


Le  cuivre  existe  (Cercle  des  Beaux-Arts,  Madrid). 


238.  —  LE  FAMEUX  MARTINCHO(')  POSANT  DES  BANDERILLES 
EN  DONNANT  LE   QUIEBRO 

(L.  310  millim.  H.  201) 


Planche  15  de  la  Tauromachie. 


1"'  Etat.  Al'eau-forte  pure,  avant  le  n°.  De  toute  rareté.  Bibliothèque  de  l'Université,  Paris, 

o'-      —  Avec  l'aqua-tinte,  mais  encore  avant  le  n°.  Fort  rare. 

ja*       Avec  le   n°  i5  en  H.  à  D.,  en  marge,  mais  avfcnt  les  biseaux. 

4»      _  Le  cuivre  est  biseauté  (4e  tirage,  Loizelet  et  suiv.). 


Le  Musée  du  Prado  possède  le  dessin  préparatoire  à  la  sanguine  pour  cette  planche. 


VENTE  :  Anonyme  (3  avril  1922),  3e  état  (1"  tirage),  150  fr 


Le  cuivre  existe  (Cercle  des  Beaux-Arts,  Madrid). 


(1)  Martin  Barcaiztegui 


239.  —  MARTINCHO  FAIT  SE  CULBUTER  UN  TAUREAU 
DANS  LA  PLACE  DE  MADRID 

(L.  310  millim.   H.   207) 


5e  Etat. 


Planche   16  de  la  Tauromachie. 


ier  Etat.     Al'eau-forte  pure,  avant  le  n".  De  toute  rareté.  Ex-collection  Ph.  Burty. 

2e  Avec.l'aqua-tinte,  mais  encore   avant   le   n".  De  toute  rareté. 

Avec  le  n"  16  en  H.  à  D.,  en  marge,  mais  avant  les  retouches  dans  le  lond  et  avant  les  biseaux. 
L'Etat  reproduit. 

4e  Le  cuivre  est  biseauté.  Le  fond  ré-aquatinté  forme  vers  le  milieu  comme  un  nuage  qui  part  du 

bord  latéral  droit  et  s'étend  jusqu'au  taureau  (tirages  Loizelet  et  suiv.). 


Le  Musée  du  Prado  possède  une  première  pensée  de  cette  planche  ;  ce  dessin,  à  la  sanguine,  renferme 
un  certain  nombre  de  personnages,  et  le  fond  du  sujet  est  limité  par  la  barrière  de   l'arène. 


Le  cuivre  existe  (Cercle  des  Beaux-Arts,  Madrid). 


240.  —  LES  MAURES  SE  SERVENT  D'ANES,  COMME  REMPART, 

CONTRE  UN  TAUREAU 

DONT  LES  CORNES  SONT  GARNIES  DE  BOULES 

(L.  3 1  i    millim.   H.  aoo) 


Planche  17  de  la  Tauromachie. 


Ier  Etat.     A  l'eau-force  pure,  avant  le  n".  De  toute  rareté.  Ex-colleclion  P.  Lefort. 

2e      —       Avec  le  ton  d'aqua-tinte,  niais  encore  avant  le  ci0.  De  toute  rareté. 

y       —       Avec  le  n"  17,  en  H.   à  D.,  en  marge,  mais  avant  que  le  cuivre  ait  été  biseauté. 

4»  —  Encore  avant  les  biseaux  du  cuivre,  mais  avec  un  trait  échappé  à  mi-hauteur  d'une  des  jambes 
d'arrière  du  taureau,  puis  avec  un  autre  trait  échappé  oblique,  à  droite,  contre  la  bordure 
jusqu'à  mi-hauteur.  Collection  de  M.  Et.  Moreau-Nélaton  (épr.  de  Champfleury). 


5e 


Le  cuivre  est  biseauté.  Le   trait   échappé    contre   la   bordure  a   disparu    ou    a  été    effacé   (cirages 
Loizelet  et  suiv.). 


VENTES  :  P.  Lefort  (1869),   1"  état,  17  f r.  ;  Champfleury  (1S91),  4"  état,  avec  6  autres  pièces,  8  fr 


Le  Musée  du  Prado  possède  le  dessin  préparatoire  à  la  sanguine  pour  cette  planche. 


Le  cuivre  existe  (Cercle  des  Beaux-Arts,  Madrid). 


241.  —  TÉMÉRITÉ  DE  MART1NCHO  DANS  LA  PLACE  DE  SARAGOSSE 

(L.   314  millim.  H.  =02) 


Planche  18  de  la  Tauromachie. 


i6r  Etat.     A  l'eau-forte  pure,  avant  le  n°.  De  toute  rareté. 

2"  Avec  le  ton  d'aqua-tinte,  mais  encore  avant  le  n°.  De  toute  rareté. 

y  Avec  le  n"  18,  en  H.  à  D.,  en  marge,  mais  avant  les  biseaux  du  cuivre  (ie 

4»  Le  cuivre  est  biseauté  (4e  tirage,  Loizelet  et  suiv.). 


2e  et  3e  tirages). 


Une  variante  du  même  sujet  est  reproduite  plus  loin,  sous  le  n°  264  de  notre  catalogue. 


Le  Musée  du  Prado  possède   une  première   pensée  de   cette  planche;   ce    dessin   est   exécuté  à    la 
sanguine. 


Le  cuivre  existe  (Cercle  des  Beaux-Arts,  Madrid). 


242.  —  AUTRE  FOLIE  DE  MARTINCHO  DANS  LA  MÊME  PLACE 

(L.  319  millim.  H.  208) 


Planche  19  de  la  Tauromachie. 


1"'  Etat.  A  l'eau-forte  pure,  avec  quelques  tons  partiels  d'aqua-tinte,  avant  le  n"  et  avant  les  travaux  à  la 
pointe  sur  le  chapeau  et  la  cape  d'un  des  spectateurs  du  groupe  dans  l'arène  (celui  qui  se 
trouve  au   milieu).  De  toute  rareté.  L'État  reproduit.  Collection  de  M.  Maurice  Pereire. 

2e  —  Avec  les  additions  indiquées  ci-dessus  et  avec  le  ton  d'aqua-tinte  réparti  sur  la  plus  grande 
partie  de  la  composition,  mais  encore  avant  le  n°.  Fort  rare. 


3»      —       Avec  le  n°  19,  en  H.  à  D.,  en  marge.  Le  cuivre  est  à  biseaux  étroits  (1"',  1"  et  30  tirages). 
4"       —       Les  biseaux  du  cuivre  sont  élargis  (4*  tirage,  Loizelet). 

5»      —       Avec  trois  traits  échappés  vers  le  fond        gauche,   autour   du  personnage  debout  dans  l'arène 
(5"  tirage). 


VENTE  :  Ph.  Burty  (Londres,  1876),  2'  état,  14  sh. 


Le  Musée  du  Prado  conserve  un  dessin  préparatoire  à  la  sanguine  pour  cette  planche;  ce  dessin  offre 
des  variantes  avec  l'estampe.  Nous  en  donnons  ci-dessus  un  t'ac-simile  réduit. 


Le  cuivre  existe  (Cercle  des  Beaux-Arts,  Madrid). 


243.  —  LÉGÈRETÉ  ET  ADRESSE  DE  JUANITO  APINANI 
DANS  LA  PLACE  DE  MADRID 

(L.   309  millim.  H.  202) 


f  Etat. 


Planche  20  de  la  Tauromachie. 


Y 


1"  Etat.     A  l'eau-forte  pure,  avant  le  n°.  De  toute  rareté. 

2e       —        Avec  l'aqua-tinte,  mais  encore  avant  le  n°.  Fort  rare. 

3e       —        Avec  le  n°  îo,  en  H.  à  D.,  en  marge,  mais  avant  les  biseaux.  L'Etat  reproduit. 

4»      —       Avec    un  trait  vertical   échappé,   dans  l'angle  gauche  du  bas.    Le  cuivre  est  biseauté  (4'  tirage, 
Loizelet  et  suiv.). 


Cette  planche,  dont  le  dessin  préparatoire  à  la  sanguine,  en  fac-similé  ci-dessus,  est  conservé  au 
Musée  du  Prado,  a  été  reproduite  dans  :  Les  Grands  Peintres-Graveurs  depuis  Rembrandt  jusqu'à  Whistler 
(Studio,  hiver  1913-1914). 


Le  cuivre  existe  (Cercle  des  Beaux-Arts,  Madrid)' 


244.  —  MALHEURS  ARRIVES  DANS  LES  GRADINS 
DE  LA  PLACE  DE  MADRID  ET  MORT  DE  L'ALCADE  DE  TORREJON 

(L.  318  millim.   H.   212) 


Planche  21   de  la  Tauromachie. 


Ier  Etat.  A  l'eau-forte  pure,  avant  le  n".  De  toute  rareté. 

3"  —  Avec  le  ton  d'aqua-tiate,  mais  encore  avant  le  n".  De  toute  rareté. 

3"  —  Avec  le  11°  21,  en  H.  à  D.,  en  marge,  mais  avant  les  biseaux. 

4'  —  Le  cuivre  est  biseauté.  Sans  autre  différence  (tirage  Loizelet  et  suiv.). 


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Un  dessin  préparatoire  à  la  sanguine  pour  cette  planche,    mais  avec    d'assez  nombreuses  variantes, 
est  conservé  au  Musée  du  Prado;  nous  en  donnons  ci-dessus  un  fac-similé  réduit. 


Le  cuivre  existe  (Cercle  des  Beaux-Arts,  Madrid). 


245.  —  MALE  VALEUR  DE  LA  CELEBRE  PAJUELERA 
DANS  LA  PLACE  DE  SARAGOSSE 

(L.  309  millim.   H.  210) 


Planche  22  de  la  Tauromachie. 


Ier  Etat.     A    l'eau-forte    pure,    avant   le    n°.    De  toute  rareté.    L'État    reproduit.  Bibliothèque  Nationale, 
Madrid  (épreuve  de  Carderera). 

2e  Avec  le  ton  d'aqua-tinte,  mais  encore  avant  le  n".  De  toute  rareté. 

V3»       —       Avec  le  n"  12,  en  H.  à  D.,  en  marge.  Le  cuivre  n'est  pas  encore  biseauté. 

4»      —       Le  cuivre  est  biseauté  (4e  tirage,  Loizelet  et  suiv.). 


Le  Musée  du  Prado  possède  le  dessin  préparatoire  à  la  sanguine  pour  cette   planche. 


Le  cuivre  existe  (Cercle  des  Beaux-Arts.  Madrid). 


246.  —  MARIANO  CEBALLOS,  DIT  L'INDIEN,  TUE  LE  TAUREAU 
DE  DESSUS  SON  CHEVAL 

(L.  314  millim.   H.  210) 


Planche  23  de  la  Tauromachie. 


1"  litat.     A  l'eau-forte  pure,  avant  le  n°.  De  tonte  rareté.  Ex-collection  P.  Lefort. 
2e  Avec  l'aqua-tinte,  mais  encore  avant  le  n".  Fort  rare. 

Avec  le  n"  i3,  en  H.  à  D.,  en  marge,  mais  avant  que  les  biseaux  n'aient  été  élargis. 

Les  biseaux  de  cuivre  sont  élargis.  Le  chiffre  23  est  renforcé  (4"-  tirage,  Loizelet  et  suiv.). 


VENTES  :  P.  Lefort  (1S69),  1"  état,  2,  fr.  ;  2e  état,  24  fr.  ;  Ph.  Burty  (Londres,  1876),   17  sh.  ;  Anonyme 
(18  novembre   1915),  50  état,  52  fr. 


Le   Musée    du    Prado    conserve    le   dessin   préparatoire  à  la   sanguine  pour   cette  planche;    nous   en 
donnons  ci-dessus  la  reproduction. 


Le  cuivre  existe  (Cercle  des  Beaux-Arts,  Madrid). 


247.   -   CEBALLOS  MONTANT  UN   TAUREAU, 
BRISE  DES  BANDERILLES  DANS  LA  PLACE  DE  MADRID 

(L.   511    millim.   H.  204) 


Planche  24  de  la  Tauromachie. 


Ier  Etat.  A  l'eau-forte  pure,  avant  le  n°.  De  toute  rareté.  L'État  reproduit.  Bibliothèque  Nationale,  Madrid. 

2e      —  Avec  l'aqua-tinte,  mais  encore  avant  le  n°.  Fort  rare. 

5"      —  Avant  le  n°  24,  en  H.  à  D.,  en  marge,  mais  avant  les  biseaux. 

4*  Le  cuivre  est  biseauté.  Sans  autre  différence  (4e  tirage,  Loizelet  et  suiv.). 


Le  cuivre  existe  (Cercle  des  Beaux-Arts,  Madrid). 


248.  —  ON  LACHE  LES  CHIENS  CONTRE  LE  TAUREAU 

(L.  311   millim.   H.  209) 


Planche  25  de  la  Tauromachie. 


1"'  Etat.     A    l'eau-forte   pure,    avant    le    n".    De   toute  rareté.   Bibliothèque  Nationale,    Madrid    (épr.    de 
Carderera). 

2«      —       Avec  un  léger  ton  d'aqua-tinte,  mais  encore  avant  le  n°.  Fort  rare. 

•J   3"       —        Avec  le  n°  a5,  en  H.  à  D.,  en  marge,  mais  avant  les  biseaux. 

4e      —       Le  cuivre  est  biseauté.  Avec  un  trait  échappé  oblique,  vers  le  bord  latéral  droit,  à  la  hauteur  de 
la  tête  du  cheval  (4e  tirage,  Loizelet  etsuiv.). 


Une  variante  du  même  sujet  est  cataloguée,  plus  loin,  sous  le  n°  259  de  notre  catalogue. 


Le  Musée  du  Prado  possède  le  dessin  préparatoire  à  la  sanguine  pour  cette  planche. 


Le  cuivre  existe  (Cercle  des  Beaux-Arts,  Madrid). 


249.  —  CHUTE  D'UN  PICADOR  TOMBE  DE  CHEVAL 
SOUS  LE  TAUREAU 

(L.  310  millim.  H.  202) 


Planche  26  de  la  Tauromachi 


icr  Etat.     A   l'eau-forte   pure,    avant   le   n°.    De   toute    rareté.     L'État    reproduit.     Bibliothèque    Nationale, 
Madrid  (épr.  de  Carderera). 

2e       —       Avec  l'aqua-tinte,  mais  encore  avant  le  n".  Fort  rare. 

3e       —       Avant  le  n°  26,  en  H.  à  D.,  en  marge,  mais  avant  les  biseaux. 

4e  Avec  un   trait  oblique   échappé   sur  le  terrain  à  droite,  vers  la  barrière.  Le  cuivre  est  biseauté 

(4'  tirage,  Loizelet  et  suiv.). 


Le  Musée  du  Prado  possède  le  dessin  préparatoire  à  la  sanguine  pour  cette  planche. 


Le  cuivre  existe  (Cercle  des  Beaux-Arts,  Madrid). 


250.  —  LE  CÉLÈBRE  PICADOR  FERNANDO  DEL  TORO 
OBLIGEANT  LE  TAUREAU,  A  LAIDE  DE  SA  PIQUE,  A  FONDRE  SUR  LUI 

(L.  320  millim.  H.  207) 


Planche  27  de  la  Tauromachie. 


t''  Etat.      A  l'eau-forte  pure,  avant  le  numéro.   De  toute  rareté. 

2"       —       Avec  le  ton  d'aqua-tinte,  mais  encore  avant  le  n".  De  toute  rareté.  L'État  reproduit.  Collection 
de  M.  Maurice  Pereire. 

n\3°      —       Avec  le  n°  17  en  H.  à  D.,  en  marge.  Le  cuivre  est  à  biseaux  étroits. 

4e      —       Les  biseaux  du  cuivre  sont  élargis,  le  chiffre  27  est  renforcé  (4e  tirage,  Loizelet  et  suiv.). 


VENTES  :  P.  Lefort  (1869),  s'  état,  26  fr.  ;  Ph.  Burty  (1876),  2°  état,  14  sh. 


Le  Musée  du   Prado  possède  un  dessin   préparatoire  à   la  sépia  pour  cette  planche;  ce  dessin   offre 
d'assez  nombreuses  variantes  avec  l'estampe. 


Le  cuivre  existe  (Cercle  des  Beaux-Arts,  Madrid). 


251.  -  LE  COURAGEUX  RENDON,  PIQUANT  UN  TAUREAU, 
QU'IL  TUA  D'UN  COUP  DANS  LA  PLACE  DE  MADRID 

(L.   311    mill.   H.   210) 


Planche  28   de  la  Tauromachie. 


1e1  Etat.     A  l'eau-forte  pure,  avant  le  n°.   De  toute  rareté.  L'État  reproduit.  Bibliothèque  de  l'Université, 
Paris. 

2s      _       Avec  un  léger  ton  d'aqua-tinte,  mais  encore  avant  le  n°.   Fort   rare.  Collection  de  M.  Maurice 
Pereire. 

^      ._       Avec  le  11"  î8  en  H.  à  D.,  en  marge.  Le  cuivre  est  à  biseaux  étroits  (1",  2'  et  3°  tirages). 

4e      —       Les  biseaux  du  cuivre  sont  élargis  (4e  tirage,  Loizelet  et  suiv.).   Le  n"  est  renforcé. 


VENTE   :  P.  Lefort  (1869).  2e  état,  26  fr. 


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Un  dessin  préparatoire  de  Goya  pour  cette  planche  est  conservé  à  la  Kunsthalle  de  Hambourg;  nous 
en  donnons  ci-dessus  un  fac-similé  réduit. 


Le  cuivre  existe  (Cercle  des  Beaux-Arts, Madrid). 


252.  —  PEPE  1LLO  FAISANT  LA  RECORTE  AU  TAUREAU 

(L.   312   millim.   H.   203) 


Planche  29  de  la  Tauromachie 


1"  Etat.     A  l'eau-forte  pure,  avant  le  n°,  le  nom  de  Goya  visible  à  l'angle  inférieur  droit.  De  toute  rareté. 

2e      —       Avec  l'aqua-tinte,  mais    encore   avant   le  n".   Le  nom   du  maître  n'est  plus  visible  sous  le  ton 
d'aqua-tinte.  Fort  rare. 

y      —       Avec  le  n°  29  en  H.  à  D.,  en  marge.  Le  cuivre  est  à  biseaux  étroits. 

4e       —       Les  biseaux  du  cuivre  sont  élargis.  (4e  tirage,  Loizelet  et  suiv.) 


VENTES  :  P.  Lefort  (1S69),  1"  état,   22  fr.  ; 
Burty,  330  fr. 


état,  25  fr.  ;  Alf.  Beurdeley   (1920),  2"  état,    épreuve   de 


Le  Musée  du  Prado  possède  un  dessin  préparatoire  à  la  sanguine  pour  cette  planche  ;  ce  dessin  offre 
des  variantes  avec  l'estampe. 


Le  cuivre  existe  (Cercle  des  Beaux-Arts,  Madrid). 


253.  —  PEDRO  ROMERO  TUANT  UN  TAUREAU  IMMOBILE 

(L.  307  millim.  H.  210) 


Planche  30  de  la  Tauromachie. 


Ier  Etat.     Avant  le  numéro.  De  toute  rareté. 
\|  2°      —       Avec  le  n°  3o  en  H.  à  D.,  en  marge;  le  cuivre  n'est  pas  biseauté. 
y      —       Le  cuivre  est  biseauté  (4e  tirage,  Loizelet  et  suiv.). 


Le  cuivre  existe  (Cercle  des  Beaux-Arts,  Madrid). 


254.  —  LES  BANDERILLES  DE  FEU 

(L.  320  millim.  H.  212) 


Planche  31  de  la  Tauromachie. 


i*r  Etat.     A  l'eau-forte  pure,  avant  le  n".  De  toute  rareté. 

2*  Avec  l'aqua-tinte,  encore  avant  le  n".  Fort  rare.  Ex-collection  P.  Lefort. 

\  y      —       Avec  le  n°  3i  en   H.  à  D.,  en  marge.   Le  cuivre  est  à  biseaux  étroits  (ier,  2'  et  ^  tirages). 


Les  biseaux  du  cuivre  sont  élargis  (4e  tirage,  Loizelet). 


Avec  deux  traits  échappés  :  l'un,  vertical,  à  gauche,  près  du  T.  C,  sous  la  balustrade  ;  l'autre, 
oblique,  à  droite,  près  du  T.  C,  sur  la  partie  claire  du  terrain  (5*  tirage). 


VENTE  :  P.  Lefort  (1S69),   2'  état,  2S  fr. 


Le    Musée   du   Prado   possède  un   dessin   préparatoire,  à  la   sanguine  pour  cette   planche  ;   ce   dessin 
offre  d'assez  nombreuses  variantes  avec  l'estampe. 


Le  cuivre  existe  (Cercle  des  Beanx-Arts,  Madrid). 


255.  —  DEUX  GROUPES  DE  PICADORS  CULBUTES 
PAR  UN  MÊME  TAUREAU 

(L.  310  millim.   H.   203) 


Planche  52  de  la   Tauromachie. 


1"  Etat.     A  l'eau-forte  pure,  avant  le  n°.  De  toute  rareté. 

2e       —       Avec  aqua-tinte   partielle,   mais   encore   avant  le  n°.   Fort   rare.    Bibliothèque  de   l'Université, 
Paris. 

5»      —       Avec  le  n°  3a  en  H.  à  D.,  en  marge.  Le  cuivre  est  à  biseaux  étroits  (1",  2e  et  3e  tirages). 
4»       _        Les  biseaux  du  cuivre  sont  élargis,  le  chiffre  32  est  renforcé  (4e  tirage,  Loizelet  et   suiv.). 


VENTES  :  P.  Lefort  (1869),  2-  état,  28  fr.  ;  Ph.  Burty  (Londres,  1876),  2'  état.  16  sh. 


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Un  très  beau  dessin  préparatoire  de  Goya  pour  cette  planche  est  conservé  à  la  Kunsthalle  de  Ham- 
bourg ;  nous  en  donnons  ci-dessus  un  fac-similé  réduit.  Ce  dessin  a  été  également  reproduit  dans  la 
plaquette  suivante  :  Austellung  von  \eiclinungen  alte  meister  ans  den  Sammlungen  der  Kunsthalle  ;u 
Hamburg,  1920. 


Un  second  dessin,  comprenant  le  groupe  principal  seulement  et  exécuté  à  la  sanguine,  est  conservé 
au  Musée   du   Prado. 


Le  cuivre  existe  (Cercle  des  Reaux-Ans,  Madrid). 


256.  —  LA  MALHEUREUSE  MORT  DE  PEPE  ILLO 
DANS  LA  PLACE  DE  MADRID 

(L.  306  millim.   H.  202) 


5S  Etat. 


Planche  33  de  la  Tauromachie. 


1"  Etat.     A  l'eau-forte  pure,  avant  le  n°.  De  toute  rareté. 

2°       —       Avec  l'aqua-tinte,  mais  encore  avant  le  n°.  Fort  rare. 

y       —        Avec  le  n"  33   en  H.  à    D.,  en  marge,  mais  avant  les  biseaux  et  avant  les  traits  échappés.  L'État 
reproduit. 

4"      —       Avec  un  trait  horizontal  échappé  sur  le  terrain  à  droite  à  mi-hauteur,  mais  avant  un  autre  trait 
échappé. 

5»      —       Avec  un  second  trait  échappé  —  oblique  —  sur  la  barrière,  à   droite   (tirage  Loizelet  et  suiv.) 


Cette  planche  a  été  reproduite  dans   le  Francisco  Goya,  de  K.  Bertels. 


Le  Musée  du  Prado  possède  un  dessin  préparatoire  à  la  sanguine  pour  cette  planche  ;  ce  dessin  offre 
quelques  variantes  avec  l'estampe.  Nous  en  donnons  ci-dessus  une  reproduction  réduite. 


A.  de  Beruete   considère  cette  pièce  comme  l'une  des  plus  belles  de  la  série   de  la   Tauromachie. 


Le  cuivre  existe  (Cercle  des  Beaux-Arts,  Madrid). 


257.  —  UN  SEIGNEUR  ESPAGNOL  BRISE  UNE  LANCE, 
AVEC  L'AIDE  DE  NOVILLOS 

(L.  325   millim.   H.  207) 


Planche  34  (A)  de  la  Tauromachie. 


Etat.  Avant  la  lettre  A,  en  H.  à  D.,  en  marge,  avant  quelques  travaux  sur  le  taureau  qui  est  moins 
également  noir  que  dans  le  second  état,  et  avant  des  grattages  sur  le  cavalier  et  sa  monture.  De 
toute  rareté.  Collection  Lazaro,  Madrid  (avec  le  n°  38,  de  la  main  de  Goya). 

Avec  de  nouveaux  travaux  éteignant  les  lumières  sur  le  taureau  et  avec  des  grattages  sur  le  cava- 
lier et  sa  monture  qui  se  détachent  en  clair.  Avec  la  lettre  majuscule  :  A,  en  H.  à  D.,  en  marge. 
L'État  reproduit  (4e  tirage,  Loizelet  et  suiv.). 


Le  Musée   du   Prado  possède  une  première  pensée  de  cette  composition,  exécutée  à    la  sanguine  et 
offrant  des  variantes  avec  l'estampe. 


Le  cuivre  existe  (Cercle  des  Beaux-Arts,  Madrid). 


258.  -  LE  CHEVAL  ABATTU  PAR  UN  TAUREAU 

(L.  321   millim.  H.   212) 


1"  Etat. 


Planche  35  (B)  de  la  Tauromachie. 


Etat.  Avant  la  lettre  majuscule  B,  dans  la  marge  du  H.  à  D.,  et  avant  des  travaux  à  la  pointe  sèche 
sous  le  poitrail  du  cheval,  de  la  jambe  de  l'homme  renversé,  sur  l'échiné  du  taureau,  sur  les 
vêtements  de  deux  des  personnages  derrière  le  taureau.  Egalement  avant  le  mors-aux-dents, 
à  la  tête  du  cheval.  De  toute  rareté.  L'État  reproduit.  Collection  Lazaro,  Madrid. 

Avec  les  additions  à  la  pointe  signalées  ci-dessus,  et  avec  la  lettre  B  dans  la  marge  en  H.  à  D, 
Un  mors-aux  dents  a  été  ajouté  au-dessus  des  naseaux  du  cheval  (tirages  Loizelet,  1876,  et 
suiv.). 


Le  Musée  du  Prado  possède  un  dessin  préparatoire  à  la  sanguine  pour  cette  planche  ;  ce  dessin  offre 
des  variantes  avec  l'estampe. 


Le  cuivre  existe  (Cercle  des  Beaux-Arts,  Madrid). 


259.  —  ON  LACHE  LES  CHIENS  CONTRE  LE  TAUREAU 

(L.  317  millim.  H.    205) 


Planche  36  (C)  de  la  Tauromachie. 


i"r  Etat.     Avant  la  lettre  majuscule  C.  Fort  rare. 

2«      —       Avec  la  lettre  majuscule  C.  en  H.  à  D.,  en  marge  (tirages  Loizelet  et  suiv.). 


Le  Musée  du  Prado  possède  le  dessin  préparatoire  à  la  sanguine  pour  cette  gravure,  qui  est  une 
variante  de  la  planche  25  de  la  série,  ou  mieux  une  première  planche  rejetée  par  l'artiste  comme  impar- 
faite. 


Le  cuivre  existe  (Cercle  des  Beaux-Arts,  Madrid). 


260.  —  LE  PICADOR  MONTE  SUR  LE  DOS  D'UN  HOMME 
PRÉSENTANT  LA  CAPE  AU  TAUREAU 

(L.  3  =  .)  miilim.   H.   =07) 


Planche  37  (D)  de  la  Tauromachie. 


Ier  Etat.     Avant  la  lettre  majuscule  D.,  en  H.  à  D.  Fort  rare. 

2e  Avec  la  lettre  majuscule  :  D.,  en  H.  à  D.  (Tirages  Loizelet,  1876,  et  suiv.). 


Le   Musée  du  Prado  possède  le  dessin  préparatoire  à  la  sanguine  pour  cette  planche. 


Le  cuivre  existe  (Cercle  des  Beaux-Arts,  Madrid). 


261.   —  LA  MALHEUREUSE  MORT  DE  PEPE  ILLO,   1"  variante. 

(L.  327   millim.    H.   217) 


Planche  58  (E)  de  la  Tauromachie. 


1e1'  Etat.     Avant  la  lettre  majuscule  E,  dans  la  marge  du  H.  à  D.,  et  avant  de  nombreux  traits  échappés. 
Fort  rare.  Bibliothèque  Nationale,  Madrid,  M.  Lazaro,  Madrid. 

Avec  la  lettre  E  en  H.  à  D.,  en  marge,  et  de  nombieux  traits  échappés  dans  le  fond  (tirages 
Loizelet,  1S76,  et  suiv.). 


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Nous  donnons  ci-dessus  un  fac-similé  réduit  du  dessin  préparatoire  (de  Goya)  en  vue  de  la  planche 
38,  et  conservé  à  la  Kunsthalle  de  Hambourg. 

Le  cuivre  existe  (Cercle  des  Beaux-Arts,  Madrid). 


262.  —  LA  MALHEUREUSE  MORT  DE  PEPE  ILLO,  2'  variante. 

(L.  320  millim.   H.   207) 


Planche  }Q  (F)  de  la  Tauromachie. 


Ier  Etat.  Avant  le  second  pied  de  l'homme  enlevé  par  le  taureau,  et  avant  la  lettre  majuscule  F.  De 
toute  rareté.  L'État  reproduit.  Bibliothèque  Nationale,  Madrid  (épr.  de  Carderera,  tirée  recto 
et  verso). 

2e  —  Avec  la  lettre  F.  en  H.  à  D.,  en  marge,  et  avec  le  second  pied  de  l'homme  enlevé  par  le 
taureau  (tirages  Loizelet,  187(1  et  suiv.). 


Le  cuivre  existe  (Cercle  des  Beaux-Arts,  Madrid). 


263.  —  UNE  SCENE  DE  NOVILLADAS 

(L.  319   millim.  H.  215) 


Planche  40  (G)  de  la  Tauromachie. 


Ie''  Etat.     A  Peau-forte  pure,  avant  la  lettre  G.,  en  H.  à  D.,  en  marge.  De  toute  rareté. 

2e      —       Avec  l'aqua-tinte,  mais    encore  avant   la  lettre  G.,  et  avec  des  essais  de  pointe  dans   l'angle 
supérieur  gauche.  De  toute  rareté.  Bibliothèque  Nationale,  Madrid. 

je      —       Avec   la   lettre   majuscule  :   G.,  en  H.  à   D.,    en   marge.   Le   terrain   est  sillonné  à   droite,   de 
nombreux  traits  échappés  ou  rayures  verticales  et  obliques  (tirages  Loizelet,  1876,  et  suiv.). 


Un   dessin  préparatoire  de   Goya,  pour  cette   planche,  est  conservé  au  Musée   du  Prado;  il  a   été 
reproduit  dans  le  Francisco  de  Goya,  de   V.  von  Logtl. 


Le  cuivre  existe  (Cercle  des  Beaux-Arts,  Madrid). 


PLANCHES    INÉDITES 


TAUROMACHIE 


264.  —  TEMERITE  DE  MARTINCHO  DANS  LA  PLACE  DE  SARAGOSSE 
("Variante  de  la  planche  18). 

(L.  321   millim.  H.  214) 


2e  Etat. 


Ier  Etat.     A  l'eau-forte  pure.  De  toute  rareté. 

2e       —       Avec    l'addition    d'un    ton    d'aqua-tinte.    De    toute    rareté.    L'Etat    reproduit.     Collection     de 
M.  Hofmann  fils. 


VENTE  :  P.  Lefort  (1S60),  Ier  et  2e  états.  42  fr. 


Le  Musée  du   Prado  possède  une  première  pensée  de  cette   composition,  renfermant  un  plus  orand 
nombre  de  figures. 


Cette  pièce  a  été  reproduite  dans  le  Goya's  Seltene  Radierungen...  de  V.  von  Loga,  dans  le  Francisco 
de  Goya,  de  J.  Hofmann,  et  dans  le  Goya  grabador,  de  A.  de  Beruele. 


265.  — UN  TORERO  S'APPRÊTANTA  FRAPPER  DE  L'ÉPÉE  UN  TAUREAU 

(L.   325  millim.   H.   dio) 


1"  Etat.     Avant   divers   travaux  formant  encadrement   autour   du   sujet.   De  toute  rareté,   pinon    unique. 
Collection  José  Lazaro,  Madrid. 

2"  Avec    des   travaux    formant  encadrement  autour    du    sujet.   L'État  reproduit.  De  toute  rareté, 

sinon  unique.  Bibliothèque  Nationale,  Madrid  (épreuve  de  Carderera). 


Cette  planche  demeurée  inédite,  et  dont  on  ne  connaît  jusqu'à  ce  jour  que  deux  épreuves,  e:t 
reproduite  dans  Goya's  Seltene  Radierungen...,  de  V.  von  Loga,  puis  dans  le  Goya  grabador,  de  A.  de 
Beruete. 

Julius  Hofmann  mentionne  un  état  de  cette  pièce,  avec  un  ton  d'aqua-tinte,  mais  sans  autre 
indication. 


Le  Musée  du  Prado  possède  le  dessin  préparatoire  à  la  sanguine  pour  cette  planche. 


266.  —  MARIANO  CEBALLOS  (?),  MONTANT  UN  TAUREAU, 
BRISE  DES  BANDERILLES  SUR  LA  PLACE  DE  MADRID 

(L.  313   raillim.   H.   202) 


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Bibliothèque  Nationale,  Madrid  (épreuve  de  Carderera).  Cette  épreuve  que  nous  reproduisons, 
et  que  Jules  Hofmann  cite  comme  étant  avant  l'aqua-tinte,  porte  au  contraire  des  traces  de  grain  sur 
diverses  parties  de  la  planche.  De  toute  rareté. 


Cette  planche  est  reproduite   dans  Goya's   Seltene  Radierungen...,  de  V.  von  Loga,  puis  dans  le  Goya 
grabador,  de  A.  de  Beruete,  mais  en  sens  inversé. 


Le  Musée  du   Prado  possède  une   première  pensée,  de   cette  composition,  offrant  des  variantes   avec 
l'estampe. 


Nous  donnons  ci-dessus  une  reproduction  réduite  du  dessin  auquel  nous  faisons  allusion  à  la  pa 
précédente. 


267.  —  LE  TORERO  PRÉSENTANT  LA  CAPE  AU  TAUREAU 

(L.  315   millim.   H.  200) 


Collection  de  M.  Eduardo  Carderera.  Seul  exemplaire  connu  et  cité  pour  la  première  fois  par 
A.  de  Beruete  (n°  250  de  son  catalogue  de  l'œuvre  gravé  et  lithographie  de  Goya),  1918.  Cette  pièce 
n'ayant  encore  jamais  été  reproduite,  nous  sommes  particulièrement  heureux  que  M.  Eduardo  Carderera 
nous  ait  très  aimablement  facilité  les  moyens  de  la  faire  connaître  à  nos  lecteurs,  ce  dont  nous  le  remer- 
cions bien  vivement. 


LITHOGRAPHIES 


268.  —  LA  VIEILLE  FILANT 

(H.  210  millim.  L.   140) 


Lithographie  rarissime,  tirée  à  6  épreuves. 

Bibliothèque  Nationale,  Madrid  (épreuve  de  Carderera),  British  Muséum. 


La  Vieille  filant  a  été  reproduite  dans  Goya's  Seltene  Radierungen...,  de  V.  von  Loga,  puis  dans  Goya 
abador   de  A.  de  Beruete. 


269.  —  LE  DUEL  A  LA  VIEILLE  MODE  ESPAGNOLE 

(L.   230  millim.  H.   220) 


Lithographie  sans  lettre,  ni  signature,  exécutée  à  la  plume  de  roseau. 

Très  rare. 

Bibliothèque  Nationale,  Madrid  (épreuve  de  Carderera),  British  Muséum  (épreuve  de  Galichon). 


VENTES   :  P.  Lefort  (1S69),  31   fr.  ;  Ph.  Burty  (Londres,    1876),  6  sh.  ;  Emile  Galichon  (1875),  135  fr. 
Alfred  Beurdeley  (1920),  390  fr. 


Un  fac-similé  de  cette  pièce,  obtenu  par  le  procédé  Pilinski,  a  été  publié  dans  la  Gazette  des  Beaux- 
Arts  (t.  XXV,  1868,  p.  177)  ;  cette  reproduction,  que  l'on  confond  parfois  avec  la  planche  originale,  porte 
au  bas  à  gauche  :  Madrid  Mar^o,  1819,  puis  vers  le  milieu  quelques  traits  et  le  nom  de  Goya. 


270. 


UN     MOINE 


(H.  130  millim.  L.  0,80-90) 


Lithographie  sans  lettre,  ni  signature,  exécutée  à  Madrid. 


Kupferstiche  Kabinet,  Berlin  (épreuve  de   R.  de  Madrazo).  Seul  exemplaire  connu,  acquis  en   iyo^ 
pour  la  somme  de   1.000  marks  environ. 


Cette   lithographie  a    été  reproduite  dans  :   Jahrbuch  dcr   Kgl.  preuss.    Kunstsammlunjjen,   kioî,  dans 
Goya's  Seltene  Radietungen...,  de  V.  von  Loga,  puis   dans   le  Goya,  de   Calvert,  Londres,  100S. 


271.  —  SCÈNE  DE  DIABLERIE 

(L.   240  millim.  H.    120) 


Bibliothèque  Nationale,  Madrid  (épreuve  de  Carderera) 


■  Cette  rarissime  lithographie  a  été  signalée  et  décrite  dans  la  Gazette  des  Beaux-Arts  (année  1863), 
par  D.  V.  Carderera,  qui  possédait  alors  l'épreuve  regardée  à  cette  date  comme  unique  :  «  La  figure  est 
«  d'un  dessin  savant,  les  raccourcis  sont  irréprochables.  Le  procédé  est  très  bizarre  ;  des  ombres  ont  été 
«  dessinées  avec  un  gros  pinceau,  et  les  demi-teintes,  ainsi  que  les  chairs,  ont  été  obtenues  par  un  frottis 
«  très  gras.  » 


Le  British  Muséum   possède  le  dessin  préparatoire  pour  la  Scène  de  diablerie  ;  il  est 
été  acquis  à  la  vente  Ph.  Burtv,  au  prix  de  1  î,  18  sh.  ;  il  provenait  de  la  vente  P.  Lefort. 


au   lavis  et.  a 


La  Scène  de  diablerie  est  reproduite  dans  Goya's   Seltene   Radierungen  und   Lithographien,   de  V.  von 
Loga,  Berlin.  1907. 


272.  -  EXPRESIVO  DOBLE  FUERZA  (EXPRESSION  DE  DOUBLE  FORCE) 


(L.  environ   180  millim.   H.   120) 


Lithographie  sans  lettre,  ni  signature,  exécutée  à  Madrid. 


Bibliothèque  Nationale,  Madrid  (épreuve  de  Carderera),  Bibliothèque  publique  de  New-York,  épreuve 
portant  en  marge,  de  la  main  de  Goya?  l'inscription  manuscrite  suivante  :  Expresivo  doble  fuerza. 


Cette  lithographie  dont  on  ne  connaît  jusqu'à  ce  jour  que  deux  épreuves,  est  reproduite  dans  Goya's 
Seltene  Radierungen...,  de  V.  von  Loga,  dans  le  Francisco  Goya,  de  K.  Bertels,  puis  dans  le  Goya  grabador, 
de  A.  de  Beruete. 


Cette  lithographie  est  encore  connue   sous  les  titres   :    Le  Soudard  (Paul  Lefort)  et  le  Couple  amou- 
reux (Pareja  amorosa)  (A.  de  Beruete). 


273.  —  UN  HOMME  VIOLENTANT  UNE  FEMME 

(H.   130  millim.  L.   150) 


Lithographie  sans  lettre,  ni  signature,  exécutée  à  Madrid. 


Kupferstiche  Kabinet,  Berlin  (épreuve  de  R.  de  Madrazo).  Seule  épreuve  connue. 


Cette  lithographie,  désignée  par  A.  de  Beruete  sous  le  titre  Ebrio  de  Amor  (Ivre  d'Amour),  a  été 
reproduite  dans  le  Goya's  Seltene  Radierungen...,  de  V.  von  Loga,  dans  le  Francisco  Goya,  de  K.  Bertels, 
dans  le  Goya,  de  Calvert  (sous  le  titre  :  A  Gentle  episoda),  puis  dans  le  Goya  grabador,  de  A.  de  Beruete. 


274.  —  LE  TAUREAU  ASSAILLI  PAR  LES  CHIENS 

(L.  270  millim.  H.    170) 


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Lithographie  rarissime,  sans  lettre,  ni  signature.  Cette  pièce  a  quelque  analogie  avec  les  planches  25 
et  36  de  la  Tauromachie  (voir  les  nos  248  et  239). 


Bibliothèque  Nationale,  Madrid  (épr.  de  Carderera),  Kupferstiche  Kalir.et,  Berlin  (épr.  de  F.  Boix), 
The  Hispanic  Society,  of  America. 


Le  Taureau   assailli   par  les  chiens  est   reproduit  dans  Goya's  Seltene  Radierungen..  ,  de  V.  von  Loga, 
dans  Goya  grabador,  de  A.  de  Beruele,  puis  dans  L'Art  et  le  Beau  (Goya,  par  Lothaiie  Biieger). 


275.  —  ATTAQUE  EN  RASE  CAMPAGNE  D'UN  TAUREAU 
PAR  UN  PICADOR 

(L.  355   millim.  H.  250) 


Lithographie  sans  lettre,  ni  signature. 


Kupferstiche  Kabinet,  Berlin  (épreuve  de  F.  Boix).  Seul  exemplaire  connu. 


Cette  lithographie  a  été  reproduite  dans  Goya's   Seltene  Radierungen...,   de  V.  von  Loga,   dans  Goya 
grabador,  de  A.  de  Beruete,  puis  dans  L'Art  et  le  Beau  (Goya,  par  Lothaire  Brieger). 


276.  —  LA  LECTURE 

(L.   132  millim.  H.  130) 


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Lithographie  sans  lettre,  ni  signature,  exécutée  à  Madrid. 


Bibliothèque  Nationale,  Madrid  (épreuve  de  Carderera),  Cabinet  des  Estampes,  Paris,  British  Mu- 
séum (épr.  de  Burty),  Kupferstiche  Kabinet,  Berlin  (épr.  de  Madrazo),  M.  O.   Gerstenberg. 


VENTES  :  P.  Lefort  (1869),  10  fr.  ;  Ph.  Burty  (Londres,  1876),  1  £. 


Cette  fort  rare  lithographie  est  reproduite  dans  Goya's  Seltene  Radierungen...,  de  V.  von  Loga,  dans  le 
Goya,  de    Calvert  (sous  le  titre  :  Fairy  taies),  puis  dans  le  Goya  grabador,  de  A.  de  Beruete. 


277.  —  LE  SOMMEIL 

(L.    160  millim.   H.    140) 


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Lithographie  sans  lettre,  ni  signature,  exécutée  à  Madrid. 


Nous  ne  connaissons  que  deux  épreuves  de  cette  pièce;  l'une  appartient  à  M.  Maurice  Pereire  (pro- 
venant de  Christobal  Ferriz),  l'autre  fait  partie  du  fonds  du  Kupferstichc  Kabinet,   de  Berlin. 

Elle  a  été  reproduite  à  diverses  reprises  :  dans  le  Goya's  Seltene  Radierungen...,  de  V.  von  Loga,  dans 
le  F.  de  Goya,  de  J.  Hofmann,  dans  le  Goya,  de  Calvert,  sous  le  titre  :  One  more  ùlfortunate,  puis  dans 
le  Goya  grabador,  de  A.  de  Beruetc. 


Julias  Hofmann  indique  que  l'épreuve  du  Kupferstiche   Kabinet,    de   Berlin,  a   été   acquise  de  R.  de 
Madrazo,  en  1905,  pour  la  somme  de  1.000  marks  environ. 


278.  —  EL  VITO,  CHANSON  ANDALOUSE  (ou  LA  DANSE  ESPAGNOLE) 

(L.   200  millira.  H.    185) 


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Lithographie  exécutée  à  Bordeaux  (1825). 


Très  rare. 

Bibliothèque  Nationale,  Madrid  (ëpr.  de  Carderera),  Bibliothèque  Nationale,  Paris,  British  Muséum 
(épr.  de  Burty),  Kupferstiche  Kabinet,  Berlin  (épr.  de  F.  Boix),  MM.  José  Lazaro,  Maurice  Pereire  (épr. 
de  C.  Ferriz). 


VENTES  :  Eugène  Delacroix  (1864),  23  fr.  ;  Ph.  Burty  (Londres,  1876),  1  £  16  sh. 


€  M.  Matheron,  dans  une  note  de  sa  biographie  de  Goya,  — écrit  Paul  Lefort,  —  donne  le  titre  : 
«  les  Bohémiens  aune  pièce  lithographiée  qu'il  ne  décrit  pas.  Nous  croyons,  —  ajoute-t-il,  —  que  cette 
«   pièce  n'est  autre  que  la  Danse  espagnole.  » 


279.  —  LE  COUP  D'EPEE  ou  LE  DUEL 

(L.  220  millim.  H.  210) 


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Lithographie  exécutée  à  Bordeaux. 


Bibliothèque  Nationale,  Madrid  (épr.  de  Carderera),  British  Muséum   (épr.   de  Burty),  Kupferstiche 
Kabinet,  Berlin  (épr.  de  F.  Boix),  MM.  le  D1  Berolzheimer,  José  Lazaro,  Madrid. 


VENTE  :  Ph.  Burty  (Londres,    1876),  2  £,  2  sh. 


Cette  fort  rare  lithographie  est  reproduite  dans  le  Catalogue  de  l'œuvre  gravé  de  Goya,  par  J.  Hof- 
mann,  le  Goya's  Seltene  Radierungen...,  de  V.  von  Loga,  dans  le  Francisco  Goya,  de  K.  Bertels,  puis  dans  le 
Goya  grabador,  de  A.  de  Beruete. 


280.  —  LE  DROMADAIRE 

(L.   150  millim.  H.   100) 


Cette  lithographie  dont  on  ne  connaît  que  l'exemplaire  appartenant  à  la  collection  Lazaro,  et  prove- 
nant, ainsi  que  les  trois  suivantes,  de  la  famille  de  Maria  del  Rosario  Weiss,  élève  et  protégée  de  Goya,  a 
été  reproduite  pour  la  première  fois  dans  le  Goya  grabador,  de  A.  de  Beruete. 


281.  —  CHIEN  ABOYANT 

(L.    17:  millim.  H.   1 17) 


Cette  lithographie,  dont  on  ne  connaît  que  l'exemplaire   appartenant   à  la  collection  Lazaro,   a   été 
reproduite  pour  la  première  fois  dans  le  Goya  grabador,   de  A.  de  Beruete. 


282.  —  TIGRE  COUCHÉ 

(L.   155   millim.   H,   100) 


Cette  lithographie,  dont  on  ne   connaît   que  l'exemplaire  appartenant  à   la   collection  Lazare,   a   été 
reproduite  pour  la  première  fois  dans  le  Goya  grabador,  de  A.  de  Beruete. 


283.  —  UN  RENARD 

(L.  environ  ioo  millim.  H.  0S0 


Lithographie. 


Collection  de  M.  José  Lazaro.  Seul  exemplaire  connu,  reproduit  pour  la  première  foi 


284.  —  PORTRAIT  DE  L'IMPRIMEUR  GAULON 

(H.  270  millim.  L.  210) 


1"'  Etat.  Celui  reproduit.  De  toute  rareté.  Cabinet  des  Estampes,  Paris  (épreuve  d'Eug.  Delacroix). 

2e  —  Le  contour  du  bras  gauche  du  personnage  est  élargi  dans  le  bas.  De  toute  rareté.  Collection 
J.  Lazaro,  Madrid  (épreuve  provenant  de  la  famille  de  Maria  del  Rosaria  Weiss,  élève  et 
protégée  de  Goya). 


VENTES  :  Eugène  Delacroix  (1864),  35  fr.  ;  P.  Lefort  (1869),  13  fr. 


Julius  Hofmann,  dans  son  catalogue  raisonné  de  l'œuvre  gravé  et  lithographie  de  Goya,  indique  une 
épreuve  de  cette  pièce  comme  figurant  au  British  Muséum,  et  provenant  de  la  collection  Burty.  Mais  il  y  a 
confusion;  il  ne  s'agit  pas  en  effet  du  portrait  de  l'Imprimeur  Gaulon,  mais  d'une  autre  lithographie  de 
Goya,  le  portrait  présumé  de  Gaulon  fils,  qu'Hofmann  a  d'ailleurs  mentionné  d'autre  part  (sous  le  n°  284 
de  son  catalogue)  et  que  nous  enregistrons  sous  le  n°  qui  suit. 


Le  portrait  de  l'Imprimeur  Gaulon  est  reproduit  dans  Goya's  Seltene  Radierungen...,  de  V.  von  Loga, 
dans  l'Imprimeur  Gaulon  et  les  origines  de  la  Lithographie  à  Bordeaux,  par  Eugène  Bouvy,  1918,  puis  dans 
le  Goya  grabador,  de  A.  de  Beruete. 


L'imprimeur-lithographe  Gaulon  (Cyprien-Charles-Marie-Nicolas),  naquit  à  Saint-Domingue,  au  Fort 
Dauphin,  le  16  septembre  1777.  Après  avoir  été  tout  d'abord  instituteur  primaire,  au  retour  d'un  engagement 
à  l'armée,  Gaulon  s'établit  imprimeur  à  Bordeaux  (1S1S).  Il  mourut  dans  la  même  ville,  le  15  janvier  1858. 
Sa  veuve  continua  de  diriger  l'imprimerie-lithographique  qu'il  avait  fondée,  jusqu'en  1874,  époque  où 
elle  la  céda  à  son  gendre  Michel  Watterwald,  dont  les  fils  continuent  de  gérer  une  maison  aujourd'hui 
centenaire. 

En  dehors  de  nombreux  travaux  découlant  de  l'industrie  et  de  l'art  industriel,  Gaulon  a  également 
attaché  son  nom  aux  tirages  de  lithographies  exécutées  par  Gustave  de  Galard,  Léon  Pallière,  Alaux, 
Devéria,  Grèvedon  même,  enfin...  Goya! 

Dans  une  brochure  intitulée  :  L'Imprimeur  Gaulon  et  les  origines  de  la  Lithographie  à  Bordeaux, 
M.  Euo-ène  Bouvv  a  évoqué  ce  que  l'on  connaît  de  la  vie  et  des  travaux  de  cet  habile  imprimeur,  et  y  a 
condensé  les  documents  relatifs  a  Gaulon  et  à  ses  descendants.  Les  renseignements  consignés  ici  sont 
empruntés  à  cette  brochure. 


285.  —  PORTRAIT  PRÉSUMÉ  DE  NEMOURS  GAULON  FILS 

(H.  environ  220  millim.   L.    180) 


British  Muséum  (épreuve  de  Ph.  Burty).  Seul  exemplaire  connu.  Selon  une  note  du  catalogue  Burty. 
une  autre  épreuve  de  cette  pièce  appartient  à  F.  Villot. 


Cette    lithographie   est  reproduite  dans   Goya's  Seltene  Radierungen...   de  V.  von  Loga,  dans  Litho- 
graphy  and  Lithographers,  de  J.  et  E.  R.  Pennell,  puis  dans  le  Goya  grabador,  de  A.  de  Beruete. 


Philippe  Nemours  Gaulon,  fils  de  l'imprimeur,  naquit  à  Bordeaux  le  13  octobre  1805;   il  avait  donc 
environ  18  ou  19  ans  à  l'époque  ou  Goya  exécuta  la  lithographie  reproduite  ci-dessus. 


VENTE  :  Ph.  Burty  (Londres,  1876),  10  sh. 


LES  TAUREAUX,  dits  DE  BORDEAUX 


(N°>  286  à  289) 


5  1 

1 


Les  biographes  de  Goya,  depuis  Paul  Lefort  jusqu'à  y  compris  A.  de  Beruete,  sont  unanimes  à 
fixer  à  300  exemplaires  le  chiffre  du  tirage  des  quatre  célèbres  lithographies  exécutées  parle  maître  à  près 
de  80  ans  et  connues  sous  la  dénomination  des  Taureaux  de  Bordeaux,  parce  qu'elles  furent  exécutées  dans 
cette  ville  (1825). 

De  récentes  recherches  faites  par  M.  Eugène  Bouvy,  à  l'occasion  d'une  brochure  qu'il  a  écrite  sur 
l'imprimeur  Gaulon  et  les  origines  de  la  lithographie  à  Bordeaux,  nous  permettent  de  rectifier  ce  chiffre, 
grâce  au  dépôt  légal  effectué  par  Gaulon,  à  la  Préfecture  de  la  Gironde,  des  quatre  lithographies  de  Goya, 
aux  dates  des  17  et  29  novembre  et  du  25  décembre  1S25  et  où  il  est  déclaré  pour  chacune  d'elles,  non 
pas  un  tirage  à  300,  mais  à  cent  exemplaires.  Nous  donnons  ci-après  le  fac-similé  des  feuillets  du  registre 
où  se  trouvent  inscrites  les  déclarations  de  Gaulon.  «  On  ne  s'étonnera  point  que  le  nom  de  Goya  ne  figure 
pas  dans  le  libellé  de  ces  mentions  :  les  noms  des  auteurs  sont  toujours  omis  dans  la  désignation  des 
planches.  »  M.  D'autre  part,  le  tirage  restreint  de  ces  quatre  lithographies  en  explique  la  rareté. 
«  Comme  document  contemporain  de  ces  pièces,  rien  n'est  resté  dans  l'héritage  de  l'imprimeur:  ni  enga- 
«  gement...  ni  renseignements  sur  la  vente,  ni  surtout  les  quatres  pierres  lithographiques  qui,  sans  doute, 
«  auront  été  effacées  après  le  tirage...  Rien,  pas  même  un  exemplaire  de  chacune  des  quatre  planches,  le 
«  dernier  exemplaire  disponible  ayant  été,  dit-on,  cédé  au  peintre  Eugène  Delacroix.  »'(=) 

P.  Lefort  rappelle,  à  propos  des  Taureaux  de  Bordeaux,  les  indications  données  par  un  de  ses  prédé- 
cesseurs et  que  nous  rapportons  à  notre  tour  :  «  Les  détails  que  donne  M,  Matheron  sur  les  procédés 
c  qu'employa  l'artiste  dans  l'exécution  de  ces  quatre  grandes  pièces  sont  trop  intéressants  pour  qu'il 
«  ne  nous  soit  pas  permis  de  les  lui  emprunter  :  Goya  exécutait  ses  lithographies  sur  son  chevalet,  la 
«  pierre  posée  comme  une  toile. — .11  maniait  ses  crayons  comme  de3  pinceaux,  sans  jamais  les  tailler.  — 
«  Il  restait  debout,  s'éloignant  ou  se  rapprochant  à  chaque  minute  pour  juger  ses  effets.  —  Il  couvrait 
«  d'habitude  toute  la  pierre  d'une  teinte  grise,  uniforme,  et  enlevait  ensuite  au  grattoir  les  parties  à 
•r  éclairer  :  ici,  une  tête,  une  figure;  là,  un  cheval,  un  taureau.  Le  crayon  revenait  ensuite  pour  renforcer 
«  les  ombres,  les  vigueurs,  ou  pour  indiquer  les  figures  et  leur  donner  le  mouvement...  On  rirait  peut- 
c  être  si  je  disais  que  les  lithographies  de  Goya  ont  toutes  été  exécutées!  à  la  loupeTsCe  n'était  pas  en  effet 
«  pour  faire  fin;  mais  ses  yeux  s'en  allaient.  » 


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(ij  Eugène  Bouvy. 
(2)  Ibidem. 


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286.  —  LE  RENOMMÉ  AMÉRICAIN  MARIANO  CEBALLOS 

(L.  407  millini.  H.   311) 


Etat.     Avant  la  lettre,  seulement  avec  le  nom  du  maître,  sur  le  terrain,  à  l'angle  inférieur  gauche.   De 
toute  rareté. 

—  Avec  la  lettre.  On  lit  à  G.  :  Déposé,  à  D.  :  Lith.  de  Gaulon,  puis  plus  B.  au  M.  :  El  famoso 
Americano  Mariano  Cebiillos,  Bibliothèque  Nationale,  Madrid,  Cabinet  des  Estampes,  Paris, 
Bibliothèque  de  l'Université,  Paris,  British  Muséum  (épr.  de  Burty),  Kupferstiche  Kabinet, 
Berlin,  l'Albertina,  Vienne  (épr.  de  G.  Eissler),  Muséum  of  Fine  Arts,  Boston,  MHe  de  Barrios, 
MM.  Berolzheimer,  Loys  Delteil,  S.  Gerona,  O.  Gerstenberg,  Lazaro,  Madrid,  Mce  Pereire, 
Henri  Thomas. 


:  Goncourt  (1897),  avec  les  nos  287  et  289  de  notre  cat.,  350  fr.  ;  A.  Barrion  (1904),  avec  les 
n°*  287  à  289  de  notre  cat.,  700  fr.  ;  Anonyme  (30-31  oct.  1 9 1 9),  3  pi.  (sur  4),  4.900  fr.; 
Marcel  Guérin  (192  t),  les  4  pi.  1 1.400  fr.  ;  L***,  1922  (Leenhardt),  les  4  pi.  8.500  fr. 


287.  —  BRAVO  TORO 

(ou  le  PICADOR  ENLEVÉ  SUR  LES  CORNES  D'UN  TAUREAU) 

(L.  412  millim.  H.  310) 


Ier  Etat.     L'arène  au  fond  à  gauche,  derrière  le  groupe  des  personnages,  est  ombrée.  Très  rare. 

2e  L'arène  au  fond  à  gauche,  derrière  le  groupe  des  personnages,  est  blanche.  Les  travaux  précé- 

dents ont  été  enlevés  au  grattoir.  L'État  reproduit. 


Bibliothèque  Nationale,  Madrid,  Cabinet  des  Estampes,  Paris,  Bibliothèque  de  l'Université,  Paris, 
British  Muséum,  Kupferstiche  Kabinet,  Berlin,  Kunsthalle  de  Brème,  l'Albertina,  Vienne  (épr.  de  G. 
Eissler),  Muséum  of  Fine  Arts,  Boston,  Mlle  de  Barrios,  MM.  Berolzheimer,  Loys  Delteil,  S.  Gerona,  O. 
Gerstenberg,  M"  Pereire,  Henri  Thomas. 


Julius  Hofmann  mentionne  à  tort  un  état  de  cette  pièce  avec  un  n°  II;  l'épreuve  qu'il  signale  au 
British  Muséum  ne  porte  aucun  chiffre,  pas  plus  d'ailleurs  que  les  autres  épreuves  que  nous  avons  rencon- 
trées de  cette  oeuvre. 


VENTES  :  Se  reporter  au  numéro  précédent. 


288.  —  DIVERTISSEMENT  D'ESPAGNE 

(L.   412   millim.   H.  302) 


1"'  Etat.     Avant  la  lettre.  De  toute  rareté.  L'État  reproduit.   Bibliothèque   de  l'Université,   Paris,  Kupfers- 
tiche  Kabinet,  Berlin  (épreuve  de  F.  Boix),  MM.  Loys  Delteil,  S.  Gerona. 

2e  Avec  la  lettre.  On  lit  à  G.  :  Déposé,  à  D.  :  Lith.  de  Gaulon,  puis  plus  bas  :  Dibersion  (sic)  de 

Espaîia.  Bibliothèque  Nationale,  Madrid,  Cabinet  des  Estampes,  Paris,  Bibliothèque  de 
l'Université,  Paris,  British  Muséum,  Kupferstiche  Kabinet,  Berlin,  l'Albertina,  Vienne  (épr. 
de  G.  Eissler),  Bibliothèque  publique,  New-York,  Muséum  of  Fine  Arts,  Boston,  M"e  de 
Barrios,  MM.  S.  Gerona,  O.  Gerstenberg,  Alb.  de  Neuville,  M"  Pereire,  Henri  Thomas. 


Le  sujet  réduit,  à  droite,  ne  mesure  plus  que  370 
(épreuve  de  Burty). 


im.  de  L.  (au  lieu  de  412).  British  Muséum 


Ju  lius  Hofmann  mentionne  à  tort  un  état  de  cette  pièce  avec  un  n°  III;  l'épreuve  qu'il  signale  au 
British  Muséum  ne  porte  aucun  chiffre,  non  plus  que  les  autres  épreuves  que  nous  avons  rencontrées  de 
cette  œuvre. 


289.  —  LA  DIVISION  DE  PLACE 

(L.  416  millim.  H.  303) 


Bibliothèque  Nationale,  Madrid,  Cabinet  des  Estampes,  Paris,  Bibliothèque  de  l'Université,  Paris, 
British  Muséum,  Kupferstiche  Kabinet,  Berlin,  L'Albertina,  Vienne  (épr.  de  G.  Eissler),  Bibliothèque 
publique,  New-York,  Muséum  of  Fine  Arts,  Boston,  Mlle  de  Barrios,  MM.  Berolzheimer,  Loys  Delteil, 
S.  Gerona,  O.  Gersteuberg,  Mce  Pereire,  Henri  Thomas. 


Comme  pour  les  deux  planches  qui  précèdent,  J.  Hofmann  mentionne  à  tort  de  cette  pièce 
un  second  état  avec  un  n°  (IV);  l'épreuve  qu'il  signale  au  British  Muséum  ne  porte  aucun  chiffre,  non 
plus  d'ail' eurs  que  les  autres  exemplaires  que  nous  avons  rencontrés  de  cette  œuvre. 


VENTE  :  H.  Fantin-Latour  (1905),  365  fr. 


PLANCHES 


DOUTEUSES    ou    FAUSSEMENT    ATTRIBUÉES 


1.  —  TETE  DE  BACCHUS 

(H.  cuivre  75  millira.  L.   55) 


Cette  petite  pièce,  non  mentionnée  par  Lefort,   Lafond  et  le  Dr  J.  Hofmann,  a  été  signalée  pour  la 
première  fois  par  A.  de  Beruete  sur  la  communication  qui  lui  en  avait  été  faite  par  M.   Sanchez  Gerona. 

Nous  ne  croyons  pas  qu'il  s'agisse  d'une  étude  partielle  de  Goya  pour  sa  planche  bien  connue  des 
Borrochos,  mais  d'une  copie  exécutée  par  un  autre  graveur  à  titre  d'étude. 

M.  Sanchez  Gerona  a  fait  exécuter  une   héliogravure  d'après  l'exemplaire   qu'il  possède  ;  le   cuivre 
de  cette  héliogravure  mesure  112  millim.  de  H.  (au  lieu  de  75)  sur  86  (au  lieu  de  55). 


2.  —  UN  MENDIANT 

(H.  So  millim.  L.   59) 


IN   MBNDIANT 


2f  Etat. 


1"  Etat.     Avant  la  lettre. 


Avec  la  lettre.  L'État  reproduit.  Etat  publié  dans  la  Revue  de  l'Art  ancien  et  moderne  (t.  IX),  puis 
dans  le  Goya,  de  Paul  Lafond  (1902). 


«  Cette  dernière  planche  —  a  écrit  P.  Lafond  —  appartient  à  D.  Ignacio  Zuloaga,  qui  a  bien  voulu 
«  nous  autoriser  à  la  publier.  Complètement  inédite,  elle  présente,  quoique  inconnue  jusqu'à  ce  jour,  les 
«  caractères  les  plus  sérieux...  d'authenticité.  Elle  provient  de  la  famille  Zapater,  de  Saragosse,  qui  la 
«  tenait  de  Goya  lui-même...  2. 

Cependant,  depuis  cette  époque  (1902),  M.  Zuloaga  n'a  plus  la  même  conviction  à  l'égard  de  cette 
pièce.  «  Je  commence,  nous  écrivait-il  le  9  octobre  1921,  à  avoir  des  doutes  sur  son  authenticité.  »  (Ceci 
sous-entend  son  attribution  a  Goya).  Nous  avons  donc  cru  devoir  la  rejeter  de  l'oeuvre  pour  la  placer  dans 
la  section  des  pièces  douteuses  ou  faussement  attribuées. 


Le  cuivre  existe  (il  appartient  à  M.  I.  Zuloaga). 


3.  —  LES  SOUFFLEURS 
(L.   168  millim.   H.    120) 


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Nous  11e  connaissons  qu'une   épreuve   de   cette  lithographie  ;    elle   appartient   à   M.   Maurice  Pereire 
qui  l'attribue  à  Goya  ;  aucun  document  ne  nous  permet  d'affirmer  ou  d'infirmer  cette  plausible  attribu'icn. 


4.  _  VIEUX  MOINE  A  BARBE  BLANCHE 


Cette  pièce  donnée  comme  non  décrite,  par  Gustave  Bourcard,  dans  sa  Cote  des  Estampes,  en 
s'appuyant  sur  la  référence  du  catalogue  de  la  vente  Alfred  Barrion  (1904),  est  en  réalité  le  Saint  François 
de  Paule,  mentionné  sous  le  n"  2  de  notre  ouvrage,  et  décrit  avant  nous  par  tous  les  catalographes  de 
Goya,  depuis  P.  Lefort  jusqu'à  A.  de  Beruete. 


Enfin,  Paul  Lafond,  et  après  lui  Julius  Hofmann,  mentionnent,  —  dans  leurs  catalogues  raisonnes  de 
l'œuvre  oravé  et  lithographie  de  Goya,  —  sans  en  avoir  rencontré  aucun  exemplaire,  une  SCENE  DE 
TAUROMACHIE,  qui  aurait  été  publiée  par  Senefelder  en  1824. 


•s:  MM.  Piot  (Cabinet  de  VAmxteur,  1842),  —  note  aussi  P.  Lefort,  page  132  de  son  Francisco 
«  Goya  —  et  Matheron  (Goya,  catalogue)  citent  encore  les  deux  .pièces  suivantes,  que  nous  n'avons  jamais 
«  vues,  et  dont  nous  ne  pouvons  fournir  ni  la  description  ni  les  dimensions,  que  ces  auteurs  ont  omis  de 
«   donner  dans  leurs  essais  de  catalogue  :  261.  —  Une  grande  scène  d'Inquisition.  262.  —  Une  Mascarade.  » 


Le  Comte  de  la  Vinaza  à  décrit,  sous  le  n°  7  des  pièces  isolées  de  son  catalogue  de  l'Œuvre  peint, 
dessiné  et  gravé  de  Goya,  un  Don  Quichotte.  Cette  eau-forte  n'est  pas  de  Goya,  mais  de  Félix  Bracque- 
mond  d'après  un  dessin  de  Goya  (n°  286  de  l'oeuvre  gravé  de  Bracquemond,  par  Henri  Beraldi). 


Nous  n'avons  pas  catalogué  dans  notre  ouvrage  la  Scène  de  démons,  décrite  par  J.  Hofmann  (n°  282 
de  son  cat.)  et  par  A.  de  B-'rueie  (11"  277).  M.  Campbell  Dongson,  conservateur  du  Print  Room.  au  Bri- 
tish  Muséum,  nous  a  fait  connaître  qu'il  ne  s'ajit  pas  eu  l'occurrence  d'une  lithographie,  mais  d'un  dessin 
acquis  à  la  vente  l'h.  Burty  (Londres,  1876)  et  qui  provenait  de  F.  Villot. 


ADDITIONS    et    CORRECTIONS 

AU 

CALALOGUE 


N° 

16 

N» 

21           — . 

N° 

24 

N0: 

'25  et  26  — 

N°  2       de  notre  Catalogue.     L'épreuve  du  i°r  état  conservée  au  British  Muséum  est  retouchée  à  la  plume. 

N°  4  —  —  Le  British  Muséum  possède  une  épreuve  du  1"  état  de  cette  pièce. 

N°  5  Le    British  Muséum    possède   une  épreuve   (unique  ?)  du  2"   état   de  cette 

pièce. 

N°   10  —  Le  British  Muséum  possède  une  épreuve  du  1"'  état  de  cette  pièce  ;  elle  est 

imprimée  au  verso  de  l'Esope  (n°  16). 


Le  British  Muséum  possède  une  épreuve   du    i6'    état  de   cette  pièce;  c'est 
celle  de  la  collection  E.  Galichon. 

Le  British  Muséum  possède  une  épreuve  du  1"  état  de  cette  pièce. 

Le  British  Muséum  possède  une  épreuve  de  chacune  de  ces  pièces  (don  de 
J.-S.  Lumley). 

N°  29  Le  British  Muséum  possède  le  dessin  préparatoire  à    /a  pierre  noire  pour 

cette  planche. 

N°'3oet  32  —  —  Le  British  Muséum  possède  une  épreuve  de  chacune  de  ces  pièces. 

N°  36  —  Lire  :  Kunstgeschichte  au  lieu  de  :  Kunstgeschicht,  et  Seemann  au  lieu  de 

Seeman. 

N"   105         —  Le  British  Muséum  possède  une  épreuve  du  Ier  état  de  cette  pièce. 

N°*  200-201  —  Le  British  Muséum   possède  une    épreuve  du  2"   état  de  chacune  de  ces 

pièces. 

N°  220  3e  état.  La  lettre  est  effacée.  Etat  tiré  à  100  épreuves,  timbrées  et  numérotées. 

N"  221  —  —  4e  état.                  —                                     —                                     — 

N°  222  —  —  4e  état.                  —                                     —                                     — 

N°  223  —  —  3"  état.                  —                                     —                                     — 

Après  le  tirage,  les  cuivres   des  n"  220  82:3,  mis  dans  l'impossibilité  de  fournir  de  nouvelles  épreuves, 
seront  offerts  à  des  Bibliothèques  publiques. 


TABLE 


N"  du  Catalogue 

A  caza  de  dientes 49 

A  Gentle  episoda  (voir  Un  homme  violentant 

une  femme). 

Aguarda  que  te  unten 104 

A  la  chasse  aux  dents  (voir  A  ca\a  de  dientes). 

Al  cementerio 175 

Al  Conde  Palatino. 70 

Algun  partido  saca 159 

Alla  va  eso 103 

Amarga  presencia 132 

Arrière  présence  (voir  Amarga  presencia). 
Amour    (1')    et  la  Mort   (voir    El  Amor  y  la 

Muerte). 

Aquellos  polbos 60 

A   quoi   sert   une   pauvre   tasse   (voir   De  que 

sirvé...). 

Asi  sucedio 166 

Asta  su  abuelo 76 

Attaque,  en  rase  campagne,  d'un  taureau  par 

un  picador 275 

Attends  donc  que  tu   sois  oint  (voir  Aguarda 

que  te...) 
Au  Cimetière  (voir  Al  Cementerio). 
Au  Comte  Palatin  (voir  Al  Conde  Palatino) . 

Aun  podran  servir .        143 

Autre  folie   de    Martincho   (voir  Otro  locura 

suya...) 
Autre  mode  de  chasser  à  pied  (voir  Otro  modo 

de  ca^ar  a  pie). 
Avale  cela,  chien!  (voir  Tragala,  perro  !) 
Avec  ou  sans  raison  (voir  Con  ra^on  o  sin  e.lla). 
Aveugle  (!')  à  la  guitare  (voir  Une  scène  popu- 
laire). 

Aveugle  assis,  chantant 30 

Aveugle  chantant  (voir  Une  scène  populaire)  . 
Aveugle   enlevé    sur  les   cornes   d'un  taureau 

(voir  Dios  se  lo  pague). 

Baltasar  Carlos 14 

Banderillas  de  fuego 254 


N°s  du  Catalogue 

Banderilles  (les)    de  feu    (voir  Banderillas  de 

fuego) . 
Barbares!  (voir  Barècos  l) 

Barbaros  ! 157 

Barberousse  (voir  Pernia). 

Bellos  consejos 52 

Bien  te  se  esta 215 

Bien  tirada  esla 54 

Bobabilicon 205 

Bohémiens  (les)  (voir  El  Vito). 
Bon  voyage  (voir  Buen  viage). 

Bouffon  (le)  Don  Juan  de  Austria 14 

Brabisimo  ! 75 

Bravissimo  (voir  Brabisimo  I) 

Bravo  toro  ! 207 

Buen  viage 101 

Caida  de  un  picador  de  su  caballo  debajo  del 

toro    .        . 249 

Capean  otro  encerrado 227 

Caprices  (les) 38  à   117 

Caridad 146 

Carlos  V  lanceado  un  toro 233 

Carretadas  al  cementerio 183 

Caridad  de  una  muger 168 

Cavalier  espagnol,    en   plaza,   brisant...   (voir 

Un  caballero  espanol,  en  pla^a...) 
Ceballos  montant  un  taureau  brise  des  bande- 
rilles (voir  El  mismo  Ceballos  montado...) 
Ceci  est  le  vrai  (voir  Esto  esla  verdadero). 
Ceci  est  mal  (voir  Esto  es  malo). 
Ceci  est  pire  (voir  Esto  es  peor). 
Ceci  va  par  là  (voir  Alla  va  eso). 
Cela  arrive  toujours  (voir  Siempre  sucede). 
Célèbre    (le)    picador     Fernando   del    Toro... 

(voir  El  célèbre  Fernando  del  Toro...) 
Celle-ci  ne  l'est  guère   moins  (voir  Esta  no  lo 

es  menos). 
Ce  que  peut  un  tailleur  (voir  Lo  que puede...) 
Ce  sera  la  même  chose  (voir  Sera  lo  mismo). 


N"  du   Catalogue 

C'est  arrivé  ainsi  (voir  Asi  sucedio). 

C'est  cela  qui  s'appelle   lire  (voir  Esto  si  que 

es  leer). 
C'est  chaud  (voir  Estait  calientcs). 
Cette  poussière...  (voir  Aquellos polbos). 
Charité  (voir  Caridad). 
Charité  (la)  d'une  femme  (voir  Caridad  de  una 

muger). 
Charles-Quint   lançant  un  taureau  (voir  Car- 
los V  lanceado...) 
Charretées  pour  le  cimetière  (voir  Carretadas 

al  cementerio). 

Cheval  (le)  abattu  par  un   taureau 25S 

Chien  aboyant 281 

Chinchillas  (les)  (voir  Los  Chinchilas). 

Chiton 65 

Chut  (voir  Chiton). 

Chute  (la)  d'eau 23 

Chute  d'un  picador...  (voir  Caida  de  un  pica- 
dor...) 
Cid  (le)  Campeador  frappant  de  sa  lance  (voir 

El  Cid  Campeador). 
Cinq  taureaux  (les)  (voir  Disparate  de  tontos). 

Clamores  en  vano 173 

Clystère  (le) 37 

Cogida  de  un  moro  estando  en  la  plaza   ...        231 

Colosse  (le) 35 

Comme  ils  la  déchiquètent  (voir  Quai  la  des- 

ca  no  na  n). 

Con  razon  o  sin  ella 121 

Conséquences  (les)  (voir  Las  Résultas). 

Contra  el  bien  gênerai 190 

Contre  le  bien  général  (voir  ci-dessus). 
Corde  (la)   se  rompt  (voir  Que  se  rompe   la 

caerdà). 

Correccion 83 

Coup  (le)  d'épée 279 

Couple      amoureux     (voir      Expresivo     doble 

fuer\a). 
Courageux  (le)  Maure   Gazul...   (voir  El  ani- 

moso  Moro  Ga^ul...) 
Courageux  Rendon  (le),  piquant  un  taureau... 

(voir  El  esfor\ado  Rendon...) 

Cruel  lastima  I ,    .        167 

Cruel  malheur  !  (voir  ci-dessus). 

Curarlos  y  a  otra 139 

Danse  espagnole  (voir  El  vilo). 

De  même  (voir  Lo  mismo). 

Dépèche,   ils  se  réveillent  (voir  Despacha,  que 

dispiertan). 
De  quel    mal    mourra-t-il  ?   (voir    De  que  mal 

morira  ?) 

De  que  mal  morira? 77 

De  que  sirve  una  taza  ? 178 

Désastres  de    la  guerre   (voir  Estragos   de   la 

guerra). 

Desgracias   acaecidas  en    el  tendido 244 

Desjarrete  de  la  canalla  con  lanzas 235 

Despacha,  que  dispiertan 1  1  s 

Deu\  groupes  de  picadors  culbutés  (voir  Dos 

grupos  de  picadores...) 


N"  du  Catalogue 

Devota  profesion 107 

Dibersion  de  Espana 288 

Dieu  lui  pardonne...  (voir  Dios  la  perdone). 
Dieu  vous  le  rende  (voir  Dios  se  lo  pague). 

Dios  la  perdone  :  y  era  su  madré 53 

Dios  se  lo  pague  a  usted 24 

Disparates 2023219 

Disparate  claro 216 

Disparate    conocido 220 

Disparate  de  bestia 222 

Disparate  de  carnabal 215 

Disparate   de   tontos 223 

Disparate   femenino 202 

Disparate  furioso 207 

Disparate  général 210 

Disparate  matrimonial 208 

Disparate  de  miedo 201 

Disparate  puntual 221 

Disparate    ridiculo .        204 

Disparate  volante 206 

Divertissement  d'Espagne   (voir  Dibersion   de 

Espana). 

Division  (la)  de  place 289 

Donde  va  marna 102 

Dos  grupos  de  picadores  arrollados  de  seguida.        255 
Drapé  dans  son  manteau  (voir  Un  vieux  torero). 

Dromadaire  (le) 280 

Duel  (le)  (voir  le  Coup  d'épée). 

Duel  (le)  a  la  vieille  mode  espagnole 269 

Duendecitos 86 

Duro  es  el  paso  ! 133 

Ebrio  de  Amor(voir  Un  homme  violentant  une 
femme). 

Echan  perros  al  toro 248 

Ecusson  de  l'Ordre  militaire  de  Calatrava   .    .  36 

El  Amor  y  la  Muerte 47 

El  animoso  Moro  Gazul  es  el  primero.    .    .    .        228 
El  asno  medico  (voir  De  que  mal  morira?). 

El  buitre  carnivoro 195 

El  burro  maestro  (voir  Si  sabra  mas  el...) 

El  célèbre  Fernando  del  Toro 250 

El  Cid  Campeador  lanceado 234 

El  de  la  rollona 41 

El  diestrisimo  estudiante  de  Falces 237 

El  esforzado  Rendon  picando  un  toro  ....        251 
Elève  (1')  en  saurait-il  plus...  (voir  Si  sa  bra  mas 

el...) 
El  Embozodo  (voir  Un  vieux  torero). 
El  famoso  Americano  Mariano  Ceballos   .    .    .        286 

El  famoso   Martincho  poniendo 238 

Elle  l'écorche  (voir  Le  descaùona). 

Elle  prie  pour  elle  (voir  Ruega  por  ella). 

Elles  filent  bien  (voir  Hilan  delgado). 

Elles  n'arrivent  pas  à  temps  (voir  No  llegan  a 

tiempo). 
Elles  ne  veulent  pas  (voir  No  quieren). 
Elles    ont     enfin    une    place   (voir    Va    tienen 

asieuto). 
Elles  prononcent  le  oui...  (voir  El  si  pronun- 

cian...). 
Elles  s'envolèrent  (voir  Volaverunt). 


N°>  du  Catalogue 

Elles  sont  rendues  au  sommeil  (voir  Las  rinde. 

el  sueno). 
El  mismo  Ceballos  montado  sobre  otro  toro   .        347 

El  mismo  vuelca  un  toro 23Q 

El  si  pronuncian  y  la  mano 39 

El  sueno   de  la  razon  produce  monstruos.    .    .  80 

El  vergonzoso 91 

El  vito,  chanson  andalouse 278 

Ensachés   (les) 209 

Ensayos 97 

Enterrar  y  callar 137 

Enterrer  les  morts...  (voir  ci-dessus). 

Escapan  entre  las  Hamas 160 

Esope 16 

Espiro  sin  remedio 172 

Essais  (voir  Ensayos). 

Estan  calientes 50 

Esta  no  lo  es  menos 186 

Esta  vmd.  pues,  como  digo.    .    .  ■ 113 

Esto  es  la  verdadero 201 

Esto  es  lo  peor! 193 

Esto  es  malo 165 

Esto  es  peor 156 

Esto  si  que  es  leer 66 

Estragos  de  la  guerra.    .    .    .  ' 149 

Et  aussi  cela  (voir  Tambien  esto). 

Et  cela  aussi  (voir  Y  esto  tambien). 

Et  ceux-là  également  (voir  Tambien  estos). 

Et  elles  sont  comme  des  bètes  féroces  (voir  Y 
son  fieras). 

Et  encore  ils  ne  s'en  vont  pas  (voir  Y  aun  no 
se  van  !). 

Etes-vous  donc  né  pour  cela?  (voir  Para  eso 
habeis...). 

Et  il  n'y  a  pas  de  remède  (voir  Y  no  liai  re- 
medio). 

Et  ils  l'enlevèrent  (voir  Que  se  la  llevaron). 

Etrange  dévotion  (voir  Extrana  devocion). 

Etrange  sottise  (voir  Disparate  ridicnlo). 

Et  voilà   que   sa    maison    brûle    (voir  Y  se  le 
quema  la  casa). 

Exhortations  (les) 217 

Expression   de    double    force    (voir   Expresivo 
doble  fuerça). 

Expresivo   doble  fuerza 272 

Extrana  devocion 185 

Extravagance  de  sots  (voir  Disparate  de  tontos). 

Extravagance  féminine  (voir  Disparate  feme- 
nino). 

Extravagances  (les)  (voir  Los  Proverbios). 

Fameux  Martincho...  (le)  (voir  El  famoso  Mar- 
tin cho... 

Farandole   de    charlatans  (voir  Farandula   de 
charlatanes). 

Farandula   de  charlatanes 194 

Femmes   donnent   du  courage  (les)   (voir  Las 
mugeres  dan  valor). 

Fernando  (Don),  frère  de  Philippe  IV  (voir  Un 
Infant  d'Espagne). 

Fier  monstre  (voir  Fiero  monstruo). 

Fiero  monstruo 200 


N°s  du  Catalogue 

Filiacion  (la) 94 

Filiation  (la)  (voir  ci-dessus). 

Fuerte  cosa  es 150 

Fuite   en   Egypte  (la) 1 

Garçons,  à  l'ouvrage,  (voir  Muchachos  al  avio). 

Garroté  (le) 21 

Gaspar  de  Guzman 11 

Gatesca  pantomima 192 

Gaulon  (voir  Portrait  de). 
Gaulon  fils  (voir  Portrait  de). 

Goya  par  lui-même 38 

Grâce  au  millet  (voir  Gracias  a  la  almorta). 

Gracias  a  la  almorta 175 

Grande   hazana!   Con  muertos! 158 

Grande    prouesse!    Contre    les    morts!    (voir 

Grande  hazana!...) 
Grand  niais  (le)  (voir  Bobabilicon). 

Grand  rocher  (le) 22 

Guérir  et  puis  à  un  autre  (les)  (voir  Curarlos 

y  a  otra). 
Habile  étudiant  de  Falces  (1')  (voir  El  diestri- 
simo  estudiante). 

Hasta  la  muerte 92 

Hilan  delgado 81 

Il  en  tire    quelque  chose  (voir  Algun  partido 

saca). 
Il  est  bien  tiré  (voir  Bien  tirada  esta). 
Il  le  méritait  (voir  Lo  merecid). 
Il  mourut   sans  qu'on   pût...  (voir  Espiro  sin 

remedio) . 
Il  n'est  déjà  plus  temps(voir  Ya  no  hay  tiempo). 
Il  n'y  eut  pas  de  remède  (voir   Nohubo  reme- 
dio). 
Ils    capent   un    autre    taureau     (voir    Capean 

otro...) 
Ils  se  défendent  bien  (voir  Se  defiende  bien). 
Ils  font  leur  toilette  (voir  Se  repulen). 
Ils  ne  s'accordent  pas  (voir  No  se  convienen). 
Ils  ne  savent  pas  le  chemin  (voir  No  saben  el 

c  ami  no). 
Ils  pourront   encore  servir  (voir  Aun  podran 

servir). 
Ils  s'approvisionnent  (voir  Se  aprovechan). 
Ils  s'échappent  à  travers  les  flammes  (voir  Es- 
capan entre...). 
Il  y  a  gras  (voir  Mucho  hay  que  chupar). 
Inutile  de  crier  (voir  No  hay  que  dar  voces). 

Isabelle  de  Bourbon 9 

Isidro  Labrador 3 

Ivre  d'amour  (voir  Un  homme  violentant  une 

femme). 
J'ai  vu  cela  (voir  Yo  lo  vi). 
Jeune  (la)  femme  emportée  par  un  cheval  qui 

se  cabre .        211 

Jolie  maîtresse  !   (voir  Linda  maestra  !) 
Jolis  conseils  (voir  Bellos  consejos). 
Jusqu'à  la  mort  (voir  Hasta  la  muerte). 
Jusqu'à  son  aïeul  (voir  Hasta  su  abuelo). 

La  desgraciada  muerte  de  Pepe  Illo 256 

La  lealtad 218 

Lamentations  (les) 119 


N™  du  Catalogue 

Las  camas  de  la  muerte 181 

Las  mugeres  dan  valor 123 

Las  résultas 191 

Las  rinde  el  sueno 71 

Lecture  (la) 276 

Le  descaiïona 72 

Légèreté  et  adresse   de   Juanito  Apinani  (voir 

ci-dessous). 

Ligereza  y  atrevimiento  de  Juanito  Apinani   .  243 

Linda  maestra  ! 105 

Lits  (les)  de  la   mort  (voir  Las  camus  de  la 

muerte). 

Lo  merecia 14S 

Lo  mismo 122 

Lo  mismo  en  otros  partes 142 

Lo  peor  es  pedir 174 

Lo  que  puede  un  sastre 89 

Los  Borrachos  (voir  Réunion  de  Buveurs). 

Los  Chinchillas 87 

Los   Moros   establecidos   en  Espana,    prescin- 

diendo 226 

Los  Moros  hacen  otro  capeo 229 

Los  Proverbios 202   à  219 

Loyauté  (la)  (voir  La  lealtad). 

Madré  infeliz  ! 169 

Maintenant  c'est  l'heure  (voir  Ya  es  hora). 

Maja  (la)  tournée  à  droite 28 

—  gauche 29 

Mala  noche 73 

Mâle  valeur    de    la  célèbre    Pajuelera...    (voir 

Valor  varonil  de  la  célèbre...). 
Malheureuse  (la)   mort   de    Pepe    Illo  (voir  La 

desgraciada  muerte  de  Pepe  Illo). 
Malheureuse  (la)  mort  de  Pepe  Illo,  1"  variante.       261 
—  —       —    2*         —  262 

Malheurs  arrivés  dans  les  gradins  de  la  place 

de  Madrid  (voir  Desgracias  acaecidas  en  el 

tendido...) 
Manière  de  voler  (voir  Modo  de  volar). 

Marguerite  d'Autriche 7 

Mariano  Ceballos,  alias  tl  Indio,  mata  eltoro.        246 
dit  l'Indien...  (v.  ci-dessus). 

—  (?)  montant  un  taureau.    .        266 
Martincho  fait  se  culbuter  un  taureau  (voir  El 

mismo  vuelca  un  tord). 
Maures   (les)  établis    en   Espagne...    (voir  Los 

Moros  establecidos  en  Espaiia ...) 
Maures   (les)  imitant  le  jeu  de  la  cape...  (voir 

Los  Moros  hacen  otro...) 
Maures  (les)  seservantd'ànes  comme  rempart... 

(voir  Palenque  de  los  Moros...) 
Mauvaise  nuit  (voir  Mala  noche). 

Mejor  es  holgar .    .    .    .    ■ 110 

Même  (la)  chose  sur  un  autre  point   (voir  Lo 

mismo  en  otras  partes). 
Même  en  la  regardant  ainsi.  .  (voir  Ni  asi  la 

distingue...) 

Ménines  (les) 5 

Ménippe 17 

Mère  infortunée  !  (voir  Madré  infeli^). 

Miren  que  grabes 100 


N«»  du  Catalogue 

Mode  des  anciens   Espagnols  chassant...  (voir 

ci-dessous). 
Modo  con  que  los  antiguos  Espaïïoles  cazaban.       224 

Modo  de  volar 214 

Monter  et  descendre  (voir  Subir  y  bajar). 
Morts  ramassés  (voir  Muertos  recogidos). 

Muchachos  al  avio.    . 48 

Mucho  hay  que  chupar 82 

Muertos  recogidos 182 

Murio  la  verdad 198 

Nada  ello  dira 188 

Nadie  nos  ha  visto 116 

Nadie  se  conoce 43 

Nani  (le)  El  Primo 19 

—     —  Sébastian  de  Morra 18 

Néant,  elle-même  le  dira  (voir  Nada  ello  dira). 
Ne  crie  pas,  sotte  (voir  No  grites,  tonto). 
Ne  vaut-il  pas  mieux  ne  rien  faire  (voir  Mejor 
es  holgar). 

Ni  asi  la  distingue 44 

Ni  mas  ni  menos 78 

Ni  plus  ni  moins  (voir  ci-dessus). 

Ni  por  esas 130 

Ni  pour  celles-ci  (voir  ci-dessus). 

No  grites,  tonto iit 

No  hay  que  dar  voces 177 

No  hay  quien  los  secorra 179 

No  hay  quien  nos  desate? 112 

Nohubo  remedio 61 

No  llegan  a  tiempo 171 

Non  plus  (voir  Tampoco). 

No  quieren 128 

No  saben  el  camino 189 

No   se  convienen 136 

No  se  puede  mirar 145 

No  se  puede  saber  por  que 1154 

No  te  escaparas 109 

N'y  a-t-il  personne  qui  nous  délie  (voir  No  hay 
quien  nos...) 

Obsequio  a  el  maestro 82 

Ochoa,  portier  du  Palais 15 

Offrande  au  maître  (voir  Obsequio  a  el  maestro). 

On  lâche  les  chiens  contre  le  taureau 259 

—  —  —     (voir  aussi 

Echan  perros  al  toro). 
On  ne  peut  savoir  pourquoi  (voir  No  se  puede 

saber...). 
On  ne  peut  voir  cela  (voir  No  se  puede  mirar). 

Origen  de  los  arpones  6  banderillas 230 

Origine  des  harpons...  (voir  ci-dessus). 

Otra  locura  suya  en  la  misma  plaza 242 

Otro  modo  de  cazar  a  pie 225 

Où  va  maman?  (voir  Donde  va  marna  ?). 

Palenque  de  los  Moros  hecho 240 

Pantomime  féline  (voir  Gatesca  pantomima). 

Para  eso  habeis  nacido 131 

Pareja  amorosa  (voir  Expresivo  doble  fuer\a). 

Pas  (le)  est  dur  (voir  Duro  es  el  paso). 

Pauvre  sottise  (voir  Disparate pobre). 

Pauvres  petites!  (vc'r  Pobrecitasl). 

Pedro  Romero  matando  a  toro  parado.    .    .    .        253 


N°s  du  Catalogue 

Pedro  Romero  tuant  un  taureau  (voir  ci -dessus). 

Pénitence  (voir  Correcion). 

Pepe  Illo  faisant  la  recorte...  (voir  ci-dessous). 

—       haciendo  el  recorte  al  toro 252 

Pernia,  dit  Barberousse 13 

Personne   ne   nous    a   vus   (voir  Nadie  nos   a 

visto). 
Perso'nne  ne  se  connaît  (voir  Nadie  se  conoce). 
Personne  pour  les  secourir  (voir  No  hay  quien 
los  secorra). 

Philippe  III. 6 

Philippe   IV." 8 

Picador  (le)  enlevé  sur  les  cornes  d'un  taureau 

(voir  Bravo  toro). 
Picador  (le)  monté  sur  le  dos  d'un  homme.    .        260 
Pire  (le)  est  qu'il  faut  mendier  (voir  Le peor  es 
pedir). 

Pobrecitas! 50 

Ponctuelle  sottise  (voir  Disparate  puntual). 
Populace  (voir  Populacho). 
Populace  (la)  coupant  les  jarrets  d'un  taureau... 
(voir  Desjarete  de  la  canalla). 

Populacho 147 

Por  que? 151 

Porque  esconderlos?   .    . 67 

Por  que  fue  sensible 69 

Portrait  de  l'imprimeur  Gaulon 284 

—         présumé  de  Nemours  Gaulon  fils  .    .        285 

Por  una  navaja 153 

Pour  avoir  été  sensible  (voir  Por  que  fue  sen- 
sible). 
Pourquoi?  (voir  Por  que?). 
Pourquoi  les  cacher?  (voir  Porque  esconder- 
los?). 
Pour  un  couteau  (voir  Por  una  navaja). 

Prisonnière  (la) 34 

Prisonnier  (le)  ployé  sur  sa  chaîne 31 

—  torturé,  de  face 32 

—       de  profil ^ 

Profession  de  foi  (voir  Devota  profesion). 
Proverbes  (les)  (voir  Los  Proverbios). 
Pure  sottise  (voir  Disparate  claro). 

Quai  ladescanonan 58 

Que  alboroto  es  este? 184 

Que  hai  que  hacer  mas? 152 

Quel  bec  d'or!  (voir  Que pico  de  orol). 
Quel  courage!  (voir  Que  valorl). 
Quelle  sottise!  (voir  Que  locural). 
Quelle  te  soit  un  bien  (voir  Bien  te  se  esta). 

Que  locura! 187 

Quel  sacrifice!  (voir  Que  sacrificio!). 
Que  peut-on  faire  de  plus?  (voir  Que  hai  que 
hacer  mas?). 

Que  pico  de  oro! 90 

Que   sacrificio! 51 

Que  se  la  llevaron  ! 45 

Que  se  rompe  la  cuerda 196 

Que  signifie  ce  tumulte?  (voir  Que  alborato  es 
este?). 

Que  valor! 126 

Que  viene  el  coco  .............  40 


N"'  du  Catalogue 

Quien  lo  creyera! 99 

Quien  mas  rendido? 64 

Qui  est  plus  votre  esclave?  (voir  Quien  mas 

rendido?). 
Qui  l'aurait  cru  !  (voir  Quien  le  creyera  !) 
Qui    se   ressemble   s'assemble  (voir  Tal  para 

quai). 
Renommé    (le)   Américain    Mariano    Ceballos 

(voir  El  famoso  Americano...). 
Ressuscitera-t-elle?  (voir  Si  resucitara?). 

Réunion  de  buveurs 4 

Rêve  du   mensonge  et  de  l'inconstance   (voir 

Sueno  de  la  mentira...). 
Revenants  (voir  Duendeciios). 

Ruega  porella 68 

Ruffian  (le)  (voir  El  vergon^oso). 

Sains  et  malades  (voir  Sanos  y  enfermos). 

Saint-François  de  Paule 2 

Sanos  y  enfermos 176 

Scène  de  Démons voir  app. 

Scène  de  diablerie 271 

Se  aprovechan 135 

Se  defiende  bien 197 

Seraient-îls  donc  d'une  race  différente?  (voir 

Si  son  de  otro  lin  âge). 

Sera  lo  mismo 140 

Se  repulen 88 

Si  amanece,  nos  vamos 108 

Siempre  sucede 127 

S'il  a  cassé  la  cruche  (voir  Si  quebro  el  can- 

taro). 
Si  le  jour  arrive,  allons-nous-en  (voir  Si  ama- 
nece, nos  vamos). 

Si  quebro   el  cantaro 62 

Si  resucitara? 199 

Si  sabra  mas  el  discipulo? 74 

Si  son  de  otro  linage 180 

Sommeil  (le) 277 

Sommeil  (le)  de  la  raison  enfante...   (voir  El 

sueno  de  la  ra\on...). 

Sopla 106 

Soplones 85 

Sottises  (les)  (voir  Disparates). 

Sottise  connue  (voir  Disparate  conocido). 

—  de  bête  (voir  Disparate  de  bestia). 

—  carnaval  (voir  Disparate  de  carna- 
bal). 

—  de  frayeur  (voir  Disparate  de  miedo). 

—  générale  (y oit  Disparate  gênerai,  etc.). 
Soudard  (le)  (voir  Expresivo  doble  fuer^a). 
Souffle  (voir  Sopla). 

Souffleurs  (les)  (voir  Soplones). 

—         —            3   "pp. 

Subir  y  bajar 93 

Sueno  de  la  mentira  y  inconstancia 118 

Tal  para  quai 42 

Tambien  esto 162 

Tambien  estos 144 

Tampoco 129,  155 

Tantalo 46 

Tant  et  plus  (voir  ci-après). 


N™  du  Catalogue 

Tanto  y  mas 141 

Taureau  (le)  assailli  par  les  chiens 274 

Taureaux  (les)  dits  de  Bordeaux   .    .    .      2S6  à  289 

Tauromachie  (la) 224  à  256 

—         pi.  publiées  par  Loizelet.  257  à  263 

pi.  inédites 264  à  267 

Temeridad  de  Martincho 241 

—                     —           variante  inédite.    .    .  264 

Tète  de  Bacchus 1  app. 

Tête  de  vieillard  les  mains  jointes  (voir  S'  Fran- 
çois de  Paule). 

Tigre  couché 282 

Todos  caeran ■ 56 

Todo  va  revuelto 161 

Toi  qui  n'en  peux  mais  (voir  Tu  que  110  puedes). 
Tous  tomberont  (voir  Todos  caeran). 

Torero  (le)  présentant  la  cape  au  taureau.    .    .  267 
Tout  va  de  travers  (voir  Todo  va  revuelto). 

Tragala,  perro 95 

Tristes  pressentiments   de  ce  qui  doit    arriver 
(voir  ci-dessous). 

Tristes  presentimientos 120 

Trois  majos  et  trois  majas  dansant 213 

Tu  ne  t'échapperas  pas  (voir  No  te  escaparas). 

Tu  que   no  puedes 79 

Un  caballero  espanol  en  plaza 236 

—             —         mata   un  tore 232 

Un  chevalier  espagnol  tue  le  taureau  (voir  ci- 
dessus). 

Une  scène  de  novilladas 263 

Une  scène  populaire 20 

Un  homme  violentant  une  femme 273 

Un  Infant  d'Espagne 12 

Un    Maure   est    assailli    par  un   taureau   (voir 
Cogida  de  un  Moro...) 

Un  Mendiant 2  app. 

Un  Moine 270 

Unos  a  otros 114 

Un  Renard 2S3 

Uns  (les)  aux  autres  (voir  Unos  a  otros). 


N°>  du   Catalogue 

Un    seigneur  espagnol   brise   une   lance   avec 

l'aide 257 

Un  torero  s'apprêtant  à  frapper 265 

Un  vieil  alcade  (voir  Ochoa). 

Un  vieux  gentilhomme  (voir   le  Bouffon   don 

Juan  de  Austria). 

Un  vieux  torero 27 

Vaines  clameurs  (voir  Clamores  en  vano). 

Valor  varonil  de  la  célèbre  Pajuelera 245 

Vautour  (le)   Carnivore  (vcir   El  buitre  carni- 

voro). 
Vérité  (la)  mourut  (voir  Murio  la  verdad). 
Vieil  (le)  enfant  gâté  (voir  El  de  la  rollona). 
Vieillard  (le)  errant  parmi  les  fantômes.    .    .    .        219 

Vieille  (la)  filant 268 

Vieille  se   balançant 26 

Vieux  moine  à  barbe  blanche  (voir  S%  François 

de  Paule  et  5  app.). 

Vieux  se  balançant 25 

Voilà  (les)  déplumés  (voir  Yavan  desplumados). 
Voilà  le  croquemitaine(voir  Que  viene  el  coco). 
Voilà  qui  est  fort  !  (voir  Fuerte  cosa  est) 

— ■  pire  !  (voir  Esto  es  lo  peorl) 

Volante  sottise  (voir  Disparate  volante). 

Volaverunt 98 

Vous  y  êtes?  donc,  je  disais...  (voir  Esta,  vmd- 

pues...) 
Voyez  comme  ils  sont  graves!  (voir  Miren  que 

gra  bes  !) 

Ya  es  hora 117 

Ya  no  hay  tiempo 138 

Ya  tienen  asiento 63 

Ya  aun  no  se  van 96 

Ya  van  desplumados 57 

Y  esto  tambien 164 

Y  no  hai  remedio 134 

Yo  lo  vi 163 

Y  se  le  quema  la  casa 55 

Y  son  fieras 124 


FRAZIER-SOYE 

Graveur-Imprimeur 

168,  Boulevard  du  Montparnasse 
PARIS 


2- 


V 


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